Écart type
A la recherche d'informations sur Écart type ? Vous êtes ici : recherche >> Encyclopédie » Écart type
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (février 2012).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
|
|
Cet article ou section peut contenir un travail inédit ou des déclarations non vérifiées.
Vous pouvez aider en ajoutant des références. Voir la page de discussion pour plus de détails.
|
En mathématiques, plus précisément en statistiques et probabilités, l'écart type mesure la dispersion d'une série de valeurs autour de leur moyenne.
Dans le domaine des probabilités, l'écart type est une quantité réelle positive, éventuellement infinie, utilisée pour caractériser la répartition d'une variable aléatoire réelle autour de sa moyenne. En particulier, la moyenne et l'écart type caractérisent entièrement les lois gaussiennes à un paramètre réel, de sorte qu'ils sont utilisés pour les paramétrer. Plus généralement, l'écart type, à travers son carré, appelé variance, permet de caractériser des lois gaussiennes en dimension supérieure. Ces considérations ne sont pas sans importance, notamment dans l'application du théorème de la limite centrale.
En statistiques, plus particulièrement en théorie des sondages, ainsi qu'en métrologie, l'écart type tente d'évaluer, à partir d'un échantillon soumis au hasard, la dispersion de la population tout entière. On distingue alors l'écart type empirique (biaisé) et l'écart type empirique corrigé dont la formule diffère de celle utilisée en probabilité.
Les écarts types connaissent de nombreuses applications, tant dans les sondages, qu'en physique (où ils sont souvent nommés RMS (Root Mean Square) par abus de langage), ou en biologie. Ils permettent en pratique de rendre compte des résultats numériques d'une expérience répétée. En finance l'écart type est une mesure de la volatilité d'un actif.
Sommaire |
En statistiques comme en probabilités, on définit des critères de position ansi que des critères de dispersion. Dans le domaine des probabilités, la dispersion d'une variable aléatoire réelle X autour de sa moyenne est caractérisée par la variance, dont le calcul repose sur la notion d'espérance mathématique. Cette notion apparaît aussi dans l'analyse des signaux, souvent en relation avec la notion de processus aléatoire, généralement sous le nom de moyenne quadratique.
En statistique descriptive, qui porte sur une population finie parfaitement connue, les critères de dispersion et de position (écart type, écart moyen, étendue, etc.) peuvent être choisis arbitrairement.
La statistique mathématique porte au contraire sur une population infinie qui ne peut être connue qu'imparfaitement à travers un ensemble fini de données
. Pour interpréter ces données imprécises, il faut faire appel à la notion de probabilité. Les données sont alors considérées comme une réalisation d'un échantillon constitué par les variables aléatoires
. Par des calculs arithmétiques analogues à ceux qui sont effectués en statistique descriptive, il est possible de déduire de la réalisation de l'échantillon des estimations de la moyenne empirique et de la variance empirique qui sont elles-mêmes des variables aléatoires. La moyenne empirique fournit une estimation sans biais de la moyenne de la loi de probabilité, car son espérance est égale à cette dernière. Au contraire, la variance empirique fournit une estimation biaisée de la variance ; pour obtenir une estimation sans biais, il faut la multiplier par
.
Dans la pratique, on préfère l'écart type σ (lettre grectque sigma) à la variance V = σ², car il possède les mêmes dimensions physiques que la variable.
L'écart type sert à mesurer la dispersion d'un ensemble de données. Plus il est faible, plus les valeurs sont regroupées autour de la moyenne. Par exemple pour la répartition des notes d'une classe, plus l'écart-type est faible, plus la classe est homogène. À l'inverse, s’il est plus important, les notes sont moins resserrées.
Dans le cas d'une notation de 0 à 20, l'écart type minimal est 0 (notes toutes identiques), et peut valoir jusqu'à environ 10[réf. nécessaire] si la moitié a 0/20 et l'autre moitié 20/20.
En sciences humaines, il est fréquent de considérer que les valeurs se répartissent selon une courbe de Gauss. Dans ce cas, la donnée de la moyenne et de l'écart type permet de déterminer un intervalle dans lequel on trouve une majorité de la population. En effet, si la moyenne est m et l'écart type est σ, on trouve 95 % de la population dans l'intervalle [m − 2σ ; m + 2σ] et on trouve 68 % de la population dans l'intervalle [m − σ ; m + σ].
Dans la formulation moderne des probabilités, suite aux travaux de Henri Lebesgue, une variable aléatoire X est une application à valeurs réelles ou vectorielles, dépendant d'un paramètre x suivant une loi de probabilité P. Si la compréhension du formalisme fait appel à la théorie de la mesure, son utilisation reste simple. L'application X ne joue pas un rôle fondamental ; seule sa loi importe : l'image de P par X, notée PX. Il s'agit d'une mesure sur
ou sur
. Deux quantités lui sont associées :
![{\sigma_X}^2=\mathrm E\left[(X-\mathrm E[X])^2\right]=\mathrm E\left[X^2\right]-\mathrm E[X]^2.](http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/math/a/1/0/a10a5e58d89d997175747e44e7b03f3d.png)
L'élévation au carré pour le membre de droite désigne implicitement la norme euclidienne au carré dans le cas où X est à valeurs vectorielles.
Cette identité se spécialise dans un grand nombre de cas particuliers. Entre autres :
Si la variable X prend un nombre fini de valeurs réelles x₁, …, xn, avec des probabilités respectives p₁, …, pn, l'écart type est donné par :
, où
désigne la moyenne
.En particulier, si la loi de X est uniforme sur un ensemble fini de valeurs, on a :
, où cette fois,
.Ces formules se généralisent immédiatement en dimension supérieure en remplaçant l'élévation au carré par la norme euclidienne au carré.
La loi PX est dite uniformément continue lorsque la probabilité que X appartienne au segment [a;b] est :

où f est une fonction localement intégrable, pour la mesure de par exemple, mais pas nécessairement une fonction continue. Cette fonction f s'appelle la densité de probabilité de la loi PX. Elle est globalement intégrable et de carré intégrable.
L'écart type de X est défini par :
.Le tableau suivant donne les écarts types pour les lois couramment rencontrées :
| Nom de la loi | Paramètre(s) | Description | Ecart-type |
|---|---|---|---|
| Loi de Bernoulli | p | Loi discrète de valeurs 0 avec probabilité 1-p et 1 avec probabilité p | ![]() |
| Loi binomiale | p et ![]() |
Loi de la somme de n variables indépendantes suivant la loi de Bernoulli de paramètre p | ![]() |
| Loi géométrique | p | Loi discrète sur telle que la probabilité d'obtenir l'entier n soit (1-p)pn |
![]() |
| Loi uniforme sur un segment | a<b | Loi uniformément continue sur de densité un multiple de la fonction indicatrice de [a;b] |
![]() |
| Loi exponentielle | p | Loi uniformément continue de support de densité la fonction ![]() |
![]() |
En statistiques, deux estimateurs de l'écart type sont généralement utilisés. Ces estimateurs sont simplement obtenus en prenant la racine carrée des estimateurs de la variance, puisque
De même, on note très souvent la variance empirique
(ou S ²) et la variance empirique corrigée
(ou S′ ²).
Si la valeur exacte de la moyenne
est connue (par exemple s'il s'agit d'une valeur théorique, ou si l'on considère une population de taille finie comme c'est généralement le cas en statistique descriptive), on peut utiliser l'écart type empirique défini par :
.Une réalisation de la statistique S est donnée par :
.Lorsque la moyenne est une estimation, c'est-à-dire que sa valeur exacte est inconnue (c'est par exemple le cas en physique expérimentale, où l'on n'a accès qu'à la moyenne des valeurs mesurées),
représente la moyenne empirique de l'échantillon et dans ce cas, l'écart type est donné sous une forme corrigée :
.Une réalisation de cette statistique est
.En général, l'estimateur Sn − 1 est préféré, étant donné que l'estimateur
est sans biais. Ces deux estimateurs sont cependant biaisés mais convergents.
Pour établir les propriétés des estimateurs de l'écart-type, il est utile de rappeler les propriétés des estimateurs de la variance :
est un estimateur non biaisé de σ².
est un estimateur biaisé de σ².Il n'est cependant pas évident de trouver un estimateur non biaisé de l'écart type. En effet, on sait par l'inégalité de Jensen que:
Inégalité de Jensen — Soit f une fonction convexe sur ]a;b[ et X une variable aléatoire d'espérance finie, à valeurs dans ]a;b[. Alors l'inégalité suivante est vraie :
![f(\mathbb{E}(X)) \leqslant \mathbb{E}[f(X)]](http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/math/d/d/6/dd699b8b9a78efe6fffaf8b98103b55b.png)
L'inégalité s'inverse avec des fonctions concaves. Comme la fonction racine carrée est concave, on a :
et donc:
.L'estimateur Sn − 1 sera donc biaisé vers le bas.
Il est en fait très difficile d'obtenir un estimateur sans biais, et dans le cas où les données suivent une loi normale la formule est assez complexe, (voir la page anglaise: Unbiased estimation of standard (en)).
Il est utile de rappeler que :
et
sont des estimateurs convergents de σ².Par le théorème de continuité, on a :
Théorème — Si g est continue, alors : 
Comme la fonction racine carrée est une fonction continue, Sn − 1 et Sn sont des estimateurs convergents de l'écart-type, autrement dit :

Un exemple. — Si par convention, un échantillon d’individus suivant une loi normale obtient 100 de QI et que l'écart type équivaut à 15 points de QI de différence, cela signifie que les 2/3 environ de la population d'une classe d'âge ont un QI compris entre 85 et 115. Voir également à ce sujet l'intervalle de confiance d'une distribution normale gaussienne.
Généralement, plus les valeurs sont largement distribuées, plus l'écart type est élevé. Cependant, il n'est pas toujours facile d'évaluer l'importance que doit avoir l'écart type pour que les données soient largement dispersées. En effet, l'importance de l'écart type dépend aussi de l'importance de la valeur moyenne de l'ensemble des données et de leur ordre de grandeur.
Par exemple, si après avoir mesuré les recettes annuelles de deux grandes entreprises, on constate un écart de 100 000 euros, la différence est considérée comme étant peu significative, alors que si l’on mesure le poids de deux personnes, dont l'écart est de 30 kilogrammes, la différence est davantage significative.
Dans certains cas, il est donc parfois utile de travailler avec l’écart type relatif (écart type divisé par la moyenne).
Le contenu de cette page (Écart type) est un minuscule extrait de l'encyclopiédie gratuite en ligne WIKIPEDIA
le webmaster de ce site n'est pas l'auteur de cet article (Écart type). Vous pouvez retrouver l'original de cet article (Écart type) à cette adresse et la liste des auteurs
ici
Vous pouvez modifier ou compléter cet article mais également discuter de son contenu (Écart type) sur le site de WIKIPEDIA France - Contenu (Écart type) disponible sous GNU Free Documentation License.