Centre démocrate humaniste
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| Centre démocrate humaniste | |
|---|---|
| Président Vice-présidents Secrétaire politique Secrétaire général Administrateur général |
Benoît Lutgen André Antoine Melchior Wathelet Jean-Jacques Viseur Eric Poncin Clément Crohain |
| Fondation | 1945 (PSC-CVP) 1972 (PSC) 2002 (cdH) |
| Siège | Rue des Deux Églises 41 1000 Bruxelles |
| Au niveau fédéral | |
| Chambre[1] | ![]() |
| Chef de groupe | Catherine Fonck |
| Sénat[2] | ![]() |
| Chef de groupe | Francis Delpérée |
| Ministres fédéraux[3] | Joëlle Milquet Melchior Wathelet (fils) |
Dans les entités fédérées |
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| Parl. wallon[4] | ![]() |
| Ministres wallons[5] | André Antoine Carlo Di Antonio |
| Parl. Comm. française[6] | ![]() |
| Ministres francophones[7] | André Antoine Marie-Dominique Simonet |
| Parl. bruxellois[8] | ![]() |
| Ministre bruxellois[9] | Benoît Cerexhe |
| Parl. Comm. germanophone[10] | ![]() |
| Au niveau européen | |
| Représentants | ![]() |
| Affiliation européenne | Parti populaire européen |
| Idéologie(s) | Centrisme Progressisme Social-libéralisme Démocratie chrétienne |
| Couleur | Orange |
| Site officiel | www.lecdh.be |
| voir aussi : Constitution belge — Politique de la Belgique |
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Le Centre démocrate humaniste (cdH), anciennement Parti social chrétien (PSC), est un parti démocrate humaniste francophone de Belgique, Centriste dont le projet politique s'enracine dans une lecture actualisée de l'humanisme ou personnalisme d'Emmanuel Mounier. Il participe actuellement aux gouvernements fédéral belge, de la Région wallonne et de la Communauté française de Belgique et de la Région de Bruxelles-Capitale.
Sommaire |
Le parti est issu de la scission du PSC unitaire en une aile francophone et une aile néerlandophone suite à la crise de Louvain.
La crise de Louvain de 1968, née de la volonté flamande d'expulser la section francophone de l'Université catholique de Louvain, a en effet conduit le PSC à s'imposer comme parti francophone autonome.
Depuis 1972, le PSC et le CVP sont deux partis totalement indépendants.
Depuis qu'il est autonome, le PSC s'est affirmé comme un parti au fonctionnement démocratique. En 1969, le PSC a été le premier parti belge à introduire l'élection de son président national, de ses présidents d'arrondissements et de ses présidents de sections locales au suffrage universel de l'ensemble de ses membres. Le PSC n'a cessé de renforcer la démocratie interne en organisant de nombreux débats largement ouverts sur les problèmes d'actualité et en consacrant des efforts importants à la formation de ses responsables.
Aux élections régionales et législatives de 1999, le parti connaît une crise, due à deux faits externes, mais extrêmement médiatisés : l'Affaire Dutroux et la crise de la dioxine. Cela conduit le PSC à rejoindre l'opposition à tous les niveaux de pouvoir. Joëlle Milquet devient la nouvelle présidente du PSC.
Le 9 juin 2001, le congrès du PSC a approuvé la Charte de l'Humanisme démocratique.
Le 18 mai 2002, au terme d'un long processus de discussion mené par Joëlle Milquet dans tous les arrondissements, le congrès du PSC a adopté les nouveaux statuts et la nouvelle dénomination du parti : Centre Démocrate Humaniste (cdH). Suite à l'abandon explicite de la référence chrétienne et à l'adoption d'une politique plutôt marquée à gauche, certains de ses membres fondèrent un nouveau parti : Les Chrétiens démocrates francophones (CDF) devenus Chrétiens démocrates fédéraux.
Aux élections législatives de 2003, le parti ne progresse pratiquement pas et reste donc dans l'opposition au niveau fédéral. Joëlle Milquet est réélue présidente du cdH à l'automne 2003.
Le succès aux scrutins régionaux et communautaires de juin 2004 ont permis au cdH de revenir au pouvoir à la Région wallonne et à la Communauté française, en coalition avec le Parti socialiste, ainsi qu'à la Région bruxelloise, en coalition avec le Parti socialiste et le parti écologiste.
Suite aux élections législatives du 10 juin 2007 où le cdH gagne 5 sièges (3 à la Chambre des représentants, 2 au Sénat], les humanistes-centristes participent au gouvernement Leterme I après un très long processus de négociation mené par Joëlle Milquet et Melchior Wathelet.
En 2010,le CDH est le premier parti à faire rentrer une femme voilée au parlement bruxellois,acte qui suscite bon nombre de réactions d'indignation.
Le 1er septembre 2011, Benoît Lutgen succède à Joëlle Milquet et devient le deuxième président du cdH[11].
En 2007, le CDH faisait campagne sur le thème de la Belgique unie, avant d'accepter aujourd'hui le confédéralisme[12],[13],[14], jadis appelé "antichambre du séparatisme" ou « fédéralisme des cons »[15]. La présidente du CDH défend avec énergie la future régionalisation de la fiscalité[16],[17], qui aurait pour effet, selon les experts, d'augmenter la fiscalité dans une dizaine d'années[18]dans les régions les plus pauvres[19],[20], c'est-à-dire la Wallonie et Bruxelles[21]. L'engagement de Joëlle Milquet est fort : elle est prête à perdre dans les sondages pour assurer la réforme de l'Etat[22],[23].
Certains experts jugent la régionalisation de l'impôt des personnes physiques contraire au droit européen[25].
Marie-Dominique Simonet, ministre de l'enseignement en région française de Belgique, a été à l'origine du décret Robin des Bois qui prévoit de redistribuer les moyens financiers entre "écoles riches" et "écoles pauvres"[26]. Ce décret est différemment apprécié selon les écoles. Certaines écoles, qualifiées de "riches" par le décret, font remarquer que l'aide aux écoles en difficulté ne doit pas se faire au détriment de la qualité d'enseignement dans les autres écoles[27].
Selon la députée FDF Caroline Persoons, le décret "Robin des Bois" va pénaliser les écoles dites "riches"[28] qui fonctionnaient bien et les enfants provenant de milieu modeste mais inscrits dans des écoles de "riches" quitteront celles-ci, à cause de l'augmentation des coûts liée au manque de moyens que va générer ce décret, au profit d'écoles moins nanties[29].
Les écoles libres[30] du Brabant wallon annoncent qu'un recours auprès de la Cour constitutionnelle sera déposé sous peu, invoquant l'absence d'égalité entre les élèves. On créerait selon elles, une discrimination négative, chose interdite par la constitution belge[31]
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