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Un autobus ou bus est un véhicule affecté au transport urbain de voyageurs. Il doit être différencié de l'autocar (ou car), qui désigne un véhicule affecté aux transports interurbains, principalement scolaires, linéaires ou touristiques. Souvent confondus,les deux types de véhicules se rangent dans la catégorie des véhicules automobiles aptes au transport en commun de voyageurs.
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À Nantes, en 1826[1], Étienne Bureau, petit-fils d'armateur[2], imagine un véhicule pour transporter les employés entre les bureaux situé dans la rue Jean-Jacques-Rousseau et les entrepôts Salorges où se trouvent les services de la Douane.
Plus tard, son idée est reprise par Stanislas Baudry qui veut acheminer ses clients du centre-ville vers son établissement de bains. Son véhicule doit son nom à la boutique de chapelier «Omnes», située place du port au Vin (devenue place du Commerce), où stationnaient les véhicules. Le slogan sur la façade du marchand de chapeaux était un jeu de mot intégrant le nom du commerçant et un mot latin : « Omnes omnibus » (« Omnes pour tous »). C'est ainsi que les usagers de la ligne prennent l'habitude de dire : «Je prends (ou je vais à)... l'omnibus !»
L'une relie la rue de Richebourg aux Salorges où se trouve l’entrepôt des Douanes, l'autre relie le pont de la Poissonnerie à la tour de Pirmil[5].
Le terme autobus fait référence à un usage urbain ou périurbain dans lequel la vitesse des véhicules est relativement faible et les arrêts fréquents. On y autorise donc la station debout, et ces véhicules comportent plusieurs portes pour la montée et la descente des voyageurs. Ils sont interdits sur voie autoroutière et ne peuvent donc pas toujours emprunter les rocades des grandes villes, exceptés s'ils s'y comportent comme les autres véhicules, à savoir s'abstenir de s'arrêter et de charger / décharger des passagers.
Désormais, les autobus sont très souvent à boîte de vitesses automatique. Les autobus les plus récents sont surbaissés pour faciliter la montée et la descente des passagers à mobilité réduite (handicapés, personnes âgées, personnes avec poussettes) ; ils peuvent s'incliner vers le trottoir et certains sont même munis d'une rampe rétractable allant jusqu'au sol.
Les autobus sont en principe conçus pour effectuer des trajets moins longs que leurs grands frères, les autocars. Pour les liaisons interurbaines, on utilise des autocars, dans lesquels les voyageurs sont obligatoirement assis. La directive 2003/20/CE du Parlement européen impose d'ailleurs l'usage des ceintures de sécurité dans les autocars qui en sont équipés (ceux qui ont été mis en circulation après le 1er octobre 2001). Le Code de la route français a été modifié dans ce sens en juillet 2003.
Les autocars sont équipés de soutes dans lesquelles les passagers peuvent déposer leurs bagages encombrants. Ces soutes sont situées sous l'habitacle et, par conséquent, les autocars sont sensiblement plus hauts que les autobus. Pour les longues liaisons (souvent de nuit), certains autocars disposent de toilettes et de couchettes ou de sièges inclinables.
Les autobus les plus courants peuvent transporter environ 100 personnes. La compagnie de bus norvégienne Oslo Public Transport, fait valoir dans une publicité, qu'un autobus équivaut à une file de voitures d'à peu près 1 kilomètre de long . (en retenant 1 mètre entre chaque voiture et une longueur moyenne de 5 mètres pour les automobiles ) [6]. ( remarque : Le covoiturage n'est pas pris en compte dans cette publicité ).
Certains autobus sont organisés en deux niveaux ou ponts : on parle dans ce cas d'impériale (bus à impériale de Londres, autocars de tourisme à impériale). L'intérêt est de disposer de plus de place dans un véhicule de même longueur et présentant la même manœuvrabilité. Cependant, la hauteur supplémentaire induite par cette organisation pose des problèmes de sécurité, des accidents graves étant survenus lors du passage sous des ouvrages d'art trop bas. Il impose un élagage (des arbres) plus grand et l'installation de l'escalier fait perdre une partie de l'avantage de capacité. La vue est souvent meilleure, au moins plus dégagée, pour les passagers du premier étage.
Un minibus est un véhicule de transport de passagers conçu pour transporter moins de personnes qu'un bus standard. On utilise ce terme pour les véhicules ayant une capacité de voyageurs comprise entre 8 et 30 sièges. Au delà, on utilisera le terme de Midibus.
Un midibus est un véhicule de transport de passagers. Leur longueur oscille entre 8 mètres et 11 mètres. Il est prévu pour transporter entre 70 et 80 passagers, et donc pour des lignes urbaines à fréquentation moyenne ou faible ou circulant dans des rues étroites (centre-ville historique, etc.). Il s'agit d'autobus à gabarit réduit: Largeur inférieure à 2,55 m et longueur comprise entre 8 et 10 mètres.
Un bus à impériale est un bus à deux niveaux, dont l'étage supérieur peut être décapotable ou carrossé. Ces bus sont très répandus dans le monde entier soit pour utilisation touristique ou de transport en commun, mais cette dernière utilisation est moins courante. Le nom vient du fait que ce genre de bus est utilisé à Londres.
Pour les lignes urbaines à fort trafic, on utilise parfois des autobus articulés qui apportent un gain de capacité notable (jusqu'à 200 passagers). L'autobus articulé (autrement appelé bus accordéon) est un bus constitué de deux parties rigides reliées entre elles par un axe de pivotement. Il est généralement de conception à un étage et sa longueur varie de 17 à 20 mètres.
Un autobus bi-articulé (autrement appelé mégabus) est un bus constitué de trois parties rigides reliées entre elles par deux axes de pivotement. Cette disposition permet une plus grande capacité qu'un autobus articulé. Il est généralement de conception à un étage et sa longueur est en moyenne de 24–26 m.
On retrouve différents types de motorisation possibles pour les autobus :
Dès le 1er octobre 2009, dans l’Union européenne, tout véhicule lourd immatriculé pour la première fois doit respecter la norme Euro 5, qui par rapport à la précédente (Euro 4 du 1er octobre 2006) diminue les seuils maximum d’émission d'oxydes d’azote (de 3,5 g/kWh à 2 g/kWh). Les seuils d'émissions d’hydrocarbure (0,46 g/kWh), de monoxyde de carbone (1,5 g/kWh) et de particules (0,02 g/kWh) sont inchangés.
Euro 6 entrera en vigueur le 31 décembre 2012 et diminuera les émissions autorisées d'oxydes d'azote (–80 %) mais aussi d'hydrocarbures (–72 %) et de particules (–50 %). La norme pour le monoxyde de carbone restera inchangée, mais une nouvelle norme apparaît pour l'ammoniac (10 ppm).
Selon la Fédération nationale des transporteurs routiers (française), ces normes Euro, ont déjà permis de réduire de 2 à 3 fois les émissions polluantes du début des années 90 : « en 20 ans la pollution des véhicules a chuté de 49 % pour l’oxyde d’azote, 61 % pour les particules, 64 % pour le monoxyde de carbone et 99 % pour le souffre », mais l'augmentation de la circulation et du nombre de véhicules a en partie limité les effets positifs de la norme en bilan net.
Le texte de base du transport de voyageurs en France reste la Loi d'Orientation des Transports Intérieurs du 30 décembre 1982, dite LOTI, amendée par divers textes[7].
Un même permis de conduire est nécessaire pour les autobus et les autocars: le permis transports en commun (D en France)[8], obligatoire dès que le nombre de passagers potentiels du véhicule, conducteur compris, dépasse neuf personnes. En dessous de ce nombre, les dispositions légales applicables sont celles des véhicules de tourisme. Ce permis est valable pour tous les véhicules assimilés au transport de voyageurs.
Les conducteurs doivent également passer la FIMO (formation initiale minimale obligatoire). Un rappel (FCO ou formation continue obligatoire) a lieu tous les 5 ans[9].
Les conducteurs sont de plus soumis à de nombreuses règles sociales en ce qui concerne les temps de conduite et la durée du travail. Elles varient selon leur activité.
La réglementation sociale européenne s'applique aux conducteurs d'autocars ou d'autobus effectuant des lignes de plus de 50 km[10] avec :
À cela s'ajoute le décret n° 2003-1242 sur la durée du travail dans le transport de personnes[11]:
Ce décret est applicable à l'ensemble des conducteurs du transport de personnes sauf les salariés des entreprises soumises à la convention collective des transports urbains.
Les autocars sont limités à une vitesse maximale de 90 km/h sur routes (100 km/h sur autoroutes s'ils disposent de l'ABS).
Un chronotachygraphe analogique (ou disque dans le jargon du métier) enregistre en continu la vitesse du véhicule en fonction de l'heure, permettant aux forces de l'ordre de vérifier à la fois les temps de conduite, le respect des pauses et le respect des vitesses maximales autorisées. Il se présente sous forme d'un disque de carton, noir à l'origine, recouvert de paraffine, que le chauffeur insère sous le compteur de vitesse à sa prise de fonctions. Il ne peut l'en retirer qu'à la fin de son temps de conduite. Un seul disque est admis par 24 h sauf si en changeant de véhicule le disque n'est pas compatible avec l'autre chronotachygraphe.
Il n'est pas obligatoire que le car soit équipé d'un chronotachygraphe et donc, même si le véhicule en est équipé, de placer un disque à l'intérieur s'il s'agit de lignes régulières de moins de 50 km (cas des réseaux urbains notamment).
Depuis le 1er mai 2006, le chronotachygraphe numérique ou électronique a été mis en place. Il est obligatoire dans tous les véhicules neufs de plus de 9 places (conducteur compris) de transport en commun de personnes. Une carte à puce remplace le disque de «papier». Elle est personnelle et appartient au conducteur (et non à l'employeur). Sa photo d'identité y figure. Elle a une durée de validité limitée à cinq ans. La carte à puce conserve en mémoire tous les trajets, les repos, les excès de vitesse… des 28 derniers jours. L'appareil, lui, conserve ces données pendant un an. Il existe quatre types de cartes à puce: carte conducteur, carte entreprise, carte ateliers (mécaniciens), carte contrôleurs (police, DRE, inspection du travail…).
Pour des trajets interurbains longs, deux chauffeurs (ou plus) peuvent — ou doivent au regard de la réglementation susvisée — se relayer, effectuant une rotation toutes les 4 h 30 par exemple pour optimiser le temps pendant lequel le véhicule roule. Chacun met un disque dans le tachygraphe ou une carte à puce.
« [...]M. Baudry exploitait, en face d la grande gare actuelle, une minoterie à vapeur, bien connue alors sous le nom de Pompe à feu de Richebourg. »
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