Alès
| Alès | |
|---|---|
La cathédrale Saint Jean-Baptiste. |
|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Gard (Sous-préfecture) |
| Arrondissement | Alès |
| Canton | Chef-lieu de 3 cantons |
| Code commune | 30007 |
| Code postal | 30100 |
| Maire Mandat en cours |
Max Roustan 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Grand Alès |
| Démographie | |
| Population | 41 432 hab. (2009[1]) |
| Densité | 1 789 hab./km2 |
| Aire urbaine | 111 263 hab. (2009) |
| Gentilé | Alésiens, Alésiennes |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 116 m — maxi. 356 m |
| Superficie | 23,16 km2 |
Alès est une commune française située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Alès est considérée[2] comme la « capitale » des Cévennes.
Les habitants d'Alès se nomment les Alésiens et les Alésiennes.
Alès proviendrait de Alestum[3] ancienne colonie romaine dont l'existence est rapportée en 26 avant JC. Le site de recherche généalogique de la famille Garby note une évolution[4], au cours du Moyen Âge: Alestum en 1120, Alest en 1190 et 1344, Alez ou Allès en 1435, Alais à partir de 1694[3] et Alès depuis 1926.
En 1926, l'orthographe du nom de la ville, fixée au XVIIe siècle, est rétablie. Sous l'impulsion du professeur Artigues, Alais redevient donc Alès. À la fin des années 1980, la municipalité essaya de renommer la ville Alès-en-Cévennes afin de bénéficier des retombées d'images positives liées aux Cévennes.
Située à 40 km au nord-nord-ouest de Nîmes, la ville d'Alès est édifiée dans une boucle du Gardon dans la plaine, au pied des Cévennes. La cité cévenole constitue une bonne base de départ pour la découverte des Cévennes. La ville subit une extension géographique vers le sud. La géographie locale associée au comportement parfois violent du climat (épisode cévenol) et à l'urbanisation rapide rendent la ville particulièrement sensible aux risques d'inondations, comme ce fut le cas les 30 septembre et 4 octobre 1958 et le 9 septembre 2002.
Certaines dénominations de quartiers, comme Larnac ou Croupilhac, témoignent de l'existence d'exploitations agricoles à l'époque gallo-romaine[réf. nécessaire].
Les fouilles sur la colline de l'Ermitage ont permis de mettre au jour des vestiges d'habitats gaulois du Ier siècle av. J.‑C.[5], dont une mosaïque de l'époque de Jules César (première moitié du Ier siècle av. J.‑C.). Ses dimensions (35 m2) et la qualité de ses décors permettent de situer Alès comme un oppidum tirant profit de sa situation à la frontière de la Gaule indépendante et de la province romaine de Gaule transalpine pour établir un commerce fructueux[6]. Une 2° mosaïque aurait été retrouvée sous la précédente.
Alès était une cité sur la voie Régordane entre Le Puy et Saint-Gilles.
La famille Narbonne Pelet, était suzerain d'Alais. On retrouve Raymond Pelet[7], coseigneur d'Alais, participant à la première Croisade
En 1629, Louis XIII assiégea la ville, alors haut-lieu de la résistance protestante, qui capitula après neuf jours. Le dimanche 17 juin 1629 au matin, Alès se rend, les quelque 2300 hommes présents en ses murs ne purent rien devant l'armée du roi. Louis XIII fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par Richelieu en habit militaire. Les huguenots furent autorisés par le roi à partir pour Anduze avec la promesse expresse de ne plus porter les armes contre le roi. Le 28 juin 1629, Richelieu accorda aux protestants la paix d'Alès ou l'Édit de grâce. Cet édit qui leur retirait les places fortes mais leur confirmait les garanties religieuses de l'édit de Nantes a été signé par Richelieu au camp de Lédignan. On dit que Louis XIII logea à l'auberge du Coq Hardi, dans la Grand'Rue. Cette rue, aujourd'hui disparue comme tout le quartier, se situait au bas de l'actuelle rue Jules-Cazot. On peut voir le blason au restaurant du Coq Hardi, rue Mandajors.
Un fort de type Vauban fut bâti après la révocation de l'édit de Nantes sur un point haut de la vieille ville, à l'emplacement des anciens châteaux des seigneurs afin d'y installer une garnison au milieu de la zone tenue par les protestants. Il a abrité un temps une maison d'arrêt. Dans les premières années du XVIIIe siècle éclata la révolte populaire dite "des Camisards". En 1694, a été créé, sur ordre de Louis XIV, l'évêché d'Alès, dont les titulaires les plus actifs furent Mgr Charles de Banne d'Avéjan et Mgr Jean-Louis de Buisson de Beauteville. Le dernier évêque, Mgr Louis-François de Beausset, abandonna son poste pendant la Révolution et l'évêché fut supprimé peu après, en 1790.
Alès fut l'un des berceaux des Mines de charbon des Cévennes, à l'époque de Pierre-François Tubeuf et des premiers entrepreneurs du charbon français. Le charbon de terre est exploité depuis au moins le XIIIe siècle. La pénurie de bois qui survient au XVIIIe siècle stimule son exploitation. Le charbon est utilisé pour la production de chaux qui nécessite la cuisson de roche calcaire. Le charbon permet aussi de produire de l'acier. Ces exploitations étaient alors artisanales et indépendantes.
En 1773, l'entrepreneur Pierre-Francois Tubeuf obtient la concession exclusive des mines dans toute la région des Basses-Cévennes. Il fait creuser de nouveaux puits plus profonds et plus sophistiqués : systèmes de ventilation et de drainage. En 1788 Tubeuf crée la verrerie de Rochebelle et confie la gestion à l'abbé Bérard. Tubeuf rentre en conflit avec les proprétaires terriens, et finalement, il est chassé en 1786. La concession dite de Rochebelle et Cendras est toutefois renouvelée à sa veuve et ses enfants en 1802.
1828 : cession à Bérard pour sa société d'exploration de mines qui est en train de créer les forges et fonderies de Tamaris, puis création de la société civile de Rochebelle et Trélys.
1834 : absorption par la Cie des Fonderies et Forges d'Alais qui exploite principalement pour l'usage de ses usines.
À partir du milieu du XIXe et jusqu'au milieu du XXe siècle, l'histoire de la ville est intimement liée à l'extraction du charbon. Elle va devenir un important centre industriel de la région surtout à partir de 1840, date à laquelle Alès est relié par la ligne de chemin de fer Beaucaire-La Grand-Combe (une des premières en France) grâce à Paulin Talabot. D'autres lignes furent ensuite créées pour transporter le charbon, notamment la ligne Alès-Bessèges. La ville d'Alès est alors le pôle principal du bassin houiller des Cévennes.
Le 22 septembre 1843, une ordonnance royale institua à Alès une école pratique destinée à former des maîtres-ouvriers-mineurs. Ce n'est qu'en novembre 1845 que la première promotion fut installée dans les locaux du collège d'Alès. Cet établissement est aujourd'hui une école d'ingénieurs réputée, l'école des Mines d'Alès.
1873 : modification du nom en Cie des Mines, Fonderies et Forges d'Alais.
1878 : séparation difficile des activités et création avec des capitaux lyonnais de la S.A. des Houillères de Rochebelle qui renouvelle les installations, creuse de nouveaux puits etc. Nationalisation en 1946 au sein des Houillères du Bassin des Cévennes (secteur sud). Concentration progressive sur le siège modernisé de Ladrecht (puits Fontanes et Destival).
Le site de Rochebelle, dans la commune, sur la rive droite du Gardon, a cessé son activité en 1968, celui de Ladrecht en 1984.
Du 5 mai 1980 au 10 juin 1981, une grève des mineurs de Ladrecht, fut la plus longue d'Europe avec occupation du fond (13 mois). Une grande peinture symbolique en solidarité avec les mineurs a été réalisée en 1981 sur le mur de soutènement en béton du puits Fontanès.
Aujourd'hui, si le chevalement métallique de Fontanes sur l'ancienne mine de Ladrecht a pu être sauvegardé dans le cadre de la Communauté de Communes du Grand Alès, si la molette du puits Destival a trouvé une place sur un rond-point de Saint-Martin-de-Valgalgues, le chevalement béton du puits Destival, très dégradé, présentait un danger pour les personnes qui travaillent sur le site (chutes de blocs de béton). Aussi, après consultation des collectivités, les autorités ont décidé de le démolir. Au cours de la démolition, le bâtiment voisin affecté à la collecte des déchets de la Communauté de Communes a d'ailleurs été très sérieusement endommagé.
Il était cependant important de maintenir sur ce lieu, le souvenir de l'histoire industrielle et sociale ancrée dans la mémoire collective des populations du bassin minier d'Alès et de sa région.
Au nord-ouest de la ville, aux portes des habitations, s'élève le mont Ricateau (du nom d'un ancien directeur des houillères locales), crassier de l'ancien site minier de Rochebelle. Depuis un incendie de forêt (24 juillet 2004), ce terril est entré en combustion souterraine.
En juin 1865, Jean-Baptiste Dumas fait appel à son ancien élève, Louis Pasteur pour venir étudier une maladie inconnue qui décime les élevages de vers à soie. Louis Pasteur arrive à Alès le 7 juin 1865 et s'installe à la magnanerie de Pont de Gisquet[8] sur la route qui mène à Saint-Jean-du-Pin. Après quatre années de recherche, il découvre comment identifier les papillons malades et permet ainsi leur éradication avant que tout l'élevage ne soit infesté. Il sauve ainsi en partie l'industrie de la soie dans les Cévennes. Mais elle déclinera à cause de la concurrence asiatique, amplifiée par l'ouverture de Canal de Suez.
Dans le cadre de la reconversion du bassin minier gardois, la manufacture française de piano (MFP) s'installa en 1973 à Alès. Elle a fabriqué des instruments sous la marque Rameau, Gaveau, Erard, puis Pleyel en 1997. En 2007, Pleyel a définitivement fermé son implantation alésienne (43 salariés).
La ville est libérée par la 1re DB[9] en août 1944.
À la fin des années 1950 et durant les années 1960, sous le mandat de Paul Béchard, une grande partie du centre historique d'Alès, située à l'ouest de la cathédrale en direction du Gardon, certes particulièrement insalubre et délabrée (les programmes de réhabilitation des centres historiques en étaient à leurs balbutiements...), fut entièrement rasée pour laisser place à une architecture typique des « grands ensembles » des années 1960 de type ZUP et barres HLM.C'est ainsi que la pittoresque place aux arcades a disparu tout comme l'auberge du Coq Hardi. Il arrive même que des touristes croient que la ville a été bombardée durant la Seconde Guerre mondiale... Cette opération d'urbanisme pour le moins calamiteuse avec le recul 50 ans après fut très contestée. Ainsi, la cathédrale, le temple et le Fort se retrouvent entourés de constructions « modernes », totalement masqués depuis les quais du Gardon par des immeubles de 10 à 12 étages. L'ancien lycée Jean-Baptiste Dumas, édifié à la fin du XIXe siècle, sur le modèle du lycée Daudet de Nîmes, et auquel on accédait par une jolie rotonde d'angle surmontée d'une horloge fut également démoli. Son espace abrite aujourd'hui le théâtre ("Le Cratère") et la médiathèque. L'ancien théâtre à l'italienne, donnant sur la place de l'hôtel de ville, fut encore démoli dans les années 1960.
Actuellement Alès s'est lancée dans un projet de rénovation de son centre ville avec pour objectif un développement durable à travers la réalisation d'un écoquartier[réf. nécessaire].
Le réseau s'étend sur 62 communes du bassin alésien, divisé en 3 zones. La gare routière située juste à côté de la gare SNCF en centre-ville constitue le nœud du réseau urbain et suburbain.
Le réseau urbain est composé de 3 lignes :
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 16 décembre 1786 | 29 novembre 1792 | Jean-Louis de Firmas-Peries | Consul-maire depuis le 16 décembre 1786, fut nommé Maire après 1789 et en exerça les fonctions jusqu'au 29 novembre 1792 | |
| 29 novembre 1792 | 8 avril 1800 | Jacques Antoine Sugier ; Jean-Pierre Pignol ; Jacques louis Dhombres ; Antoine Soustelle ; Ainé Sagnier | ont rempli successivement les fonctions d'administrateur, sous titre de Président ou d'agent municipal, depuis 1792 jusqu'au rétablissement des municipalités en 1800 | |
| 8 avril 1800 | 10 avril 1815 | Jean-Louis de Firmas-Peries | ||
| 10 avril 1815 | 22 juillet 1815 | Jean-louis Guiradet-Laliquière | ||
| 22 juillet 1815 | février 1816 | Louis-Jean-François Pages | ||
| février 1816 | 10 juin 1818 | Louis-Jean-François Pages | ||
| 10 juin 1818 | 9 mars 1828 | Louis-Augustin Baron d'Hombres-Frimas | ||
| 9 mars 1828 | 22 avril 1829 | François Hyppolyte Chaber | ||
| 22 avril 1829 | 16 août 1831 | Denis de Chapel | ||
| 16 août 1831 | 20 août 1834 | Eugène Noguier | ||
| 20 août 1834 | 1er avril 1836 | Edouard Gide | ||
| 1er avril 1836 | 26 octobre 1838 | Jean-André Chamayou | ||
| 26 octobre 1838 | 18 octobre 1843 | Auguste Serre | ||
| 18 octobre 1843 | 3 mars 1843 | Emile Guiraudet | ||
| 3 mars 1843 | 14 septembre 1848 | Jules Duclaux-Monteil | Avocat et Notaire | |
| 14 septembre 1848 | 22 décembre 1849 | Bérard Marquis de Montalet | ||
| 22 décembre 1849 | 27 décembre 1852 | Isidore Julien | ||
| 27 décembre 1852 | 14 juin 1855 | Félix Varfin d'Ainvelle | ||
| 14 juin 1855 | Étienne Duclaux-Monteil | Avocat et Notaire | ||
| Fernand de Ramel | Monarchiste | Député du Gard (1889-1914) | ||
| 1884 | 1896 | Emile Esperandieu | ||
| 1925 | Fernand Valat | PCF | Député du Gard (1936-1942) | |
| 1945 | 1947 | Gabriel Roucaute | PCF | Député du Gard (1945-1958) |
| 1947-1948 puis 1953 | 1965 | Paul Béchard | SFIO | Député du Gard (1945-1948, 1951-1955, 1958-1967), Sénateur du Gard (1955-1958), Président du Conseil général (1961-1973), Conseiller général du canton de Pont-Saint-Esprit de 1958 à 1973, Secrétaire d'État à plusieurs reprises (entre 1946 et 1948) |
| 1965 | 1985 | Roger Roucaute | PCF | Député de l'Ardèche (1945-1951, 1956-1958), Député du Gard (1962-1978) |
| 1985 | 1989 | Gilbert Millet | PCF | Député du Gard (1967-1968, 1973-1981, 1988-1993) |
| 1989 | 1995 | Alain Fabre | PS | |
| 1995 | Max Roustan | UMP | Député du Gard (1993-1997 et depuis 2002), ancien conseiller régional (1998-2004) | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Alès est l'une des deux sous-préfectures du Gard, avec Le Vigan. L'arrondissement d'Alès comprend douze cantons.
La commune d'Alès est divisée en 3 cantons :
| Les cantons d’Alès | ||
|---|---|---|
| Canton d'Alès-Nord-Est | Canton d'Alès-Ouest | Canton d'Alès-Sud-Est |
| Autres cantons du Gard | ||
Alès est le siège d'un tribunal de grande instance.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Alès depuis 1793.
D’après le recensement Insee de 2009, Alès compte 41 432 habitants (soit une augmentation de 5,5 % par rapport à 1999).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,1 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,6 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
Communauté d'agglomération : 73 373 habitants au 1er janvier 2008[16].
Unité urbaine : 91 429 habitants en 2008[17].
Aire urbaine : 109 578 habitants en 2008[18].
Arrondissement : 146 162 habitants en 2008[19].
Alès est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Alès Cévennes. Elle gère l'Aérodrome Alès Deaux, le centre de formation des apprentis, le parc des expositions.
Trois foires traditionnelles ont lieu chaque année les 17 janvier, 27 avril et 24 août. Ces dates sont reportées au jour suivant si elles correspondent à un dimanche ou à un jour férié.
La commune fait partie de la zone de production de l'Olive de Nîmes AOC.
Médiathèque Alphonse Daudet
|
Les armes d'Alès se blasonnent ainsi : De gueules au demi-vol d'argent[24]. |
Unité ayant été stationnée à Alès :
Dans son roman Le petit Chose, Alphonse Daudet a utilisé son expérience de pion pendant deux ans dans une des écoles de la ville d'Alès.
Le contenu de cette page (Alès) est un minuscule extrait de l'encyclopiédie gratuite en ligne WIKIPEDIA
le webmaster de ce site n'est pas l'auteur de cet article (Alès). Vous pouvez retrouver l'original de cet article (Alès) à cette adresse et la liste des auteurs
ici
Vous pouvez modifier ou compléter cet article mais également discuter de son contenu (Alès) sur le site de WIKIPEDIA France - Contenu (Alès) disponible sous GNU Free Documentation License.