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| Boulogne-sur-Mer | |||
|---|---|---|---|
Vue générale : le phare, le beffroi et la mer |
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Nord-Pas-de-Calais | ||
| Département | Pas-de-Calais (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Arrondissement de Boulogne-sur-Mer (chef-lieu) |
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| Canton | chef-lieu de 3 cantons Boulogne-sur-Mer-Nord-Est Boulogne-sur-Mer-Sud Boulogne-sur-Mer-Nord-Ouest + Canton du Portel |
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| Code commune | 62160 | ||
| Code postal | 62200 | ||
| Maire Mandat en cours |
Frédéric Cuvillier 2008- 2014 |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Boulonnais | ||
| Site web | www.ville-boulogne-sur-mer.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 43 310 hab. (2009) | ||
| Densité | 5 144 hab./km2 | ||
| Gentilé | Boulonnais | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 110 m | ||
| Superficie | 8,42 km2 | ||
Boulogne-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région du Nord-Pas-de-Calais.
Située au bord de la Manche, Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche français et est la deuxième ville la plus peuplée du département derrière Calais.
Sommaire |
Pendant la Révolution française, la ville fut appelée Port-de-l'Union.
Les habitants de Boulogne-sur-Mer sont appelés les Boulonnais.
Boulogne-sur-Mer a donné son nom à la région naturelle du Boulonnais, qui regroupe plusieurs communes proches de Boulogne-sur-Mer.
Boulogne-la-petite, créée en 1330 pour proposer des pèlerinage mariaux plus près de Paris que ceux très populaire du boulonnais, et devenue en 1790 Boulogne-sur-Seine puis en 1926 Boulogne-Billancourt, doit son nom à Boulogne-sur-Mer.
Une ville d'Argentine de la banlieue nord de Buenos Aires, Boulogne Sur Mer, ainsi qu'une rue[1] de Buenos Aires, dans le quartier de Balvanera, tirent leur nom de Boulogne-sur-Mer, en hommage à la ville d'exil où mourut en 1850 le général José de San Martín, héros de l'indépendance argentine.
Boulogne sur Mer se situe à environ 30 km de Calais[2], 65 km de Dunkerque[3], 100 km de Lille[4] et 215 km de Paris[5].
Boulogne-sur-Mer se situe sur la Côte d'Opale, au bord de la Manche, à l'embouchure de la Liane.
La position de la ville dans le Pas-de-Calais a justifié l'installation d'un marégraphe côtier numérique (HT 200), installé à l'extrémité de la darse Sarraz-Bournet dans le port, dans l'ex-usine Comilog.
Appartenant sous l'Ancien Régime à la province de Picardie, Boulogne est rattachée depuis la création des régions du programme à la région Nord-Pas-de-Calais.
La ville est bien desservie par différents modes de transports.
Elle est reliée à l'autoroute A 16 (sorties 28 à 32).
Deux gares (Boulogne-Ville et Boulogne-Tintelleries) permettent de rejoindre Paris, Lille, Amiens ou encore Calais-Fréthun (qui assure les liaisons vers Londres) mais également des localités proches en TER.
Le port maritime de Boulogne est très bien développé. Des ferry circulaient depuis le port jusqu'en 2010. Mais le port de Boulogne-sur-Mer est toujours le premier port de pêche de France. Le trafic fluvial est dense : bateaux de pêche et de loisirs, douanes maritimes.
L'agglomération connaît aux heures de pointes des phénomènes de circulation difficile. Les lignes de bus du réseau TCRB permettent le déplacement dans l'agglomération et vers les autres communes du boulonnais.
La ville est également le point de départ ou d'arrivée de 2 routes cyclables européennes majeures: la LF1 [1] jusque Den Helder en Hollande, et l'Euroroute R1 [2] , commune avec la route précédente jusque La Haye, et qui bifurque ensuite à l'est pour rejoindre l'Allemagne, la Pologne et les pays baltes jusque Saint-Pétersbourg.
La ville est composée de 9 quartiers:
Boulogne-sur-mer est traversée par le fleuve côtier, la Liane, d'une longueur totale de 36,7 km. Le fleuve se jette dans la Manche à Boulogne-sur-mer et son embouchure a favorisé les installations portuaires. La Liane est canalisée et artificialisée à l'approche de l'estuaire. La digue Carnot protège le port.
Le territoire se situe géologiquement au cœur de la boutonnière du Boulonnais, qui se prolonge sous l'eau jusque dans le Kent, au-delà des côtes anglaises voisines. Les terrains sont du Jurassique supérieur (Tithonien). Boulogne-sur-mer est connu en paléontologie pour ces étoiles de mer : Astropecten lorioli.
La plage est sableuse, mais la ville s'inscrit en limite sud d'une façade rocheuse (pointe de la Crèche).
Les reliefs sont relativement importants, avec de nombreuses pentes dans la ville. L'altitude varie de 0 mètre à l'ouest (au niveau de la plage) à 110 mètres au niveau de la pointe est de la ville (hôpital). La vieille ville se situe sur une colline à environ 45 mètres d'altitude[6], Le chemin vert sur une autre colline plus au nord, à 70 - 80 mètres.
Une faille sismogène existe en Belgique parallèle à la frontière franco-belge. Plusieurs tremblements de terre importants, dont le tremblement de terre de 1580 semblent avoir eu un épicentre dans le Pas-de-Calais, entre la France et l'Angleterre. En 1580, Boulogne et Calais ont été touchés par un petit tsunami qui aurait aussi mis en difficulté des navires en mer, mais dans cette région qui a subi de nombreuses guerres, il reste peu de témoignages précis de cette époque.
Plus récemment, le 19 septembre 1810, un petit tsunami a également touché[7] le port de Boulogne sur mer ; évalué à une intensité[8] de 3.0 par le BRGM, c'est-à-dire avec comme effets : « Assez forte. Généralement remarquée. Inondation des côtes en pente douce. Embarcations légères échouées. Constructions légères près des côtes faiblement endommagées. Dans les estuaires, inversion des cours d'eau jusqu'à une certaine distance en amont ».
Climat du Pas-de-Calais : La ville côtière est sous un climat océanique marqué, avec 44,3 mm de précipitations moyennes mensuelles, celles-ci étant légèrement plus importantes à l'automne. Les hivers sont doux, avec néanmoins des gelées et des périodes d'enneigement, comme durant l'hiver 2009/2010 et les étés frais. Elle connait également des périodes de canicule estivale, comme en 2003.
Les vents dominants viennent du sud-ouest ou de l'ouest (façade maritime), mais il existe également des vents froids en provenance du nord.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 3,0 | 3,0 | 5,0 | 6,0 | 9,0 | 12,0 | 14,0 | 15,0 | 13,0 | 10,0 | 6,0 | 4,0 | 8,3 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,0 | 6,0 | 9,0 | 12,0 | 15,0 | 17,0 | 20,0 | 21,0 | 18,0 | 15,0 | 10,0 | 7,0 | 13,0 |
| Précipitations (mm) | 52,1 | 34,5 | 30,8 | 39,3 | 34,0 | 33,0 | 41,4 | 33,8 | 46,3 | 62,1 | 69,1 | 56,1 | 532,5 |
Habité primitivement par les Morins germanophones[10], le site de Boulogne est choisi par Jules César, en 55 Av J.C., pour préparer sa flotte destinée à envahir la Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne). Il installe son camp à l'emplacement actuel de la vieille ville qu'il nomme "Bolonia", en référence à l'actuelle ville de Bologne. Des restes qui pourraient être ceux de son quartier général ont été identifiés dans la haute-ville actuelle de Boulogne en 1980.
Boulogne sera nommée en latin Bononia ou Bolonia, puis Gesoriacum vers le IIIe siècle.
À partir de la basse-ville dénommée Portus Itius, Jules César lance ses galères vers les côtes du Kent et conquiert l'Angleterre. Le point d'embarquement des troupes romaines vers l'Angleterre pourrait être une plage aujourd'hui ensablée située à douze milles au nord de Boulogne, sur le site actuel de Wissant (identifiée dans la chanson de Roland sous son nom saxon Wit-sand (Sable blanc).
Portus Itius devint sous l'Empire romain le port d'attache de la Classis Britannica.
C'est à Boulogne que les romains, sous l'ordre même de Caligula selon Suétone (Vie de Caligula, chap. XLVI), construisent une tour « d'une hauteur prodigieuse ... à l'instar du Pharos » vers 39 en vue d'une campagne contre les Celtes du pays de Galles (Silures). On confond généralement cette tour initiale avec la tour d'Ordre, ou le Vieil Homme, phare médiéval à section octogonale détruit au XVIe siècle. Boulogne restera célèbre jusqu'au Moyen Âge pour ce phare romain placé sur la haute falaise près de la plage, qui consistait en une tour de maçonnerie avec des étages se rétrécissant et au sommet de laquelle brûlait un feu.
En 43 la flotte de l'empereur Claude, la Classis Britannica, conquiert définitivement et entièrement la Grande-Bretagne.
À la fin du IIIe siècle, le préfet Carausius, commandant de la flotte de Gesoriacum s'allie aux Francs, fait sécession de l'empire et prend le contrôle de la Bretagne et du nord de la Gaule. Le nouveau tétrarque Constance Chlore ne parvient à reprendre la ville de Gesoriacum qu'après bien des difficultés en 294, et il lui faudra encore deux ans pour éliminer de Gaule le reste des troupes révoltées et préparer une invasion de la Bretagne. Sa flotte part de Gesoriacum en 296 divisée en deux groupes, l'un dirigé par Constance en personne, l'autre par son préfet du prétoire, Asclepiodotus. Un brouillard épais contraint la flotte de Constance à revenir en Gaule, mais permet à la flotte d'Asclepiodotus de débarquer sans être repéré et de reconquérir la Bretagne.
Au Moyen Âge, Boulogne est le siège du comté de Boulogne. Un de ses comtes, Eustache II "as grenons" (aux belles moustaches), envahit l'Angleterre avec Guillaume le Conquérant. Il est le mari de sainte Ide et le père de Godefroy de Bouillon.
Un autre, Étienne de Blois, est roi d'Angleterre au XIIe siècle. Alphonse de Portugal, mari de la comtesse de Boulogne Matilde II, est roi de Portugal.
Baudouin de Boulogne, comte de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon, est le premier roi chrétien de Jérusalem.
Le 25 janvier 1308, Isabelle de France, fille de Philippe le Bel, épouse dans l'église abbatiale située en haute ville le roi Édouard II d'Angleterre.
Boulogne est attaquée à trois reprises par les Anglais depuis l'enclave de Calais pendant la première moitié du XVIe siècle. Le 26 juillet 1544, la Tour d'Ordre romaine est détruite. Boulogne tombe en Septembre 1544 ; elle est presque aussitôt ré-assiégée par les troupes du dauphin de France (futur Henri II) (en octobre 1544) dont l’avant-garde est commandée par Blaise de Montluc. Mais l'indiscipline des mercenaires ruine l'assaut et il faut attendre la paix d'Ardres (juin 1546) pour que la ville redevienne française. Ronsard y fait allusion dans son Hymne d'Henri II :
La signature du traité entre les Français et les Anglais eut lieu le 24 mars 1550 (rachat de 400 000 écus d’or). A ce stade-là, la ville est encore majoritairement flamande.
En 1662, alors que Louis XIV vient d'acheter au roi d'Angleterre la place forte de Dunkerque, enlevée quatre ans plus tôt aux Espagnols par la coalition franco-britannique, les Boulonnais, bourgeois et paysans, se révoltent contre le roi de France, en raison de la pression fiscale accrue et des réquisitions pour le financement des guerres incessantes.
La révolte des Lustucru est soutenue en sous-main par les agents du roi d'Espagne, avec qui la guerre reprend en 1667, et dont la frontière se trouve à une vingtaine de kilomètres de l'entrée de Boulogne. En effet, jusqu'à 1678 (paix de Nimègue), la frontière passe encore entre Longueville et Escœuilles. Le pouvoir central exerce alors une répression féroce sur la région : de nombreux habitants des campagnes sont massacrés. Trois mille survivants, qui n'ont pu s'enfuir de l'autre côté de la frontière, sont envoyés aux galères.
Au XVIIIe siècle, Boulogne est un port de pêche en décadence (hareng à l'automne et maquereau au printemps), qui voit la montée en puissance de la contrebande entre l'Angleterre et la France[11]. Cette fraude, appelée smogglage, concerne surtout des produits courants (thé, tissus) ou des alcools (eaux-de-vie, vins, genièvre), surtaxés en Angleterre. Encouragé par les autorités françaises, ce trafic atteint des sommets dans les années 1780, avec près de 6 millions de livres de rapport annuel, contre 500 000 livres pour toutes les pêches[12].
Durant ce siècle, les corsaires boulonnais sont très actifs, notamment pendant les guerres de Succession d'Espagne (1744-1748) et de Sept Ans. Ils font de nombreuses prises et annoncent les grands succès durant la Révolution française et l'Empire, emmenés par le fameux baron Bucaille (Jacques-Oudart Fourmentin).
Après guerre, la pêche industrielle se développe fortement, avec des chalutiers très présent en Atlantique nord-Est, jusqu'au nord et ouest des îles britanniques[13].
Le 21 juillet 1798, vente à l'ancan[14] de la cathédrale, du Palais épiscopal et des dépendances pour la somme de 510 000 francs. Tout sera démoli pierre à pierre par les adjudicateurs. Le 19 juin 1800, la première vaccination contre la variole en France est effectuée sur trois petites filles de la rue des Pipots : Mlles Beugny, Hédouin, et Spitalier.
C'est autour de Boulogne que Napoléon Bonaparte assembla entre 1803 et 1805 la « Grande Armée » ou armée des côtes de l'Océan ; la première distribution de la Légion d'honneur a lieu au camp de Boulogne, le 16 août 1804.
Boulogne-sur-Mer bénéficia de grands travaux portuaires, comme l'aménagement d'un bassin circulaire sur la rive gauche dans le but d'accueillir la flotte qui devait assurer la maîtrise du détroit ; on connaît cette structure sous le nom du bassin Napoléon. Deux ponts furent inaugurés, ils furent jetés au-dessus de la Liane pour relier Capécure à Boulogne. Cet ensemble de structure passe pour être à l'origine de la prospérité de Boulogne au XIXe siècle. L'idée d'un débarquement fut abandonnée en août 1805, Napoléon préféra envoyer l'Armée des Côtes et de l'Océan soutenir la campagne d'Autriche (victoire de la bataille d'Austerlitz.)
Puis le XIXe siècle est marqué par différents projets d'aménagement qui accompagnent la croissance de la ville et le développement du tourisme balnéaire :
On compte, en 1854, 5 000 Anglais (et jusqu'à 15000 en été) sur près de 31 000 habitants. Le 21 septembre 1909, le capitaine Ferber, pionnier de l'aviation, se tue lors d'un meeting aérien.
En 1914-1918, la ville se trouve assez loin du front pour être épargnée mais les populations souffrent de la guerre et en conservent des séquelles visibles sur le monument aux Morts. Demeure aussi un dépôt de munitions immergées en mer non loin du port. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Boulonnais furent très actifs contre l'occupant allemand : dès septembre 1941, intervenaient les premiers sabotages par ce qui allait devenir le front national de la résistance de Boulogne, créé par Roger Thierry, Eugène Blamengin et Émile Popelier, qui regroupera jusqu'à quatre cent résistants encadrés par Firmin Blondeel et Louis Fourrier[17]. Les Allemands comme les Alliés épargnent la ville haute (citadelle, remparts, château, basilique Notre-Dame, église Saint-Nicolas) et les maisons bourgeoises de l'ancien rivage. Mais en 1943 et 1944, les quartiers populaires proches du port (notamment le quartier Saint-Pierre) sont presque entièrement rasés par les bombardements, ce qui explique l'architecture typique de l'après-guerre qui les caractérise aujourd'hui.
Avec la démolition des hauts-fourneaux construits sous la présidence du général Charles de Gaulle, les séquelles du développement industriel étatique sans aucune préoccupation écologique tendent à s'estomper, au moins en ce qui concerne la pollution atmosphérique avec celle d'une des plus grandes usines littorales de France, la Compagnie minière de l'Ogoué (Comilog, ex-Société de ferromanganèse de Paris Outreau ou SFPO, aujourd'hui filiale d'Eramet), qui produisait au XIXe siècle des fontes de seconde fusion puis du ferromanganèse en haut-fourneau à partir de 1901 (assurant 10 % environ de la production mondiale des années 1950 à 1970). Le port et sa plage ont longtemps été classés parmi les plus pollués de France, à cause du mercure notamment.
L'avenir du port de Boulogne fait l'objet de débats politiques. D'un côté ceux qui veulent que le port se tourne exclusivement sur la plaisance et d'autres préférant une diversification des activités. La CCI de Boulogne gestionnaire du port de Boulogne soutenue par la Région semble avoir gain de cause. Prochainement un terminal roulier, et des entreprises halieutiques (20 ha) remplaceront les 40 hectares de la friche Comilog.
Boulogne-sur-Mer est le siège de la Communauté d'agglomération du Boulonnais et du regroupement de trois structures intercommunales appelé Pays Boulonnais.
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Les armes de Boulogne-sur-Mer se blasonnent ainsi : D'or à l'écusson de gueules chargé d'un cygne d'argent becqué et membré de sable, l'écusson accompagné de trois tourteaux de gueules. |
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1814 | 1815 | François-Xavier-André de Wissocq | ||
| 1815 | 1815 | Louis Fontaine | ||
| 1815 | 1816 | François Nicolas Merlin-Dubreuil | ||
| 1816 | 1821 | Jean-Baptiste de Rosny | ||
| 1821 | 1828 | Jean Pierre Vasseur | ||
| 1828 | 1830 | François Marie Grandsire de Belleval | ||
| 1830 | 1848 | Alexandre Adam | ||
| 1848 | 1849 | Constant Chauveau-Sire | ||
| 1849 | 1855 | Louis Fontaine | ||
| 1855 | 1861 | Alexandre Adam | ||
| 1861 | 1864 | Bertulphe Gosselin | ||
| 1864 | 1870 | Eugène Livois | ||
| 1870 | 1871 | Désiré Henry | ||
| 1871 | 1879 | Auguste Huguet | ||
| 1879 | 1881 | François Honoré Duhamel | Docteur | |
| 1881 | 1884 | Auguste Huguet | ||
| 1884 | 1892 | Jules Baudelocque | ||
| 1892 | 1900 | Douglas Aigre | ||
| 1900 | 1912 | Charles Peron | ||
| 1912 | 1918 | Félix Adam | ||
| 1918 | 1919 | Auguste Chochoy | ||
| 1919 | 1929 | Roger Farjon | AD | |
| 1929 | 1935 | Edmond Warluzel | radical | |
| 1935 | 1940 | Eugène Canu | Radical-socialiste | |
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1945 | 1947 | Henri Henneguelle | SFIO | |
| 1947 | 1953 | Jean Febvay | RPF-MRP puis indépendant | |
| 1953 | 1977 | Henri Henneguelle | PS | |
| 1977 | 1989 | Guy Lengagne | PS | Député |
| 1989 | 1996 | Jean Muselet | DVD | |
| décembre 1996 | 2002 | Guy Lengagne | PS | |
| 2002 | réélu en 2008 | Frédéric Cuvillier | PS | Député |
Le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) du Boulonnais est en cours de réalisation, ainsi qu'un PLU (plan local de l'urbanisme) intercommunal intégrant un PLH (plan local de l'habitat).
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Boulogne-sur-Mer depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Boulogne-sur-Mer compte 43 840 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 148e rang au niveau national, alors qu'elle était au 132e en 1999.

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
L'analyse des patronymes de la région, francisés au cours des siècles, montre que les Boulonnais sont essentiellement d'origine scandinave, flamande, picarde ou anglaise.
Le port de Boulogne-sur-mer est devenu un « port régional » en 2007, dans le cadre de la décentralisation.
La libération des terrains de l'ex-usine Comilog devenue effective en octobre 2007 permet à la chambre de commerce et d'industrie de Boulogne-sur-Mer Côte d'Opale, gestionnaire du port, d'en disposer d'une part pour étendre la zone d'activité des industries de transformation des produits de la mer et d'autre part pour la création d'un hub port.
Après une année 2009 particulièrement marquée par la reprise de la liaison transmanche entre la ville de Boulogne-sur-mer et Douvres, ainsi que par l'inauguration d'un nouveau terminal (hub port), l'année 2010 a vu s'éteindre cette activité, néanmoins l'espoir d'un futur rebondissement demeure...
Le centre hospitalier de Boulogne est le premier employeur du territoire du SCOT en 2010[26], avec plus de 2 000 employés. L'administration et les établissements publics constituent également un pôle d'emploi (équipements scolaires, DDTM, chambres, université, agence d'urbanisme...)
La ville compte de nombreux commerces, bars et restaurants. En centre ville, sur la "place Lumière", un nouveau complexe de logements, un centre commercial et un parking souterrain voient le jour en 2011.
Nausicaa, l'un des plus grands aquariums publics d'Europe, attire environ 600 000 visiteurs par an.
La proximité avec le Royaume-Uni et la Belgique et la richesse du patrimoine attirent de nombreux touristes.
Boulogne a une usine connue des crayons Conté (320 sal.), Nicolas Conté ayant, à la demande de Lazare Carnot, inventé le crayon à mine de graphite et argile en 1794 pendant le blocus ; le groupe Bic en est propriétaire depuis 1979. Un réseau dense de PME et PMI est présent.
Il existe également de nombreux laboratoires de recherche appliquée dans les produits de la mer.
La ville est équipée de plusieurs collèges (Daunou, Langevin, Haffreingue, St Joseph de Navarin...) et lycées (Branly, Mariette, Nazareth-Haffreingue, Giraux Sannier).
Une partie de l’Université du Littoral Côte d'Opale est à Boulogne-sur-Mer, 3 500 étudiants y sont inscrits[27]. L'université est répartie entre cette ville, Calais, Dunkerque et Saint-Omer pour un total de 10 000 étudiants.
Un réseau de trois médiathèques est également ouvert au public.
La fonction religieuse ancienne de la ville relève du fait qu'elle était le siège d'un ancien évêché (d'où la présence d'une cathédrale), tête du Diocèse de Boulogne ayant existé entre 1567 et 1802 (année pendant laquelle il est dissous pour être intégré en totalité au diocèse d'Arras). Le Diocèse de Boulogne correspondait a un territoire s'étendant jusqu'à Étaples, Montreuil, Hesdin, Saint-Pol-sur-Ternoise et Calais.
L'histoire religieuse de Boulogne est aussi marquée par Sainte Ide, mère de Godefroy de Bouillon, qui fut nommée patronne de Boulogne et de son comté par le roi Louis XI en avril 1478.
De plus, un pèlerinage à la Vierge de Boulogne existe depuis le Moyen Âge. Par le passé, ce pèlerinage était très connu dans les autres régions de France. À tel point que les habitants de l'Île-de-France, afin de pouvoir lui rendre hommage, créèrent un pèlerinage secondaire dans la forêt du Rouvre (dont un vestige est le Bois de Boulogne) qui allait favoriser la fondation de Boulogne-la-petite appelée de nos jours Boulogne-Billancourt. Dans les années 1930, cette dévotion fut ranimée par le transport d'une statue placée dans une remorque automobile à laquelle on fit faire le tour de la France.
Les lieux suivants se trouvent donc sur le Doyenné du Boulonnais, lui-même faisant partie du Diocèse d'Arras:
Le 29 mai 2009, après une victoire 4 à 0 face au Amiens SC Football, l'Union sportive Boulogne Côte d'Opale (USBCO) monte pour la première fois de son histoire en Ligue 1. Champion de CFA en 2005, le club gravira 3 échelons (De la CFA à la Ligue 1) en l'espace de 5 années. Après une saison passée parmi l'élite du football français, l'USBCO resdescend en Ligue 2.
Le Stade Olympique Maritime Boulonnais (SOMB), équipe locale de basket-ball, évolue depuis la saison 2010-2011 en Pro B.
La Saison Culturelle proposée par la mairie de Boulogne-sur-Mer, est présentée sur le site de la ville à la rubrique agenda des manifestations. Une école d'art et un conservatoire assurent une formation artistique de qualité
En 1905, la ville de Boulogne-sur-Mer a accueilli le premier congrès mondial d'espéranto.
Boulogne-sur-Mer est classée ville d'art et d'histoire.
Source: Mérimée, base de données du ministère de la culture.
Centre national de la mer, Nausicaä a déjà accueilli plus de 11 millions de visiteurs. C'est un centre de culture scientifique et technique consacré à la relation que l'homme entretient avec la mer. Ouvert en 1991 après plus de 10 ans de gestation, le centre est aujourd'hui le deuxième site touristique français au nord de Paris en termes de public. Outre sa vocation de loisir, le centre privilégie la dimension pédagogique de son projet en sensibilisant au respect des mondes marin et côtier. Cette politique lui a valu en 1999 le label de Centre d'Excellence de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l'UNESCO. En 2006, il accède au statut de membre de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Situé face au port de pêche, sur la jetée, ses aquariums totalisant plus de 4,5 millions de litres d’eau de mer abritent une faune riche de plus de 35 000 êtres, sur 4 500 m2. Ils sont accompagnés d'expositions sur la faune maritime, l'exploitation et la gestion des ressources marines (pêche, aquaculture, aménagement du littoral, transport maritime, exploitation des ressources minérales et énergétiques, tourisme…). Son objectif est de faire découvrir et aimer la mer au grand public, tout en le sensibilisant à la nécessité d'une bonne gestion des ressources marines.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Boulogne-sur-Mer a enduré des raids aériens et beaucoup d'attaques navales. Dans ces attaques, des quartiers entiers ont disparu : Saint-Pierre, le quartier le plus durement touché, Capécure, et Je vous salue Marie. Dans la nuit du 15 juin 1944, 300 avions ont largué deux cent mille tonnes d'obus sur la ville. Tous ces attentats cherchaient à affaiblir une base sous-marine installée à deux cents mètres de la statue du Libérateur[réf. nécessaire]. Comme d'habitude dans la région, les attaques étaient faites à haute altitude avec l'intention d'achever un plus haut degré de destruction. Et en fait, tout a été détruit dans le secteur près de la statue du général San Martin, sauf la statue de San Martín elle-même, malgré que plusieurs bombes ont explosé sur les deux côtés du monument. Les Boulonnais appellent cela le miracle de la statue de San Martin[réf. nécessaire].
Boulogne-sur-Mer est une ville de plus en plus recherchée pour y tourner des films ou des scènes de films. À deux heures des studios de Paris, sa diversité, son littoral et la disponibilité de ses habitants en font une ville de prédilection pour l'industrie cinématographique. Voici une liste des films tournés à Boulogne-sur-Mer, triée par ordre chronologique :
Et voici une liste de films sur Boulogne-sur-Mer:
Boulogne a pour codes :
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