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Canal+.svg

CrĂ©ation 4 novembre 1984 Ă  8h00
Slogan Canal+ et tellement plus encore !
Langue Français
Pays d'origine France France
Statut Généraliste nationale privée
Ancien nom Canal 4 (Projet 1983)
Canal Plus (1984)
Siège social 1 place du Spectacle

92130 Issy-les-Moulineaux
TĂ©l : (33) (0)1 71 35 35 35

Site Web canalplus.fr
Diffusion
Numérique TNT Chaîne n° 4 payante
(plages en clair gratuite)
Satellite CanalSat : ChaĂ®ne n° 4

Canalsat Caraibes : ChaĂ®ne n° 2
FRANSAT : ChaĂ®ne n° 4

Câble Numericable : ChaĂ®ne n° 4
ADSL Alice : ChaĂ®ne n° 4

Bbox: Chaine N°4
DartyBox TV : ChaĂ®ne n° 4
Freebox TV : ChaĂ®ne n° 4
Orange TV : ChaĂ®ne n° 4, 9 et 304
SFR : ChaĂ®ne n° 4 et 40

Canal+ est une chaîne de télévision semi-généraliste française privée à péage axée sur le cinéma et le sport. Toute première chaîne privée à péage en France, elle appartient au groupe Canal+ (Filiale du Groupe Vivendi).

Sommaire

[modifier] Histoire de la chaîne

Le siège de Canal +, à Issy-les-Moulineaux

[modifier] Naissance de la première chaîne cryptée

Le 9 juin 1982, le prĂ©sident de la RĂ©publique française François Mitterrand annonce lors d'une confĂ©rence de presse : « Une quatrième chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision sera incessamment mise en Ĺ“uvre. Elle se tournera davantage vers des retransmissions et aussi des problèmes de Culture. Cette chaĂ®ne ne nĂ©cessitera aucune charge supplĂ©mentaire. Â»

En juin 1981, Pierre Nicolay est nommĂ© PrĂ©sident du Groupe Havas. En juillet 1981, il dĂ©signe LĂ©o Scheer comme Directeur du DĂ©veloppement et Directeur de Cabinet du PrĂ©sident et le charge de dĂ©finir un plan stratĂ©gique dans le domaine audiovisuel pour le groupe. En aoĂ»t 1981, un rapport est prĂ©sentĂ© lequel prĂ©voit d'accompager la CLT et le Gouvernement Luxembourgeois dans leurs projets europĂ©en de tĂ©lĂ©vision par satellite puis de crĂ©er une chaĂ®ne Ă  pĂ©age Ă  partir rĂ©seau hertzien historique (TF1 en 819 lignes noir et blanc) qui va ĂŞtre abandonnĂ© par TDF. Ce plan prĂ©voit Ă©galement pour Havas, d'augmenter sa participation dans PathĂ© (passer de 10 % Ă  50 %) pour consolider les investissements dans le cinĂ©ma. Le plan est adoptĂ© par la PrĂ©sidence.

L'équipe dirigée par Léo Scheer ( Jacques Driencourt, Antoine Lefébure, Marie Castaing, rejoints par Sylvain Anichini et Marc Friedman) va développer ce projet durant une année. Cela comprend l'élaboration du plan d'affaires, définition d'une grille de programmes basée sur la diffusion de films récents, négociation avec le BLIC et les industries du cinéma, avec TDF la reprise technique du réseau, avec le SJTI, le cadre juridique de la concession de service public, expertise technique du décodeur et adaptation de la logistique, inspirée des chaînes hertziennes américaines à péage basées à Los Angeles.

Lorsqu'AndrĂ© Rousselet est nommĂ© prĂ©sident, LĂ©o Scheer et Jacques Driencourt prĂ©sentent au comitĂ© de direction d'Havas, en novembre 1982, le projet appelĂ© "Canal 4", qui suite Ă  une erreur d'impression, deviendra "Canal+". Le comitĂ© de direction est partagĂ©, nombreux sont ceux qui s'inquiètent devant l'ampleur de l'investissement, en particulier Marc Tessier qui vient d'ĂŞtre nommĂ© Directeur Financier. Toutefois, après une courte pĂ©riode d'hĂ©sitation, AndrĂ© Rousselet dĂ©cide de mobiliser les moyens du groupe Havas pour faire aboutir ce projet. La phase de mise au point opĂ©rationnelle durera deux annĂ©es supplĂ©mentaires au cours desquelles certains membres du gouvernement tenteront de rĂ©orienter le projet vers une tĂ©lĂ©vision culturelle (Jack Lang en particulier), en dĂ©signant des personnalitĂ©s comme Alain de SĂ©douy ou Michel Dahan pour participer Ă  l'Ă©quipe de conception de la chaĂ®ne. Les projets dĂ©veloppĂ©s jusque lĂ  n'ayant donnĂ© aucun gage de rĂ©ussite AndrĂ© Rousselet nomme alors Pierre Lescure Ă  la tĂŞte du projet de programmes. Lui et son Ă©quipe, Alain de Greef, RenĂ© Bonnell, puis Albert Mathieu et Charles BiĂ©try, Ă©laborent un projet qui du point de vue du programme, de son impact sur le financement du cinĂ©ma et du sport et de son potentiel commercial peut ĂŞtre enfin lancĂ©. Cependant, AndrĂ© Rousselet qui a la confiance du PrĂ©sident de la RĂ©publique, doit lutter pour parvenir Ă  garder le contrĂ´le du projet de l'entreprise, contre les pressions politiques.

[modifier] L’ère Rousselet

Le 4 novembre 1984, AndrĂ© Rousselet, ancien directeur de cabinet du prĂ©sident de la RĂ©publique, devenu prĂ©sident de Canal+, ouvre l'antenne Ă  8h du matin, en appuyant sur un bouton en rĂ©gie, permettant Ă  ses 186 000 premiers abonnĂ©s "fondateurs" de dĂ©couvrir la première chaĂ®ne Ă  pĂ©age française privĂ©e, douze ans après la crĂ©ation de la troisième chaĂ®ne.

Au contraire de HBO qui rediffuse jusqu'à 50 fois ses films dans l'année, Canal+ singularise ses programmes par la multi-diffusion limitée à six fois des films récents du cinéma international, la présence de sports peu diffusés ailleurs (boxe, basket-ball, Golf...) et la prédominance du football qui deviendra son deuxième pôle d'attraction.

FraĂ®chement accueillie par ses trois concurrentes publiques, la chaĂ®ne connaĂ®t des dĂ©buts difficiles, notamment en raison d'une erreur marketing : le choix d'orienter la commercialisation vers les foyers les plus favorisĂ©s vivant dans les grandes villes au lieu d'un public bien plus large et populaire. De plus, la chaĂ®ne doit exploiter une antenne de rĂ©ception spĂ©cifique (VHF), l'introduction du standard SECAM amĂ©liorĂ© (identification couleurs par ligne au lieu des trames) et exploiter la nouvelle connectique PĂ©ritĂ©lĂ©vision (introduite en 1980 sur les tĂ©lĂ©viseurs commercialisĂ©s). AjoutĂ© Ă  ces problèmes, le piratage de son dĂ©codeur « Discret 11 Â», s'Ă©tend considĂ©rablement (plus ou moins favorisĂ© par des techniciens de Thomson et Philips).
En 1985, l'annonce de la crĂ©ation de deux nouvelles chaĂ®nes privĂ©es gratuites, La Cinq et TV6, incite les tĂ©lĂ©spectateurs Ă  l'attentisme et freine sĂ©rieusement les abonnements. Fin 1985, le dĂ©ficit est de 330 millions de francs pour un chiffre d'affaires de 558 millions. Les abonnements redĂ©collent alors grâce au renforcement des plages « en clair Â» que la chaĂ®ne a mĂ©nagĂ©es dans ses programmes cryptĂ©s comme de vĂ©ritables vitrines financĂ©es par la publicitĂ© pour donner un avant-goĂ»t de la chaĂ®ne aux tĂ©lĂ©spectateurs et les inciter Ă  s'abonner.

Cette pĂ©riode de forte croissance marque le tournant de l'axe "populaire" et moins "parisien" de la chaĂ®ne alors que les Ă©tudes marketing visaient les "CSP+" (CatĂ©gorie socio-professionnelle supĂ©rieure, les cadres, professions libĂ©rales) et les grandes villes, avec toute une sĂ©rie d'Ă©missions et rendez-vous "accrocheurs" parmi lesquels :

  • "Top 50" prĂ©sentĂ© par Marc Toesca dès le 6 novembre 1984
  • "Coluche 1 Faux" 1/4 h d'humour animĂ© par Coluche Ă  partir du 7 octobre 1985
  • "Surtout l'après-midi" rendez-vous musical quotidien de, et par Antoine de Caunes Ă  partir du 6 novembre 1984.
  • "La MaxitĂŞte", jeu d'argent animĂ© par l'ex-cocogirl Sophie Favier, consistant Ă  reconnaĂ®tre les visages et voix de plusieurs cĂ©lĂ©britĂ©s associĂ©es en un seul visage composite Ă  compter du 2 septembre 1985
  • "Tout s'achète", jeu d'argent animĂ© par Fabrice (de RTL) et son acolyte "Fifi", consistant Ă  proposer des billets de banques aux passants contre un objet, une action ou leurs vĂŞtements, dès le 2 septembre 1985
  • "Les Affaires sont les Affaires", animĂ© par Georges Beller et Sophie Garrel ou GĂ©rard Hernandez avec Sophie Michaud, jeu consistant Ă  rĂ©pondre Ă  un quizz puis Ă  Ă©changer un cadeau proposĂ© avec des boĂ®tes au contenu surprise. DiffusĂ© Ă  partir du 2 septembre 1985

On retrouve Ă©galement Ă  l'antenne dès son lancement le 4 novembre 1984, Patrick Poivre d'Arvor (entretiens), Christophe Dechavanne (chroniques), Alain Chabat (mĂ©tĂ©o humoristique et parodies) et Michel Denisot (Ă©mission matinale "7/9")[1]. Le premier film diffusĂ© Ă  l'antenne le matin du 4 novembre 1984 est "L'As des as" avec Jean-Paul Belmondo en vedette.

Durant cette pĂ©riode qui n'a rien Ă  envier aux pratiques des concurrentes commerciales TF1 et La Cinq, Canal+ engrange un volume insuffisant d'abonnĂ©s. La chaĂ®ne inaugure des programmes encore jamais vus en France tels que la diffusion Ă  partir aoĂ»t 1985 d'un film pornographique chaque premier samedi du mois. Toutefois avec Alain de Greef, ami de Pierre Lescure directeur de la production des dĂ©buts qui devient ensuite directeur des programmes, la crĂ©ation ultĂ©rieure d'Ă©missions comme Direct (9 octobre 1985), Nulle part ailleurs (31 aoĂ»t 1987), la chaĂ®ne se trouve un ton et une identitĂ© faits d'irrĂ©vĂ©rence avec Coluche 1 faux puis Les Nuls (Objectif Nuls, 2 fĂ©vrier 1987). En janvier 1987, Canal+ crĂ©e sa filiale de production, Canal+ Productions, laquelle deviendra StudioCanal, l'un des premiers catalogues de films du monde ; en octobre de la mĂŞme annĂ©e, Canal+ lance Canal+ Magazine (rebaptisĂ© ultĂ©rieurement « PLUS+ Â»), le mensuel imprimĂ© des millions d'abonnĂ©s de la chaĂ®ne.

Le 19 dĂ©cembre 1989, Canal+ peut se targuer d'avoir plus de 3 millions d'abonnĂ©s et de dĂ©gager un bĂ©nĂ©fice de 774 millions de Francs (118 million d'euros) pour un chiffre d'affaire de 5,3 milliards de francs (808 millions d'euros). La chaĂ®ne quitte la rue Olivier de Serres dans le 15e arrondissement de Paris et investit dans un nouveau siège sur les bords de Seine dessinĂ© par Richard Meier, dans lequel sont regroupĂ©s les services techniques, financiers et les plateaux oĂą sont tournĂ©es les Ă©missions.

[modifier] L’ère Lescure

Groupe Vivendi

En fĂ©vrier 1994, suite Ă  une modification du pacte d'actionnaires, AndrĂ© Rousselet est poussĂ© vers la sortie et dĂ©missionne. Il publie dans Le Monde du 17 fĂ©vrier un cinglant papier titrĂ© « Ă‰douard m'a tuer Â» (en rĂ©fĂ©rence Ă  l’affaire Omar Raddad), dans lequel il dĂ©nonce le complot fomentĂ© selon lui par le Premier ministre Édouard Balladur pour prendre le contrĂ´le de la chaĂ®ne par le biais de la Compagnie gĂ©nĂ©rale des eaux (qui deviendra quelques annĂ©es plus tard Vivendi). Ă€ la rentrĂ©e 1994, Jean-Luc Delarue quitte la chaĂ®ne, marquant la fin d'une Ă©poque, alors qu'elle s'apprĂŞte Ă  fĂŞter son dixième anniversaire. Antoine de Caunes, quant Ă  lui, la quitte Ă  la rentrĂ©e 1995.

L'ellipse (voir logo ci-dessus) de Canal+, vĂ©ritable identitĂ© (visuelle) connue et reconnue de tous imaginĂ©e par Étienne Robial en 1984, passe Ă  la trappe en novembre 1994 lorsque Robial Ă©pure son logo en cartouche noir Ă©crit en blanc, et le dĂ©cline dès 1995 sous forme de multiplex pour le satellite : Canal+ Bleu et Canal+ Jaune. En 1998, Canal+ Vert (plutĂ´t orientĂ©e sport) fait son apparition.

En septembre 1999, Vivendi dĂ©tient 49 % de Canal+ mais surtout 75 % des voix au conseil d'administration. Jean-Marie Messier, le PDG de Vivendi, est seul maĂ®tre Ă  bord d’un groupe qui perd de l'argent depuis 1997 (alors que la chaĂ®ne Canal+ France reste très largement rentable). Nulle part ailleurs, l'Ă©mission phare de la chaĂ®ne, est « dĂ©clarĂ©e mĂ©diatiquement Â» en perte de vitesse suite au dĂ©part de Philippe Gildas en 1998 mais son audience est la plus forte de son histoire lors de la dernière annĂ©e de Gildas et des deux annĂ©es oĂą Guillaume Durand lui succède. Le coĂ»t de la grille a explosĂ© depuis que TPS s'est attaquĂ© aux fondamentaux de la chaĂ®ne : le football et le cinĂ©ma et toutes les filiales europĂ©ennes sont dĂ©ficitaires. En 1999, alors que la chaĂ®ne française reste largement rentable, le groupe Canal+/CanalSatellite annonce une perte nette de 892 millions de francs toutes activitĂ©s confondues.

Le 11 dĂ©cembre 2000, Canal+, Vivendi et Universal fusionnent dans un nouvel ensemble, Vivendi Universal (VU), qui les propulse au 2e rang mondial avec Ă  sa tĂŞte Jean-Marie Messier. La fusion a pour but d'alimenter les rĂ©seaux dĂ©tenus par Vivendi (SFR, Cegetel, Canal+ SA) avec les contenus musicaux et les films d'Universal. Canal+ SA est la seule entitĂ© Ă  rester en dehors de la fusion, puisqu'une règle stipule qu'aucun groupe industriel ne peut dĂ©tenir plus de 49 % du capital d’une chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision française. Toutes les autres composantes du groupe Canal+ (CanalSatellite, MultiThĂ©matiques, StudioCanal) sont fusionnĂ©es y compris Canal+ Distribution qui dĂ©tient le prĂ©cieux fichier des abonnĂ©s. Le 21 dĂ©cembre 2000, Michel Denisot remplace Alain de Greef Ă  la direction gĂ©nĂ©rale des programmes, l'image se dĂ©grade, le taux de dĂ©sabonnement en France n'a jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©, surtout en raison de l'explosion de l'offre concurrente : TPS, Canalsat et AB-sat. Canal+ ne dĂ©tient alors plus le « monopole de fait Â» de la tĂ©lĂ©vision payante instituĂ© en 1984. Suite Ă  la fusion, Jean-Marie Messier met en place un plan d’économies drastique. En France, Canal+ doit rĂ©aliser 400 millions d'euros d'Ă©conomies sur deux ans et un plan social prĂ©voit 217 licenciements dans le groupe. Ce plan social permet Ă  quelques journalistes de Canal+ de venir remplacer la vingtaine de jeunes journalistes virĂ©s de la chaĂ®ne d'information de Pierre Lescure, i-tĂ©lĂ©vision (future i>TĂ©lĂ©, lancĂ©e fin 1999. Les tensions qui règnent avec Vivendi entraĂ®nent le dĂ©part de Denis Olivennes le 12 avril 2002, puis le limogeage de Pierre Lescure du poste de prĂ©sident du directoire, le 16 du mĂŞme mois.

[modifier] L’ère Couture

La chaîne interrompt ses programmes pour retransmettre une assemblée générale des salariés. Quelques jours plus tard, Jean-Marie Messier est obligé de se rendre au CSA sous les huées des salariés de Canal+ France pour rassurer le conseil sur les engagements pris deux ans plus tôt au nom de Canal+ SA à l'époque de la fusion avec Universal.

Xavier Couture, ancien numĂ©ro 3 de TF1, prend la succession de Pierre Lescure pour quelques mois. Après avoir vĂ©cu 18 ans dans l’illusion de faire partie d’une grande famille, les salariĂ©s de Canal+ dĂ©couvrent que leur sociĂ©tĂ©, mise en difficultĂ© par le groupe dont elle fait partie, est soumise aux mĂŞmes lois que toutes les autres et craignent alors un possible rachat par le groupe TF1, Lagardère et la fin de leur singularitĂ©. Pour calmer le jeu, Dominique Farrugia a Ă©tĂ© nommĂ© PrĂ©sident de Canal+ SA comme garant du fameux « esprit Canal Â» des dĂ©buts. HĂ©lène, la speakerine anti-potiche, et l'Ă©phĂ©mère Hypershow font leur apparition.

Le plan de convergence de Jean-Marie Messier a Ă©chouĂ© forçant les actionnaires Ă  demander son dĂ©part de Vivendi Universal dĂ©but juillet 2002. Il est remplacĂ© par Jean-RenĂ© Fourtou qui met immĂ©diatement en place un plan visant Ă  rendre Ă  la chaĂ®ne cryptĂ©e « son visage d'avant 1997 Â» : Canal+ Distribution (qui exploite le fichier d'abonnĂ©s), Canal+ RĂ©gie (publicitĂ©), CanalSatellite, MultiThĂ©matiques, i>tĂ©lĂ©vision, la plate-forme outre-mer et internationale MediaOverseas, PathĂ© Sport (qui deviendra Sport+), StudioCanal et le reste de participation dans le capital de l'espagnol Sogecable (ex-Sociedad de TelevisiĂłn Canal Plus) qui opère Canal+ España et le bouquet CanalSatĂ©lite Digital, retournent dans le giron de Canal+ afin de rĂ©cupĂ©rer les actifs rentables du groupe.

DĂ©tenu Ă  100 % par VU, « Canal+ Group Â» subsiste et abrite tous les actifs non repris par Canal+ et destinĂ©s ĂŞtre cĂ©dĂ©s :

  • vente de Tele+ et D+ Ă  Sky (les deux marques disparaĂ®tront)
  • vente de Canal+ Scandinavie (la marque sera conservĂ©e pour la chaĂ®ne premium - ainsi que le logo - et pour le bouquet satellite)
  • vente des parts dans Sogecable au groupe PRISA (l'un des principaux groupes de presse espagnol qui contrĂ´le notamment les journaux El PaĂ­s et As)
  • vente de Canal+ Belgique - première dĂ©clinaison locale du concept premium en Europe - puis de Canal+ Nederland qui deviendront BeTV (Wallonie) et Prime (Flandres) en Belgique et Film 1 / Sport 1 aux Pays-Bas...

En février 2003, Jean-René Fourtou démet Xavier Couture de ses fonctions.

[modifier] L’ère Méheut

Le gestionnaire Bertrand Méheut qui vient de l'industrie pharmaceutique, le remplace. Le siège mythique de la grande époque de Canal+ sur le quai André Citroën est revendu, le groupe s'installe à Issy-les-Moulineaux.

Le groupe Canal+ va alors subir un nouveau plan social avec 305 postes supprimĂ©s et 138 autres externalisĂ©s[2],[3],[4] qui touche tous les services (sauf la crĂ©ation, les commerciaux et les relations clientèle)[5]. Lors du mouvement de grève consĂ©cutif Ă  l'annonce du plan social, le journal de la mi-journĂ©e du 14 fĂ©vrier 2003 de Canal+ est remplacĂ© par une Ă©dition rĂ©duite, prĂ©sentĂ©e par Priscilia de Selve et rĂ©alisĂ©e par les Ă©quipes d'i>TĂ©lĂ©[6], avec un exceptionnel retard de trois quarts d'heure.

Ă€ la rentrĂ©e 2003, la chaĂ®ne crĂ©e de nouveaux programmes pour sa grille « en clair Â», comme Merci pour l'info animĂ© par Emmanuel Chain, venu de M6, qui n'atteindra pas les scores de la grande Ă©poque de NPA. Seul ancien du « Canal historique Â», Michel Denisot restera Ă  l'antenne après une pĂ©riode « d'Ă©puration Â» des cadres.

La bonne surprise vient de 20H10 pétantes, le show people de Stéphane Bern reconduit en 2004 et en 2005/2006 le vendredi et le samedi. Grâce à cette émission et au Grand journal de Michel Denisot, la case en clair autrefois occupée par Nulle part ailleurs renaît en quelque sorte, à la rentrée 2004 et sur le même plateau de la cultissime émission de Philippe Gildas. Ce plateau est encore dans l'ancien siège de la chaîne Quai André Citroën. Une nouvelle émission intitulée La Kaz, qui ne dure qu'un an malgré son relatif succès, axée sur les ados et les jeunes adultes et présentée par Yannick Zicot, passe des animes phares du japon comme GTO mais aussi Daria, South Park, Les Simpson et Delta State. Quant aux équipes des Guignols et de Groland, leurs émissions sont réalisées à La Plaine Saint-Denis.

Canal+ fête plus sereinement ses 20 ans et annonce être désormais financièrement hors de danger.

Fin 2005, coup de théâtre dans le PAF. La fusion entre le Groupe Canal+ (opérateur de Canal Satellite devenu CanalSat) et de son concurrent direct TPS, pourtant toujours démentie par Patrick Le Lay, le patron de TF1, est finalement annoncée. Présentée comme inévitable par les deux groupes car la plupart des autres pays européens n'ont qu'un seul bouquet satellite, comme ce fut le cas en Espagne entre CanalSatélite Digital et Via Digital qui donnèrent naissance à Digital+, on observe toutefois que TF1 se maintient et se renforce dans plusieurs chaînes du groupe AB et son bouquet ABsat quelques mois avant que France Télécom ne se lance également dans l'offre TV payante (Orange TV) par satellite et DSL.

De nombreux dĂ©parts et arrivĂ©es rythment la rentrĂ©e 2006 : entre autres, dĂ©parts des journalistes Harry Roselmack et Marie Drucker (respectivement pour TF1 et France 3), des animateurs Karl Zero et StĂ©phane Bern, arrivĂ©es de Laurence Ferrari et de Thierry Ardisson. La grille des programmes subit ainsi de nombreux changements.

De juin à novembre 2006, Jamel Debbouze présente une émission de découvreur de talents humoristiques, Jamel Comedy Club. Karl Zero remercié par la chaîne, voit son vrai journal remplacé le dimanche midi par une autre émission politique, Dimanche+, présentée par Laurence Ferrari et précédée de l'Effet papillon, présenté par le journaliste de Canal+/i-télé Victor Robert.

Stéphane Bern arrête Vendredi et Samedi pétantes et quitte Canal+ pour France 2, le créneau du vendredi étant repris par le Grand Journal de Michel Denisot, celui de Samedi par Thierry Ardisson (à partir de novembre 2006, précédemment le Jamel Comedy Club) et son émission Salut les Terriens.

Lors de la saison 2008, la tranche du matin[7], l'Ă©mission de la mi-journĂ©e[8], celle de l'avant-soirĂ©e[9], celle du samedi[10] et du dimanche[11] ont ainsi enregistrĂ© un record d'audience historique. En octobre 2008, Rodolphe Belmer, directeur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂ©guĂ© du groupe Canal+, souligne que les trois cases en clair (matin, midi et soir) sont « dĂ©sormais rentables puisque [Canal+ a] doublĂ© les recettes publicitaires Â»[12].

Concernant sa rĂ©ussite marketing, Ă  partir de 2005, Canal+ a connu une croissance de l'audience, en partie structurelle. SpĂ©cificitĂ© technique : depuis sa crĂ©ation en 1984, la chaĂ®ne Canal+ s'est vu contrainte d'exploiter l'ancien rĂ©seau et sites d'Ă©metteurs de TF1[13] (alors en noir et blanc 819 lignes jusqu'au 19 juillet 1983). Pour ce motif technique, la gamme des frĂ©quences le plus souvent utilisĂ©e par la chaĂ®ne payante a Ă©tĂ© la VHF au lieu de l'UHF exploitĂ©e par toutes les autres chaĂ®nes nationales. Ainsi, depuis le milieu des annĂ©es 1980, les millions de foyers non abonnĂ©s Ă  Canal+ n'ont pas jugĂ© utile de s'Ă©quiper d'une antenne VHF pour uniquement recevoir ses programmes en clair. Il faut souligner que l'acquisition et l'installation d'un tel Ă©quipement VHF reprĂ©sente un coĂ»t pouvant aller de 45 Ă  350 euros par foyer (antenne + coupleur + installation). Le dĂ©ficit national du taux de pĂ©nĂ©tration de la chaĂ®ne payante a toutefois Ă©tĂ© considĂ©rablement modifiĂ© avec l'arrivĂ©e de la TNT.

Depuis 2005, en étant diffusée par le nouveau réseau d'émetteurs TNT lequel exploite quasi exclusivement la gamme UHF, la question de l'antenne spécifique VHF (souvent baptisée "antenne Canal+") a été progressivement résolu. Dés lors, pour chaque nouveau foyer équipé en réception TNT, la chaîne rattrape son retard en termes de taux de pénétration. Ainsi, "mécaniquement", alors que l'audience des chaînes nationales analogiques en clair a tendance à décroître, celle de Canal+ connaît une croissance régulière, conforme à la progression du taux d'équipement TNT.

En 2008, après l'acquisition-fusion de TPS avec Canalsat, avec l'émergence de l'offre télévisuelle du concurrent Orange (groupe France Télécom) et les ambitions du groupe TF1 pour se développer sur la télévision numérique terrestre mais également le succès des différents services de Vidéo à la demande, le groupe Canal+ entend se préparer à une compétition plus intense.

Après avoir acquis la plupart des droits de retransmission des rencontres de football, le groupe Canal+ tente de verrouiller la reprise d'extraits des compĂ©titions au titre du « droit Ă  l'information Â»[14]). Afin de rĂ©duire considĂ©rablement voire de supprimer cette tolĂ©rance, le groupe Canal+ souhaite qu'une nouvelle rĂ©glementation française lui procure une exclusivitĂ© totale des images. Jusqu'alors, toutes les chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision en France ont le droit de diffuser en diffĂ©rĂ© et dans le cadre d'Ă©ditions d'information, quelques secondes des moments forts de ces rencontres de football (buts, incidents de jeu, coups francs...).

Le 2 juin 2009, après un long et patient travail relationnel, Laurence HaĂŻm diffuse une interview exclusive (pour la France) du prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama. Cet entretien enregistrĂ© la veille est diffusĂ© sur Canal+ puis i-TĂ©lĂ©[15].

Le 31 aout 2009, pour sa rentrée 2009-2010, Canal+ met en place un nouvel habillage.

[modifier] Contexte stratégique et situation spécifique

[modifier] Privilèges et statut spécial entre 1983 et 1996

Canal+ a bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une rĂ©glementation et d'un statut totalement inĂ©dits et spĂ©cifiques. Le 6 dĂ©cembre 1983, l'État français offre Ă  l'opĂ©rateur Havas plusieurs privilèges ; la mesure la plus controversĂ©e concerne la concession de service public l'autorisant Ă  exploiter la diffusion hertzienne terrestre (ce qui est unique au monde pour une chaĂ®ne Ă  pĂ©age)[16].
Depuis son lancement, la chaĂ®ne payante apparaĂ®t "embrouillĂ©e" aux non abonnĂ©s (l'image et le son sont perturbĂ©s pour restreindre l'accès aux abonnĂ©s via le dĂ©codeur). Toutefois, une rĂ©glementation spĂ©cifique prĂ©voit de laisser une partie de l'antenne accessible Ă  tous (en "clair") pour permettre la promotion commerciale et attirer de nouveaux abonnĂ©s. Les "fenĂŞtres en clair" quotidiennes vont ĂŞtre non seulement rallongĂ©es mais l'État français autorise Ă©galement la publicitĂ© durant ces tranches horaires (DĂ©cret du 14 mars 1986). La nouvelle loi audiovisuelle du 30 septembre 1986 maintient le statut juridique de Canal+. Toutefois, cette loi interdit alors le renouvellement de cette concession. Pourtant, la loi du 1er fĂ©vrier 1994 a modifiĂ© ces clauses avec notamment une disposition favorable au maintien de la concession de Canal+. Il faut attendre, le 6 dĂ©cembre 1995 pour que le CSA nĂ©gocie une convention avec la chaĂ®ne et la reconduction de son autorisation.
Depuis lors, Canal+ est soumis au régime de droit commun. En revanche, la réglementation concernant le volume horaire et la publicité pour ses "plages en clair" reste en vigueur alors que ces dispositions avaient été conçues en 1983, pour aider la chaîne à son essor et à une période où sa situation commerciale et financière était en péril (de 1984 à 1986)[17].

[modifier] Anecdote : un logo discutable

Le tout premier logo de Canal Plus est composé d'un cercle et d'une croix. Ce premier sigle lors du lancement, présente une forte ressemblance avec la croix celtique, laquelle est alors utilisée par divers mouvements d'extrême droite. Le logo est donc très rapidement retouché et redessiné, en décalant la croix (vers la droite) et en ovalisant le cercle, devenant la fameuse ellipse. Le fait que cette ressemblance ait été volontairement recherchée par un dessinateur sympathisant d'extrême droite est une légende urbaine récurrente qui court dans ces milieux. En réalité, dans l'ouvrage "La télé, 10 ans d'histoires secrètes" écrit par deux journalistes du quotidien Libération, on apprendra que le logo est né d'une erreur d'impression et de transcription, partant de la lettre C et du chiffre 4. Le nom de code du dossier était alors Canal 4 (canal national N°4, après ceux de TF1, Antenne 2 et FR3). Le chiffre mal imprimé aurait ainsi donné à André Rousselet, l'idée du titre définitif de la chaîne.

[modifier] Vers l'Europe et la diffusion par satellite

Le premier développement de Canal+ concerne la participation à la plateforme de télédiffusion par satellite franco-allemande (TDF 1, Kopernicus, TVsat) devant exploiter la nouvelle norme TV européenne analogique D2 Mac. Devant diffuser aux côtés de la future chaîne culturelle franco-allemande (La Sept future Arte), une chaîne de sport, une chaîne éducative "jeunesse" et une chaîne musicale, Canal+ débutera ses diffusions satellitaires à compter de l'été 1990. Toutefois, cette plateforme de télédiffusion sera concurrencée par le satellite luxembougeois de la société SES Astra.

La chaĂ®ne investit alors dans la crĂ©ation de chaĂ®nes premium en Europe et sur le bassin mĂ©diterranĂ©en en lançant Canal+ TVCF, en Belgique francophone, 27 septembre 1989 puis Canal+ BelgiĂ« et Canal+ Nederland (Pays-Bas), Canal Horizons (devenue Canal+ Horizons) sur le continent africain le 18 avril 1990, Canal+ España (Espagne) 14 septembre 1990, Canal+ Polska (Pologne) le 1er mars 1995, Tele+ en Italie (30 aoĂ»t 1997) et Canal+ Scandinavia (30 aoĂ»t 1997) pour le Danemark, la Suède, la Finlande et la Norvège ((1er septembre 1997).

Avec sa filiale MultiThématiques, la chaîne crée aussi des chaînes thématiques sur le câble français, ainsi qu’à l’international (en Espagne, Belgique, Allemagne et Italie) en déclinant localement les programmes Planète, Cinécinémas, Canal Jimmy...

Après l'Ă©chec des satellites TDF 1 et TDF 2 en D2 Mac, la chaĂ®ne va lancer le bouquet par satellite CanalSatellite d'abord en analogique dès (14 novembre 1991)] couvrant la France uniquement puis le (27 avril 1996) en numĂ©rique avec la reprise des chaĂ®nes dĂ©veloppĂ©es pour le câble par MultiThĂ©matiques. Canal+ va ensuite promouvoir ce modèle de bouquet en Europe en lançant CanalSatĂ©lite (Espagne) qui deviendra CanalSatĂ©lite Digital lors de son passage au numĂ©rique, Le Bouquet (Wallonie), Cyfra+ (Pologne), D+ (Italie), CanalSatelliet Digitaal (Pays-Bas), Canal Digital (Scandinavie).

Ă€ partir de 1998, Pierre Lescure demande Ă  son ami « historique Â» Christian Dutoit de concevoir et lancer la première chaĂ®ne d'information du groupe Canal+ : i-tĂ©lĂ©vision devenue i-tĂ©lĂ©, dont les premières Ă©missions auront lieu lors du 15e anniversaire de Canal+, le (4 novembre 1999).

Canal+ forme alors l'un des plus grands et des plus puissants groupes audiovisuels européens, le Groupe Canal+.

[modifier] Progression d'audience : taux de pĂ©nĂ©tration TNT

Jusqu'Ă  l'arrivĂ©e de la TNT, de très nombreux foyers français captaient difficilement voire pas du tout, les signaux de Canal+ en clair. Ainsi, Ă  partir du 31 mars 2005 et le lancement de la TĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre gratuite, soit avant l'introduction de la chaĂ®ne dans l'offre payante de la TNT en 2006, Canal+ a diffusĂ© quotidiennement les plages de programmes non cryptĂ©es (numĂ©rique en clair). Dès lors, la chaĂ®ne payante a pu combler le retard de son « taux de pĂ©nĂ©tration Â» national (foyers pouvant rĂ©ellement visualiser ses programmes notamment en clair) selon une problĂ©matique de parc d'Ă©quipement d'antennes VHF.

[modifier] Mouvements sociaux

Alors que la chaĂ®ne a dĂ©jĂ  connu deux importants mouvements en juin 2001 puis en mars 2003 en raison de plans sociaux, Canal+ connaĂ®t de nouveaux diffĂ©rends entre les reprĂ©sentants du personnel et sa direction Ă  la fin de l'annĂ©e 2008, portant principalement sur la revalorisation des salaires. Le 6 dĂ©cembre 2008, sur fond de crise internationale mais Ă©galement d'excellents rĂ©sultats bĂ©nĂ©ficiaires de Canal+, les nĂ©gociations salariales sont rompues[18]. L'un des syndicats Ă©voque des tensions salariales aiguĂ«s au sein du groupe, jamais aussi importantes depuis plusieurs annĂ©es. La grève pourrait ĂŞtre l'une des actions organisĂ©es par les syndicats.

[modifier] Logos et slogans

[modifier] Historique des slogans

  • 1983 : « Canal+, La tĂ©lĂ©vision des Nouvelles Images Â»
  • 1984-1986 : « Canal+, c’est plus. Â» (uniquement dans "La MaxitĂŞte")
  • (1992) : « Canal+, la tĂ©lĂ© pas comme les autres Â»
  • (1997-2003) : « Canal+, demandez plus Ă  la tĂ©lĂ© ! Â»
  • « Canal+ : un canal, des Canal, pour ceux qui veulent encore plus de Canal+. Â» (Canal+ Le Bouquet)
  • (1995-1998) : « Au moins pendant que vous regardez Canal Plus, vous n’êtes pas devant la tĂ©lĂ© Â»
  • (2007-2008) : « Canal Plus, et tellement plus encore Â»

Voix-off : Patrick Kuban

[modifier] Organisation

[modifier] Dirigeants

PrĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©raux 
Directeurs généraux du groupe Canal+
Directeurs gĂ©nĂ©raux des programmes 
Directeurs des sports

[modifier] Capital[19]

Le capital de Canal+ Groupe est dĂ©tenu Ă  100 % par Vivendi Universal (fin 2005). Le capital social de Canal+ SA est de 95 017 326 euros dĂ©tenu Ă  48,48% par Canal+ Groupe, Ă  6,17% par Amber Master Fund, Ă  5,05% par le groupe PathĂ©, Ă  4,92% par le Credit Suisse First Boston, Ă  4.32 % par Edmond de Rothschild, Ă  1,87% par Richelieu Finance, Ă  1,08% par Caisse des dĂ©pĂ´ts et consignations, le reste est flottant...

[modifier] Particularités

Ă€ sa crĂ©ation, Canal+ bouleverse plusieurs habitudes de la tĂ©lĂ©vision française :

  • Première chaĂ®ne Ă  pĂ©age accessible par le rĂ©seau hertzien terrestre ;
  • Offre de films rĂ©cents du box-office
  • Diffusion en direct des matches de la Ligue 1 puis de la ligue des champions de football ;
  • Diffusion de films pornographiques.
  • Multidiffusion des programmes et en particulier, des sĂ©ances cinĂ©ma ;
  • Programmation d'Ă©missions impertinentes baptisĂ©es « l'esprit Canal Â», avec un ton dĂ©calĂ© dĂ©jĂ  amorcĂ© par les soirĂ©es Les Enfants du Rock sur Antenne 2 ;

Durant ses dix premières annĂ©es d'existence, l'impertinence est la marque de fabrique de la chaĂ®ne, avec Coluche, Antoine de Caunes, le quatuor Les Nuls ou Les Guignols de l'info ;

Toutefois, à après la disparition de la ligne historique (direction artistique, programmation, habillage...) et à partir de son intégration au groupe Vivendi, la rentabilité de la chaîne semble passer avant l'originalité et la créativité qui l'ont caractérisée. Avec l'arrivée de Jean-René Fourtou à la tête de VU et de Bertrand Méheut à celle de Canal+, les budgets programmation de la chaîne reviennent en priorité au cinéma et aux sports, dont les droits de diffusion augmentent fortement à partir des années 1990 (la chaîne acquiert la majeure partie des droits de la Ligue 1 pour plus de 600 millons d'euros).

En parallèle, à partir de la rentrée 2009, Canal+ réactualise son habillage[20], la chaîne ayant exploité jusqu'alors, les directives d'Étienne Robial, depuis le milieu des années 1980.

[modifier] Décodeurs et contrôles d'accès

L'accès aux programmes payants de la chaĂ®ne Canal+ est rĂ©servĂ© aux dĂ©tenteurs d'un dĂ©codeur TV et d'une clĂ© ou carte (Ă  puce) d'abonnement contenant des droits d'accès actifs. Depuis 1984, la chaĂ®ne a exploitĂ© une sĂ©rie de mode de contrĂ´le d'accès :

  • Le plus ancien Discret 11 a Ă©tĂ© exploitĂ© en rĂ©ception terrestre, satellite et câble Ă  partir de novembre 1984. Il a nĂ©cessitĂ© d'entrer chaque mois, une sĂ©rie de chiffres (code mensuel) sur le clavier numĂ©rique intĂ©grĂ©. Largement piratĂ©, il sera abandonnĂ© Ă  partir de 1995.
  • Son successeur le Syster est Ă©galement rĂ©servĂ© Ă  la tĂ©lĂ©diffusion analogique. Il est basĂ© sur le système Nagravision ainsi qu'un traitement du son monophonique (inversion de spectre de 12,8 kHz) via le dĂ©codeur Syster dont l'utilisation s'arrĂŞtera avec la fin de la diffusion analogique en novembre 2011 pour ĂŞtre remplacĂ© par un rĂ©cepteur TNT intĂ©grant des circuits DVB MPEG-4.

En novembre 1991, le rĂ©cepteur satellite analogique Ă  la norme D2 Mac Decsat est commercialisĂ©. Il est le premier appareil adaptĂ© au format d'image 16/9 et compatible avec les signaux Haute DĂ©finition (HD Mac).

Depuis 2004, le terminal de réception numérique Pilotime intègre un disque dur permettant d'enregistrer jusqu'à quarante heures de programmes. En 2005, cette dernière génération d'appareil propose en plus la réception d'un son en Dolby Digital 5.1. Cet appareil est dépourvu de la compatibilité TVHD. A partir de 2005, avec le lancement de la TNT, Canal+ lance une déclinaison du Syster (TNT+) et du Mediasat adaptée à ce mode de télédiffusion. En 2006, Canal+ propose son Mediasat Max lequel intègre des circuits TVHD et la possibilité d'ajouter un disque dur externe pour enregistrer les émissions.

  • Depuis mars 2008, la technologie Merlin est exploitĂ©e en numĂ©rique (Ă©volution du système Mediaguard) pour les rĂ©cepteurs Mediasat
  • Le 4 novembre 2008, pour ses 24 ans, Canal+ lance deux innovations :
    • le Cube Canal+. Ce rĂ©cepteur numĂ©rique satellite intègre un dispositif spĂ©cifique permettant en le connectant Ă  Internet de visualiser des Ă©missions en avant-première (sĂ©ries, tĂ©lĂ©films) par rapport Ă  la programmation de la chaĂ®ne payante.
    • la ClĂ© Canal+. Cette clĂ© USB annoncĂ©e comme le plus petit dĂ©codeur TV du monde intègre un rĂ©cepteur (dĂ©modulateur) DVB-T et le système de contrĂ´le d'accès Ă  brancher sur un ordinateur (PC).
  • Le 4 mai 2009, le diffuseur Canal+ annonce lancer dès juillet 2009, le label CanalReady visant officiellement Ă  simplifier le choix du public pour un Ă©quipement TV garantissant une parfaite compatibilitĂ© avec ses Ă©missions payantes (chaĂ®nes numĂ©riques de Canal+ et Canalsat). Toutefois, ce label est controversĂ© car il impose certaines limites (enregistrement des Ă©missions) et des surcoĂ»ts (options payantes supplĂ©mentaires)[21].

[modifier] Programmation

Canal+ France diffuse essentiellement des films récents en exclusivité et tous les matches de football de Ligue 1 dont elle a acheté, pour 600 millions d'euros, l'exclusivité des droits de diffusion en 2004. Mais la chaîne est semi-généraliste et programme donc également des séries, des magazines (90 minutes), des flashs d'information, des émissions pour la jeunesse (Ça cartoon) et de nombreuses émissions de divertissement dans ses plages en clair le midi et en access prime-time.

[modifier] Séries

Voici une liste de sĂ©ries emblĂ©matiques qui sont ou ont Ă©tĂ© diffusĂ©es sur Canal + :


  • Les "crĂ©ations originales" Canal + :
    • L'oeil du cyclone une Ă©mission d'art alternatif consacrĂ©e aux nouvelles images
    • SCALP (2008), sĂ©rie sur l'univers de la bourse dans les annĂ©es 1990.
    • La Commune (2007), sĂ©rie sur un quartier français sensible, "la Commune".
    • Engrenages - SĂ©rie policière en rĂ©gion parisienne
    • XIII (2008)

[modifier] Sports

[modifier] Animateurs

[modifier] Animateurs actuels

[modifier] Anciens animateurs

[modifier] Déclinaisons

[modifier] En France Métropolitaine

Canal+ Le bouquet

Canal+ est dĂ©clinĂ©e sur les bouquets satellitaires CanalSat et Canal+ Le Bouquet (anciennement Canal+ NumĂ©rique) sous la forme de cinq chaĂ®nes :

  • Canal+ CinĂ©ma (anciennement Canal+ Bleu).
  • Canal+ Sport (anciennement Canal+ Vert).
  • Canal+ DĂ©calĂ© (anciennement Canal+ Jaune, puis Canal+ Confort).
  • Canal+ Hi-Tech (anciennement Canal+ 16/9).
  • Canal+ Family (nouvelle chaĂ®ne lancĂ©e par Canal+ le 20/10/07)

Seul Canal+ Cinema et Canal+ Sport sont diffusés sur la TNT Fin 2005, la chaîne métropolitaine Canal+, diffusée en analogique et en numérique (satellite, ADSL et TNT) comptait 5,06 Millions d'abonnés en France métropolitaine.

[modifier] En France DOM-TOM

Dans les DOM-TOM, Canal+ est dĂ©clinĂ©e aux Antilles, en Nouvelle-CalĂ©donie, en Guyane, en PolynĂ©sie française et Ă  la RĂ©union. CanalSat est Ă©galement prĂ©sent aux CaraĂŻbes (Antilles et Guyane) en Nouvelle-CalĂ©donie et Ă  la RĂ©union. Ces dĂ©clinaisons sont opĂ©rĂ©es par Canal Overseas, filiale Ă  100 % de Canal+ Groupe.

[modifier] En Europe

[modifier] Dans le monde

[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

[modifier] Notes et références

  1. ↑ (fr) « Canal+ : Historique Â», sur le site de la chaĂ®ne Canal+, octobre 2008
  2. ↑ (fr) « L'annonce du "plan social" Ă  Canal Â» TĂ©lĂ© Satellite, mars 2003
  3. ↑ (fr) « A Canal, c'est la fin du grand bluff Â» StratĂ©gie, 7 fĂ©vrier 2003
  4. ↑ (fr) [pdf] « De la restructuration de l’entreprise Ă  la restructuration des relations professionnelles : le cas de Canal Plus Â» par Claude Didry, directeur de recherche au CNRS
  5. ↑ (fr) Guy Dutheil « Canal+ rĂ©flĂ©chit Ă  sa nouvelle grille sur fond de plan social Â» Le Monde, 13 mars 2003
  6. ↑ (fr) « DĂ©pĂ´t lĂ©gal de Canal+ - Le 12:30 du 14 mars 2003 Â», sur le site officiel de l'Institut national de l'audiovisuel, 14 fĂ©vrier 2003
  7. ↑ (fr) Julien Lalande, « Audiences Canal : beaux scores pour la matinale et le foot Â» sur Ozap.com, 22 octobre 2008
  8. ↑ (fr) « Bruce Toussaint dĂ©marre fort dans "L'Edition SpĂ©ciale" Â», sur le blog de Jean-Marc Morandini, 3 septembre 2008
  9. ↑ (fr) « Record d'audience absolu pour "Le Grand Journal" Â», sur le blog de Jean-Marc Morandini, 14 octobre 2008
  10. ↑ (fr) « Record d'audience pour "salut les terriens" sur Canal+ Â», sur le blog de Jean-Marc Morandini, 20 octobre 2008
  11. ↑ (fr) « Canal+: record d'audience pour "Canal Football Club" Â», sur le blog de Jean-Marc Morandini, 17 novembre 2008
  12. ↑ (fr) Julien Lalande, « Canal+ : "La fenĂŞtre en clair est devenue rentable" Â» sur Ozap.com, 17 octobre 2008
  13. ↑ (fr) « TĂ©lĂ© notre Histoire : la fin du 819 lignes Â», sur le site www.telesatellite.com, 8 mars 2006
  14. ↑ (fr) « Canal+ protège ses droits du foot Â», sur le site du quotidien Le Figaro, 16 octobre 2008
  15. ↑ (fr) Renaud Revel « Laurence HaĂŻm dĂ©croche Obama Â», sur le site mĂ©dias de L'Express, 2 juin 2009
  16. ↑ (fr) « Canal+ : vingt ans, l'âge des dĂ©fis Â» sur le site Les Échos, 4 novembre 2004
  17. ↑ (fr) « Secteur privĂ© de la tĂ©lĂ©vision Â» sur le site fr.jurispedia.org, 6 juin 2008
  18. ↑ (fr) Selon l'AFP « Les nĂ©gociations salariales au sein de Canal+ ont Ă©tĂ© rompues Â», sur le site de TĂ©lĂ© Satellite, 6 dĂ©cembre 2008
  19. ↑ Données boursiéres du officiel de la bourse de Paris(NYSE Euronext
  20. ↑ Ozap.com
  21. ↑ (fr) « Â« Canal Ready Â» La jungle des logos Â» sur le site de Que-Choisir, 4 mai 2009

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