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L’acouphène est une sensation auditive non liée à une source sonore (acoustique) d'origine extérieure à l'organisme.
Le son perçu peut ressembler à un bourdonnement, un sifflement ou même à un tintement ressenti dans le crâne ou dans l'oreille, d'un seul côté ou des deux.
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Les acouphènes sont fréquemment liés à une pathologie, mais pas systématiquement. Ils peuvent être permanents, intermittents, variables ou temporaires.
On distingue différentes appellations en fonction de la tonie perçue par le sujet acouphénique : le tintement, le bourdonnement, le chuintement ou le sifflement ou des sons purs comme des notes de musique.
Selon différentes études, le nombre de personnes atteintes d'acouphènes serait très important[réf. nécessaire]. Contrairement à une idée reçue, les cas mineurs et psychologiquement bien acceptés sont une minorité. Les cas graves sont assimilables à de véritables douleurs chroniques[1],[2].
Le ou les bruits perçus peuvent avoir des niveaux divers. Selon les cas, les personnes atteintes peuvent endurer des bruits d'intensité plus ou moins élevée, allant d'un simple rasoir électrique à une tondeuse à gazon ou à un réacteur d'avion. Ceux-ci peuvent s'accompagner (ou non) de surdité ou d'hypersensibilité aux sons (extérieurs) : l'hyperacousie. Ils ne s'accompagnent généralement pas de lésions du tympan.
Les acouphènes peuvent être uni ou bi-latéraux (perçus sur un ou deux côtés), selon ce qui les a provoqués. Ils peuvent en effet avoir différentes causes : souvent dus au vieillissement de l'oreille (donc, chez les sujets âgés et fréquemment des deux côtés), ils peuvent être dus à une tumeur, notamment un neurinome (unilatéralement le plus souvent, chez des sujets de tous âges), mais ils peuvent aussi survenir à n'importe quel âge après un traumatisme auditif, un choc infectieux ou viral. Les chocs auditifs sont en forte augmentation, notamment chez les jeunes : le choc peut être dû à une exposition trop violente ou trop répétée à des bruits très forts, dans les boîtes de nuit, lors d'un concert ou d'une rave, en écoutant un baladeur, sur un lieu de travail très bruyant, à cause d'un pétard qui explose ou d'une alarme de voiture, etc.
Pour toute sensation de perte auditive brusque ou dans les heures qui suivent un traumatisme auditif (de préférence dans les 6 à 12 heures suivant ce dernier), il est impérativement nécessaire de se présenter à un service d'urgence au plus vite afin qu'un traitement adapté soit appliqué tel que par exemple : hémodilution, oxygénation hyperbare et vasodilatateurs.
Pour les personnes ne souffrant pas d’acouphènes, il est très difficile d’imaginer l’épreuve psychologique que représente le fait de toujours avoir un bruit étranger dans l’oreille. Toute personne ayant assisté à des concerts a probablement perçu ensuite un léger sifflement ; ce sifflement est déjà un acouphène, bien qu'il ne dure généralement que quelques minutes ou quelques heures. Mais la meilleure comparaison que l’on puisse faire est d’imaginer un robinet qui coule. Si le bruit arrive au moment de s’endormir, le bruit de la petite goutte entrant en collision avec l’évier prend alors des proportions immenses. C’est la même chose pour les acouphènes, à la différence près que l’on ne peut pas changer de joint à l’intérieur de l’oreille et qu’il ne sert à rien d’enfouir la tête sous l’oreiller.
L'intensité comme la tonalité des acouphènes est variable selon les individus. Il est bien évidemment plus aisé de supporter des acouphènes de faibles intensités et de tonalité peu agressive. Les patients les plus affectés souffrent d'acouphènes de forte intensité et de tonalité agressive.
Chez un même patient, l'intensité des acouphènes varie (de façon plus ou moins prononcée selon les individus). Il n'est pas rare de voir certaines personnes se plaindre de leurs acouphènes, suite à une augmentation du niveau d'intensité de celui-ci, alors qu'elles s'étaient habituées à leurs acouphènes depuis plusieurs années.
Voici différentes causes (ou symptômes conjoints) possibles :
Le problème est aussi bien connu des musiciens. C'est par exemple le cas de Phil Collins[4], du guitariste des Who Pete Townshend[5], d'Ozzy Osbourne[6], Danny Elfman[7], Barbra Streisand[8], Eric Clapton[9] et de beaucoup d'autres musiciens.
Les traumatismes auditifs étant la première cause d'acouphènes, il est important de les éviter.
Des réglementations existent qui limitent le volume sonore dans les lieux publics (105 dB en France[10], 90 dB en Belgique[11]) et celui des baladeurs (100 dB en France[12]).
Au niveau individuel, il est possible d'utiliser des bouchons avec filtre, moulés ou non (à ne pas confondre avec les bouchons de mousse).
Une protection auditive (casque ou bouchons de mousse) doit être utilisée lorsqu'on se sert d'un outil électrique bruyant (meuleuse d'angle, disqueuse, ponceuse à bande…), en particulier dans un lieu clos, comme une cave. Il suffirait de quelques secondes à un niveau sonore trop élevé pour abimer les cellules cilliées de l'oreille interne et provoquer un acouphène définitif[réf. nécessaire].
Faute de traitement à ce jour, les services de santé devraient mettre l'accent sur la prévention quant aux traumatismes auditifs. À ce sujet, le Royaume-Uni a réellement compris le problème et a engagé des campagnes de prévention. En France, le respect de la législation et le seuil acceptable de décibels sont souvent bafoués et ne sont pas vérifiés dans les lieux publics (notamment dans les boîtes de nuit, pubs et concerts). La recherche dans ce domaine reste balbutiante, faute de moyens financiers et humains [Référence nécessaire].
Les acouphènes peuvent être un symptôme d'alerte de l'atteinte auditive, mais lorsqu'ils perdurent au-delà de quelques mois, ils constituent une véritable maladie algique. Ne pouvant être entendus par une autre personne, seule la personne touchée peut témoigner de son mal. De ce fait, ils sont difficiles à diagnostiquer et encore mal connus. Dans certains cas consécutifs à une surdité totale unilatérale, ces acouphènes sont dits périphériques lorsqu'ils sont localisés au niveau de l'oreille lésée. Après un délai variable, ils se centralisent et deviennent des acouphènes chroniques perçus dans un hémisphère cérébral ou les deux. Les chirurgies de section nerveuse du Nerf vestibulocochléaire n'ont pas montré de résultats et ont été abandonnées. Pour un nombre important de patients [Référence nécessaire], ils représentent de véritables douleurs chroniques dites de désafférentation, par défaut d'afférences vers l'aire auditive du côté concerné.
Lorsqu'un patient décrit ce symptôme, il arrive parfois que les oto-rhino-laryngologistes (ORL) effectuent des recherches de surdité et estiment de façon erronée que l'absence de perte auditive équivaut à une absence de problème quelconque. Or les acouphènes ne s'accompagnent pas obligatoirement de pertes auditives (surtout lorsqu'ils restent à un niveau mineur).
Les acouphènes sont parfois accompagnés de vertiges, d'autant plus, s'ils ont été causés par un traumatisme auditif.
Il n'existe pas de traitement miracle des acouphènes permettant de les guérir automatiquement, mais différentes thérapies et surtout des comportements à adopter permettent de les faire disparaitre totalement ou au pire pour certains patients de « s'y habituer »[13].
Le traitement d'urgence « standard » lors d'un traumatisme sonore aigu (TSA) entraînant des acouphènes est à base de corticoïdes et stimulant dopaminergique.
À partir du moment où le son perçu commence à diminuer en intensité, c'est que le patient est en bonne voie pour guérir.
Au-delà de ces 6 mois :
Les solutions envisageables sont alors les suivantes[14] :
Après consultation d'un médecin ORL, on pourra recourir :
Aussi, certains acouphènes sont directement liés à une dislocation de la mandibule se caractérisant par un claquement de la mâchoire. Le patient pourra, dans ce cas, consulter un stomatologue, afin de remettre la mâchoire pathologique en place et ainsi tenter de réduire l'intensité de ses acouphènes.
Certains acouphènes sont dûs à un disfonctionnement de l'occlusion dentaire[réf. nécessaire], les dents de la machoire supérieure ne "s'emboitent "pas correctement avec les dents de la machoire inférieure. Cela se répercute sur l'articulation temporo-mandibulaire ainsi que sur l'équilibre ostéopathique des plaques osseuses crâniennes. L'ostépathie est indiquée dans ces cas-là [réf. nécessaire] mais il n'est pas garanti d'obtenir des résultats.
Par ailleurs, des essais thérapeutiques en stimulation magnétique trans-crânienne répétitive ont été utilisés, suivis de stimulations électriques après implantations d'électrodes corticales par voie neurochirurgicale[16]. D'autres essais sont en cours en France (Paris, Lyon).
De fait, les possibilités de soulagement existent et il est important de ne pas se résigner sans explorer toutes les pistes existantes.
Cependant, il faut savoir qu'à l'heure actuelle, il n'y a ni traitement ni thérapie véritablement efficace pour soulager les acouphènes. Les excellents résultats présentés ci-dessus ne proviennent pas de sources impartiales et fiables [Référence nécessaire]. Certains médecins sachant que la médecine est démunie face aux acouphènes avancent ces chiffres qui reflètent leurs intérêts et non la réalité. [Subjectif, polémique]
Il s'agit d'un bruit anormal qui peut être perçu par un autre sujet que celui qui se plaint d'acouphène.
L'acouphène objectif peut résulter de spasmes musculaires qui causent des clics ou crépitements autour de l'oreille moyenne. Certaines personnes éprouvent un son rythmé. Quand il correspond au rythme du pouls (acouphène pulsatile), il est généralement de nature objective, résultant d'une perception d'un bruit induit par une turbulence anormale de l'écoulement du sang dans une veine ou une artère près de l'oreille (athérosclérose ou problème veineux). Une hypersensibilité du sujet peut rendre le phénomène plus conscient, le problème pouvant alors pour partie être « subjectif » (prise de conscience accrue de la circulation sanguine dans l'oreille). Rarement, un acouphène pulsatile pourrait être un symptôme potentiel de rupture mortelle d'anévrisme[17],[18],[19].
et de nombreux artistes rock[21]
"Acouphènes, surdité… Les oreilles cassées", Jean-Baptiste MECHERNANE, éditions Luc Pire, paru le 25/06/2008.
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