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Le conga, tambour congo ou tumbadora désigne plusieurs éléments musicaux cubains ou latins : un instrument de musique, un rythme, une formation musicale ou une danse.
La conga apparaît au XVIIIe siècle à Cuba, mais elle est d'origine africaine (bantoue). C'est un instrument de percussion en forme de tambour à une membrane et qui se décline en différentes tailles, si bien qu'on en joue de plusieurs à la fois. Elle s'est répandue dans toute la musique latine.
Haut tambour (90cm de haut pour 25 à 40 cm de diamètre) à long fût légèrement renflé, elle est faite à partir d'un assemblage de latte de bois, ou creusée dans un tronc monoxyle, ou bâtie sur un tonneau cerclé ou moulé dans de la fibre synthétique. Une peau épaisse est fixée sur le dessus à l'aide de liens à l'origine et aujourd'hui à l'aide de cerclages et de fixations métalliques réglables. Il y en a plusieurs sortes :
Auxquelles il faut ajouter des types plus récents :
Vers 1800, les congas vont remplacer les tiroirs des armoires (cajónes) ou des cajots de morue dans la rumba.
On appelle conguero le percussionniste qui joue des congas (de une à cinq congas) à la main à l'aide de cinq frappes de base. Dans la salsa, les congas ont un rôle de premier plan : ils constituent la base du tumbao avec la basse et le guïro, véritable « colonne vertébrale » rythmique en remplacement du groove basse-batterie que l'on retrouve dans d'autres styles musicaux, c'est une des grandes différences au niveau du rythme entre la salsa et les autres styles de musiques[1].
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Le rythme binaire (2/2,2/4) joué par celle-ci s'appelle aussi la conga (ou tango congo), comme la danse, qui consiste en 3 pas de côté avant de lever un pied et de repartir dans l'autre sens.
Ce rythme est apparu vers 1550, lorsque les esclaves cubains ont pu se réunir dans des cercles appelés « cabildos », pour préparer l'épiphanie (la fête des rois, le 6 janvier), et danser dans la rue les dimanches.
Cette musique continue d'être jouée dans les carnavals de Cuba, dont le plus important est celui de Santiago. Outre les percussions, on joue de la "Trompetica china".
À la fin des années 1930, Desi Arnaz va relancer la mode de la conga (conga de salon) aux États-Unis.
En 1940, Arsenio Rodriguez va ajouter le rythme du guaguancó (une des formes de la rumba) joué par des congas à son orchestre, qui va devenir alors un « conjunto ». Ceci va révolutionner le son cubain et préfigurer la salsa.
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