Un écrivain ou une écrivaine[1] est une personne qui rédige des ouvrages littéraires ou scientifiques, ou encore qui est habile dans l'art d'écrire.
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Sont considérés comme écrivains ceux qui pratiquent un métier relevant de l’écriture littéraire et donc particulièrement :
Dans le cas où quelqu'un cumule plusieurs de ces activités, on utilise souvent le terme d’« écrivain » ou d'« auteur » avec un sens générique.
Certaines formes d'écriture ne relevant pas toujours de l’écriture littéraire, sont parfois considérées comme relevant du travail d'un écrivain. C'est le cas notamment pour :
D’autre part, l’utilisation grandissante de médias autres que les livres, magazines ou revues de qualité (par exemple de médias hybrides cumulant textes, sons et images) induit à élargir sensiblement l'extension de la notion d'écrivain.
Aux XVIe et XVIIe siècle, on utilisait plutôt « autrice » (également épelé « auctrice » ou « authrice ») : « Tout ce que vous dittes sur les femmes « autrices » est admirable. » écrit en 1639 Chapelain, le premier occupant du fauteuil 7 de l'Académie française. On trouve également le mot « escrivaine » sous sa plume, dans une lettre adressée le 9 octobre 1639 à Guez de Balzac.
Au XVIIIe siècle, Restif de la Bretonne tentera « auteuse », mais l'« authoresse » du XIXe siècle, sous influence anglaise, sera repoussé sans ménagement : « Un journal discourait naguère sur « authoresse » et, le proscrivant avec raison, le voulait exprimer par « auteur ». Pourquoi cette réserve, cette peur d’user des forces linguistiques ? Nous avons fait « actrice », « cantatrice », « bienfaitrice », et nous reculons devant « autrice », et nous allons chercher le même mot latin grossièrement anglicisé et orné, comme d’un anneau dans le nez, d’un grotesque th. » Remy de Gourmont, Esthétique de la langue française, 1899.
Jules Renard a écrit dans son Journal (1905), en utilisant le terme dans un sens péjoratif : « Les femmes cherchent un féminin à auteur : il y a bas-bleu. C’est joli, et ça dit tout. À moins qu’elles n'aiment mieux plagiaire ou écrivaine ».
Depuis le XXe siècle, l'usage semble osciller entre « femme de lettres », « écrivain », « écrivaine », « auteur » et « auteure ». En France, le mot « écrivaine » n’est pas reconnu par l’Académie française qui lui préfère le terme de « femme écrivain » ou, plus généralement, « écrivain », quand l'information de sexe n'est pas importante ; en revanche, le Petit Larousse l'admet depuis 2009[2], de même que la Présidence de la République[3]. Au Québec et en Suisse romande, l’emploi des termes « écrivaine » et « auteure » s'est généralisé depuis les années 1980. En Belgique, la forme « écrivaine » est recommandée par le Service de la langue française[4] dans les documents des autorités administratives, les ouvrages d'enseignement, les offres et demandes d'emploi.
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