Bertrand Delanoë
A la recherche d'informations sur Bertrand Delanoë ? Vous êtes ici : recherche >> Encyclopédie » Bertrand Delanoë
| Bertrand Delanoë | |
Bertrand Delanoë, en mars 2008
|
|
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Paris | |
| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 25 mars 2001 | |
| Prédécesseur | Jean Tiberi |
| Sénateur de Paris | |
| 2 octobre 1995 – 27 mars 2001 | |
| Élection | 24 septembre 1995 |
| Député de la 26e circonscription de Paris | |
| 2 juillet 1981 – 1er avril 1986 | |
| Élection | 21 juin 1981 |
| Prédécesseur | Joël Le Tac |
| Successeur | circonscription supprimée |
| Biographie | |
| Date de naissance | 30 mai 1950 |
| Lieu de naissance | |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Parti socialiste |
| Profession | Conseil en communication |
| modifier |
|
Bertrand Delanoë, né le 30 mai 1950 à Tunis (Tunisie, alors sous protectorat français), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste, conseiller de Paris depuis 1977, député de Paris de 1981 à 1986 puis sénateur entre 1995 et 2001, il est maire de Paris depuis mars 2001.
Sommaire |
Bertrand Delanoë naît le 30 mai 1950 à Tunis d'un père géomètre athée et d'une mère infirmière catholique[1].
Ses arrières-grands-parents paternels quittent la baie de Saint-Malo d'où ils sont originaires pour s'installer à Saint-Pierre-et-Miquelon où son grand-père paternel, Auguste, naîtra et passera son enfance[2]. La famille reviendra s'installer dans la région de Saint-Malo et Auguste part alors en Tunisie pour devenir capitaine du port de La Goulette. Il y épousera Anita, une Italienne[1]. La mère de Bertrand Delanoë est elle d'origine périgourdine par son père et anglaise par sa mère[1]. Son père, Auguste Delanoë, et sa mère Yvonne Delord étaient tous les deux nés à Carthage[3]. Bertrand Delanoë grandit à Bizerte[4]. À six ans, il devient membre des Petits Chanteurs à la Croix des Sables, une chorale affiliée aux Petits Chanteurs à la croix de bois. Il racontera plus tard que cette expérience a été « son plus beau souvenir d'enfance ».
Il était présent, à l'âge de onze ans, lors de la crise de Bizerte[5].
À l'âge de treize ans, sa famille éclate au moment de la fermeture de la base de Bizerte. Sa mère vient s'installer à Rodez (Aveyron) avec son fils. Bertrand Delanoë y fait ses études secondaires à l'Institution Sainte-Marie. Il part pour Toulouse pour y faire des études en droit[5]. Le Who's Who indique qu'il est diplômé de sciences économiques de l'Université de Toulouse. Il rejoint le groupe Robert & Partners de Daniel Robert en 1986, puis établit sa société de médiatraining Vecteurs 7[6].
Le 22 novembre 1998, dans l'émission Zone Interdite de la chaine M6, il fait son coming-out, et devient ainsi l'un des rares politiciens qui aient parlé de leur homosexualité. À cette occasion, il précise qu'il n'est pas engagé dans des mouvements communautaires revendicatifs mais dans une association généraliste de lutte contre toutes les discriminations, la Ligue des droits de l'homme.
Il fait ses premiers pas en politique dès l'âge de 23 ans, à Rodez, en tant que secrétaire de la fédération socialiste de l'Aveyron.
Il est remarqué pour ses talents d'orateur par François Mitterrand, Premier secrétaire du Parti socialiste qui le fait monter à Paris au début des années 1970.
Il est élu député (PS) de Paris en 1981 dans la circonscription de Montmartre (18e arrondissement), emportant le scrutin avec 53,6 % des voix contre son adversaire Joël Le Tac, sortant et réélu sans discontinuité depuis la première législature de la Cinquième République. Il devient alors porte-parole du PS, soit numéro trois national.
Aux élections municipales de 1977, il est élu au Conseil de Paris en compagnie de Lionel Jospin, Claude Estier, Daniel Vaillant sur la liste de gauche emmenée par le député communiste Louis Baillot. Aux élections municipales de 1983 et 1989, il est candidat sur la liste du 18e arrondissement de Paris conduite par cette fois-ci par le socialiste Lionel Jospin, toujours aux côtés de Claude Estier et Daniel Vaillant ; mais la « bande du 18e » (surnom de ce groupe dont il fait partie) est battue, en 1983 comme en 1989, par le RPR Alain Juppé (la droite réalisant d'ailleurs le « grand chelem » sur la capitale à chacun de ces deux scrutins). Les membres de ce groupe trouvent plus tard leur apogée : en 2001, Bertrand Delanoë devient Maire de Paris, Lionel Jospin est Premier Ministre, Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur, et Claude Estier, président du groupe socialiste au Sénat.
À l'occasion des élections législatives de 1986 qui ont lieu à la proportionnelle départementale, il tente de quitter Paris pour s'implanter électoralement à Avignon, mais son parachutage est refusé par les militants locaux. Il s'investit alors davantage dans ses activités professionnelles, le conseil en communication, tout en conservant sa place au Conseil de Paris.
En 1988, il est candidat aux élections législatives dans la 18e circonscription de Paris. Il est alors battu par le candidat RPR Alain Juppé, conseiller du 18e arrondissement, adjoint au maire de Paris et ancien ministre du Budget (1986-1988).
En 1993, il succède à Georges Sarre (démissionnaire suite à son départ pour le Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement), comme président du groupe socialiste, devenant ainsi le chef du principal groupe de l'opposition municipale.
En 1995, il mène la campagne municipale de la gauche parisienne contre Jean Tiberi, candidat RPR à la succession de l'ancien maire Jacques Chirac, élu président de la République). Les listes de gauche remportent alors six arrondissements (3e, 10e, 11e, 18e, 19e et 20e arrondissements) sur les vingt que détenait la droite depuis 1983 (monopole alors surnommé le « grand chelem »).
En septembre 1995, il est élu sénateur (PS) de Paris et devient secrétaire de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. Au moment des débats sur le PACS, il défend ce dispositif mais s'oppose à toute idée de mariage entre personnes de même sexe, au nom de la lutte contre le communautarisme. Il changera d'avis, une fois élu maire de Paris, lorsqu'il participera à la première Gay pride de son mandat, demandant l'instauration du mariage entre personnes de même sexe.
La droite se présente divisée aux élections municipales de mars 2001, avec deux candidats : Jean Tiberi, maire RPR dissident et sortant et Philippe Séguin, ancien député RPR des Vosges, ancien ministre, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien président du RPR, allié à l'UDF et DL.
De leur côté, les socialistes organisent des primaires entre Jack Lang, alors maire de Blois, et Bertrand Delanoë, chef de l'opposition municipale depuis 1993, mais peu connu du grand public. Les débats sont vifs : Lyne Cohen-Solal, partisane de Lang, parle par exemple d'« erreur de casting » à propos de la candidature de Delanoë. Mais contre toute attente, Jack Lang abandonne la compétition pour devenir ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de Lionel Jospin, permettant à Bertrand Delanoë de remporter l'investiture, de rassembler la gauche (socialistes, PCF, MRC…) et de nouer des contacts avec les Verts dans le but de remporter le second tour.
La gauche (communistes, chevènementistes du MDC et socialistes) est rassemblée derrière la candidature de Bertrand Delanoë. La gauche sait pouvoir compter sur une fusion au second tour avec Les Verts dont la tête de liste est Yves Contassot, les écologistes présentant des listes dans tous les arrondissements comme ils l'ont toujours fait à Paris depuis le rétablissement de la capitale comme commune de plein exercice en 1977.
Au soir du premier tour, face à cette liste de gauche et à celle des écologistes, la droite est majoritaire de quelques milliers de voix dans la capitale mais ses candidats sont irréconciliables (dans tous les arrondissements sauf le 9eoù Pierre Lellouche déroge à la règle émise par Philippe Seguin excluant toute fusion avec les listes de Jean Tiberi). Les Verts, eux, fusionnent comme prévu avec les listes de Bertrand Delanoë dans tous les arrondissements.
Au soir du second tour le 18 mars 2001, Bertrand Delanoë est élu maire de Paris avec 49,63% des voix, contre 50,37% à la droite divisée (32,32% pour les listes Seguin, 15,20% pour les listes Tiberi et 2,85% pour des listes divers droites). Ce sont les 9e, 12e et 14e arrondissements qui lui ouvrent les portes de la municipalité parisienne quand il est avéré que le candidat de gauche bénéficie de plus de voix que celui de droite.
Minoritaire d'environ 4 000 voix mais majoritaire en nombre d'arrondissements gagnés et en nombre de conseillers de Paris (163 élus en tout, qui sont à la fois conseillers municipaux et conseillers généraux, Paris étant à la fois Ville et département), la gauche gagne douze arrondissements sur vingt, certains d'entre eux de justesse avec 220 voix d'avance dans le 2e arrondissement pour la liste mené par le Vert Jacques Boutault, 878 voix dans le 4e arrondissement au profit de Dominique Bertinotti ou encore 1013 voix d'avance dans le 12e, alors que la droite ne gagne de justesse que dans le 1er arrondissement avec 285 voix d'avance pour le candidat tibériste Jean-François Legaret. L'alliance de la gauche et des Verts conserve les six arrondissements déjà gagnés en 1995 et remporte les 2e, 4e, 9e, 12e, 13e et 14e arrondissements.
La géographie électorale confirme la traditionnelle fracture géographique droite/gauche de Paris, tous les arrondissements gagnés par la gauche se situent à l'est et au centre-est, alors que les quartiers aisés du centre et de l'ouest de la capitale (les « beaux quartiers ») ont comme à l'habitude massivement voté pour les candidats de droite (72,98% dans le 7e arrondissement ou 80% dans le 16e arrondissement, où deux candidats de droite se maintenaient pour le second tour).
Sur ces douze arrondissements gagnés par la gauche, un est dirigé par un maire Vert (2e), un autre par un MRC (le 11e, dirigé par le chevènementiste Georges Sarre), les dix autres le sont par des élus PS (dont deux femmes maires pour les 4e et 12e).
Bertrand Delanoë est ainsi élu maire de Paris et succède à Jacques Chirac (dont le mandat aura duré 18 années, de 1977 à 1995), et à Jean Tiberi (six années, de 1995 à 2001). C'était la première fois depuis 1871 - lors de la Commune de Paris - que la gauche (grâce à son alliance avec les écologistes) prenait, hors contexte révolutionnaire, la tête du conseil municipal (il n'y a pas eu de maire de Paris de 1871 à 1977, année d'élection de Chirac, mais le conseil municipal avait toujours été dominé par la droite).
Suite à son élection à la mairie, Bertrand Delanoë décide de démissionner du mandat de sénateur de Paris qu'il occupe depuis 1995.
La victoire de la gauche et des Verts aux élections municipales de 2001 a été notamment expliquée par les divisions exacerbées au sein de la droite parisienne, majoritaire à Paris depuis cent ans et qui l'ont conduite à présenter deux listes concurrentes dans chaque arrondissement. Ce serait donc grâce à cette conjoncture exceptionnelle d'une droite fracturée et d'une gauche unie et alliée avec les écologistes au second tour que Delanoë aurait gagné.
L'image négative véhiculée par des affaires politico-financières, auxquelles Jean Tiberi et plusieurs autres membres de la majorité municipale étaient alors soupçonnés d'avoir participé, aurait également profité aux listes de gauche.
Plusieurs journaux (L'Express, Le Figaro, Le Point, Le Monde, Le Nouvel Observateur) ont en outre partiellement expliqué la victoire de Delanoë par le vote d'une nouvelle catégorie sociale surnommée « bobos » (bourgeois-bohème), qui aurait fait la différence en faisant basculer à gauche certains arrondissements « traditionnellement » de droite (2e, 4e, 9e et 12e)[7].
Bertrand Delanoë annonce, le 4 septembre 2007 dans un entretien au journal Le Parisien, sa candidature pour un second (et dernier) mandat aux élections municipales de 2008. Il présente au début de l'année 2008 ses têtes de listes. Le maire sortant de Paris a, face à lui, l'UMP Françoise de Panafieu. Il se présente en 3e position sur la liste PS du 18e arrondissement conduite par Daniel Vaillant.
Il vient soutenir sa tête de liste dans le 5e arrondissement, Lyne Cohen-Solal, contre le maire sortant UMP depuis 1983, Jean Tibéri (sauf la parenthèse 1995-2001 durant laquelle celui-ci fut maire de l'ensemble de la ville). Bertrand Delanoë se fixe en effet pour objectif de faire basculer plusieurs arrondissements de droite, le 5e considéré comme le plus susceptible de tomber dans son escarcelle, mais aussi le 1er et le 15e.
Le 9 mars 2008, au soir du premier tour, les listes « Un temps d'avance » soutenues par Bertrand Delanoë arrivent largement en tête avec 41,6 % des voix. Le 16 mars suivant, les listes de gauche sortent victorieuses du second tour (57,7 %) : le groupe PS-PRG-MRC gagne 21 sièges au Conseil de Paris, alors que Les Verts n'obtiennent que 9 élus, contre 23 lors de la précédente mandature. Pourtant, malgré cette victoire, aucun arrondissement ne bascule à gauche comme le souhaitait le maire de Paris.
En mai 2008, Bertrand Delanoë annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste en vue du congrès de Reims, prévu en novembre de la même année. À cette occasion, il publie un livre d'entretiens avec Laurent Joffrin, intitulé De l'audace et dans lequel il s'affirme « libéral et socialiste », affirmation qui lui vaut de s'attirer l'ire de sa principale concurrente dans cette compétition, Ségolène Royal, qui déclare alors que « le libéralisme est une valeur défendue par [les] adversaires [du Parti socialiste] ». Alors qu'il était donné favori par les sondages, la motion qu'il signe recueille 25,24 % des voix le 6 novembre 2008, après quoi il renonce à déposer sa candidature pour le poste de premier secrétaire du PS et apporte son soutien à Martine Aubry. Il se tient dès lors en retrait de la vie politique nationale.
Bertrand Delanoë est favorable au raccourcissement de tous les mandats électifs à cinq ans, à l'interdiction d'enchaîner un troisième et même mandat consécutif, à la limitation stricte du cumul de mandats (partisan d'un mandat exécutif ou parlementaire renouvelé une seule fois)[5]
Dès son élection, s'interdisant tout cumul de mandat et voulant être « maire à temps plein », il démissionne de son mandat de sénateur de Paris. Il choisit en 2001 de ne nommer aucun maire d'arrondissement parmi ses 33 adjoints, leur préférant des élus issus de la plupart des arrondissements, y compris des arrondissements où la droite est restée majoritaire (ainsi Anne Hidalgo est élue Première Adjointe, Jean-Yves Mano devient adjoint chargé du Logement, Lyne Cohen-Solal s'occupe du Commerce de l'Artisanat des Métiers d'Art & Professions libérales et la jeune féministe médiatique Clémentine Autain -apparentée PCF- à la Jeunesse). L'accord passé avec les Verts au soir du premier tour de l'élection de 2001 imposait tant au niveau de la mairie centrale que des conseils d'arrondissement un nombre d'élus et d'adjoints Verts proportionnel au résultat des écologistes par rapport à ceux de la gauche, c'est ainsi que certaines des plus importantes délégations furent donnés à des Verts dont Yves Contassot et Denis Baupin.
Bertrand Delanoë a dévoilé son homosexualité lors d'une interview télévisée en novembre 1998 sur M6, bien avant les élections municipales de 2001. Il ne prend pas une part active dans la « communauté » homosexuelle mais soutient ouvertement nombre des actions et revendications des associations homosexuelles pour l'égalité des droits et le respect. Il a augmenté les subventions municipales à celles-ci comme le Centre Lesbien Gay Bi et Trans (Centre LGBT Paris - Ile de France), SOS Homophobie, le Festival de Films Gays & Lesbiens ou encore augmenté de manière notable celles aux organisations de lutte contre le sida (AIDES, Sida Info Service, Sol en Si, Solidarité sida, le CRIPS, Act-Up, Ikambéré...), Paris étant depuis le début des années 1980 la ville la plus touchée par l'épidémie en Europe.[réf. nécessaire] Il est favorable au mariage homosexuel.
En 2004, Bertrand Delanoë se prononce comme la majorité du Parti socialiste en faveur du « oui » au référendum sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Au soir du 29 mai 2005, alors que la France rejette le traité constitutionnel, le « oui » obtient un score de 65% à Paris comme dans toutes les villes de sociologie similaires. La coupure géographique droite gauche de la ville qui recoupe celles des quartiers les plus favorisés des autres est là encore visible. Si le « Oui » l'emporte dans les 20 arrondissements d'une capitale devenue au cours des décennies de plus en plus inaccessible aux catégories populaires, les arrondissements du centre et de l'ouest, aux populations de classes moyennes et aisées, ont voté très massivement dans ce sens (avec des records à près de 80% dans certains d'entre eux); ceux du centre (60-70%) alors que les arrondissements plus populaires de l'est et nord-est, quoique de plus en plus peuplés par la « classe moyenne » n'ont donné que 55% au « Oui ».
En octobre 2007, il appelle les socialistes à ratifier le traité modificatif ou « mini traité européen », négocié par Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection à la présidence de la république et approuvé par le conseil européen de Lisbonne du 19 octobre 2007, afin de faire avancer l'Europe et sortir de l'impasse provoqué par les « non » français et néerlandais au traité établissant une Constitution pour l'Europe.
Bertrand Delanoë est favorable au droit de vote des étrangers aux élections locales.
En juillet 2006, il soutient la décision du bureau national du PS de retenir la candidature de George Pau-Langevin (avocate et ancienne présidente du MRAP) sur la 21e circonscription de Paris au détriment de Sophia Chikirou, proche assistante du député PS sortant Michel Charzat.
Le 4 septembre 2007, Bertrand Delanoë annonce sa candidature pour un second mandat à la mairie de Paris dans une interview au journal Le Parisien. Il annonce ensuite qu'il s'appuiera sur Patrick Bloche, député de la 7e circonscription de Paris et premier secrétaire de la fédération parisienne du PS, qui est nommé directeur de campagne. Les deux porte-parole de la campagne qui a pour slogan « Un temps d'avance » seront Anne Hidalgo, sa première adjointe, et Annick Lepetit, députée de la 17e circonscription de Paris[8]. Il présente ses listes en décembre 2007 comprenant notamment en position éligibles de nouvelles têtes issues de la société civile comme le sociologue Jean-Louis Missika, le comédien Philippe Torreton, l'actrice Firmine Richard, la réalisatrice Yamina Benguigui, l'ex-président de l'UNEF, Bruno Julliard, ou l'avocat Patrick Klugman[9].
Le 6 mai 2008, un an après la défaite de la gauche à l'élection présidentielle, il est le premier signataire d'un texte intitulé Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste dans la perspective du Congrès de Reims du Parti socialiste en novembre 2008.
En mai 2008, il a publié un ouvrage intitulé De l'audace, dans lequel il s'est affiché comme « libéral et socialiste », faisant allusion aux thèses défendues depuis quelques années par Monique Canto-Sperber et à des propos de Vincent Peillon. Cette déclaration a suscité des polémiques au sein du parti socialiste avec les oppositions de Ségolène Royal, de Julien Dray, de Benoît Hamon ou de Jean-Marc Ayrault. À propos du terrorisme, il écrit « l’expliquer serait l’excuser ».
Il fut un membre actif, comme parlementaire, de la Ligue des droits de l'homme (LDH). Il a aussi consacré plusieurs interventions (discours, chapitre de livre…) à défendre le droit à l'eau potable dans le monde, et a fait en sorte que la société Eau de Paris (SAGEP) finance des projets concrets d'accès à l'eau dans des pays pauvres [réf. nécessaire]. Il se déclare favorable à l'euthanasie.
Depuis des décennies, il se déclare très vigilant contre l'antisémitisme, contre tous les racismes et le sexisme, invoquant son enfance à Bizerte, en Tunisie, où musulmans, juifs et catholiques vivaient plutôt en bonne entente[réf. nécessaire].
En juin 2006, comme d'autres conseils généraux de tous bords et avec le soutien de l'Association des départements de France (ADF), il réclame à l'État le remboursement « à l'euro près » de 52 millions d'euros dus pour 2005 au titre du RMI, dorénavant géré et versé par les conseils généraux, les nouvelles lois de décentralisation introduites dans la Constitution prévoyant que l'État rembourse ces sommes aux collectivités.
Le 5 juillet 2006, Bertrand Delanoë inaugure la place Theodor Herzl, dans le 3e arrondissement, à l'intersection des rues Turbigo et Réaumur. Le 3 septembre 2006, le parvis de la cathédrale Notre-Dame est rebaptisé « Parvis Notre-Dame-Place Jean Paul II, 1920-2005, pape (1978-2005) » par Bertrand Delanoë, sur proposition du groupe UMP de la municipalité de Paris en dépit de l'opposition d'une partie des élus verts.
Le 14 février 2008, il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne[10].
En 2010, il prend position en signant une pétition contre le Boycott d'Israël[11].
|
|
Cette section doit être wikifiée.
Le texte ne correspond pas à la mise en forme Wikipédia.
|
En janvier 2002, dans un discours intitulé « Communication l'enfant dans la ville », Bertrand Delanoe remarquait qu'un enfant de moins de trois ans sur trois à Paris ne bénéficiait d'aucune solution de garde financée par les pouvoirs publics (tous modes de garde confondus, que ce soit en crèche, en halte-garderie, à domicile, en milieu scolaire ou auprès d'une assistante maternelle). Plusieurs mesures furent alors prises dans le domaine de la petite enfance.
Le rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile de France observe en décembre 2006 que la proportion d'enfants gardés par un employé à domicile était plus élevé à Paris qu'au niveau national mais qu'entre 2001 et 2005, en se basant sur les chiffres fournis par la ville de Paris, le taux de service public en termes d'accueil de la petite enfance était passée de 65,27 % en 2001 à 64,67 % en 2005 et était estimé pour l'année 2006 à 67,10 % [33].
En 2002, au nom d'une certaine conception de la lutte contre la peine de mort et contre la discrimination raciale, la majorité municipale de la Ville de Paris fait citoyen d'honneur Mumia Abu-Jamal, condamné à mort en 1982 aux États-Unis pour le meurtre d'un policier. La franco-colombienne Ingrid Betancourt, ex-otage de la guérilla d'extrême gauche des FARC, a aussi été faite citoyenne d'honneur de Paris. En 2011, le Chef Raoni, défenseur de la forêt amazonienne, devient le 12e Citoyen d'honneur de la ville de Paris.
En avril 2006, Bertrand Delanoë a confirmé depuis San Francisco sa volonté de doter Paris d'un réseau Wi-Fi gratuit sur plus de 400 bornes reparties sur 260 sites municipaux (jardins, bibliothèques, Maisons des associations, etc.). Le réseau Paris Wi-Fi a été inauguré en septembre 2007 et est en service depuis. Il a également signé avec Gavin Newsom la convention dite des « Villes Numériques Sœurs » qui comprend déjà San Francisco, Toronto, Singapour, Prague, Mexico et Madras[43].
En janvier 2006, Bertrand Delanoë a aussi souhaité équiper Paris en très haut débit (jusqu'à 100 fois plus rapide que le réseau haut débit ADSL qui couvre alors déjà 100% de la capitale). Il présente à l'été un plan pour réaliser ce projet : comme impulsion clef, la ville baisse dès lors fortement les droits de passage dans son réseau d'égouts, ce qui évite de creuser des tranchées dans toutes les rues, par exemple pour déployer de la fibre optique. Plusieurs opérateurs, dès 2006, annoncent qu'ils commencent le déploiement de ce réseau, avec des zones tests dans plusieurs arrondissements la même année.
En mai 2006, il propose au président de Bolivie, Evo Morales, un proche d'Hugo Chavez et de Fidel Castro, d'accroître l'aide de la capitale française au pays, notamment par une aide d'urgence destinée à favoriser l'accès à l'eau potable dans la région de Cochabamba.
Bertrand Delanoë travaille aussi sur l'importance des collectivités locales à l'échelle mondiale. Comme maire de Paris il préside l'Association internationale des maires francophones (AIMF), principalement active pour la coopération (subventions, aides techniques sur l'urbanisme, les transports et l'eau potable, etc.) et les échanges avec des villes d'Afrique et d'Asie. En octobre 2007, il devient président de l'organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU). Cette organisation se donne pour objet la coopération internationale grâce à l'échelon administratif local et de faire reconnaître par l'ONU le rôle des collectivités locales.
En 2005, Bertrand Delanoë soutient la candidature de Paris pour l'organisation des Jeux olympiques de 2012. Lorsque Londres est finalement choisie, le 6 juillet 2005, Bertrand Delanoë accuse publiquement Tony Blair et la direction du comité de candidature de Londres de ne pas avoir respecté trois des règles édictées par le Comité olympique international (CIO), et ce dernier d' « avoir franchi la ligne jaune ».
Recrutement de 8 000 nouveaux agents portant à 50 000 le nombre de fonctionnaires de la mairie (et du département) -notamment pour appliquer la loi sur la RTT que la Ville ne prenait pas en compte jusqu'en 2001- répartis en plus de 120 métiers et vingt-deux directions administratives. La majorité des nouveaux emplois créés sont affectés aux nouveaux équipements municipaux (petite enfance, sports, culture...) et aux services de la propreté. En décembre 2007, Bertrand Delanoë annonce refuser d'appliquer le décret relatif au rachat des jours de RTT au personnel de l'hôtel de ville de Paris, décret qu'il estime injuste socialement, annonçant un dispositif significatif en faveur du pouvoir d'achat du personnel parisien qu'il présentera au vote lors du prochain Conseil de Paris[44].
Un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France dévoilé en septembre 2010 pointe plusieurs « anomalies » dans le recrutement de la Mairie de Paris, parmi lesquelles des emplois abusifs et le versement d'importantes primes, dont le montant global est passé de 5 millions d'euros en 2002 à 13 millions en 2009[45].
Comme son prédécesseur, Jean Tibéri, il obtiendra pour la ville la meilleure note financière de l'agence Standard & Poors: AAA, qui juge de la capacité de la Ville à rembourser ses emprunts et qui lui permet entre autres d'emprunter aux meilleurs taux[46].
Ainsi, si le recours à l'emprunt a doublé la dette par habitant pour financer 1 milliard d'euros de dépenses (contre 450 millions les années précédentes), Paris est restée l'une des villes les moins endettées de France grâce notamment à la richesse de son tissu économique, et son important potentiel fiscal. En dépit d'un niveau de dépenses d'équipement élevé en partie financé par l'emprunt et des marges de manœuvre modestes sur les dépenses de gestion, la non-augmentation des impôts locaux durant la mandature a pu se réaliser grâce aux rentrées exceptionnelles engrangées par le boom de l'immobilier. En effet, les droits de mutation atteignaient, en 2006, 870 millions d'euros (deux fois plus qu'au début de la mandature), soit 15 % des recettes de fonctionnement[47]. Néanmoins, en octobre 2006 et au cours de la campagne municipale de mars 2008, Bertrand Delanoë a annoncé clairement la possibilité d'augmenter de manière « mesurée », pendant 2 années de suite en début de mandature (2009 et 2010), les impôts locaux dans l'hypothèse d'un second mandat afin de financer, selon ses propos, l'augmentation des dépenses sociales (plus de 70 % depuis 2001) et les dépenses d'investissement[48]. En novembre 2008, conformément à ses promesses de campagne, il annonce pour l'année 2009 une augmentation de 9 % des impôts locaux à laquelle il ajoute une nouvelle taxe foncière départementale portant cette augmentation fiscale à 12 % pour les propriétaires fonciers à Paris (soit 50 % des particuliers parisiens). En septembre 2010, la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France relève néanmoins des hausses des impôts locaux plus fortes que prévues : alors que Bertrand Delanoë s'était engagé à les augmenter de 10 % au maximum, les augmentations sont souvent de l'ordre de 30 %[49].
Tenus dans chaque arrondissement, ces réunions pendant lesquelles le maire présente les actions de la municipalité permettent aussi aux résidents du quartier de questionner le maire sur des problèmes locaux, liés aux différents services publics municipaux ou d'État, aux transports, etc. Certains de ces compte rendus sont parfois chahutés (notamment celui qui s'est déroulé en octobre 2005, dans le 19e arrondissement).
François Devoucoux du Buysson, fondateur du site internet satirique Le Perroquet Libéré[50], reproche à Bertrand Delanoë d'avoir privilégié les « paillettes » plus que les réformes de fond, faisant référence à la manifestation festive Paris Plages. Cette critique est amplement reprise depuis la fermeture du Perroquet par Serge Federbusch, conseiller municipal UMP et fondateur du site d'opposition Delanopolis.
Une critique récurrente adressée à la majorité municipale (notamment par Françoise de Panafieu, candidate UMP aux élections de 2008) est d'avoir détérioré les conditions de circulation en voiture dans la ville (notamment dues, d'après ces critiques, à l'élargissement des couloirs de bus), tout en n'ayant pas fait baisser le taux de pollution de manière significative.
Ses détracteurs, qu'ils soient issus de sa propre majorité comme Les Verts ou de son opposition comme l'UMP ou le Modem, en parlant de « ville des aisés et des aidés », accusent également Bertrand Delanoë de ne pas avoir enrayé la fracture sociale à Paris, voire de l'avoir accentuée[51],[52].
Si les derniers recensements INSEE ont montré que, pour la première fois depuis 40 ans, la population de Paris a légèrement augmenté (+ 20 000 habitants depuis 2000), certains dénoncent le fait que le fossé entre classes sociales s'est, lui, accentué[53],[54]. Ils reprochent ainsi au maire de ne pas avoir réussi à lutter contre la hausse des prix de l'immobilier à Paris. Comme le montrent les études de la Chambre des Notaires, cette hausse n'est pas exclusive à Paris[55], même si elle est comme chaque année supérieure à celle de l'ensemble du pays[56], s'élevant au second trimestre 2007 sur toute la région à 2,4 % (2,7 % à Paris) dans une conjoncture de ralentissement de la hausse immobilière[57]. Ils pointent encore le manque de logements accessibles aux ménages de la classe moyenne, qui sont parfois contraints de quitter Paris pour sa petite voire sa grande couronne[58].
Jean-François Lamour déplore en 2010 que Bertrand Delanoë reste moins de deux heures dans l'hémicycle du Conseil de Paris alors qu'il dure deux jours, et que le directeur de cabinet Nicolas Revel « pilote tout »[59]. À la suite d'une succession d'échecs et polémiques (congrès de Reims, accord dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, interdiction de l'exposition de Larry Clark aux mineurs, rapport critique de la Chambre régionale des comptes, réaménagement du Forum des Halles), le maire de Paris est alors dépeint par Le Point comme « démotivé », fonctionnant « pour l'essentiel par notes » et s'appuyant « surtout sur deux ou trois collaborateurs »[59].
Dans un livre intitulé Comptes et légendes de Paris, Bilan de la gestion Delanoë (2011), le journaliste Dominique Foing analyse, sur la base des rapports de l'Inspection générale de la Ville de Paris et de la chambre régionale de la Cour des comptes d'Ile-de-France, la gestion des années 2001-2011 de la ville de Paris : les dépenses municipales auraient augmenté de 44,45% (« le produit fiscal collecté sur les contribuables parisiens est passé de 1.7 milliards d'euros au budget 2001 à 2.5 milliards au budget 2008 soit 47% d'augmentation »), signifiant une hausse des impôts pour les ménages parisiens de 70% entre 2001 et 2011 ; les dépenses de fonctionnement se seraient accrues de 2 milliards d'euros, la dette, relativement faible en 2011, augmentant d'un milliard d'euros. Dominique Foing met également en avant l'absentéïsme des employés municipaux, trois fois supérieur à celui des personnels des entreprises privées de la capitale (« un employé de la mairie travaille en moyenne un jour sur deux ! »)[60][61].
Le 5 octobre 2002, il est poignardé pendant les festivités de la première Nuit Blanche en plein hôtel de ville[62]. Son agresseur, Azedine Berkane, un marginal au chômage, a affirmé à la police détester « les politiciens, particulièrement les homosexuels » pour expliquer son geste[63]. Le 12 janvier 2004, la justice signe un non-lieu en sa faveur en déclarant que « son état mental le rendait irresponsable pénalement », et le fait interner en hôpital psychiatrique[64].
Après une déclaration au théâtre de l'Odéon où Delanoë aurait affirmé qu'il « aura difficilement des bonnes relations avec Gianni Alemanno (le maire de Rome) qui a été reçu au Capitole avec des saluts fascistes », celui-ci (élu de l'Alliance nationale, mais ancien militant d'un parti néofasciste, le Mouvement social italien) réplique : « ce qu'a dit le maire de Paris à mon sujet est faux, offensant et intolérable » et « il ne faut pas inventer des faits qui n'existent pas ni interrompre les relations institutionnelles entre Rome et Paris qui sont liées par un jumelage très ancien ». Alemanno a demandé l'intervention de l'ambassadeur d'Italie à Paris pour savoir ce qui s'est réellement dit au théâtre de l'Odéon[65].
Le contenu de cette page (Bertrand Delanoë) est un minuscule extrait de l'encyclopiédie gratuite en ligne WIKIPEDIA
le webmaster de ce site n'est pas l'auteur de cet article (Bertrand Delanoë). Vous pouvez retrouver l'original de cet article (Bertrand Delanoë) à cette adresse et la liste des auteurs
ici
Vous pouvez modifier ou compléter cet article mais également discuter de son contenu (Bertrand Delanoë) sur le site de WIKIPEDIA France - Contenu (Bertrand Delanoë) disponible sous GNU Free Documentation License.