| Castres | |
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Jardin et Palais de l'Evêché de Castres. Berges de l'Agoût. |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Midi-Pyrénées |
| Département | Tarn (sous-préfecture) |
| Arrondissement | Castres (chef-lieu) |
| Canton | chef-lieu de 4 cantons |
| Code commune | 81065 |
| Code postal | 81100 |
| Maire Mandat en cours |
Pascal Bugis (UMP) 2008- 2014 |
| Intercommunalité | communauté d'agglomération de Castres - Mazamet |
| Démographie | |
| Population | 42 701 hab. (2009) |
| Densité | 435 hab./km2 |
| Aire urbaine | 62 523 hab. () |
| Gentilé | Castrais, Castraises |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 151 m — maxi. 367 m |
| Superficie | 98,17 km2 |
Castres (occitan : Castras) est une commune française, située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées. Les habitants de Castres sont appelés les Castrais. Castres est généralement connu comme le lieu de naissance de Jean Jaurès, célèbre responsable socialiste du tournant des XIXe et XXe siècles. La ville l'est aussi pour son musée consacré au peintre et sculpteur Francisco Goya. Castres est traversé du nord au sud par l'Agout. Cette rivière est habillée par de vieilles maisons colorées dont le lourd passé historique se projette au-dessus de ses eaux.
L'église de Saint-Benoît, qui fut la cathédrale de Castres, est aujourd'hui la plus importante des églises de Castres, elle date seulement des XVIIe et XVIIIe siècles et est classée monument historique depuis 1953.
L'hôtel de ville occupe l'ancien palais épiscopal, conçu au XVIIe siècle par le célèbre architecte Jules Hardouin-Mansart (l'architecte de Versailles), et terminé par le Jardin de l'Évêché conçus par Le Nôtre (concepteur des jardins de Versailles). Près du palais, la tour Saint-Benoît d'architecture romane est le seul vestige de la vieille abbaye bénédictine.
La ville possède quelques vieux manoirs du XVIe et XVIIe siècles, dont l'hôtel de Nayrac, datant de la Renaissance.
La ville est célèbre pour son équipe de rugby le Castres Olympique, les Laboratoires Pierre Fabre, le 8e RPIMA...
La ville de Castres est située dans le sud du Tarn
Castres est située à proximité des Monts du Sidobre (site granitique exceptionnel) et de la Montagne Noire, à une altitude de 172 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 42 kilomètres au sud-sud-est d'Albi (préfecture du Tarn), à 15 kilomètres de Mazamet (avec qui elle forme une communauté d'agglomération) et à 72 kilomètres à l'est de Toulouse. Castres est parcourue du nord au sud par l'Agout, un affluent du Tarn qui conflue dans la ville avec la Durenque.
Le climat castrais est très particulier. On parle en climatologie pour le Tarn de climat de l'aquitaine orientale mais il présente ici une différence notable avec le climat aquitain grâce aux deux influences méditerranéenne et montagnarde. Du climat aquitain il faut relever des températures moyennes annuelles plutôt douces et un régime pluviométrique marqué par des pluies hivernales et printanières avec un maximum en mai. La région de Castres enregistre environ 850 mm d'eau annuel. mais l'influence du climat méditérranéen devient forte de la mi-juin à la la mi-octobre avec des épisodes de sécheresse marquée et des températures estivales d'autant plus élevées que l'influence de la mer y est absente. Ainsi le nombre de jours à plus de 30 dg y est de l'ordre de 30 jours par an en moyenne et à plus de 35 dg autour de 5 jours.
En hiver, au contraire, c'est la proximité de la montagne, tant à l'Est (avec le massif granitique du Sidobre qui culmine à 700m d'altitude) qu'au Sud avec la Montagne Noire (1210m au Pic de Nore) qui crée les conditions de phénomènes hivernaux plus fréquents qu'à une altitude comparable dans le reste de la région. Ce "micro-climat" est marqué par le phénomène du vent d'Autan. Plus encore que ses voisines de Revel ou de Villefranche de Lauragais, Castres peut être considérée comme la "capitale du vent d'Autan"; ce vent de Sud-Est qui touche la majeure partie de la région Midi-Pyrénées (sauf la bordure pyrénéenne et l'Ouest du Gers) est provoqué par le resserrement géographique entre le massif central et la chaine des Pyrénées.La présence d'un gradient de pression positif entre l'Est et l'Ouest de la région suffit à le provoquer. Vent très turbulent, marqué par de violentes rafales il souffle à plus de 60 km/h environ 70 jours par an et à plus de 100 km/h de 3 à 5 jours par an. On parle d'Autan blanc lorsque les conditions anticycloniques dominent sur la France, le ciel est alors à Castres peu nuageux tandis qu'une bande nuageuse surmonte la montagne Noire au Sud-Est de Castres (et il n'est pas rare qu'il bruine sur l'Aude ou sur l'hérault sous des nuages bas portés depuis la mer).
Lorsque la dépression se forme sur le golfe de Gascogne ou sur l'Aragon (Espagne) on va alors avoir un ciel beaucoup plus nuageux et le vent se déchaine de jour comme de nuit jusqu'à ce qu'avec l'arrivée de la pluie (et de la dépression associée) le gradient s'inverse et c'est le vent d'Ouest ou de Nord-Ouest qui prend le relais. La rose des vents de Castres présente une quasi symétrie entre vent d'Ouest et vent de Sud-Est et on peut y noter une absence complète de vents venant des directions Nord-Est ou Sud-Ouest. Le vent de Nord-est y est le plus fréquent mais le vent d'Autan le plus fort. Fortement lié à un effet de foehn au versant Nord-Ouest de la montagne Noire, le vent d'Autan est extrêmement turbulent. Cette turbulence correspond à de micros-variations de pression qui sont fortement ressenties par les personnes sujettes à migraine. Vent chaud en hiver on dit du vent d'Autan qu'il est le "charbon du pauvre".
Avec un peu plus de 2000 heures d'ensoleillement annuel la ville de Castres est dans la moyenne d'ensoleillement de villes comme Albi, Montauban ou Toulouse mais loin des voisines méditerranéennes que sont Béziers ou Narbonne (plus de 2500 heures). Une caractéristique notable de climat castrais c'est la très faible occurrence de brouillard malgré la présence des nombreux cours d'eau.
Le réseau urbain de Castres est gratuit pour tous depuis 2008. Ce réseau est constitué de huit lignes, dont une qui dessert le centre ville en passant par l'hôpital du Causse.
Les places Jean Jaurès et de la République furent rénovés dans les années 2000. Du granit du Sidobre constitue le revêtement de ces deux places. A été ajouté des arbres, des fontaines et du nouveau mobilier urbain. L'accès au piéton, cycliste a été privilégier par la municipalité. Le Théâtre Municipal, situé face au Jardin de l'Évêché, a été aussi rénové tant les façades que l'intérieur du théâtre.
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La commune de Castres porte:
Devise : "Debout". Cimier : une chausse-trappe. |
la partie basse du blason représente les armes de la famille de Montfort (on retrouve les mêmes dans le blason de la ville de Beziers) la partie supérieure indique le rattachement au royaume de France.
Le nom de la ville vient du mot roman Castras qui à l’époque carolingienne signifiait "place fortifiée". Dès le IXe c’est ainsi que l’on désignait l’agglomération qui se développait à proximité du monastère bénédictin de Bellecelle.
Des auteurs des XVIe et XVIIe siècles ont avancé des origines bien plus prestigieuses. Pour Guillaume de Nautonier, Castres viendrait du latin Castra, le camp romain, d’où la légende tenace d’un poste militaire établi par Jules César sur les hauteurs du plateau Saint-Jean. Pour Pierre Sabatier, l’abbaye de Castres aurait été fondée en 647 par trois nobles qui plantèrent leur camp (Castra) sur les bords de l’Agout. Mais ces fables, reprises et amplifiées par les historiens locaux du XIXe siècle, ne reposent sur aucune donnée archéologique, ni sur aucun document d’archives : elles doivent être abandonnées et leur simple répétition ne doit pas être considérée comme une preuve[2].
Suite à la venue des premiers missionnaires chrétiens vers le IIIe siècle, Castres a aussi une origine autour de l'abbaye bénédictine de Saint Benoît, qui est censée avoir été fondée vers l'an 647 sur la rive droite de l'Agout par des seigneurs de la cour de Sigisbert III. Robert, Ancelin et Daniel qui vinrent se fixer la et y vivre en ermites.
Leur renommée fut telle qu'ils battirent un monastère, selon une légende.
Ces deux sites s'agrandissant (la place forte et la place religieuse ), se rapprochant, donnèrent naissance à la ville de Castres.
Qui devient un arrêt important sur les itinéraires internationaux du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (à travers la Via Tolosane) en Espagne parce que son abbaye-église, construite au IXe siècle, garde les reliques de Saint Vincent, le martyr renommé de l'Espagne.
En 1074, on sait que l'abbaye relève de l'autorité de l'abbaye Saint-Victor de Marseille : ce qui révèle une sorte de déclin. Rangée comme deuxième ville de l'albigeois derrière Albi dès le XII, c'est un endroit d'importance, et la fameuse famille Trencavel du vicomte d'Albi accorde à Castres une charte libérale qui lui permet de gérer ses affaires de façon indépendante à travers un conseil de consuls.
Castres est une ancienne abbaye de l'ordre de St. Benoit, située au diocèse d'Albi, dépendante de Saint-Victor de Marseille, à laquelle le corps de St. Vincent avait été apporté en 955.
Bertrand en était moine et abbé en 1317, lorsque le pape Jean XII l'érigea en évêché par bulle du 9 juin de cette année.
Bertrand y forma opposition, en donna ses causes aux présidents des parlements de Toulouse et de Paris assemblés. II y dit en substance : Je suis allé me présenter au pape suivant ses ordres; mais je n'ai osé résister à sa volonté, et j'ai donné mon consentement par écrit à l'érection de mon abbaye en évêché; ce que j'ai fait par crainte dont un homme courageux est susceptible; car plusieurs serviteurs du pape me disaient tout bas que si je résistais, je serais mis en prison perpétuelle. Or, je soutiens que, selon l'usage et les lois du royaume de France, une telle érection ne peut se faire sans le consentement du roi, autorisé de ses lettres- patentes, et celui des seigneurs de fief du lieu où l'église est bâtie.
De plus, le pape n'a pas droit de donner à des villes de France le titre et le privilège de cités : le roi seul a ce privilège dans son royaume. Enfin, il parait que le pape Jean, suivant les traces de ses prédécesseurs, travaille à joindre par toute la terre la w puissance temporelle à la spirituelle; et, pour y réussir plus facilement, il veut multiplier les évêques afin d'avoir plus de complices de cette usurpation. Ainsi parlait l'abbé de Castres, et peut-être les autres abbés n'en auraient pas moins dit si le pape ne les eut pourvus eux - mêmes de nouveaux évêchés. Au reste, Théodat I, évêque de Castres, termina ce différend par une transaction, portant que Bertrand garderait le nom d'abbé, avec 1300 livres de revenu fur les biens de l'abbaye de Castres. Le pape lui-même désirait, pour ces érections d'évêchés, le consentement du roi, comme on voit par deux lettres qu'il écrivit sur ce sujet à Philippe lebel.
La première ne regarde que Toulouse, et le pape y rapporte les causes de la division du diocèse, les mêmes et en mêmes termes que dans la bulle d'érection, puis il ajoute : Nous avons aussi considéré qu'il pourrait être dangereux pour vous et pour, la tranquillité de votre royaume d'avoir en ces quartiers-là un prélat presque semblable à un roi par sa puissance et ses richesses. Et ensuite : c'est pourquoi nous vous prions de ne pas écouter ceux qui voudraient tourner en mauvaise part ce que nous avons fait à si bonne intention, mais de rejeter vigoureusement leurs mauvais conseils. La lettre est du 7 juillet 1317. La seconde, datée du 9 du même mois, est pour donner part au roi de l'érection des évêchés de Rieux, de Saint-Papoul, de Lombez, de Montauban, de Castres, et Saint-Flour, et le pape nomme ainsi les évêques qu'il y a mis; à Rieux, Guillaume de la Broie, doyen de Bourges, et votre conseiller, dont vous connaissez la naissance et le mérite; à Saint - Papoul, l'abbé du lieu, homme d'une profonde science et d'une fidélité éprouvée; à Lombez, l'abbé du lieu, fils du comte de Comminges; à Montauban, l'abbé du lieu, notre chapelain et auditeur des causes d'appel de notre palais; à Castres, l'abbé de Lagni, docteur en théologie; à Saint-Flour, l'abbé de Saint Tiberi, docteur en décret etc. notre chapelain, tous originaires de votre royaume et zélés pour vos intérêts. L'on fait que toutes ces abbayes étaient de Tordre de St. Benoit.
Du Consulat de Castres, de ses confronts et limites, et de ses Parroisses.
Les frontières du Consulat de Castres sont:
De la rivière de Canebras, ainsi comme est la carriere du devez de Burlats, tirant droit à Monfa, jusqu'à la Croix d'en Pessin sous la Ville, et de ladite Croix jusqu'à Prat Andrieu, et jusqu'à l'Église de Campairaigues, et sous la Ville, et de la dite Église jusqu'au mas dels Puecheimars.
Ainsi que le ruisseau Deybets sous la Ville jusqu'à Agout, et les tenues outre Agout sont comme appert le bois des paissieres sous bas la Ville, et la moitié de la Malsaignée, dessous, ainsi comme la carriere de Castelnau s'en monte jusqu'à la vigne qui fut d'Arnaud de Sire, dessous bas la Ville, et ainsi comme le pré de Caudiere s'en va dessous bas la Ville, et ainsi comme va Costepelade jusques au bois de Sainct Vincent, et la Bouscause des Pesats jusqu'au ruisseau, de Teillere jusqu'à la tenance de Bertrand Cat, et tout le masage de Doulegne, ainsi que va jusques à las Latieires, et la Bouscarel, et ainsi comme le ruisseau passe, jusques au pas de Vaque rouge, et comme va la carriere et monte droict à la vena, et aussi comme Valaserre jusques au Garric Boussat, et jusques à la tenance des Peiroles, jusques au pas de la Badeta, et outre Durenque ainsi que passe le ruisseau de Aigua esparssa jusqu'à l'Estang, et dudit lieu retourne jusques à ladite Ville.
Ceci est tiré mot à mot d'un vieil acte qui fut fait l'an 1553 à la maison de Ville.
Deux Paroisses dépendent du Consulat de Castres dans la Ville et douze à l'extérieur.
Les deux à l'intérieur sont :
La Platé, ou Notre Dame, dont l'Église a été bâtie là où était le clocher de la Platé.
Saint Jacques, dont l'Église était joignant le clocher de Saint Jacques, et aussi plutard le Temple de Ville-goudou.
Celles de l'extérieurs sont les suivantes :
Saint Avit, La Fosse, Saint Etienne de Cahusac, Notre Dame de Farges, Campans, Saint Martin, Saint Hypolite, La Case, Saint Marsal de Camarens, Saint Julien de Gais, Saint Laurens d'Auterive, Sainte Foy, aux fauxbourgs de Castres.
5 septembre 1365
15 avril 1741 Bail à Jean Sendrail du Pujol du port de Saix (Archives de Castres ) Paroisse de Cayrol: Moulin de Villegoudou réédifié en 1604 Moulin à drap sur la Durenque
Pendant la Croisade des Albigeois, une délégation de Castres s'est rendu et à prêté allégeance au croisé Simon de Montfort. Montfort fit brûler, dans l'été 1209, de son propre chef, les deux premiers hérétiques : un Parfait et son disciple. Seul le disciple, qui prit de peur, se rétracta et eut la vie sauve (avec quelques brûlures aux mains).
La mort de Trencavel,le 10 novembre 1209 à Carcassonne,donne le signal du soulèvement général. Il part de Castres ou le peuple envahit le château et s'empare des Français.
En 1210 Simon de Monfort revient avec des renforts à Castres. Les bourgeois lui ouvrent les portes, et il remplace par des Français les prêtres de la ville et des alentours.
En 1222 les moines de Castres reprennent possessions de leurs paroisses.
Castres est entrée dans le royaume de France en 1271 suite au Traité de Paris, faute de successeurs au comté de Toulouse. En 1317, le pape Jean XXII établit Castres comme évêché; il le restera jusqu’à la Révolution. En 1356, la seigneurie de Castres a été promue comté par le Roi Jean II de France. Cependant, la ville a considérablement souffert de la peste noire entre 1347 et 1348, puis du Prince Noir d'Angleterre et des compagnies libres (bandes de mercenaires anarchiques) qui ont écumé le pays pendant la Guerre de Cent Ans. En conséquence, le XIVe siècle fut pour Castres une période de profond déclin.
En 1375, il ne restait seulement que 4 000 habitants sur la rive gauche de la ville, soit la moitié de la population du siècle précédent. Après la confiscation des possessions de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, auquel appartenait le comté de Castres, le comté fut accordé en 1476 par le Roi Louis XI à Boffille de Juge (Boffillo del Giudice), noble italien et aventurier qui servait le Roi en tant que diplomate. Mais suite à un désaccord de famille entre la fille de Boffille de Juge et son beau-frère, le comté revint dans le giron de la couronne du Roi de France François Ier en 1519.
Dans les années 1530-1560, une part importante de la population de Castres se convertit au protestantisme[3]. Elle est prise par les protestants lors de la (cinquième guerre de religion) en 1575[4]. Dans les guerres qui suivent, les habitants commercent avec les protestants, la ville s'enrichit et s’établit en république indépendante. Castres est alors une des plus grandes places protestantes en France méridionale.
- 31 septembre 1567 : Castres devient Protestant
Henri de Navarre, qui plus tard deviendra roi de France sous le nom d'Henri IV, séjourne à Castres en 1585 chez Antoine de Thomas (1er consul de Castres). Cependant, en 1629 les protestants de Castres sont expulsés aux limites de la ville par ordre de Louis XIII, et Richelieu lui-même vient pour voir les fortifications démantelées. Néanmoins, après ces guerres religieuses, la paix retrouvée favorise une période d'expansion rapide. Les affaires et les activités commerciales traditionnelles sont rétablies, en particulier concernant la fourrure, le cuir et surtout les laines. La culture s'épanouit à nouveau, avec la fondation de l'Académie de Castres en 1648. Castres bénéficie de la Contre-Réforme de l'église catholique, avec la construction de plusieurs couvents en ville, et celle d’un nouveau palais épiscopal par Michel de Tubœuf, évêque de Castres. Une nouvelle cathédrale est également construite, après les destructions des guerres religieuses. Peut-être bien plus important encore, Castres est le siège de la Chambre de l'Édit du Parlement de Toulouse, une Cour de Justice spécialisée dans les affaires impliquant les protestants du Languedoc (une mesure de protection accordée par l'Édit de Nantes). Cette cour attire un bon nombre d'affaires à Castres. En 1665, Castres compte 7 000 habitants : 4 000 catholiques, et 3 000 protestants.
Cependant en 1670, la Chambre de l'Édit est transférée à Castelnaudary, au grand mécontentement des habitants (même catholiques), qui perdent une source importante de leurs affaires avec le départ des avocats et des plaignants. La révocation de l'Édit de Nantes suit bientôt, et Castres souffre beaucoup quand un grand nombre de protestants choisissent d'entrer en exil. Alors viennent la peste de 1720 à 1721 et le feu de 1724. Enfin, Castres perd sa charte libérale en 1758. Vers 1760, quelques années après la célèbre Affaire Calas à Toulouse, Castres se fait connaître dans tout le pays par l'Affaire Sirven : Pierre-Paul Sirven et son épouse, tous deux protestants, sont injustement accusés d'avoir assassiné leur fille afin de l'empêcher de se convertir au catholicisme. Après s'être enfuis, ils sont jugés et condamnés à mort par contumace le 29 mars 1764. Mais ils sont défendus et innocentés par Voltaire en 1771.
La Révolution française a été généralement bien accueillie à Castres, en particulier parmi les négociants et les entrepreneurs protestants locaux, mais la majorité de la population est demeurée modérée pendant toute la période.
En 1793 par exemple, le pasteur Alba Lasource, le représentant de Castres à la Convention nationale à Paris, s'est opposé à la déportation des prêtres catholiques « non-juré » en Guyane française (voir la Constitution civile du clergé). Les prêtres « non-juré » étaient de loin la majorité dans la région de Castres. Alba Lasource fut accusé d'être trop modéré et fut guillotiné en octobre 1793. Suspecté d'être « tiède » envers la Révolution, Castres fut durement punie.
Pendant les évènements de la Terreur, les exécutions par la guillotine avaient lieu sur l'actuelle Place de l'Albinque.
En 1794, pendant la Terreur, qui suivit la révolution française, c'est sur la place de l'Albinque que se trouvait l'échafaud, à l'emplacement de l'actuelle halle aux grains. On y conduisit à la mort des prêtres réfractaires (c'est-à-dire qui refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1791 et voulurent rester fidèle à l'Église catholique), dont Jean-Pierre Alengrin (1749-1795). Une monographie lui a été consacrée par Paul de Cassagnac, aux éditions Périé, Lacaune (Jean-Pierre Alengrin, évangélisateur et martyr). Une croix élevée près du parvis de l'église Saint Jean-Saint Louis rappelle ces évènements dramatiques.
L'évêché qui avait été établi par le pape Jean XXII en 1317 fut supprimé, Castres fut placé sous la tutelle de l'évêché d'Albi. De préfecture du département du Tarn en 1790, la ville fut reclassifiée en sous-préfecture en 1797 au bénéfice d'Albi qui fut établie préfecture du département.
En dépit de ces reculs, au XIXe siècle l'économie de Castres s'est développée considérablement, et la ville s'est étendue en dehors de son vieux centre médiéval. Dès 1815, le premier moulin mécanisé à laines a été installé en ville. À l'origine spécialisé dans le tissu de luxe, l'industrie textile de Castres se tourne alors vers des types plus ordinaires de tissu, (les marchés étaient considérablement plus grands). Autour de 1860, il y avait 50 moulins à laines en ville, employant 3 000 personnes. Vers 1820 est fondé la Faïencerie de Castres. À la fin du XIXe siècle, les industries de construction mécanique sont apparues en plus de l'industrie textile et faïencière. Cela a permis à Castres de devenir un arsenal militaire important pendant la Première Guerre mondiale. Castres fut relié au réseau ferroviaire français en 1865. À la fin du XIXe siècle, Castres était la plus grande ville du département du Tarn, avec 5 000 habitants de plus qu'Albi.
Lors de la Première Guerre Mondiale, la ville subit beaucoup de pertes humaines. Par exemple, l'équipe de rugby du Castres Olympique fut décimée au cours de conflit.
Comme beaucoup de villes occupées du Sud-Ouest, la sous-préfecture du Tarn connaît les vicissitudes de la présence des troupes allemandes. En 1942, les Nazis occupèrent Castres. Ils prirent deux canons allemands de 14-18 car ces deux pièces d'artillerie furent récupérer par l'armée française à la fin de la Grande Guerre constituant un trophée de guerre. Ces deux canons étaient exposés, pendant l'entre-deux-guerres, sur l'actuelle place où est érigé le Monument en hommage au soldats morts pour la France. Des résistants furent exécutés par les SS dans la région de Castres et de la Montagne Noire. Castres fut libéré par les Alliés en 1944.
Castres a ouvert en 1840, le musée Goya, contenant la plus grande collection de peintures espagnoles en France, après le musée du Louvre. Considérablement enrichi par les legs de la famille du peintre Marcel Briguiboul, on y découvre des œuvres des primitifs du XIVe - XVIe siècle, comme Pacheco (le maître de Velasquez), et des chefs d'œuvre des grands maîtres du siècle d'or, Velasquez, Murillo, Ribera, Valdés Leal, Alonso Cano, ainsi que trois Goya, et de multiple série de gravures du maître espagnol. Le musée Goya est installé dans une partie de l'ancien évêché de Castres dont les plans ont été dessinés par Jules Hardouin-Mansart, l'un des architectes de Versailles.
Le musée de Jaurès a été également ouvert en 1959.
Le théâtre de la ville dans un style rococo date de 1904. Agencé sur le modèle de l'Opéra Comique de Paris (par Joseph Galinier élève de l'architecte Charles Garnier), la coupole intérieure est signée Jean-Paul Laurens.
Cette grande place à l'entrée de Castres est entourée de nombreux commerces, restaurants. A proximité se trouve le Jardin Frascaty, la Gare Routière et l'Hôtel de Police. Chaque décembre, le marché s'installe sur la place Place Soult car le Marché de Noël occupe la Place Jean Jaurès. Les voitures de courses du rallye de la Montagne Noire se rassemblent chaque année.
Cette Cathédrale est la plus grande de Castres. Elle a été bâtie à l’emplacement de l’abbatiale fondée au IXe siècle par les bénédictins dont il reste le clocher seul vestige d’architecture romane qui a conservé sur ses faces des bandes lombardes du même type qu’à Saint-Salvy d’Albi ainsi que des modillons modulés [1]. Le dernier niveau de la tour a été très largement modifié au XVIIe siècle, classée monument historique depuis septembre 1987. Après que les guerres de religion eurent détruit les deux premiers édifices, la construction fut confiée à l’architecte Caillau en 1677 puis Eustache Lagon reprit les travaux en 1710. Elle fut consacrée en 1718. Pour des raisons financières, elle n' pas été terminée. L'entrée a été réalisée sur le côté. On distingue le style gothique de cette édifice situé derrière les jardins et le palais de l'évêché.
Classée monument historique en juin 1953 la cathédrale Saint-Benoît de style baroque, à la nef resserrée, est impressionnante par ses vastes proportions. Le chœur est entouré de quatre statues de marbre de la fin du XVIIe siècle provenant de la chartreuse de Saïx. Seule œuvre destinée à la cathédrale, la Résurrection du Christ, toile du retable du maître-autel commandé par Mgr Barral à Gabriel Briard.
L'Église Saint-Jean Saint-Louis fut construit à la fin du XIXe siècle. Cet édifice religieux se trouve aux limites du centre-ville historique de Castres. En 1867, débuta la construction de l'église Saint Jean-Saint Louis, qui fut inaugurée en 1873. "La naissance de l’église fut rendue possible grâce à un legs et un appel à souscription. Ainsi la construction débuta en 1867 et se termina six ans plus tard sous le regard de l’architecte de la ville M. Barthe". Son clocher est visible depuis les hauteurs de la Capélanié...
Cette Église constitua un lieu de passage pour les pèlerins se dirigeant vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. Elle doit son nom à l’hôpital qui accueillait les pèlerins de Compostelle, avant l’entrée de la ville, rive gauche. L’église ogivale de Saint-Jacques fût construite à la fin du XIVe siècle. Détruite en 1567, il n’en reste aujourd’hui que le clocher, tour carrée et massive de style gothique méridional. Relevée, elle est à nouveau détruite en 1574, relevée encore en 1603, elle deviendra carrière pour les remparts de la cité que prépare le duc de Rohan en 1621. La flèche fût rajoutée en 1754 et en 1843 fut acquis le terrain qui permet l’accès par le boulevard extérieur. À cette entrée une statue montre Jacques le Mineur tenant le marteau foulon, objet de son supplice. À la clef de voûte du porche on peut voir les armoiries de Castres portant un B et un corbeau, emblème de saint Benoît. À l’intérieur on peut voir un Saint Bruno peint par Le Sueur.
L’église Saint-Jacques coté nord, ainsi que son clocher sont inscrits sur l’inventaire des monuments historiques depuis le 12 août 1955.
Le clocher de l'église Notre-Dame de la Platé possède possède également un des plus important et des plus anciens carillons du midi de la France. Il comporte 33 cloches (presque 3 octaves chromatiques), la plus grosse pesant 600 kg et datant de 1650. Il fut installé en 1847 et restauré en 1976, on peut l'entendre et le visiter du lundi au samedi de 11h45 à midi (de Mai à Octobre) et tous les premiers dimanches du mois et les jours de grandes fêtes religieuses (Noël, Pâques ...), de 11h à midi.
Le Nadalet (très ancienne coutume du pays de Langue d'Oc qui consiste à sonner les cloches durant les jours précédant Noël) est encore pratiqué au carillon de ND de la Platé, du 17 au 23 Décembre, de 18h30 à 19h30.
Le carillon actuel est composé de 33 cloches, dont une cloche du fondeur toulousain Louison, et une autre (la plus grosse) vraisemblablement offerte par le roi de l'époque et provenant de l'ancien temple protestant de Castres. Les autres, datant de la réfection du carillon des années 70/80 proviennent de la fonderie Paccard. L'association "Vie du Carillon en Pays Tarnais s'occupe de l'entretien et de l'animation de l'instrument. Il est important de préciser que la sonnerie de Notre-Dame de la Platé est entièrement non-électrifiée, le carillon est entièrement manuel ainsi que les volées.
L'accès au clocher est libre lorsque le carillon chante, et permet également de découvrir l'horloge mécanique encore en service se trouvant au dessus de la voûte.
Cet ancien couvent fut détruit sous l'Ancien Régime. Il ne reste que la chapelle et l'ancienne Tour et est actuellement englobée dans les bâtiments du Lycée Jean Jaurès.
C'est surtout le festival « À portée de rue », création municipale qui signe l'originalité des animations estivales. Il s'agit d'offrir des concerts de musique classique au public, gratuitement, en divers lieux ouverts (places et rues). Les spectateurs de plus en plus nombreux chaque année ont ainsi un accès totalement libre aux œuvres classique. Ce temps est précédé de dix jours consacrés à la danse dans tous ses états dans le cadre du festival extravadanses, lui aussi entièrement gratuit pour le public.
Castres connait un dynamisme économique grâce à l'essor des Laboratoires Pierre Fabre, les secteurs industriels du Mélou et du Siala ont connu un développement important (création de commerce et enseignes nationales, ex : Tati, FNAC...) De plus, le campus universitaire (1 500 étudiants environ, l'IUT Paul Sabatier Toulouse III et l'Ecole d'Ingénieurs ISIS permettent d'améliorer la recherche dans des secteurs tels que la chimie, la santé, l'informatique, la mécanique... La ville possède une patinoire, un centre équestre, un golf, un camping, une équipe de rugby (évoluant en Top14 et HCup)... Le tourisme s’accroît et les Musées Goya et Jaurès ont connu un pic d'affluence en 2011 (environ 3 000 visiteurs).
Castres est dotée d'un aéroport reliant en avion Castres à Paris, à Lyon et Ajaccio. La ville va être relié à Toulouse grâce à la construction de l'autoroute qui s'achèvera en 2015.
Entre 1790 et 1797, Castres est la préfecture du Tarn. Depuis 1797, elle en est la sous-préfecture. Entre 1790 et 1800, Castres est chef-lieu du district de Castres.
Castres est chef-lieu de quatre cantons :
Castres est située dans la 3e circonscription du Tarn.
Depuis 2001, le maire élu de Castres est Pascal Bugis (droite, membre de l'UMP), qui a défait le maire socialiste Arnaud Mandement. Pascal Bugis a été réélu en 2008 au cours d'une triangulaire entre Philippe Guerineau et Philippe Folliot[5].
Castres est associée avec la ville voisine de Mazamet (à 18 km au sud-est de Castres) ainsi que des banlieues et villages indépendants dans la Communauté d'Agglomération Castres-Mazamet créée en janvier 2000. Cette communauté regroupe 16 communes indépendantes (Castres y compris et Mazamet), avec une population totale de 79 988 habitants (recensement 1999), 54% de ces derniers vivant dans la commune de Castres proprement dite, 13% dans la commune de Mazamet, et le reste dans les communes périphériques.
En 2010, la commune de Castres a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[6].
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| majorité | |||||
| opposition | |||||
| opposition |
Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :
| Période | Identité | Parti | |
|---|---|---|---|
| mars 2008 | Pascal Bugis | UMP | |
| mars 2001 - mars 2008 | Pascal Bugis | UMP | |
| juillet 1995 - mars 2001 | Arnaud Mandement | PS | |
| mars 1989 - juillet 1995 | Jacques Limouzy | RPR | |
| mai 1985 - mars 1989 | Philippe Deyveaux | PS | |
| mars 1977 - mai 1985 | Jean Pierre Gabarrou | PS | |
| mars 1971 - mars 1977 | Jacques Limouzy | UDR | |
| 1954 - mars 1971 | Lucien Coudert | Radical | |
| 1953 - 1954 | Robert Sizaire | SFIO | |
| Les données antérieures ne sont pas encore connues. | |||
Castres est le siège du 8e Régiment Parachutiste d'Infanterie Marine (8 RPIMA) Le 8e RPIMA compte 1200 hommes et femmes articulés en 8 compagnies[7]. Ce régiment sillustra en Afghanistan, Côte d'Ivoire...
Castres est jumelée avec :
La population en 1831 était de 12 032 habitants, Castres était alors la plus grande ville du Tarn. Elle était une des rares villes industrielles dans la région d'Albigeois (le vieux nom du Tarn). Elle s'est développée rapidement : la population de la commune proprement dite était de 19 483 habitants en 1901, et de 34 126 en 1954 (44 161 habitants dans la zone métropolitaine).
Cependant, avec le déclin de ses industries, la croissance de population a diminué. Albi a dépassé Castres comme zone métropolitaine la plus peuplée du Tarn. La population de Castres stagne dès lors. Après une petite croissance dans les années 1970 et 80, elle a enregistré une croissance nulle lors des années 1990. Au recensement 1999, la population dans la commune proprement dite était de 43 496 habitants, tandis que la population de la zone métropolitaine de Castres était de 61 760 habitants.
La ville de Castres était, au 1er janvier 2007, selon les chiffres donnés par l'Insee en 2009, la 150e ville française en termes de population, hors agglomération. Elle est, à quelques dizaines d'habitants près, derrière Boulogne-sur-mer et Saint-Herblain, et précède Bastia et Sète.
Le Castres olympique (ou simplement CO) est un club de rugby à XV français situé à Castres dans le sud-ouest de la France, dans le département du Tarn en région Midi-Pyrénées. L'équipe olympienne participe, depuis 1989, au Championnat de France de Rugby à XV Top 14 Orange
Triple Champion de France de Rugby de 1re division (1949, 1950, 1993), vainqueur de la Coupe de France en 1948 et de la Coupe de la Ligue en 2004 ainsi que Champion d'Europe après avoir remporté le Bouclier Européen en 2003 soulevé au Madejski Stadium de Londres (équivalent de la 2e division de rugby européen).
Le CO est le seul club de rugby du Tarn à avoir participé régulièrement à la Coupe d'Europe, soit 10 fois entre 1996 et 2012, à être en 1re division de 1989 à nos jours, depuis que Pierre Fabre (mécène castrais et fondateur de la multinationale pharmaceutique), devint propriétaire du Castres Olympique. Sous sa direction le CO fut Champion de France de Pro D2 en 1989 et a été Champion de France 1re Division 1993. Dans le Tarn, le CO a remporté le plus grand nombre de Bouclier de Brennus, c'est-à-dire 3. Seul l'US Carmaux (Fédéral 3 Amateur) remporta le Brennus en 1951. Après le Stade Toulousain en 2011, le Castres Olympique est le dernier club de Midi-Pyrénées à avoir soulevé Bouclier de Brennus en 1993.
Le club occupe le stade Jean Pierre-Antoine situé dans le centre-ville de Castres depuis quasiment le début du XXe siècle. En 1996 puis de nouveau en 2011, la direction du club et le président Michel Dhomps envisagent de rénover le stade afin de l'adapté aux exigences du professionnalisme et ainsi renforcer l'attractivité du club dans un championnat Top14 de très haut niveau (réception des partenaires, grand écran, regroupement de la boutique et des locaux de l'administration...)
Et puis, le CO fut demi-finaliste en Coupe d'Europe Heineken Cup contre le Munster en 2002.
Le stade municipal est occupé par le Castres olympique est se nomme "Stade Pierre-Antoine" car le capitaine Jean Pierre-Antoine double Champion de France de 1re division 1949 et 1950 avec le CO décéda après un match à l'âge de 31 ans. Le stade à une capacité d'environ 11 500 places, avec 4 tribunes de part et d'autres du terrain, qui en font un stade "à l'anglaise" où les spectateurs sont très proches du terrain. Le Castres olympique a également compté dans ses rangs de fameux joueurs comme Gérard Cholley, Francis Rui, Laurent Labit, Thomas Castaignède, Ugo Mola, Raphaël Ibañez, Yann Delaigue, Pascal Papé et le capitaine de l'équipe de France Lionel Nallet. L'effectif Castrais a aussi une tradition de joueurs étrangers comme les All Black Gary Whetton, Franck Bunce, Norman Berryman et aujourd'hui Carl Hoeft, Cameron McIntyre, Chris Masoe. D'autres joueurs venus du monde entier ont joué ou jouent au C.O comme Jeremy Davidson, Mauricio Reggiardo, Ignacio Fernandez-Lobbe, Mario Ledesma, Gregor Townsend, Paul Volley, Ismaella Lassissi et bien d'autres... L'autre club de rugby de la ville est l'Aviron Castrais, un grand club qui a vu éclore de nombreux talents comme Alexandre Albouy.
Castres, c'est aussi le football avec le Castres Football Club (C.F.C). En 1965, l’Étoile Sportive Castraise devient champion de Division Honneur du Midi devant Toulouse Fontaines Club. Le club accède ainsi au Championnat de France Amateur (CFA) dans le groupe Sud-Ouest. En 1967, l’Étoile Sportive Castraise termine à la première place du groupe Sud-Ouest du Championnat de France Amateur (CFA). Mais ne peut accéder à la montée en Division 2 car ils terminent à la troisième et dernière place du groupe A de la phase finale derrière l’US Quevilly et le Gazélec Ajaccio. En 1973, l’Étoile Sportive Castraise est reléguée en Division Honneur. Le club ne reviendra plus jamais au niveau national. En juin 1998, l’Étoile Sportive Castraise s’associe avec l’AS Puech-Auriol pour former le Castres Football Club.
Il y a également le basket-ball (Castres Basket Club - C.B.C), ou encore la toute jeune et récente équipe de football américain, les Wolves de Castres. 1
Les sports de glace sont également représentés au sein de la ville tout comme différents arts martiaux (Judo - Eï Do Kan avec plusieurs titres nationaux par exemple) ou encore des sports de combat ainsi qu'un club d'athlétisme aux grandes ambitions bénéficiant d'une excellente structure en la présence du stade du Travet qui accueille de nombreux meetings dont une épreuve du championnat de France. Enfin, le dynamique et historique club de gymnastique du Stade Castrais regroupe toute sortes de disciplines (GAF, GAM, Trampoline, Tumbling, Rock Acrobatique) et représente la ville au plus haut niveau. Castres possède aussi un club de Tennis de Table, le CTTT (Castres Tarn-sud Tennis de Table) dirigé par Jean-Michel Balance, qui a fait partie des cent meilleurs joueurs français .
Ville étape de la Route du Sud voir son palmarès et statistiques Ces diverses activités expliquent le titre de Ville la plus sportive de France décroché en 1995.
Le stade Pierre-Antoine est un stade de rugby situé à Castres (Tarn) et qui accueille les matchs du club du Castres olympique dans le Top 14. Situé en plein cœur du quartier de Bisséous, le stade Pierre-Antoine a été depuis l'après-guerre propriété du Castres olympique. En 1989, il est racheté par la Ville qui l'aménage, le rénove. En 1993, année du titre de champion de France du Castres olympique, une tribune de 1 400 places est construite, En 1999, une tribune de 1532 places est ajoutée. Depuis, la capacité d'accueil est passée de 4000 à 7000 places. En août 2005, la tribune de 1532 places est déplacée au nord et remplacée à partir du mois d'octobre par une tribune de 2000 places. Une nouvelle tribune Sud a été achevée en 2008. La capacité globale d'accueil est désormais de 11 500 places. En 1999, le stade a accueilli un test-match de l'équipe de France, gagné 62-8 contre la Roumanie.
Ce stade possède une piste synthétique d'athlétisme pù se joue chaque année un meeting international.
La ville possède une patinoire près de l'IUT Paul Sabatier et du campus universitaire de La Borde Basse.
Unité militaire en garnison à Castres:
La ville a vu l'implantation d'une station de radio étudiante (RADIOM) en 2007[10][11].
Hommes et femmes politiques :
Hommes d'affaires :
Militaires :
Personnalités civiles :
Artistes :
Sportifs :
Avec une population de 61 760 habitants dans la zone métropolitaine en 1999, Castres est le troisième grand noyau industriel de Midi-Pyrénées derrière Toulouse et Tarbes, et le plus grand moyeu industriel dans la partie du Languedoc entre Toulouse et Montpellier.
Castres est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Castres-Mazamet. Elle gère l'aéroport.
L'industrie textile reste importante dans la bassin d'emploi de Castres-Mazamet. À côté de cela, les principaux acteurs économiques sont :
La communauté d'agglomération a depuis 2001 développé une vaste zone d'activité (ZAC du causse) à proximité de l'aéroport. Elle est principalement dédiée aux nouvelles technologies et aux industries de la chimie fine (dans le cadre du pôle de compétitivité biocancer). Cette zone qui représente l'avenir du bassin d'emploi, s'est vu attribuer le label Technopole en début d'année 2006.
Aux portes de Castres, 200 entreprises extraient annuellement 150 000 tonnes de granit brut de la zone du Sidobre couvrant 12 000 hectares.
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