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Le cognitivisme est le courant de recherche scientifique endossant l'hypothèse que la pensée est un processus de traitement de l'information, cadre théorique qui s'oppose, dans les années 1950, au béhaviorisme. On l'inscrit généralement dans l'approche computo-représentationnelle de l'esprit, bien que depuis la fin des années 1980, le modèle connexioniste rivalise avec le computationnalisme. Ce courant s'inscrit à l'opposé du béhaviorisme, mouvement qui remettait en question la scientificité de l'étude de la cognition, celle-ci n'étant pas directement observable. Notons que, dans la francophonie, cognitivisme est parfois employé comme synonyme de sciences cognitives, ce qui n'est pas tout à fait exact. Il s'agit plutôt du courant de pensée qui, dans les années 1950, s'opposant au béhaviorisme, donna par la suite naissance aux sciences cognitives.
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Le cognitivisme psychologique est, suivant les auteurs, associé ou non à un physicalisme fonctionnaliste, qui établit une séparation entre le matériel biologique constituant le système nerveux (le « hardware » de l'ordinateur) et les opérations mentales qui sont exécutées (les « programmes », ou « software »).
Pour le cognitivisme, le stockage de la mémoire dans le cerveau se fait d'une manière constructive. Pour la simple petite perception, un travail de stockage et d'interprétation est enclenché. L'information se dirige premièrement dans la mémoire sensorielle, qui se dirige ensuite dans la mémoire à court terme pour ensuite être traduite et classée dans la mémoire à long terme.
La mémoire guide notre perception. Il y a deux traitements de l'information
Certains auteurs ont cherché à appliquer les principes théoriques du cognitivisme aux sciences de l'éducation. Parmi ceux-ci, on peut citer le professeur américain Robert Gagné et Jacques Tardif, du Québec.
David Bordwell a été l'un des premiers à revendiquer l'utilisation du cognitivisme pour les études filmiques. Pour lui, le cognitivisme peut amener des explications sur la construction des images mentales dans un contexte social, peut expliquer le problème d'apprentissage du spectateur, peut étudier l'histoire du cinéma comme une révision des schémas et comprendre les traditions d'interprétation.
Pour Bernard Perron[1], le cinéma crée une tension importante dans la mémoire du spectateur, due à la durée du film. De plus, certains mécanismes de narration permettent au cerveau d'utiliser un certain mode de traitement de l'information. En effet, au cinéma, la durée du spectacle ainsi que la grande quantité d'informations présentes à l'image posent un problème : il y aurait trop d'informations, il est parfois difficile de juger de ce qui est important et il est souvent impossible de tout mémoriser. Ainsi, éventuellement, le spectateur se fie aux indices laissés par la narration et utilise le traitement de l'information descendant : à partir des indices, il essaie d'anticiper le récit.
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