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Antoine Jay, né à Guîtres le 19 octobre 1770 et mort à Courgeac le 9 avril 1854, est un homme de lettres, journaliste, historien et homme politique français.
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D'abord élève chez les oratoriens de Niort, il fait ses études de droit à Toulouse et devient avocat, puis brièvement administrateur du district de Libourne. Entre 1795 et 1802, il voyage au Canada et aux États-Unis, où il se lie d'amitié avec Thomas Jefferson.
De 1803 à 1809, il est précepteur des fils de Joseph Fouché, puis fonctionnaire au ministère de la Police où il traduit les journaux anglais. Il collabore au Journal des Voyages et à L'Abeille, participe à la fondation du Constitutionnel et de La Minerve française, et dirige le Journal de Paris. C'est un journaliste d'opposition influent, qui voit triompher son idéal politique lors de la Révolution de Juillet. Après avoir soutenu la Révolution française, il est partisan de l'Empire, représentant à la Chambre des Cent-jours en 1815, favorable après Waterloo à la déchéance de Napoléon, puis opposant de la Restauration. Il est maire de Lagorce de 1830 à 1848, conseiller général de la Gironde de 1831 à 1837, et député de la Gironde en 1815, 1831 et 1834.
Après s'être fait remarquer pour son Histoire du ministère du cardinal de Richelieu, parue en 1815, et ses éloges de Corneille et de Montaigne, parus dans son Tableau littéraire de la France pendant le XVIIIe siècle en 1818, il collabore avec Antoine-Vincent Arnault, Jacques de Norvins et Étienne de Jouy à la Biographie nouvelle des contemporains, pour laquelle il rédige notamment un article sur Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède qui lui vaut d'être incarcéré pendant un mois à la prison Sainte-Pélagie[1]. Mais il est connu surtout pour sa Conversion d'un romantique, parue en 1830, où il se montre un farouche adversaire du romantisme[2], au point de voter contre l'entrée de Victor Hugo à l'Académie française en 1841. Lui-même élu à l'Académie en 1832, Antoine Jay en était, selon l'un de ses contemporains, « un des meilleurs dormeurs[3] ».
| Précédé par abbé duc de Montesquiou-Fézensac |
Fauteuil 15 de l’Académie française 1832-1854 |
Suivi par Ustazade Silvestre de Sacy |
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