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Carl Barks
Carl Barks lors d'une visite en Finlande, en 1994
| Naissance | 27 mars 1901 |
|---|---|
| Décès | 25 août 2000 (à 99 ans) |
| Nationalité | Américain |
| Profession | dessinateur et scénariste de bande dessinée |
| Distinctions | Disney Legends (1991) |
Carl Barks est un dessinateur et scénariste américain né le 27 mars 1901 à Merrill (Oregon) et décédé le 25 août 2000 à Grants Pass (Oregon). Employé par Western Publishing[1], un éditeur de "comics" américains pour Disney, il dessina pendant de nombreuses années des bandes dessinées mettant en scène le personnage de Donald Duck et ses proches.
En 1935, il commence à vendre ses dessins à d'autres journaux que le Calgary Eye Opener. En novembre 1935, il apprend que Walt Disney recherche des dessinateurs d'animation. Il entre dans la compagnie plus d'un an après la création du personnage auquel il est le plus lié, Donald Duck créé en juin 1934. Ayant un caractère aussi colérique que Donald quand son travail est critiqué, Barks démissionne des studios Disney en 1942. Barks est engagé par l'éditeur de L'or des pirates, Western Publishing. Pendant trois décennies, Barks ne cesse d'écrire et de dessiner autour du canard Donald. Il crée Picsou le canard le plus riche du monde en 1947 avec l'histoire Noël sur le mont Ours (Christmas on Bear Mountain)[2], Gontran Bonheur le canard le plus chanceux du monde, l'inventeur Géo Trouvetou, la sorcière Miss Tick, les Rapetou, l'organisation des Castors Juniors et le voisin Lagrogne.
Sommaire |
Carl Barks est né le 27 mars 1901 à Merrill dans l'État de l'Oregon aux États-Unis dans une famille de cultivateurs. Après un déménagement en 1908 pour se rapprocher d'une ville sur la voie ferrée, il découvre les marchés ruraux et reste impressionné par les cow-boys et leurs revolvers. Après un échec financier du père dans l'exploitation des légumes en Californie, la famille retourne en 1913 à Merrill.
De caractère solitaire et renfermé, plusieurs événements en 1916 vont conforter ces traits: la mort de sa mère, l'aggravation de problèmes d'audition et l'éloignement des écoles et collèges dans cet espace rural. Il est contraint d'abandonner ses études cette année-là.
Il s'essaye alors à plusieurs emplois : fermier, bûcheron, gardien de mules et de vaches, imprimeur. Ce qu'il dira avoir retenu de ces années fut la capacité de résister avec ses collègues à tous les coups durs par l'humour. Carl Barks assure que cette partie de sa vie a beaucoup influencé ses futurs personnages de Donald et Picsou. Donald est en effet un personnage qui passe de petits boulots en petits boulots sans succès, ou avec des succès extrêmement temporaires.
Pour Picsou, d'après Barks, il a vécu dans sa jeunesse les mêmes problèmes que Donald, mais a réussi à s'en sortir par l'intelligence, la détermination et le travail. Picsou s'acharne à régler ses problèmes même si le résultat peut sembler futile. Autre similitude de Picsou avec son créateur : il apparaît souvent aussi mélancolique, introspectif et secret que lui.
Barks se décide alors de faire d'un passe-temps son métier : dessiner. Il adore les comic strips publiés dans les journaux, en particulier ceux signés Winsor McCay (connu pour Little Nemo) et Frederick Burr Opper (Happy Hooligan). Quelques leçons par correspondance interrompues à cause de ses emplois précaires lui furent utiles pour commencer à dépasser le stade d'amateur.
Il épouse en 1921 Pearle Turner dont il a deux filles, Peggy et Dorothy, et dont il divorce en 1930. Il retourne en 1933 à Merril dans la ferme paternelle et échoue à nouveau à lancer une carrière de fermier. Entre les petits boulots, il continue à essayer de vendre ses dessins aux journaux, et finit par réussir dans le magazine Judge et le quotidien Calgary Eye Opener dont les bureaux sont à Minneapolis (Minnesota) où il emménage et rencontre sa deuxième femme, Clara Balken (épousée en 1938).
En 1935, il commence à vendre ses dessins à d'autres journaux que le Calgary Eye Opener. En novembre 1935, il apprend que Walt Disney recherche des dessinateurs d'animation. Il entre dans la compagnie plus d'un an après la création du personnage auquel il est le plus lié, Donald Duck créé en juin 1934.
Il déménage à Los Angeles et commence comme intervaliste[2] : il dessine tous les dessins répétitifs nécessaires pour créer l'animation. En 1936, ses qualités lui permettent d'atteindre le département des scénarios, où son imagination peut déborder efficacement.
En 1937, Donald Duck devient le héros unique de ses aventures cinématographiques. Il ne sert plus de faire-valoir à Mickey Mouse. Barks se contente au début de fournir quelques pistes d'histoires, puis obtient le droit d'écrire ses propres histoires. Il figure entre autres au générique de Les Neveux de Donald (Donald's Nephews, 1938), Le cousin Gus (Donald's Cousin Gus, 1939), Timber en 1941 (« Timber » est le cri des bûcherons quand un arbre chute), The Vanishing Private, 1942 (un des épisodes de propagande de Donald soldat, « private » - ou « simple soldat » - dans l'armée américaine) et The Plastics Inventor (1944). Il soumet également quelques idées de gags pour les bandes quotidiennes Donald. Il s'agit de ses premières contributions en bandes dessinées Disney[3].
Ayant un caractère aussi colérique que Donald quand son travail est critiqué, Barks démissionne des studios Disney en 1942. Juste avant, il dessine avec Jack Hannah le premier album de Donald (comic book) sur un scénario de Bob Karp : L'or des pirates (Donald Duck Find Pirate Gold)[2]. Le thème de la chasse au trésor par Donald et ses neveux est lancé.
Barks est engagé par l'éditeur de L'or des pirates, Western Publishing. Contrairement à son souhait de travailler sur des personnages créés par lui, on l'assigne aux histoires de Donald Duck, mais il obtient de travailler seul histoires et dessins. La première des cinq cent histoires de Barks pour Western Publishing sera The Victory Garden (10 pages, avril 1943) dans laquelle Donald tente de protéger son jardin de corbeaux.
Pendant trois décennies, Barks ne cesse d'écrire et de dessiner autour du canard Donald. Il crée Picsou le canard le plus riche du monde en 1947 avec l'histoire Noël sur le mont Ours (Christmas on Bear Mountain)[2], Gontran Bonheur le canard le plus chanceux du monde, l'inventeur Géo Trouvetou, la sorcière Miss Tick, les Rapetou, l'organisation des Castors Juniors et le voisin Lagrogne.
Bien que les histoires sous licence Disney paraissent sans le nom de l'auteur, et juste un numéro de série, les lecteurs remarquent qu'un même auteur réalise de nombreuses et populaires histoires de canards. Ils l'appellent « Good Duck Artist », avant qu'il ne sorte de l'anonymat : Carl Barks. Ce qui plut (et plaît encore dans ses histoires rééditées régulièrement) est l'humour omniprésent, des dessins en ligne claire tournés vers l'action.
Divorcé de sa deuxième femme en 1951, Barks épouse en 1954 Margaret « Garé » Wynnfred, artiste paysagère. Elle meurt en 1993.
Retraité en 1966, Barks obtient l'autorisation exceptionnelle de Disney de peindre des tableaux à l'huile représentant ses personnages. Face au succès de ses peintures et de ses histoires, il restait souvent modeste en disant qu'il avait ce métier pour gagner de quoi vivre, rien de plus. Il sera sollicité à sortir brièvement de sa retraite pour écrire des aventures des Castors Juniors ainsi que quelques autres aventures de Donald et Picsou.
En 1994, âgé de 93 ans, il décide de faire un long voyage en Europe afin de rencontrer les nombreux fans des canards qu'il a créé[2].
Carl Barks est décédé à 99 ans, le 25 août 2000, d'une leucémie.
Sans compter les gags, Barks a créé plus de 450 histoires, dont la quasi totalité est publiée en France. Auteur prolifique, voici une liste non-exhaustive de son œuvre :
Il faut ajouter que Barks est le co-créateur de Gus Glouton en 1939 ainsi que de Daisy Duck en 1940 (qu'il n'a jamais aimée et dont il ne revendiquait pas la paternité) qui sont tous d'abord apparus dans les dessins animés. Il est le créateur de Donaldville.
Les histoires de Carl Barks ont permis d'assurer la popularité de Donald Duck et des autres personnages de Donaldville dans de nombreux pays. Elles dépassent ainsi en notoriété celles de Mickey Mouse, personnage fétiche de Disney, en Scandinavie.
Les dessinateurs européens de la branche italienne des éditions Disney ont utilisé le cadre laissé par Barks en modernisant le décor. Le personnage de Flairsou a été utilisé comme ennemi principal de Picsou, alors que son créateur Barks l'avait employé dans une seule histoire. C'est Barks qui a incité à la création par Romano Scarpa de Brigitte, une opportuniste folle amoureuse du « canard le plus riche du monde ».
À partir de la fin des années 1980, un dessinateur américain, Don Rosa a décidé de créer des histoires de Donald et Picsou qui se veulent dans la continuité de l'univers de Carl Barks (au point de les placer chronologiquement dans les années où Carl Barks travaillait, c'est-à-dire avant 1967). À partir des indices dispersés dans l'œuvre de Barks, Don Rosa dessina la Jeunesse de Picsou.
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