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| Corée | |||
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Carte de la Corée. |
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| Localisation | |||
| Pays | |||
| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : Asie |
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| Mers | Jaune, Japon ou de l'Est | ||
| Géographie | |||
| Superficie | 219 814 km² | ||
| Longueur | 1 100 km | ||
| Largeur | 150 km | ||
| Altitude | 2 744 m | ||
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La Corée est une péninsule d’Asie de l’Est de 219 814 km2 située entre le Japon, la Chine et la Russie. Elle est surnommée le Pays du Matin calme (litt. : le pays du Matin Frais : Han-guk (한국, 韓國) ou Joseon (ou Chosǒn) (조선, 朝鮮). La Corée peuplée de plus de 73 000 000 d’habitants, est divisée en deux États depuis 1953 :
Les relations entre les deux États sont très tendues, au point que cette mésentente débouche sur un conflit qui déchire la péninsule pendant trois ans, de 1950 à 1953.
Les deux Corées ont la même langue officielle, le coréen, supposée d’origine altaïque. Jusqu’au XVe siècle, la langue coréenne n’avait pas d’écriture propre, et utilisait les sinogrammes chinois par les systèmes Idu et Hyangchal. Aujourd’hui, le coréen s’écrit avec l’alphabet hangeul.
Sommaire |
Le paysage se compose à 70 % de zones montagneuses partiellement couvertes de forêts à l’est et séparées par des vallées profondes et étroites. Dans l’ouest et le sud, on trouve des plaines côtières peuplées et cultivées. La chaîne principale est constituée par les monts T’aebaek, qui occupent le versant oriental de la péninsule. De plus, il existe également une cinquantaine de montagnes dépassant les 2 000 m d’altitude qui sont, pour la plupart situées, dans le Hamgyong au nord, dont le point culminant est le mont Paektu (2 744 m).
Le Yalou et le Tuman sont les deux fleuves les plus importants (790 km et 520 km respectivement), ils marquent la frontière avec la République populaire de Chine et la Russie. Tandis que le Han (514 km), qui traverse Séoul, et le Nakdong (525 km) assurent aussi bien les besoins en eau des villes que ceux de l’agriculture.
Ses côtes sont très découpées, et on y compte plus de 3 000 îles dont la principale est Jeju-do (제주도), située à 85 km au sud de la péninsule.
Le cas des Rochers Liancourt (appelé aussi « Dokdo » ou « Takeshima ») est particulier : bien qu’ils soient administrés par la Corée du Sud depuis 1954, ils sont toujours revendiqués par le Japon.
Le climat local est typique des façades orientales des continents. Il est plutôt tempéré, mais avec des nuances selon les zones. Le sud au climat franchement subtropical humide est touché par le régime des moussons appelé localement le changma, permettant notamment la culture du riz. Le nord a un climat plus influencé par la Sibérie, aux hivers plus enneigés et rudes.
La péninsule reste exposée aux aléas climatiques : ainsi, les inondations en Corée du Nord ont causé, en août 2007, plus de 600 morts et disparus et touché plus d’un million de personnes[1], entraînant une demande d’aide internationale du gouvernement nord-coréen et des appels à dons d’ONG[2].
Voir également : Art coréen, céramique coréenne, peinture coréenne, arts martiaux coréens, danse coréenne, architecture bouddhiste coréenne, littérature coréenne, trésors nationaux de Corée du Sud, trésors nationaux de Corée du Nord.
Dans les textes chinois antiques, la Corée est désignée sous le nom des « fleuves et des montagnes brodés dans la soie » (錦繡江山) et « la nation orientale du décorum » (東方禮儀之國). Pendant les VIIe et VIIIe siècles, la route de la soie a relié la Corée à l’Arabie. Dès 845, les commerçants arabes ont écrit, « au-delà de la Chine est une terre où l’or abonde et qui est appelée Silla. Les musulmans qui y sont allés ont été charmés par le pays et tendent à s’y installer et à abandonner toute idée de partir. »
La péninsule est aujourd’hui divisée, à peu près au 38e parallèle (휴전선, 休戰線) en deux États indépendants antagonistes :
De fortes tensions ont toujours existé entre les parties depuis la guerre froide, celles-ci trouvant son paroxysme durant la guerre de Corée de 1950 à 1953. Depuis, la zone tampon située le long de la frontière entre les deux États dite « zone démilitarisée » (DMZ) concentre le plus grand nombre de forces armées au monde. Le village de Panmunjeom, lieu de signature du cessez-le-feu de 1953, est l’endroit où se déroulent traditionnellement les négociations entre les deux Corée.
La déclaration conjointe Nord-Sud du 15 juin 2000 est la pierre angulaire des nouvelles relations qu’entretiennent les deux États, en vue d’une réunification de la péninsule.
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Préhistoire de la Corée |
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Empire coréen |
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Comme pont et point de passage entre la Chine et le Japon, depuis ses origines, la décolonisation de la Corée a été un échec où le Nord, se rapprochant de la République populaire de Chine a adopté une politique communiste basée sur le culte de la personne (Juche) et le Sud sous celle, de fait, des États-Unis par l’irruption de la Guerre de Corée qui a rendu ces deux parties dépendantes de leur parrainage. Le Sud est en coopération compétitive économique avec le Japon pour s’affirmer. Le Nord s’affirme vis-à-vis du parrain chinois en se faisant plus communiste encore. L’Union soviétique et les États-Unis se sont affrontés par pays interposés, évitant un conflit direct qui, à l’époque aurait pu mener vers une escalade atomique (le limogeage de MacArthur en était une preuve). Très vite préoccupée par la situation en Europe, l’Union soviétique s’est désengagée du conflit, laissant la place à la République populaire de Chine.
Un accord de paix historique a été signé le 4 octobre 2007 entre les deux présidents, Roh Moo-hyun sud-coréen et Kim Jong-il nord-coréen. Il met officiellement fin à la guerre de Corée, débutée en 1950. Un simple armistice a été signé en 1953[3]. Mais depuis peu, la Corée du Nord devenu le neuvième pays à posséder l'arme atomique, multiplie les "provocations", notamment avec les essais nucléaires et des bombardements délibérés du territoire sud-coréen, dont celui de Yeonpyeong le 23 novembre 2010 est l’incident le plus sérieux depuis la fin de la guerre en 1953.
Pour certains analystes[4], par son attitude beliqueuse le régime de Pyongyang chercherait à maintenir sa population dans un semi-état de guerre permanent permettant de faire accepter à cette dernière les privations qu’elle subit, d’autant plus que la situation alimentaire de la Corée du nord s’est aggravée de façon catastrophique ces dernières années, dont les menaces récurrentes de famine sont l’illustration[5]. Il est cependant interessant de noter le comportement paradoxal de cette dictature stalinienne qui, un mois avant le bombardement de Yeonpyeong, réclamait encore une aide humanitaire à sa voisine du sud qui ne lui avait jamais refusée jusqu’ici[6], attitude qui trahit néanmoins un affaiblissement significatif du régime communiste.
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