| Auch | |
|---|---|
Hôtel de ville |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Midi-Pyrénées |
| Département | Gers (préfecture) |
| Arrondissement | Auch (chef-lieu) |
| Canton | Chef-lieu de quatre cantons |
| Code commune | 32013 |
| Code postal | 32000 |
| Maire Mandat en cours |
Franck Montaugé 2008 - 2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Grand Auch |
| Site web | http://www.mairie-auch.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 21 792 hab. (2009) |
| Densité | 301 hab./km2 |
| Gentilé | Auscitaine, Auscitain |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 115 m — maxi. 281 m |
| Superficie | 72,48 km2 |
Auch ([ɔʃ] ou [oʃ] ; en gascon : Aush) est une commune française située dans le département du Gers, dont elle est la préfecture, département appartenant à la région Midi-Pyrénées.
Sous l’Ancien Régime, elle faisait partie de la province de Gascogne dont elle est considérée comme la capitale historique.
Ses habitants sont appelés les Auscitains[1].
Commune traversée par le Gers, affluent de la Garonne, elle est la capitale historique de la Gascogne.
Le Gers partage Auch entre la Haute-Ville, rive gauche, lieu de la cité médiévale construite sur une colline, où se trouvent la plupart des monuments anciens, et la Basse-Ville, bâtie en plaine. La Haute-Ville est reliée aux berges du Gers par des « pousterles », typiques rues étroites en escalier.
Les grandes agglomérations les plus proches sont Tarbes au Sud Agen au Nord et Toulouse à l'Est.
Auch possède un climat de type océanique dégradé, caractérisé par des hivers doux et humides, ainsi que des étés chauds, souvent orageux. La pluviométrie est inférieure à 700 mm par an. L'association Auch éco Citoyenne créée en 2008 participe aux débats écologistes de la ville d'Auch notamment lors de l'Agenda 21, des Jeudis de l'écologie et des rencontres éco-citoyennes. Auch, ville fleurie, concourt chaque année et désire décrocher la quatrième fleurs en 2012.
Le promontoire rocheux, situé au bord de la rivière Gers, ne correspond pas à un oppidum, comme on pourrait s'y attendre. La ville se situait en plaine dès avant la conquête romaine, en contrebas du centre-ville actuel et sur la rive opposée du Gers. Auch doit son nom aux Auscii, le peuple aquitain qui occupait la ville. d'Eliumberrum[2].
À l'époque romaine, la ville connaît un important développement et devient un des principaux centres urbains de l'Aquitaine. Après le sac de la ville principale de la province, Eauze, Augusta Auscorum devint le principal centre urbain et administratif.
Au moment des Grandes Invasions, la ville romaine, non fortifiée, fut pillée puis désertée par ses habitants qui regagnèrent alors le site de l'ancienne Eliumberrum plus facilement défendable. Il devint le noyau urbain et fut ceint de murailles.
Lors de l’avènement du christianisme, Auch est logiquement érigée en évêché puis en archevêché en 879. Elle devint alors (et reste encore aujourd’hui) une place religieuse de première importance.
Durant l’époque médiévale, la ville d’Auch fut la capitale pour un temps des comtes d’Armagnac Xe et XIe siècles). La ville fut prise et reprise à de multiples moments et servit de décor aux querelles anecdotiques entre les pouvoirs ecclésiastiques, municipaux et seigneuriaux. Le blason de la ville révèle encore aujourd’hui la lutte entre le lion dressé rouge (blason des Armagnacs) et l’agneau (symbole des archevêques).
Comme pour souligner la place de la religion à Auch et la portée de leurs pouvoirs, les archevêques (notamment François de Savoie) firent construire sur les ruines de l’ancienne cathédrale romane incendiée, l’une des plus majestueuses cathédrales du Sud-Ouest de la France (XVe-XVIe siècles). La basilique Sainte-Marie domine toujours la ville par ses proportions gigantesques.
Après la bataille de Lectoure en 1473 qui marqua la chute définitive de la dynastie des comtes d'Armagnac, la ville fut investie par les troupes du roi de France, Louis XI. Le redémarrage fut lent au cours du XVIe siècle.
Enfin, au XVIIIe siècle, la Généralité d'Auch se détache de celle de Montauban(1715). Ses intendants eurent pour principal souci le développement économique ainsi que l'amélioration des conditions et du cadre de vie. Plus particulièrement sous Louis XV, l’intendant Antoine Mégret d'Étigny transforma la ville en lui donnant son visage actuel avec la construction de la plupart de ses bâtiments remarquables (hôtel de ville, hôtel d’Intendance, promenade…). C'est l'âge d'or d'Auch.
Au XIXe siècle, l'installation d'une usine à gaz et la construction de la gare ferroviaire favorisèrent le développement des quartiers de la ville basse.
On peut donc dire que la ville d’Auch, à travers les siècles, a été ce qu’elle est encore aujourd’hui, c’est-à-dire la métropole administrative de la Gascogne.
| Blasonnement
Parti, au premier de gueules à l’agneau pascal d’argent, la tête contournée, portant une bannerette d’azur chargée d’une croisette aussi d’argent, à la hampe du même posée en barre, au second d’argent au lion de gueules armé de sable.
Commentaires : Au 13° siècle, l'agneau était l'emblème des bourgeois d'Auch et le lion figurait dans les armes des comtes de Fezensac. D'abord capitale des Ausques, peuple qui lui donna son nom, Auch devint ensuite une cité gallo-romaine, Augusta Auscorum, appartenant à la Novempopulanie, province romaine formée de neuf peuples aquitains. Siège d'un évêché au 4º siècle qui absorba celui d'Eauze, première capitale de la Novempopulanie, la ville devint archevêché au 9º siècle. Capitale de la province de Gascogne, Auch fut le siège d'une généralité importante. La ville connut un grand épanouissement économique, artistique et culturel sous l'administration de l'intendant Antoine Mégret d'Étigny de 1751 à 1767. On trouve, à Auch, dans l'escalier monumental construit en 1863, la statue du héros gascon, Charles de Batz-Castelmore dit d'Artagnan (1611-1673)[3].
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Selon l’hypothèse classique et « officielle », le nom antique romanisé en Eliumberrum signifierait « ville neuve » par rapprochement avec Iri+berri en basque. Le nom des Auscii serait à l’origine du nom autochtone des Basques, les Euskaldunak, ceux qui parlent l’euskara. Cependant selon une étude récente de Michel Sauvant (voir Elne), ce nom comme celui d’autres cités telles Illiberis (Elne), Iliberris (Grenade en Espagne), Ilumberri (Lomberri en Navarre), Ilumberris (Lombez dans le Gers) et comme le nom d’autres lieux (Lambras, Lombers, Livron, Lombron, Luberon), ce nom signifierait plutôt « colline(s) avec des limons à ses pieds » selon des racines celtiques classiques (lim ou lum « limons, marais » et bre = « colline ») qu’on peut retrouver de façon mnémonique dans l’expression, où les mots sont inversés, barre et limons. En effet avant d’être canalisé par l’homme, le Gers, quasi horizontal au pied de la colline, devait s’étaler en divers bras.
L’Archevêque d'Auch avait le titre de primat de Novempopulanie comme celui de Lyon portait le titre de primat des Gaules.
Le Diocèse d'Auch hérite du titre de Métropolitain en 856, après le saccage de la ville d’Eauze. Mais le premier évêque d’Auch apparaît vers 280.
La liste des archevêques d'Auch voit des personnages prestigieux, de nombreux saints et de nombreux cardinaux.
L’Archidiocèse d’Auch dégageait après Strasbourg, Paris et Cambrai le plus de revenus annuels, dus à une dîme importante.
La nomination des Archevêques d’Auch voyait de longues discussions entre le Roi, le Pape et les Chanoines.
L’Archevêque d’Auch était jusqu’en 2002, et cela pendant de nombreux siècles, Métropolitain d’une immense Province Ecclésiastique, jadis formée de la Gascogne et de la Navarre française et espagnole.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2008 | Franck Montaugé[5] | PS | ||
| 2001 | 2008 | Claude Bétaille | PS | |
| juin 1995 | 2001 | Claude Desbons | PS | |
| 1977 | juin 1995 | Jean Laborde | PS | |
| 1968 | 1977 | Dours | - | |
| 1959 | 1968 | Patrice Brocas | Parti Radical | |
| 1947 | 1959 | Paul Descomps | SFIO | |
| 1944 | 1947 | Adrien Nux | Union des Gauches | |
| 1941 | 1944 | Dassy | - | |
| 1928 | 1940 | Adrien Nux | Parti Radical | |
| 1909 | 1928 | Aristide Samalens | Gauche radicale | |
| 1908 | 1909 | Henri Gage | - | |
| 1904 | 1908 | Paul Decker-David | Parti républicain | |
| 1903 | 1904 | Pouget | - | |
| 1900 | 1903 | Paul Destieux-Junca | - | |
| 1890 | 1900 | Louis Aucoin | Liste républicaine | |
| 1886 | 1890 | Henri Gage | - | |
| Septembre 1877 | Décembre 1885 | Jean David | Liste républicaine | |
| Août 1877 | Septembre 1877 | Escrivant | ||
| Mai 1876 | Juillet 1877 | Jean David | Liste républicaine | |
| 1875 | Mai 1876 | Escrivant | - | |
| 1874 | 1875 | Pelletier | Liste conservatrice | |
| Septembre 1870 | Février 1874 | Jean David | Liste républicaine | |
| 1868 | 1870 | Laporte | - | |
| 1867 | 1868 | Baurens | - | |
| 1861 | 1867 | Destieux | - | |
| 1858 | 1861 | Doisy de Villargènes | - | |
| 1849 | 1858 | Soulier | - | |
| 1848 | 1849 | Alem-Rousseau | - | |
| 1843 | 1848 | Duran | - | |
| 1832 | 1843 | Druilhet | - | |
| 1830 | 1832 | Pellefigue | - | |
| 1829 | 1830 | Irénée David | - | |
| 1816 | 1829 | de Vic | - | |
| 1815 | 1816 | Sentets | - | |
| 1814 | 1815 | de Vic | - | |
| 1808 | 1814 | Thore | - | |
| 1800 | 1808 | Gay | - | |
| 1799 | 1800 | Pardiac puis Druilhet | - | |
| 1799 | 1799 | Druilhet | - | |
| 1795 | 1799 | Laborde | - | |
| Septembre 1793 | 1795 | Saint-Pierre | - | |
| Fin 1791 | Septembre 1793 | Francain puis Joachim Joseph Pérès | - | |
| 1790 | 1791 | Destieux | - | |
| Avril 1789 | Juillet 1790 | Bernard Boubée de Gramont | - | |
| 1782 | 1789 | Jean Paul de Vienne | - | |
| 1779 | 1782 | Lacroix de Salleneuve | - | |
| 1775 | 1779 | Lacroix de Salleneuve | - | |
| 1772 | 1775 | Jean Joseph de Laruc de Sauviac | - | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
C’est l’agence ICOM de Toulouse qui a conçu ce nouveau logo ainsi que la charte graphique qui l’accompagne. La Ville ne souhaitait pas faire table rase du blason auquel elle reste attachée comme la plupart des Auscitains, mais elle tenait à moderniser son identité visuelle pour donner une image plus dynamique, en cohérence avec son projet. Ce double objectif aurait pu s’avérer une contrainte, mais a finalement abouti à un logo qui réussit la synthèse avec élégance et sobriété. La nouvelle identité visuelle est issue d’un travail créatif concerté qui a fait émerger cinq axes directeurs de la communication ; ces axes expriment le nouveau territoire de communication dans lequel s’inscrit désormais la Ville : la qualité, la modernité, l’ouverture, l’héritage et le collectif. Ces éléments ont guidé le travail de création de la nouvelle identité aussi bien dans le choix du symbole, des formes et des couleurs que dans les messages.
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Expression des valeurs et des ambitions de la ville, le logo-type est constitué de trois éléments principaux :
Le nom L’appellation « Auch », socle identitaire est écrit dans une typographie volontairement simple et lisible. En capitales, AUCH s’affirme comme la ville leader de son territoire, et comme un lieu construit sur des fondations solides.
Le symbole Création graphique unique, le symbole, de forme carrée, symbolise la solidité de la Ville ; c’est une affirmation de l’identité d’Auch. Ici se mêlent l’héritage - avec la reprise des éléments des armoiries - et la modernité, donnée par le « a » minuscule, dans une typographique ronde signe de proximité. Le lion illustre la fierté et la combativité de la ville, le mouton représente la douceur de vivre. Associés, ils ne s’opposent plus mais s’imposent comme la complémentarité des énergies qui vont construire Auch pour demain.
La signature Signature de la Ville, « La Gascogne au cœur » rappelle le passé de Capitale de la Gascogne de la Ville d’Auch. Sa forme affirmative instaure un regard présent sur un héritage, qui est aussi une valeur fondamentale de son avenir. La notion de « cœur » rappelle qu’un territoire est fait d’hommes et de femmes qui font sa richesse et qui portent son développement ; celui-ci se veut durable car venant du cœur, et donc profondément humaniste.

Voir aussi l'aire urbaine d'Auch
Auch est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Gers et du Grand Auch.
La Communauté d'agglomération du Grand Auch dispose d'un réseau de bus urbains, Alliance composé de 7 lignes majeures. La mise en 2X2 voies de la RN124 jusqu'à Toulouse est en cours de réalisation. La préfecture du Gers dispose d'une gare SNCF, terminus de la voie au départ de Toulouse, la réouverture de la ligne vers Agen est à l'étude pour connecter Auch à la nouvelle LGV Bordeaux-Toulouse; enfin l'aérodrome d'Auch-Lamothe dispose d'une piste en dur pour les vols de loisirs.
La Communauté d'agglomération du Grand Auch engage régulièrement des travaux d'amélioration des zones d'activités existantes (zones d'Engachies, de Clarac, de l'Hippodrome à Auch, zone du Sousson à Pavie…). Parallèlement, elle développe de nouvelles zones d'activités pour favoriser l'expansion des activités existantes et l'implantation de nouvelles entreprises. Comme la Zone du Mouliot en cours de création dans le prolongement de la zone d'Engachies, le long de la Déviation Nord. Des espaces dédiés permettront l'accueil d'activités à caractère industriel et artisanal, commercial non alimentaire et tertiaire.
Écoles primaires d’enseignement public
Écoles primaires d’enseignement privé
Liste à compléter :
Liste à compléter :
Institut universitaire de technologie A :
Ville créée par les Romains, Auch a connu son heure de gloire au Moyen Âge alors qu’elle était la capitale de la province de Gascogne. La grande qualité de sa pierre calcaire est un des éléments du prestige architectural de sa cathédrale. Elle en magnifie les monuments et les demeures de la « ville haute » ainsi que les ruelles en escalier appelées pousterles.
L'hôtel de ville est érigé, en face de la cathédrale Sainte-Marie, sous l'impulsion de l'intendant d'Étigny, en 1777. Auch est alors la capitale de de la généralité de Gascogne et le bâtiment doit être à la hauteur de ce rôle. Il abrite un théâtre à l'italienne, de nos jours toujours en activité, ainsi qu'une salle des Illustres qui regroupe les portraits de gascons fameux dont huit d'entre-eux furent réalisé par le peintre gersois Gustave de Lassalle-Borde.
Au début du XIIe siècle, l'archevêque Raymond II de Pardiac (1096-1118) construisit un nouveau palais pour lui et ses successeurs. Il occupait l'emplacement du bâtiment existant et celui occupé par les sacristies et les prisons départementales, y compris la tour (tour d'Armagnac).
En 1602, l'archevêque Léonard de Trappes (1597-1629) entreprit de "rebâtir et continuer le bastiment de la maison archiépiscopale à l'endroit qui tire vers les prêcheurs" après en avoir prévenu la municipalité qui a accepté.
L'archevêque Augustin de Maupeou (1705-1712) fit démolir ce qui existait, mais il meurt en 1712 avant d'en avoir fini la reconstruction.
Il fit appel au fameux Jean-Baptiste Alexandre Le Blond qui fut par la suite l'architecte de Saint-Pétersbourg en Russie. La préfecture du Gers[12] occupe le palais archiépiscopal terminé entre 1750 et 1770 pour l'archevêque Jean-François de Montillet de Chastellard (entre 1742 et 1776), à l'emplacement de l'ancien palais archiépiscopal médiéval. Il conserve des éléments du bâtiment médiéval. Pour lui permettre d'agrandir son palais, la municipalité lui concéda la rue Saint-Taurin par délibération du 15 mars 1744. L'archevêque acheta en 1749 des maisons alentours pour mener à bien son projet.
À la création des préfets, une partie du palais de l'archevêque servi de résidence au préfet de 1800 à 1804, une autre permis l'installation des tribunaux, et le reste constitua le logement du sénateur de la cohorte d'Agen. Cette dernière partie a été restituée à l'archevêque en 1823 à la suite de la signature du Concordat du 11 juin 1817, non appliqué, modifié par la bulle du 6 octobre 1822 promulguée par le pape Pie VII qui rétablit l'archevêché d'Auch.
Il s'agit d'une maison à encorbellements du XVe siècle. Les murs de ses trois étages sont constitués de pans de bois comblés par des briques plates à l'alignement régulier. Ils reposent sur un rez-de-chaussée en pierre qui abritait une boutique fermée par deux volets.
Il s'agit d'un halle en pierre ornées de caducées du commerce, originellement conçue pour le négoce du grain. Elle est restaurée en 1963 et accueille, tout au long de l'année, de nombreuses manifestations dont des expositions concernant les produits du terroir, l'artisanat et les artistes locaux.
L'ancienne église des Carmélites se dresse sur la place éponyme. Aujourd'hui bibliothèque municipale, ce bâtiment moyenâgeux fut à son origine le château des comtes de Fezensac puis d'Armagnac. À noter le joli portail classique accosté de pilastres cannelés et la nef unique voûtée d'ogives reposant sur des culots ovoïdes érigée au XVIIe siècle.
Elle est plantée de micocouliers entourant un bassin et un monument aux morts, œuvre d'un sculpteur gascon : Antonin Carlès. Jusqu'au environ de 1850, la place était occupée par les bâtiments annexes dépendant de la cathédrale. Seuls restent le palais de l'Officialité et la Maison de la Maîtrise (XVe-XVIe siècle)
L'escalier[13] est un ouvrage d’art néoclassique reliant la ville haute à la ville basse, sur 35 mètres de dénivelé au moyen de 374 marches. Il comporte six volées dont quatre doubles. Il est scandé de repos et de trois paliers successifs en terrasse servant de cadre à des jardinets et à des fontaines murales. Il constitue un ensemble magnifique avec la tour d’Armagnac, la cathédrale, le palais archiépispocal et les rives du Gers. Il abrite la statue en bronze de Charles de Batz, alias d'Artagnan mousquetaire, œuvre de Michelet (1931). En 1992, "l'Observatoire du temps", œuvre en fonte du sculpteur Jaume Plensa est placé sur le sol du second palier, rappelant les inondations du 8 juillet 1977 subi par la Basse ville.
Décidée en 1854 par le préfet Féart afin d'ouvrir la Haute ville sur la Basse ville, les travaux de construction de l'Escalier Monumental ne furent débutés qu'en 1860 et achevé en 1863. L’Escalier Monumental a donc été hâtivement construit avec des matériaux récupérés lors de la démolition de l’ancienne chanoinie, de la prison et du tribunal situés alors sur l’actuelle place Salinis. L’utilisation d’une pierre gélive de mauvaise qualité et l'instabilité du terrain expliquent son état avancé de dégradation 150 ans après sa construction.
Le 18 mars 2009, Franck Montaugé, maire de la commune,lança officiellement la rénovation de l’édifice plus de trente années après l’ouverture du dossier par le maire Jean Laborde.
Sa réfection est achevée pour sa première phase (2009-2011). La deuxième phase de réhabilitation s'étalera sur la période 2011-2013, pour un coût total de 8 millions d'euros.
D'inspiration de la Renaissance italienne (jardin de la Villa Garzoni à Collodi), l'Escalier Monumental est un site classé remarquable depuis le 1er juin 1943 et inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 6 juin 1994.
Le pont de la Treille est réalisé entre 1746 et 1750 à la demande de l'Intendant de la généralité d'Auch de Caze de la Bôve, en 1744, et par l'ingénieur Pollard, ingénieur de la généralité entre 1741 et 1747, qui fait les plans et commence la construction. Loguet lui a succédé comme ingénieur de la généralité d'Auch, entre 1748 et 1760.
La cathédrale Sainte-Marie d'Auch construite du XVe au XVIIe siècle est célèbre pour ses vitraux réalisés par Arnaud de Moles. Le chœur contient un ensemble de 113 stalles en chêne massif représentant plus de 1 500 personnages. Le portail central porte les armoiries de monseigneur Jean-François de Montillet de Grenaud, archevêque d'Auch au XVIIIe siècle. Sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle cette cathédrale donnait hospice aux pèlerins. D’autres monuments témoignent de ce passage et de la ferveur religieuse au Moyen Âge (portes d’entrées, Hôpital, couvent transformé en l’actuelle bibliothèque municipale, oratoire…).
L'Official était un fonctionnaire chargé par les prélats de réprimer tous les préjudices moraux, de protéger les biens de l'Eglise et les pouvoirs des ecclésiastiques.
La vaste construction date du XIVe siècle. Elle abritait le tribunal ecclésiastique, les archives et la prison. Le palais fut largement remanié par Viollet-Le-Duc entre 1865 et 1872.
C'est une église qui a été reconstruite au XVIIIe siècle. À noter son clocher carré.
Ensemble architectural et religieux du XIVe siècle remarquable, composé d’une salle Capitulaire et des restes du cloître protégés par les Monuments Historiques par arrêté du 24 novembre 1923 et par La Confrérie des Cordeliers depuis le 9 novembre 1997.
Les Jésuites s'installent à Auch en 1582.
Le collège d'Auch[14] a été fondé par le cardinal de Tournon en 1543. Le collège s'ouvre en 1545 avec des maîtres laïques et des ecclésiastiques. Les Jésuites prennent la direction du collège en 1590 et le dirigent jusqu'en 1762. Puis le collège est dirigé par les chapelains de Garaison. En 1609, on note 900 élèves au collège d'Auch, et 550 en 1627.
L'ancien collège des Jésuites[15], ancien lycée, puis collège Salinis, a été construit vers 1624. La chapelle du collège a été construite à partir de 1624 par l'architecte Guillaume Bauduer. Elle a été consacrée le 31 juillet 1628.
Sa construction a commencé en 1715 grâce à un leg testamentaire de l'archevêque d'Auch, Monseigneur Augustin de Maupéou. Situé à proximité du Gers, en basse ville, il se composait de grandes ailes isolées pour éviter les contagions selon les principes architecturaux et hygiénistes du XVIIIe siècle. Doté successivement par l’abbé Daignan du Sendat, l’abbé de Saint-Cricq, il s’est agrandi et modernisé au cours du temps. Il fut pendant près de deux siècles confié aux Sœurs de St Vincent de Paul. Il cessa son activité lors de la création du centre hospitalier actuel mis en service le 2 avril 1974.
La tour des Archives archiépiscopales, dite à tort tour d’Armagnac, construite au XIVe siècle était à l’origine une prison dépendant du palais de l’Archevêché d’Auch. Avec le temps, faute de prisonniers, elle servit d'entrepôt aux archives religieuses. Au XIXe siècle, la tour retrouva sa fonction première, puisqu'elle fit partie de la maison d’arrêt située place Salinis. Elle fut désaffectée définitivement quand les prisons auscitaines furent construites derrière le nouveau palais de justice dans les années 1860. Le donjon, haut de 40 mètres, se dresse au sommet des Escaliers Monumentaux. Les geôles ont été conservées : dans la partie basse, trois sont voûtées en berceau et dans la partie haute, sept cellules plafonnées sont réparties à raison d'une par étage. On y accède par un escalier à vis en hors œuvre.
Le Musée des Jacobins d'Auch fut fondé par un arrêté du Directoire du Département du Gers le 16 décembre 1793 (26 frimaire de l’an II). Les collections, constituées à partir de saisies révolutionnaires, étaient essentiellement composées à l’époque de tableaux et objets d’art. Les objets du musée archéologique de la Société Historique de Gascogne vinrent les compléter à la fin du XIXe siècle.
En 1921, le musée s’enrichit de l’exceptionnelle collection latino-américaine léguée par Guillaume Pujos. Puis, la collection d’ethnographie gasconne est créée par Henri Polge après la seconde guerre mondiale. Après plusieurs déménagements, les collections du musée sont installées en 1979 dans l’ancien Couvent des Jacobins[16].
En 2007, le musée a bénéficié de l’exceptionnel legs Lions qui fait de lui la deuxième collection d’art précolombien de France, après le Musée du Quai Branly avec lequel il collabore, et avant le Musée national des arts asiatiques - Guimet.
Il présente des collections permanentes très variées : antiquité égyptienne, salon XVIIIe, de nombreux vestiges archéologiques de la région, un fonds de peintures et sculptures d’artistes locaux (dont Antonin Carlès, Jean-Louis Rouméguère, Gabriel Lettu ou Mario Cavaglieri), une importante collection d’arts et traditions populaires gascons, la collection d’art précolombien et la très rare collection d’art sacré latino-américain. Parmi cette dernière, la Messe de Saint-Grégoire fait figure de trésor dans les collections américanistes françaises. Probablement l’un des plus anciens tableaux de mosaïque de plumes conservé (il est daté de 1539), qui illustre à la fois le savoir-faire extraordinaire des artistes précolombiens et le développement d’un art colonial au XVIe siècle[17]. Il fut d’ailleurs récemment présenté à l’exposition Planète Métisse[18] organisée au Musée du Quai Branly par Serge Gruzinski[19].
Les "pousterles" sont des ruelles à forte pente, souvent aménagées en escalier, aboutissant aux portes médiévales de la ville.
Auch bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[20]. Auch a également obtenu le Prix national de l’Arbre en 2000. La promenade Claude Desbons, parcours aménagé de 4 km sur les berges du Gers, offre un cadre exceptionnel pour la détente en plein cœur de la ville. Elle permet un accès piéton vers le parc arboré du Couloumé (420 arbres d’essences différentes sur 5 ha).
Le premier timbre-poste émis de la ville d’Auch en 1966 représente le blason. Un second timbre-poste émis en 1999 célèbre les vitraux de la Cathédrale et l’une de ses représentations, la Sybille de Tibur. Philajeune est aujourd’hui le référent pour les émissions fédérales.
Tous les ans, en octobre (vers la mi-octobre), le festival "Indépendance(s) et Création", créé à l’occasion des 20 ans de l’association CINÉ 32, permet une rencontre des publics professionnels, jeune public, scolaires et cinéphiles autour d’une cinquantaine de films, projetés en avant première, bien souvent en présence de leur réalisateur (réalisatrice) ou d’acteurs, intervenants…
Le cirque est mis à l’honneur tous les ans en octobre avec le festival CIRCA (Festival du cirque actuel).
Tous les 2 ans s’y tient le Festival national du film d'animation d'Auch, organisé par l’Association française du cinéma d'animation (AFCA).
Le festival de musique classique Éclats de voix se déroule tous les ans au mois de juin à partir de la maison de Gascogne.
Unités militaires ayant tenu garnison à Auch:
Avant la suppression du service militaire, la caserne d'Auch accueillait les jeunes gens de la région militaire de Toulouse pour les fameux trois jours de sélection.
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