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- 2-7 février : Répression de la révolte à São Tomé : massacre de Batepá.
- 8 avril : Le leader nationaliste kenyan Jomo Kenyatta est condamné à 7 ans de prison pour sa participation dans l'organisation de la révolte des Mau Mau.
- 22 mai[1] : Hailé Sélassié Ier signe avec les États-Unis un traité de défense mutuelle. Ils lui apportent une aide pour la reconstruction du pays.
- 10 août : Les Britanniques créent la Fédération de Rhodésie et du Nyasaland, assurant aux 290 000 Blancs une position dominante, alors que les minorités asiatiques ont un rôle important dans l’économie et que les Noirs sont les plus nombreux (7,5 millions). Le Nyassaland African Congress (NAC) s’oppose vivement à cette fédération (fin le 31 décembre 1963).
- 15 août : Le Glaoui, pacha de Marrakech, soutenu par les colons et l’administration, prend la tête d’un mouvement d’opposition antidynastique et fait proclamer un nouveau chef religieux au Maroc, Ben Arafa.
- 20 août : Arrestation et exil sur ordre de la Résidence française du sultan du Maroc Sidi Mohammed ben Youssef pour avoir préconisé une révision du régime du Protectorat au détriment de l’autorité française. Il est remplacé par Ben Arafa, qui n’aura aucune autorité. Grave détérioration des rapports franco-marocains. Le terrorisme anti-européen et la répression policière se développent.
- 21 septembre-25 novembre[2] : Grève en Guinée.
- Octobre-Décembre : Les étudiants noirs parlent…, brochure éditée chez Présence Africaine qui exige l’indépendance.
- 30 novembre[3] : Exil du kabaka Mutesa II, autorité suprême bugandaise, pour deux ans. Un parti se forme, le Kabaka Yekka, pour le soutenir. État d’urgence.
- 4-6 décembre[4] : VIe Congrès panafricain de Kumasi, organisé par Kwame Nkrumah.
- Famine au Tanganyika (fin en 1954).
- Sècheresse et famine en Éthiopie.
- Plans de développements dans les colonies portugaises (1953-1958 et 1959-1964).
- Oran compte 119 000 musulmans et 173 000 Européens. 282 musulmans sont scolarisés dans l’enseignement secondaire, pour 5836 européens.
- Fondation du comité France-Maghreb par Louis Massignon, qui cherche à rapprocher christianisme et islam.
- 7 janvier : le président Harry Truman révèle que les États-Unis possèdent la bombe H quelques jours avant de terminer son mandat à la présidence. Il prévient qu’une guerre entraînerait la destruction de l’URSS (Stratégie des représailles massives, 1953-1954). L’explosion moins d’un an après d’une bombe thermonucléaire soviétique inaugure l’ère de l’ « équilibre de la terreur ».
- 20 janvier : Début de la présidence républicaine de Dwight D. Eisenhower aux États-Unis (fin en 1961). John Foster Dulles est nommé secrétaire d’État.
- L’Administration Eisenhower choisit la « voie moyenne » du « conservatisme progressiste ». Son premier cabinet, composé d'hommes d'affaires (huit millionnaires et un plombier), souhaite renouer avec le libéralisme économique quasi-total, le gouvernement n’assurant que la stabilité monétaire. Il réussit à supprimer sans effets désastreux le contrôle des prix et des salaires dès les premiers mois, mais la récession qu’entraîne la fin de la guerre de Corée le contraint, devant l’ampleur du chômage (3,8 millions, 6% de la population active), à des réductions fiscales peu compatibles avec son objectif d’équilibre budgétaire (3100 millions de déficit en 1953/1954, 4200 en 1954/1955).
- 25 avril : Dans la revue scientifique Nature, James Watson, un biologiste américain, et Francis Crick, un physicien britannique, décrivent pour la première fois la principe de l'acide désoxyribonucléique (ADN).
- 13 juin : Le général Gustavo Rojas Pinilla prend le pouvoir en Colombie avec l’appui des partis politiques pour mettre fin à la violence (fin en 1957). Mais la situation s’empire dans les campagnes. Rojas Pinilla veut détruire le système bipartisan, ce qui provoque la réaction immédiate des deux partis traditionnels.
- 19 juin : Ethel et Julius Rosenberg sont exécutés sur la chaise électrique à la prison de Sing Sing. Ils sont accusés d'avoir livré, en 1944, aux Soviétiques des secrets atomiques en provenance du Laboratoire national de Los Alamos, où ils travaillaient.
- 26 juillet : Grèves étudiantes à Cuba. Attaque manquée de la caserne de Moncada dans le sud-est, à Santiago de Cuba, par Fidel Castro et 165 jeunes partisans.
- 27 juillet : Armistice en Corée consacrant le statu quo ante. Les États-Unis ont perdu 30 000 hommes et 115 000 ont été blessés.
- 2 août : Réforme agraire en Bolivie, inspirée de la Constitution mexicaine de 1917. Elle procède à la nationalisation des terres et affirme le principe selon lequel « la terre appartient à celui qui la cultive ». Deux millions d’Indiens, qui vivaient sous un régime féodal, sont libérés. Près de 10 millions d’hectares sont distribués à 200 000 familles, surtout dans les hautes terres.
- 10 août : Louis Stephen Saint-Laurent (libéral) est réélu premier ministre du Canada.
- 10 octobre : Lors de son procès, Fidel Castro prononce un long discours « L’histoire m’absoudra ». Il purge 11 mois de prison à l’île aux Pins puis bénéficie d’une amnistie générale concédée par Batista et s’enfuit vers le Mexique.
- 17 octobre : droit de vote féminin au Mexique.
- 8 novembre : José Figueres Ferrer, président du Costa Rica.
- 4-8 décembre : Sommet occidental aux Bermudes.
- 8 décembre : Discours d'Eisenhower sur les Atoms for Peace à l'assemblée générale des Nations-Unies.
- 14 décembre : John Foster Dulles annonce une révision de la politique étrangère américaine si la CED n'est pas ratifiée.
[modifier] Océanie et Pacifique
- 24 janvier : Au Cambodge, Penn Nouth est nommé Premier ministre.
- Janvier : Quatrième opération du Kuomintang contre la Chine à partir des bases birmanes, qui tourne au désastre. Sur les 30 000 hommes engagés, 6 000 seulement survivront.
- 25 mars : L'ONU condamne Taïwan et obtient le rapatriement hors de Birmanie des troupes du Kuomintang à partir du 7 novembre.
- 2 juin : Le prince Akihito, héritier du trône du Japon, visite l’Europe à l’occasion du couronnement de la reine d’Angleterre.
- 15 juillet : Les fractions du Yen japonais sont officiellement abolies.
- 27 juillet : En Corée, signature de l'armistice de Panmunjeom, sur la ligne de démarcation entre les représentants de l’ONU, ceux de la Chine et de la Corée du Nord, qui marque la fin de la guerre de Corée. La Corée du sud s'oppose au texte qui reconnaît la partition. Un gouvernement militaire mené par Park Chung-hee gouverne par décret la Corée du Sud jusqu’en octobre 1963.
- Septembre, Indonésie : Troubles dans le pays d’Atjeh sous la direction de Dauh Beureuh en liaison avec le Darul Islam.
- Octobre, Birmanie : Les deux mouvements communistes de guérilla (Drapeau Blanc et Drapeau Rouge) s'allient et lancent des émeutes dans la capitale Rangoon.
- 1er novembre : Constitution de l’Andhra Pradesh. Une commission est chargée du redécoupage des États de l’Inde sur une base linguistique (1953-1956).
- 9 novembre : Indépendance du Royaume du Cambodge, obtenue pacifiquement par le roi Norodom Sihanouk.
- 20 novembre, Guerre d'Indochine : Déclenchement de l’opération Castor dans le cadre du plan Navarre. Des milliers de parachutistes occupent Ðiện Biên Phủ qui sera transformé en camp retranché. Le but de l’opération est de constituer une base pour la reconquête du pays thaï et empêcher une nouvelle invasion du Laos par les forces du Việt Minh.
- 23 novembre : Au Cambodge, Chan Nak est nommé Premier ministre.
- L’Inde se tourne vers l’Union soviétique pour contrebalancer l’alliance américano-pakistanaise. Entre 1953 et 1959, le volume des échanges entre les deux pays est multiplié par quinze.
- La mission militaire hollandaise en Indonésie, accusée de soutenir certains mouvements hostiles au gouvernement républicain est dissoute. Toutes les conférences qui doivent décider du sort de la Nouvelle-Guinée occidentale échouent.
- Accroissement de l’aide sino-soviétique au Việt Minh à la fin de la guerre de Corée.
- Janvier, Syrie : Les opposants Hourani, Bitar et Aflaq s’enfuient au Liban. Le Parti socialiste arabe de Hourani et le Ba’th décident de fusionner.
- 2 mai :
- Mai : Voyage au Moyen-Orient du secrétaire d’État américain John Foster Dulles, qui prône la conclusion d’alliance avec les pays arabes se démarquant nettement des traditionnelles relations entre l’Orient arabe et les puissances coloniales.
- 18 juin : Le Général Mohammed Naguib proclame la République en Égypte. La Grande-Bretagne accepte de retirer ses troupes de la zone du canal de Suez et de hâter l’émancipation du Soudan.
- 11 juillet : Adib Chichakli est élu président de la république de Syrie avec 99,6% des voix.
- Chichakli propose l’ouverture de négociations secrètes avec Israël. Il accepte la réinstallation de 80 000 réfugiés palestiniens en Syrie et suggère un partage de la zone démilitarisée du lac de Tibériade. Israël refuse ce compromis qui permettrait un retour de la Syrie dans la zone du Jourdain.
- 19 août : Violentes émeutes à Téhéran. Les partisans du chah Mohammad Reza Pahlavi, soutenus par la CIA (Opération Ajax), renversent le leader nationaliste iranien Mohammad Mossadegh qui est arrêté. Le chah, qui s’était réfugié à Rome, rentre à Téhéran.
- 28 août : Les infiltrations de réfugiés palestiniens sur le territoire hébreu à partir de la Cisjordanie se transforment en véritables opérations de commando. L’armée israélienne constitue une unité militaire irrégulière, l’unité 101, commandée par Ariel Sharon, et destinée à opérer des coups de forces sur le territoire jordanien. En octobre, un raid de l’unité 101 cause la mort de 63 Arabes. À partir de l’été 1954, la légion arabe parvient à contrôler les infiltrations palestiniennes et les raids israéliens cessent.
- Août : Plan Johnston, présenté par l’ambassadeur américain pour parvenir à une entente israélo-arabe par le biais de la gestion des eaux. Tous les cours d’eaux du nord seraient regroupés vers le lac de Tibériade d’où partiraient les réseaux d’irrigation vers le sud. Le stock d’eau constitué serait réparti entre Israël, la Syrie et la Jordanie. Israël réclame une part plus importante, incluant les eaux du Litani au Liban. Les États arabes refusent dans la mesure où tous les cours d’eau sont sur leurs territoires.
- Septembre : Israël installe un kibboutz dans la bande démilitarisée d’el-Auja et revendique la souveraineté du territoire[5].
- 4 octobre : Démission du Premier ministre israélien, David Ben Gourion.
- 9 octobre : Première base de l'OTAN en Turquie.
- 14-15 octobre : Massacre de Qibya. Opération de représailles israélienne contre un village de Cisjordanie suite à un attentat.
- 16 octobre : Élection législatives en Syrie : le Mouvement de libération nationale remporte 60 sièges parlementaires sur 82. Les partis traditionnels s’affrontent pour le pouvoir, laissant se développer des forces radicales nouvelles.
- 9 novembre : Mort d’Abdel Aziz Ibn Saoud. Son fils Saoud lui succède sur le trône d'Arabie saoudite tandis que son second fils Fayçal prend le titre de prince héritier.
- Saoud se montrera moins conciliant que son père envers les Américains, leur reprochant leur politique d'ouverture envers l'Égypte et le Yémen, républicains. Saoud est dépensier, proche de la vie bédouine et peu fait pour diriger le pays. Son frère Fayçal est un musulman austère, monogame, doté des qualités d’un homme d’État, ancien ministre des Affaires étrangères de son père et grand connaisseur des pays occidentaux.
- Saoud revendique l’oasis de Buraymi contre le sultanat d’Oman et Abou Dabi.
- A l’automne, le régime égyptien prend une voie nettement populiste et autoritaire. Un tribunal révolutionnaire, présidé par Sadate, est constitué pour juger et condamner les personnalités principales de l’ancien régime. Les rapports du pouvoir avec les Frères musulmans se détériorent.
- En Iran, le pétrole demeure nationalisé mais sa commercialisation retourne entre les mains d’un consortium de sociétés internationales. Les Américains entrent dans le consortium qui succède à l’Anglo-Iranian Oil à hauteur de 40%.
[modifier] Europe de l'Est
- 16-17 juin : Émeutes de 1953 en Allemagne de l'Est. Les manifestants réclament l'abaissement des cadences de production et des élections libres. L’état de siège est proclamé. La répression soviétique et est-allemande fait une cinquantaine de morts et plusieurs milliers d'arrestations[7].
- 23 juin : Pour apaiser la situation, le gouvernement est-allemand procède à la révision des normes de productivité qui avaient été le principal facteur de l’insurrection de Berlin-Est.
- 26 juin, URSS : Lavrenti Beria est éliminé pour « activités criminelles et contraires au parti ». Il est jugé, condamné à mort et exécuté le 23 décembre.
- 2 juillet : Démission forcée de Mátyás Rákosi, premier ministre de la République populaire de Hongrie. Il conserve son poste de secrétaire général du Parti des travailleurs hongrois.
- 4 juillet : Le nouveau Premier ministre hongrois, Imre Nagy, annonce un « nouveau cours politique pour son pays ». Le nouveau gouvernement hongrois libéralise certains aspects de sa politique. Imre Nagy lance un nouveau programme économique moins strict (développement de l’agriculture et des industries de biens de consommation, arrêt de la collectivation forcée) et le gouvernement accorde l’amnistie à certains prisonniers et supprime les camps d’internement. Les réformistes se heurtent aux staliniens au sein du parti que Rákosi continue de diriger.
- 12 août : L'URSS fait exploser sa première bombe H.
- 7 septembre : Nikita Khrouchtchev est nommé premier secrétaire du PCUS. Il succède à Malenkov. L’adoption par le Comité central de son rapport sur la réorganisation de l’agriculture et de l’élevage marque la fin de l’ère stalinienne sur le plan économique.
- En Yougoslavie, la taille maximale des parcelles privées est limitée à 10 ha.
- Les artistes, les intellectuels, les étudiants et les ouvriers polonais exigent des réformes gouvernementales et une plus grande liberté vis-à-vis de l’URSS.
[modifier] Europe de l'Ouest
- 4-6 novembre : Trieste est le théâtre de sanglantes manifestations, violemment réprimées par la police anglo-américaine.
[modifier] Chronologies thématiques
[modifier] Arts et culture
Sur les autres projets Wikimedia :
- 1953, sur Wikimedia Commons
- 7 juin : Johnny Clegg, chanteur sud-africain, militant contre l'Apartheid.
- 4 juin : Guy Allix, poète et écrivain libertaire
- 11 juin : José Bové, paysan français et militant altermondialiste.
- 13 juin : Jean de Gaulle, homme politique français, député UMP depuis 2002.
- 20 juin :
- 21 juin : Benazir Bhutto, femme politique, ancien premier ministre du Pakistan († 27 décembre 2007).
- 22 juin : Cyndi Lauper, chanteuse américaine.
- 27 juin : Kem Sokha, homme politique cambodgien.
- 1er novembre : Nancy J. Davis, astronaute américaine.
- 3 novembre : Kate Capshaw, actrice américaine.
- 14 novembre :
- 10 novembre : Roberto Ceruti, coureur cycliste italien.
- 23 novembre : Francis Cabrel, chanteur français.
- 1er décembre : Antoine de Caunes, présentateur, producteur, humoriste, acteur, scénariste et réalisateur de cinéma français.
- 3 décembre : Robert Guédiguian, acteur et réalisateur français.
- 4 décembre :
- 6 décembre : Masami Kurumada, célèbre mangaka japonais auteur entre autres de Saint Seiya.
- 8 décembre : Kim Basinger, actrice américaine.
- 9 décembre : John Malkovich, réalisateur et acteur américain.
- 27 décembre : José Ortega Cano, matador espagnol.
- 28 décembre : Richard Clayderman, pianiste français.
- 30 décembre : Daniel T. Barry, astronaute américain.
[modifier] Évocation dans la littérature
[modifier] Notes et références