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Alain Lipietz est un homme politique et économiste[1] français, né le 19 septembre 1947 à Charenton-le-Pont. Il est membre du parti écologiste Europe Écologie - Les Verts.
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Alain Lipietz, à l'état civil Alain Guy Lipiec dit Lipietz, est le fils de Georges Lipietz et de Colette Geuinlé. Il est diplômé de l’École polytechnique (promotion X1966) et diplômé d'études supérieures d'économie (Paris I, 1972). Ingénieur en chef des ponts et chaussées, il opte pour la recherche en devenant ingénieur économiste à l'Institut de recherche des transports (1971-1973), puis chercheur au Centre d'étude prospective d'économie mathématique appliquée à la planification[2], et directeur de recherche au CNRS (1988-2002). Il enseigne l'économie à l'École nationale supérieure des beaux-arts (1975-1976) et au Centre d'études des programmes économiques (1979-1982), puis aux universités de Paris VII, VIII et XIII (1985-1992)
Tout au long de sa carrière de chercheur, Alain Lipietz s’est principalement consacré à analyser les rapports sociaux-économiques au sein des communautés humaines, et entre celles-ci et leur espace, aux niveaux urbain, régional, national, et international, à travers plusieurs centaines de livres, articles et conférences. Mais il a contribué aussi à la macroéconomie et à la théorie de la monnaie et de l’inflation dans le cadre de la « théorie de la régulation »[3], avec quelques contributions en économie mathématique[4].
Dans les années 1980, il a popularisé le terme de post-fordisme[5].
Il a rédigé la synthèse d’une étude mondiale sur les rapports capital-travail pour le compte de l’Université des Nations unies, et coordonné une étude sur les positions des différents pays du monde dans la Conférence des Nations unies pour l’environnement et le développement de Rio en 1992, pour le compte de l’UNESCO.
Cette orientation se reflète dans son engagement civique pour l’écologie politique et une série de livres critiques et propositionnels de politique économique, sociale et écologique.
À la demande de la ministre de la Solidarité, Martine Aubry, il organise en 1999 une consultation nationale de 4000 responsables du secteur associatif et coopératif, et en tire un rapport Pour le Tiers secteur. L’économie sociale et solidaire : pourquoi, comment.
Il fait quelques incursions dans la théorie littéraire avec un livre sur le mythe de Phèdre, un essai "interactif" sur un sonnet de Mallarmé[6], une traduction de T.S.Eliot [7]. Il contribue à Wikipedia par quelques notices sur des poètes contemporains.
En France, il a été nommé membre de la Commission française du développement durable (2000-2003), du Comité consultatif de l'économie sociale, du conseil d’établissement du Collège de France, du Conseil d’analyse économique créé par le Premier ministre Lionel Jospin (juillet 1997-2002), et du Haut conseil à la coopération internationale (novembre 2000 à décembre 2001). Il est aujourd'hui l'un des parrains de la revue Jeune République
Militant des Comités d'Action de l'École Polytechnique et du Théâtre de l'Epée de Bois en Mai 68, puis membre du PSU de 1968 à 1971, où il est rapporteur de la Commission Cadre de vie, il anime une tendance gramsciste-maoïste, la Gauche Ouvrière et Paysanne (GOP) qui sera exclue du PSU et connaîtra de brèves années d'existence avant de fusionner avec Révolution ! dans l'Organisation communiste des travailleurs (OCT). Dans sa brève existence, la GOP apportera une aide active à la lutte des paysans du Larzac et des ouvriers de Lip.
Alain Lipietz est l’un des principaux organisateurs des Marches sur le Larzac. De 1978 à 1983, il anime la revue Partis Pris, tout en collaborant au Monde diplomatique, aux Temps modernes, etc.
Invité à conduire la liste des Verts aux élections législatives de 1986 en Seine-Saint-Denis, il rejoint ce parti en 1988. Il en est élu porte parole de 1997 à 1999.
Après avoir été élu conseiller régional d'Île-de-France en 1992 et conseiller municipal de Villejuif en 1995, il est élu député européen aux Élections européennes de 1999.
Lors de primaires internes aux Verts en 2001, il est élu par ce parti pour le représenter lors de l'élection présidentielle de 2002, mais il est finalement remplacé pour ce scrutin par Noël Mamère à la suite d'une prise de position controversée sur l'amnistie des nationalistes corses[8].
Tête de liste des Verts en Île de France pour les élections européennes de 2004, il est réélu député européen. Sa liste obtient 7,6% face à celles de Corinne Lepage (3,6 %) et d’Olivier Besancenot (2,8 %).
S’estimant incapable d’apporter des réponses convaincantes aux problèmes de la société française, il renonce à faire acte de candidature pour la présidentielle de 2007[9] et apporte un soutien actif à la candidate choisie par son parti, Dominique Voynet[10].
Au cours des années 2002-2003, il figure parmi une douzaine de personnalités menacées de mort par un certain Raphaël-Guy Schoemann en raison de leur engagement pour les droits des palestiniens[11].
En 2005, il signe l'Appel des indigènes de la République qui développait une thèse attribuant aux sequelles du colonialisme le racisme anti-immigrés en France.
En 2006, avec sa sœur Hélène Lipietz, conseillère régionale verte d’Ile de France, il se lance dans la défense et illustration du jugement du tribunal administratif de Toulouse en faveur de son père et de son oncle contre l’Etat et la Sncf[12], pour leur arrestation comme présumés juifs et leur transfert à Drancy[13]
Il est chroniqueur de l’hebdomadaire Politis.
Élu (Vert) au Parlement européen en juin 1999, il est membre de la Commission économique et monétaire et suppléant à la Commission Emploi et Affaires Sociales de ce Parlement. Il participe aux intergroupes Tiers secteur, OMC et Initiatives pour la paix, et est membre de la délégation parlementaire auprès de l’Amérique du Sud et du Mercosur. Réélu en 2004, il préside la délégation pour les relations avec les pays de la Communauté andine. Il est également membre de la Commission du commerce international et de la Commission des affaires juridiques, membre suppléant de la Commission des affaires économiques et monétaires, et de la délégation pour les relations avec le Mercosur.Il est président de l’intergroupe « Commerce international et développement soutenable » et vice-président de l’assemblée parlementaire Europe-Amérique Latine (EUROLAT).
Dans ses fonctions de diplomatie parlementaire vis-à-vis de l’Amérique latine, il tente d'œuvrer à la libération d'Íngrid Betancourt et de tous les otages retenus en Colombie, ainsi qu’à améliorer l’accord d’association entre l’Union européenne et la Communauté Andine. En association avec la revue Mouvements, il prend l’initiative de deux colloques internationaux, sur l’Amérique latine[14] et sur la justice transitionnelle[15].
De par sa formation initiale, il se spécialise, dans son activité de législateur, sur des questions relativement techniques mais aux conséquences collectives importantes : réorientation de la politique de la Banque européenne d’investissement, supervision et règles prudentielles des conglomérats financiers, responsabilité civile des entreprises en matière environnementale, inclusion de l’aviation civile dans le quota européen des gaz à effet de serre, soutenabilité écologique du commerce international, création de l’Agence européenne de l’Energie, etc.
En 2004-2005, il prend, à l'instar de Michel Rocard et de Daniel Cohn-Bendit, une part active dans la fronde contre la brevetabilité illimitée des logiciels soutenue depuis plusieurs années par l'Office européen des brevets. Alors que le Conseil de l'Union européenne et la commission européenne désirent légaliser cette pratique par la directive européenne sur les inventions mises en œuvre par ordinateur, Alain Lipietz joue un rôle de liant entre les revendications des petites entreprises réunies au sein de l'Association pour une infrastructure de l'information libre et les partisans des logiciels libres d'une part, et les eurodéputés d'autre part. Le 6 juillet 2005, le Parlement européen rejette très nettement le projet de directive en seconde lecture, après avoir constaté que le Conseil de l'Union européenne n'avait tenu aucun compte de ses amendements votés lors de la première lecture en septembre 2003[16] et visant à encadrer la brevetabilité du logiciel.
Il participe aux manifestations des « faucheurs volontaires » dans le combat contre les OGM, et organise plusieurs colloques contre les excès des agrocarburants[17].
Il s'engage fortement en faveur du Traité établissant une constitution pour l'Europe[18]. Il inscrit ce choix dans le prolongement de son long combat politique contre les quatre traités précédents[19] (combat conduit au nom de l'Europe politique et fédérale : voir ses critiques sur l'Acte unique[20], le Traité de Maastricht[21], le Traité d'Amsterdam[22] et le Traité de Nice[23]).
Prenant acte du rejet du TCE par la France et les Pays Bas[24], il propose aux partisans du Non de s’atteler, en particulier au Parlement européen, à sauver les avancées qu’il apportait à ses yeux, notamment la loi européenne sur les Service public dans l'Union européenne prévue par l'artice 122 du TCE[25].
Il soutient le traité de Lisbonne en tant qu’avancée vers l’Europe politique par rapport aux traités existants, tout en soulignant les reculs qu’il représente selon lui par rapport au TCE[26].
Lors de la législature 2004-2009, Alain Lipietz a été présent à près de 84 % des sessions du Parlement européen (249 jours sur 298)[27]. Plus de 97% des votes enregistrés (en) (5001 sur 5150) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, Groupe des Verts/Alliance libre européenne[27]. Par rapport aux autres eurodéputés français, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux près de 73% des fois[27].
Alain Lipietz se présente sous la bannière Europe Écologie aux élections législatives partielles dans la douzième circonscription des Yvelines.
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