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Le terme catastrophe désigne les effets dommageables d'un phénomène brutal, durable ou intense, d'origine naturelle ou humaine. Les conséquences d'une catastrophe sont dans la fracture de la continuité organisée et du confort acquis. On distingue tout particulièrement les situations incluant pertes humaines et la destruction à grande échelle.
La singularité et l'ampleur du désastre que provoquent les grandes catastrophes affectent les esprits des populations concernées. Aujourd'hui, elles apparaissent au travers des médias. Auparavant, elles entraient dans les mythes et légendes, à l'image du récit du déluge. Dans le théâtre grec, la catastrophe était la dernière des cinq parties de la tragédie, le dénouement où le héros recevait sa punition, généralement funeste (catharsis).
À la différence des accidents, les catastrophes ont pour conséquence de nouvelles réflexions sur les moyens à mettre en œuvre pour les éviter ou pour en atténuer les effets désastreux. Ces réflexions, qui ont abouti notamment à la formulation du principe de précaution et de prévention, peuvent aboutir à la création de nouvelles normes ou de nouvelles contraintes légales.
Il est possible de distinguer, schématiquement, deux familles de catastrophes, se distinguant par leurs causes.
Cette distinction demeure néanmoins artificielle, puisque l'impact des catastrophes dites naturelles dépend largement du facteur humain (ainsi, les inondations sont plus dangereuses lorsque les mangroves ont été détruites ou qu'on a construit en terrain inondable ; de même, les tremblements de terre font des dégâts différents selon le type de construction adoptée, l'usage de normes anti-sismiques, etc.).
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En France, le statut officiel de « catastrophe naturelle » par l' « arrêté de catastrophe naturelle », permet de débloquer les indemnisations et de faire jouer les assurances.
La mortalité due aux catastrophes naturelles a augmenté de 60 % entre les années 1980 et les années 2000 et le nombre de catastrophes a été multiplié par 3 en 50 ans, avec un coût qui a atteint 1 600 milliard de dollars de 1980 à 2009[1].
De 1994 à 2004, elles ont touché 2,8 milliards de personnes et causé la mort de 796 408 personnes (dont 226 408 par le tsunami de décembre 2004 dans le Sud-est asiatique), et des pertes économiques estimées à 849 milliards de dollars. Outre les décès et les blessures physiques, les catastrophes ont un impact psychique non négligeable et qui désormais fait souvent l'objet d'une prise en charge spécifique appelée démarche psychosociale. La très grande majorité — 95 % — des victimes se trouvent dans les pays les plus pauvres, parce que ces régions sont très exposées, mais surtout en raison de l'absence de réseau d'alerte, un développement urbain anarchique et un défrichage des terres favorisant les inondations et glissements de terrain[2]. Ces catastrophes peuvent laisser des traces irréparables dans le paysage (exemple des météores ou encore sécheresse de la mer Morte) d'autres ont des effets plus modérés qui disparaissent au bout de quelque temps (incendies, inondations).
De 2000 à 2010, le nombre de catastrophes naturelles a encore nettement augmenté[3], dont en zone côtière. Les catastrophes dites "climatiques" ont les plus augmenté et constituent +/- 70 % du total des catastrophes naturelles, soit presque le double d'en 1990. En 2009, les inondations et autres catastrophes liées à l'eau, ont compté pour 53 % du nombre total de catastrophes naturelles. Le nombre de victimes de catastrophes météorologiques (typhons, cyclones) avait augmenté de 220 % par rapport à 2008, surtout en Asie qui a concentré en 2009 plus de 40 % de ces phénomènes.
En 2011, l'ONU recense 302 catastrophes naturelles qui ont causé la mort de 29 782 personnes dont 20 943 ont péri lors d'un tremblement de terre, l'immense majorité lors du Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku. Ils causaient un total de 366 milliards de dollars américains (soit 286 milliards d’euros) de dégâts[4],
La Banque mondiale et l'Université Columbia ont identifié 86 pays à haut risque de cyclones, tremblements de terre, inondations, sécheresses, incendies, éruptions, glissements de terrain, etc. Les risques croissent plus vite dans les pays à revenus moyens ou faibles et aux économies en forte croissance et les États fragiles, petits ou pauvres ont de moindres capacités de résilience[5].
L'atmosphère terrestre est une mince pellicule gazeuse composée principalement d'oxygène, d'azote et de vapeur d'eau. Elle recouvre le globe et est soumise à deux facteurs principaux : l'apport d'énergie du Soleil et la rotation de la Terre. La différence de température entre l'équateur et les pôles crée des différences de pression qui mettent l'air en mouvement. La rotation terrestre dévie ce mouvement, et crée des systèmes cycloniques de tailles diverses et des anticyclones.
Dans les premiers, la condensation de la vapeur d'eau va donner des nuages et des précipitations. Leur rotation génère également des vents qui peuvent être puissants et non seulement détruire directement mais également causer des vagues déferlantes. Dans les seconds, l'air est sec et le ciel dégagé, ce qui peut être intéressant pour quelques jours mais peut provoquer des sécheresses.
Les catastrophes climatiques sont essentiellement l'effet de ces systèmes sur l'environnement humain. Elles prennent diverses formes :
Ces catastrophes sont appelées à être plus fréquentes et à toucher plus de personnes à cause de l'augmentation de la population dans les zones à risque et les changements climatiques dus au réchauffement de la planète.
La chute de météorites d'une certaine taille peut causer des dégâts considérables sur une zone très étendue : les dégâts causés par la chute d'un tel objet en 1908 en Sibérie (voir catastrophe de Toungouska) ont ravagé plusieurs milliers de kilomètres carrés dans une zone inhabitée.
Pour le moment, on ne déplore pas de catastrophe majeure dans une zone habitée. Il n'est toutefois pas exclu que quelques cas isolés de personnes tuées par la chute d'objets célestes aient pu survenir.
Une catastrophe industrielle est liée à un accident dans une des phases de la production industrielle, dans l'exploitation minière ou durant le transport de cette production, notamment le transport de pétrole, qui a occasionné de nombreuses marées noires (Garantie catastrophe Technologique).
Voir Chronologie des catastrophes industrielles et la Liste des principaux déversements pétroliers.
Parmi les catastrophes industrielles survenues dans le domaine de la production d'énergie nucléaire, on peut citer la catastrophe de Tchernobyl, connue pour son impact environnemental et humain, et dans une moindre mesure l'accident nucléaire de Three Mile Island car ce dernier a marqué l'opinion et fait adopter de plus grandes mesures de prudence. Les bombardements de la bombe atomique, en temps de guerre, sont repris dans les catastrophes militaires. En termes d'accident nucléaire, nous pouvons aussi citer les accidents nucléaires de Fukushima au Japon, qui font partie des conséquences du tsunami engendré par le séisme du 11 mars 2011, de magnitude 9.0.
Voir les articles accident nucléaire et liste des accidents nucléaires, qui incluent la classification des accidents et catastrophes.
L'utilisation de moyens de transport de passagers s'est développée et ceux-ci peuvent être d'importante capacité. Lorsqu'un accident ou un attentat survient, les conséquences humaines peuvent être dramatiques avec de nombreux morts.
Selon le moyen de transport touché, on parle de catastrophe aérienne, catastrophe ferroviaire ou catastrophe maritime. Il n'existe toutefois pas de terme particulier pour désigner une catastrophe de funiculaire ou de télécabine. Les accidents de la route ne sont généralement pas comptés comme des catastrophes, sauf en cas de circonstances particulières (par exemple, lors d'un carambolage ou d'un accident d'autocar particulièrement grave).
Il peut être considéré que toutes les guerres sont par essence des catastrophes, par la mort et la désolation qu'elles impliquent. Les pertes humaines sont nombreuses, voire gigantesques, généralement au sein des populations civiles (avec une courte exception européenne entre la fin de la guerre de Trente Ans et la Seconde Guerre mondiale). L'objet du présent paragraphe n'est pas de recenser les innombrables guerres de l'histoire humaine, mais plutôt de s'intéresser aux catastrophes ayant eu pour origine le fait militaire, en temps de guerre comme en temps de paix, et remarquables par leur particularité ou leur impact à la fois sur les populations ou sur l'environnement.
La rupture délibérée de barrages et de digues est une tactique attestée pour arrêter l'avance de l'adversaire ou lui causer des dommages humains et matériels. On peut citer:
Selon les conventions de Genève, protocole additionnel I, 1977, la destruction d'ouvrages civils tels que barrages, digues, centrales nucléaires est interdit et constitue un crime de guerre si elle est de nature à causer des pertes sévères à la population civile, ou des dommages graves aux biens civils. Le statut de la Cour pénale internationale y ajoute les dommages graves et durables à l'environnement naturel. Le principe de proportionnalité ne tolère de telles attaques que si l'avantage militaire "concret et direct" en est nettement supérieur à leurs inconvénients pour les populations civiles et l'environnement [8]. Et selon l'article 11 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, les Etats prennent, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du droit international, notamment le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme, toutes mesures nécessaires pour assure la protection et la sûreté des personne handicapées dans les situations de risque, y compris les conflits armés, les crise humanitaire et les catastrophes naturelles[9]. Et aussi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires est établi aussi pour les catastrophes naturelles.
Thèmes non exhaustifs : la fonte de la calotte glaciaire due au Réchauffement climatique, la perte de la Biodiversité avec la disparition de milliers d'espèces de végétaux et d'animaux, le trou de la couche d'ozone.
Outre le caractère fortuit et aléatoire des catastrophes, l'analyse a montré que des vulnérabilités locales accentuent l'impact de celles-ci. Ces vulnérabilités sont géographiques (configuration du relief et pluies torrentielles), démographiques (densité de population), urbanistiques et sociales, entre autres. Une démarche volontariste et communautaire est favorisée par des gouvernements et des grandes organisations humanitaires pour atténuer l'impact physique, économique et moral des catastrophes de tous types.
En France, afin de renforcer cette volonté commune de prévention, le ReNass (Réseau national de sécurité sismique) aide et prévient les gouvernements afin de prendre les mesures adéquates.
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