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| Bouches-du-Rhône | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Code département | 13 |
| Création | 4 mars 1790 |
| Chef-lieu (Préfecture) |
Marseille |
| Sous-préfecture(s) | Aix-en-Provence Arles Istres |
| Président du conseil général |
Jean-Noël Guérini (DVG, en congé du Parti socialiste) |
| Préfet de département | Hugues PARANT |
| Statistiques | |
| Population totale | 1 967 299 hab. (2009) |
| Densité | 387 hab./km2 |
| Superficie | 5 087 km2 |
| Subdivisions | |
| Arrondissements | 4 |
| Circonscriptions législatives | 16 |
| Cantons | 57 |
| Intercommunalités | 10 |
| Communes | 119 |
Le département des Bouches-du-Rhône[1] est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Bucco-rhodaniens. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 13.
Sommaire |
Les Bouches-du-Rhône font partie de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elles sont frontalières avec les départements du Gard, de Vaucluse et du Var.
Principaux cours d'eau :
Principales zones humides :
Massifs montagneux :
Suite au décret du 14 mai 1991 définissant le zonage sismique de la France, les Bouches-du-Rhône ont été découpés de la manière suivante[2] :
Le département des Bouches-du-Rhône est soumis à un climat méditerranéen dans son ensemble.
Les caractéristiques de ce climat sont :
Marseille compte moins de 60 jours de pluie par an. L'année 2007 à Marignane avec 272 mm et 48 jours de pluie est digne d'un climat semi-désertique. En 2008 il tombe près de 900 mm à Aix-en-Provence en 60 jours soit 46 % de plus que la moyenne[3].
On peut cependant distinguer plusieurs microclimats dans le département:
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, d’une partie de la province de Provence, ainsi que de quelques principautés (Orange, Martigues, Lambesc).
Plus étendu qu'aujourd'hui, il perdit toute la partie de son territoire située au nord de la Durance au moment de la création du département de Vaucluse, comprenant notamment Orange et Apt.
Il est tout de suite très favorable à la Révolution française, et très actif : on compte 90 sociétés populaires dans le département fin 1794[4]. De la même façon, 50 % des prêtres acceptent de prêter serment à la constitution civile du clergé[5].
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Les armes des Bouches-du-Rhône se blasonnent ainsi : « D'or au gousset renversé d'azur chargé en cœur d'une fleur de lys du champ surmontée d'un lambel de gueules brochant sur le tout. » |
Étant l'un des départements français les plus peuplés et les plus divers, les Bouches-du-Rhône ont constitué de longue date un lieu d'affrontements politiques particulièrement vifs.
Le développement du port de Marseille, par la relation entretenue entre la France et son Empire colonial, celui de l'industrie autour de l'exploitation du charbon des Houillères de Provence, l'importante immigration, venue notamment d'Italie, dès la fin du XIXe siècle et plus encore durant la période de l’entre-deux-guerres, sont autant d'éléments qui ont conduit à l'émergence d'une classe ouvrière importante et combative.
En milieu rural et notamment dans le pays d'Aix, le maintien de relations sociales imprégnées des enjeux de la propriété foncière, ont plutôt favorisé l'influence des partis de droite, et notamment catholiques et monarchistes aux débuts de la IIIe République.
Dès la fin du XIXe siècle, le courant socialiste gagne en influence, comme en témoigne, en 1881, l'élection du premier député socialiste de France, Clovis Hugues.
C'est l’entre-deux-guerres et l'époque du Front populaire qui marquent le début de la prédominance de la gauche dans le département, d'abord avec la SFIO, puis avec le PCF à compter de 1936.
La droite marseillaise, liée aux gangs de la pègre, ayant largement versé dans la collaboration pendant la guerre, la gauche domine très largement le département à la Libération. Marseille, avec l'élection de Jean Cristofol, est même, en 1945, la plus grande ville de France à avoir un maire communiste.
À compter de 1947, le jeu des alliances de la SFIO avec le centre et la droite contre le PCF imprègne fortement la vie locale, provoquant notamment le long règne de Gaston Defferre sur le Vieux Port.
La position dominante du courant socialiste a toutefois progressivement été remise en question, notamment avec l'évolution sociologique, économique et politique du département, qui penche de plus en plus vers la droite ; lors des élections nationales mais aussi locales. La conquête par la droite de la Mairie de Marseille, en 1995, sous la direction de Jean-Claude Gaudin en constitue un symbole. Durant les années 1990, le Front National y fait un de ses meilleurs scores, 2 municipalités basculent au FN en 1995 avec Vitrolles et Marignane.
En 2001, c'est la chute de deux bastions communistes que sont La Ciotat et Port-Saint-Louis-du-Rhône qui basculent à droite. Malgré cela, 39 des 57 cantons du département (soit 68%) restent ancrés à gauche, y compris ceux de Marseille, Cependant il faut nuancer le fait que les cantons ne sont pas peuplés de manière égale dans le département. Le PS dirige par ailleurs 3 grandes villes dont Salon-de-Provence, Istres et Vitrolles et le PCF reste présent à Aubagne, Arles, Gardanne, Martigues et aux municipales de 2008 regagne Port-Saint-Louis-du-Rhône. Sur les 16 circonscriptions législatives que compte le département des Bouches du Rhône, 3 sont au PS, 1 au PCF et 12 à l'UMP et, également les deux communes les plus peuplées du département (Marseille et Aix-en-Provence) sont dirigées par deux maires UMP.
Les principaux lycées du département sont:
La gare de Marseille-Saint-Charles est la plus grande gare du département. De cette gare partent des TGV, TER Paca, Téoz et d'autres trains internationaux.
Presse quotidienne : La Provence et La Marseillaise
Presse hebdomadaire :
Radios locales :
Télévision locales :
Les habitants des Bouches-du-Rhône sont les bucco-rhodaniens.
La population du département était de 1 967 299 habitants en 2009 (population municipale ; la population totale, qui comprend des doubles comptes[20], était de 1 995 094 habitants). Entre 1999 et 2006, le nombre de bucco-rhodaniens a augmenté de près de 102 000 habitants, soit +0,8%/an.
La population est principalement urbaine. En 2009, 28 communes dépassaient les 10 000 habitants :
Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 3,5 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires et occasionnelles.
| Ville | Population municipale | Nombre de logements | Résidences secondaires | % résidences secondaires |
|---|---|---|---|---|
| Saintes-Maries-de-la-Mer | 2 294 | 2 922 | 1 768 | 60,51 % |
| Sausset-les-Pins | 7 333 | 4 949 | 1 543 | 31,19 % |
| Eygalières | 1 830 | 1 309 | 385 | 29,44 % |
| Cassis | 7 793 | 5 706 | 1 660 | 29,09 % |
| Mallemort | 5 809 | 3 468 | 1 003 | 28,91 % |
| Maussane-les-Alpilles | 2 102 | 1 365 | 379 | 27,74 % |
| Paradou | 1 290 | 793 | 203 | 25,60 % |
| Carry-le-Rouet | 6 331 | 4 074 | 927 | 22,76 % |
| La Ciotat | 33 790 | 20 015 | 3 304 | 16,51 % |
| Ensuès-la-Redonne | 5 224 | 2 340 | 356 | 15,20 % |
| Jouques | 4 089 | 1 924 | 215 | 11,17 % |
| Saint-Rémy-de-Provence | 10 662 | 5 735 | 630 | 10,99 % |
À ce jour, quinze académiciens français sont nés dans les Bouches-du-Rhône :
Le patrimoine du département des Bouches-du-Rhône est particulièrement riche et diversifié :
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