Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Cette page concerne l'année 1825 du calendrier grégorien.
- L’amiral Neal fait une vaine tentative de débarquement à Alger.
- Le sultan du Maroc Abd ar-Rahman signe un accord avec le royaume de Sardaigne, qui règle les accords commerciaux entre les deux États.
- Le roi de France Charles X envoie une ambassade au sultan du Maroc qui obtient pour la France le traitement de la nation la plus favorisée.
[modifier] Amérique du Nord
- Grève de l’Union des femmes tailleurs de New York qui exigent une augmentation.
[modifier] Amérique latine
- 17 avril : La France reconnaît l’indépendance de Saint-Domingue. Les opposants d’extrême droite se déchaînent contre la proposition de Villèle qui accorde, selon eux, une prime à l’insurrection à des esclaves révoltés, assassins et spoliateurs de Français.
- 6 août : Indépendance de la Bolivie remportée par le général Antonio José de Sucre Alcala, lieutenant de Simon Bolivar Palacios.
- 12 août : Le « libertador », le général vénézuélien Simon Bolivar Palacios devient le premier président de la République de Bolivie.
- 25 août :
- LibĂ©ration de l’Uruguay. Les « Trente-Trois immortels », dirigĂ©s par Lavellaja, chassent les Portugais du BrĂ©sil qui occupaient le pays depuis 1816 et dĂ©clarent leur appartenance au RĂo de la Plata, ce qui occasionne une guerre de deux annĂ©es entre l’Argentine et le BrĂ©sil. Ils n’acceptent de se lier Ă l’Argentine que par un pacte FĂ©dĂ©ral.
- BolĂvar donne une Constitution « monocratique » Ă la Bolivie, qui inquiète les Ă©lites pĂ©ruviennes.
- 29 août : Le Portugal reconnait l'indépendance du Brésil au traité de Rio de Janeiro.
- 17 octobre : Victoire uruguayenne sur le BrĂ©sil Ă la Bataille de SarandĂ.
- 29 décembre : Simon Bolivar Palacios abandonne la présidence de la Bolivie, qu'il laisse à son lieutenant Antonio José de Sucre Alcala.
[modifier] Océanie et Pacifique
- Pologne : Le prince Czartoryski, en mauvais termes avec le nouveau tsar Nicolas Ier, devient le chef de l’opposition au sénat polonais. Le grand-duc Constantin reste en place et le tsar réaffirme son désir de maintenir la Constitution, mais il regarde les gubernias occidentaux comme partie intégrante de la Russie : l’administration subit une russification et adopte une attitude anti-catholique et pro-orthodoxe. Après le complot des décabristes (décembre), la recherche de complicités polonaises entraîne un conflit avec le Sénat. Constantin s’oppose au tsar Nicolas, son frère. Czartoryski encourage la résistance du Sénat et l’effervescence gagne les milieux militaires et étudiants.
[modifier] Arts et culture
Sur les autres projets Wikimedia :
- Première grammaire malgache (manuscrite).
- Presse : Fondation du Télégraphe de Moscou et de l’Abeille du Nord (porte-parole du régime tsariste).
- La Russie possède six universités, 48 établissements secondaires d’État et 337 écoles primaires d’État.
[modifier] Sciences et techniques
[modifier] Économie et société
- Crise économique au Royaume-Uni.
- Reconnaissance du droit de grève au Royaume-Uni.
- Revue des manufactures et du commerce en Russie.
- État déplorable de l’agriculture polonaise. Les rendements du sol sont faibles et les techniques restent primitives : 34% du sol seulement est cultivé et 29% des paysans ne disposent d’aucunes terres. Pratiquant l’autoconsommation, les paysans demeurent absents du marché. Quelques progrès se manifestent néanmoins : création de caisses de crédit agricole, développement de la culture de la pomme de terre, que l’on commence à utiliser pour fabriquer de la vodka. Les nobles s’arrogent le monopole de la distillation.
- Au Soudan, les Égyptiens instituent un régime d’impôts qui suscitera maintes révoltes et imposent le turc osmanli comme langue administrative. La base de la taxation est la terre, l’unité taxée étant le nombre de grandes roues à eau (sagiya) qui doivent payer de 15 à 132 piastres par an selon la production. Les terres non irriguées sont beaucoup moins imposées, mais les palmiers-dattiers le sont aussi. Les soldats noirs, qui meurent de maladie hors du soudan, sont affectés à la colonisation de leurs propres terres. Ils forment une armée de mercenaires efficace (Nubi) et plus tard serviront à la colonisation des Allemands au Tanganyika et des Belges au Congo.
- 4 janvier : Ferdinand Ier des Deux-Siciles.
- 10 avril : Paul-Louis Courier, helléniste et pamphlétaire français (° 1773).
- 16 avril : Heinrich FĂĽssli, peintre et critique d'art britannique d'origine suisse.
- 7 mai : Antonio Salieri, compositeur italien.
- 19 mai : Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon, théoricien socialiste français (né à Paris en 1760). Ses étudiants font connaître ses idées, principes qui seront la base de la philosophie saint-simonienne (Prosper Enfantin, Bazard, Leroux).
- 6 octobre : Bernard Germain Étienne de Laville-sur-Illon, comte de Lacépède, zoologiste et homme politique français (° 1756)
- 1er décembre : Alexandre Ier, empereur de Russie, à Taganrog. Vacance du pouvoir.
- 29 décembre : Jacques-Louis David, peintre néoclassique français, à Bruxelles.
[modifier] Notes et références
- ↑ Martin A. Klein, Islam and Imperialism in Senegal Sine-Saloum, 1847–1914. Edinburgh University Press (1968), pp7, xv