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Abdallah Ibrahim

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Abdallah Ibrahim
Fonctions
3e président du Conseil du gouvernement, ministre des Affaires étrangères
24 décembre 195821 mai 1960
(&&&&&&&&&&&&05141 an, 4 mois et 27 jours)
Prédécesseur Ahmed Balafrej
Successeur Mohammed V
Secrétaire d’État délégué auprès du Premier ministre chargé de l’information attaché à la présidence du Conseil
Ministre de l’Emploi et des Affaires sociales
Biographie
Date de naissance 24 août 1918
Lieu de naissance Drapeau : Maroc Marrakech (Maroc)
Date de décès 11 septembre 2005
Lieu de décès Drapeau : Maroc Casablanca (Maroc)

Coat of arms of Morocco.svg
premier ministre marocain

Abdallah Ibrahim, né en 1918 à Marrakech et décédé le 11 septembre 2005 à Casablanca[1], est un homme politique marocain.

Sommaire

[modifier] Parcours scolaire et universitaire

Abdallah Ibrahim est né en 1918 à Marrakech. Son père, formé au mside (école coranique), appartient à la classe moyenne des petits commerçants. Il est envoyé à dix ans à la medrasa Ben Youssef de Marrakech.

En 1943, il est aâlem (docteur en théologie), ayant passé son diplôme à Rabat sous le contrôle de cheikh Mohammed Ben Larbi Alaoui. Parallèlement, il suit des cours d'anglais et de français avec des professeurs marocains et français. Il s'inscrit à la Sorbonne en 1945, date à laquelle il y a 70 étudiants marocains à Paris. À l'occasion, il rencontre André Breton, Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, François Mauriac.

[modifier] Parcours politique

Abdallah Ibrahim est un grand homme politique respecté et une figure historique du Mouvement national, le courant politique qui incarne l'indépendance du royaume, il est emprisonné à seize ans pour menée nationaliste. En 1936, il est membre du conseil national du parti national, tout en étant engagé syndicalement. En 1937, il est exilé à Taroudant dans le cadre de la répression du résident Noguès.

Il est l'un des 59 signataires du manifeste de l'indépendance du 11 janvier 1944, et membre fondateur du parti de l'Istiqlal. Un parti dont il est le rédacteur en chef de son journal Al-Alam.

En 1951, il est envoyé trois mois au Sahara pour trouble à l'ordre publique à Marrakech. Il fut secrétaire d’état délégué auprès du Président du Conseil Chargé de l’Information dans le premier gouvernement M'barek El Bekkai, ministère stratégique pour un pays qui vient de recouvrir son indépendance, et ministre du travail et des affaires sociales dans le second.

Il est nommé, le 24 décembre 1958, président du conseil du gouvernement par le roi Mohammed V en concomitance avec le ministère des affaires étrangères; poste qu'il va occuper jusqu'au 20 mai 1960 avant d'être démis de ses fonctions.

En 1959, il approuve la création de l'Union nationale des forces populaires avec Mehdi Ben Barka et Abderrahim Bouabid entre autres. Il est élu secrétaire général lors du deuxième congrès. Le parti de l'UNFP connait des divergences entre ses dirigeants, la rupture se concrétise et amène l'aile majoritaire à changer le nom du parti en Union socialiste des forces populaires lors du congrès extraordinaire de 1975, Abderrahim Bouabid est élu à la responsabilité de Premier Secrétaire. Ce changement de nom est jugé nécessaire pour éliminer tout amalgame. Abdallah Ibrahim, restera à la tête de l'ancien UNFP. Il met en veilleuse ses activités politiques refusant de participer à tous les processus électoraux lancés depuis 1976.

[modifier] Citations

  • « Il est le père spirituel du syndicalisme au Maroc », Albert Ayache.
  • « Il nous apprend qu'être en politique et garder un grand sens moral et des valeurs éthiques est possible si l'on sait rester soi-même, ne pas sacrifier l'essentiel pour l'accessoire, faire la distinction entre compromis et compromission et ne jamais se départir de sa dignité pour servir sa carrière », Mohcine Ayouch.
  • « Abdellah Ibrahim en est venu à personnifier cette figure du juste qui par sa seule existence, sans chercher ni honneurs ni visibilité, constituait un rappel constant des valeurs. L'adieu à l'homme arrivé au terme de sa vie, fait, par contraste avec l'époque, encore davantage vibrer cette exigence », Mohamed Jibril (journaliste).

[modifier] Notes et références

  1. Mohamed Boudarham, « Un militant s'en va », dans Aujourd'hui le Maroc, 12 septembre 2005 

[modifier] Sources

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