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| Corail | |
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nom vernaculaire ambigu : |
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| Diploria labyrinthiformis, un corail cerveau parmi d'autres |
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| Taxons concernés | |
La classe Anthozoa, à l'exception de :
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Le corail est un animal de l'embranchement des Cnidaires, vivant généralement en colonies d'individus (les polypes), construisant tout au long de leur vie un squelette extérieur à partir de minéraux présents dans l'océan. Chez les coraux constructeurs de récifs, l'accumulation de ces squelettes forme un récif corallien. De nombreux coraux vivent en symbiose avec des végétaux unicellulaires : les zooxanthelles dans les mers chaudes ou d'autres espèces de phytoplancton dans les mers froides.
Sommaire |
Les trois plus grands récifs coralliens du monde sont situés en Australie, au Belize et en Floride (parc national de Dry Tortugas)[1]. Cependant, celui qui devrait être le plus ancien est celui de la baie de Kimbe en Papouasie-Nouvelle-Guinée : il concentre 60 % de la biodiversité des espèces de coraux.
Il est fréquent de croire que le corail ne se développe que dans les mers chaudes, y formant récifs et atolls. En réalité, les mers froides (large de la Scandinavie, de la Grande-Bretagne et de la péninsule Ibérique) hébergent aussi des récifs coralliens. Ces récifs sont très poissonneux, certainement la raison pour laquelle les marins du Nord connaissent leur existence depuis des siècles.
On trouve des récifs de coraux partout dans le monde, des régions tropicales à la Mer du Nord et à la Méditerranée. Ils vivent dans les mers chaudes d’Asie ou froides comme la Grande-Bretagne. On en trouve de 0 à 4000 mètres de profondeur. Au large de la Nouvelle-Écosse, des chercheurs ont découvert récemment des coraux dits d'eau froide qui peuvent vivre jusqu'à sept kilomètres de profondeur[2].
Les colonies de coraux ont la propriété de contribuer à fortement construire leur environnement et leur habitat. Ils constituent eux-mêmes un habitat pour de très nombreuses autres espèces.
Le mot corail est très ambigu car il désigne des organismes marins coloniaux appartenant tous à l'embranchement des Cnidaires, mais à des familles très différentes dont les exigences écologiques sont, de ce fait, très dissemblables.
Les animaux qu'on désigne sous le terme générique de corail peuvent appartenir à deux classes (ou super-classes) distinctes :
Les espèces du genre Millepora sont communément appelées coraux de feu (par exemple le corail de feu branchu Millepora alcicornis), en raison de leur fort pouvoir urticant.
Les coraux sont des animaux pluricellulaires (Eumétazoaires), de l'embranchement des Cnidaires, de la classe des Anthozoaires.
Au sein des Anthozoaires, ils peuvent faire partie des Alcyonaires (Alcyonacés = "coraux mous", mais tous ne le sont pas!), ou des Zoanthaires (Scléractiniaires = "coraux durs").
On peut séparer les coraux en deux catégories, suivant qu'ils hébergent ou non des algues symbiotiques dans leurs tissus :
En aquariophilie récifale, on distingue également deux catégories de coraux durs (Scléractinaires) :
Les colonies coralliennes semblent être les plus vieux animaux coloniaux vivants du monde. En tant que colonies, leur longévité dépasse de loin celle des tortues géantes des Galapagos, vivant plus de 200 ans, ou des palourdes quahog qui peuvent vivre plus de 400 ans. Certaines colonies auraient peut-être plusieurs centaines voire plusieurs milliers d'années selon certains experts[3],[4].
Dans les métamorphoses Ovide profite de l'histoire de Persée et d'Andromède pour donner une signification à l’origine de la nature du corail, tout comme il était de coutume à l’Antiquité d’expliquer par la mythologie les différents phénomènes scientifiquement incompris à l’époque.
Après avoir vaincu le monstre marin et sauvé la princesse Andromède, le héros Persée est acclamé par tout le peuple d’Éthiopie. Il prend alors bien soin de poser la tête de Méduse sur un lit de varech face contre sol afin que son pouvoir ne soit dangereux pour personne dans la foule. Mais le regard de de la Gorgone est éternel même après sa mort et il ne s’arrête pas à un lit d'algue. Il agit sur les végétaux alentour, les changeant en pierre. Ainsi Ovide explique la propriété du corail, considéré comme un végétal à l'époque, de se durcir à l’air, d’une façon poétique et naïve.
Le corail se dit en grec 'Gorgeia', car Méduse était l'une des trois Gorgones.
D'une manière générale, selon la symbolique des pierres, il protège son possesseur, calme les émotions et rétablit la paix intérieure. il est le garant de récoltes fertiles et sert à éloigner la foudre des bateaux. Au moyen-âge on avait pour habitude de cacher dans sa bourse ou dans sa poche un morceau de corail qui devenait alors un talisman contre la sorcellerie.
En Chine Antique, les coraux étaient symbole de richesse et d’un statut social élevé.
Les Indiens d’Amérique considère le corail comme une pierre sacrée, il symbolise "l’énergie de la force vitale" et protège du mauvais œil.
Les noces de corail symbolisent les 11 ans de mariage dans le folklore français.
Le corail rouge (Corallium rubrum) et le corail du Japon (Corallium japonicum) sont les seuls à être utilisés en bijouterie.
Certains coraux comme le corail rouge ont d'abord été menacés par leur exploitation pour la bijouterie, puis ils ont été victimes à la fin du XXe siècle du chalutage dans les zones froides et du plateau continental. Il s'y ajoute un dépérissement, à échelle planétaire, dit blanchiment des coraux, le corail perdant sa couleur suite à l'expulsion des zooxanthelles avec lesquelles il vit normalement en symbiose. Les causes encore mal comprises du blanchiment peuvent résulter de la conjonction de l'eutrophisation, la pollution, l'acidification de l’océan, les pesticides, les engrais, ou du réchauffement, voire d'un début de montée trop rapide des océans, ou localement de la présence de polluants issus de Munitions immergées, chacun de ces facteurs prenant une part plus ou moins importante selon la situation géographique. Certaines espèces peuvent survivre quelques mois après avoir expulsé leurs zooxanthelles (3-4 mois à Mayotte ; 7 mois en Floride).
L'impact des dépôts de sédiments apportés par une eau turbide est discutée. En effet, quand ces sédiments en suspension ne sont pas anormalement pollués, et au moins pour certaines espèces de corail, le corail récifal peut aussi parfois se nourrir de ces particules ; Si les récifs coralliens comptent parmi les écosystèmes marins les plus productifs au monde, alors qu'on les trouve souvent dans des eaux plutôt oligotrophes, c'est certes en raison de leur aptitude (notamment grâce à leur endosymbiose avec les zooxanthelles) à utiliser des ressources alimentaires variées (zooplancton, phytoplancton, matières organiques dissoutes), c'est peut-être aussi grâce à l'aptitude de certains coraux à les extraire de l'eau et les consommer.
La sédimentation est cependant un facteur de stress reconnu pour la plupart des coraux, en inhibant la plupart de leurs modes d'alimentation, de diverses manières dont en empêchant les algues symbiotes d'accéder à la lumière nécessaire à la photosynthèse. Des travaux récents montrent que des dépôts accrus de sédiments sur certains coraux (induits par leur morphologie) sont aussi utilisé par ces coraux pour se nourrir[7]. Un suivi de la cinétique de la matière organique de sédiments en suspension (par des marqueurs fluorescence) montre qu'ils sont ingérés par les cellules du corail Fungia horrida Dana 1846[7] (C'est la première preuve concrète de la capacité de certains coraux à ingérer et digérer la fraction organique du sédiment en suspension dans l'eau[7]. Quand il est propre, le sédiment pourrait avoir un rôle positif pour ces coraux[7], mais quand il est pollué, ils pourraient être encore plus vulnérables à certains polluants, souvent piégés sur ou dans le sédiment.
On a localement constaté une recolonisation par les zooxanthelles de coraux blanchis. La mortalité est considérée comme certaine quand une colonie blanchie a secondairement été recouverte par un feutrage d’algues filamenteuses, après quelques semaines ou mois. Les Acropores semblent les plus sensibles au blanchissement (30 % sont morts en 1991 dans l’Archipel de la Société).
En mer de Java, le taux de mortalité était de 80 à 90 % après l’épisode ENSO de 1983.
Fin 2006, au moins 40% des coraux de Martinique sont morts du blanchiment observé en 2005. Enfin, certaines études[réf. nécessaire] (probablement à confirmer) indiquent que les produits de protection solaire utilisés par les baigneurs seraient également responsables de la destruction des coraux, et ceci pour une part non négligeable. De plus, il est estimé que 32 à 72% des poissons des récifs des Caraïbes ont disparu entre 1955 et 2007[8], avec une réduction du stock de 2.5 à 6% par an depuis 1995.
En outre, les récentes invasions d'étoiles de mer dévoreuses de corail, des Acanthaster planci, contribuent à accélérer le phénomène, et semble être de plus en plus violentes et fréquentes.
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