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Le décibel (dB) est un sous-multiple du bel, correspondant à un dixième de bel. Nommé en l’honneur de l’inventeur Alexandre Graham Bell, le bel est un outil mathématique, sans unité, de comparaison logarithmique du rapport entre deux puissances, connu notamment pour exprimer le niveau acoustique d’un son. Cette grandeur sans dimension n’appartient pas au système international de mesures[1]. Le bel n’est pas l’unité la plus fréquente : le décibel (équivalent à 1⁄10 de bel) est plus couramment employé.
Le décibel comme le bel, peut être utilisé dans les domaines de l’acoustique, de la physique, de l’électronique et est largement répandu dans l’ensemble des champs de l’ingénierie : fiabilité, inférence bayésienne, etc.
Cette unité est particulièrement pertinente dans les domaines où la perception humaine est mise en jeu. En effet, la loi de Weber-Fechner stipule que la sensation ressentie varie comme le logarithme de l’excitation.
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Le bel (symbole B) est utilisé dans les télécommunications, l’électronique, l’acoustique ainsi que les mathématiques. Inventé par des ingénieurs des Laboratoires Bell pour mesurer l’atténuation du signal audio sur une distance d’un mile (1,6 km), longueur standard d’un câble de téléphone, il était appelé unité de « transmission » à l’origine, ou TU ((en)Transmission unit), mais fut renommé en 1923 ou 1924 en l’honneur du fondateur du laboratoire et pionnier des télécoms, Alexander Graham Bell.
Si on appelle X le rapport de deux puissances P1 et P0, la valeur de X en bel (B) s’écrit :
.On peut également exprimer X dans un sous multiple du bel, le décibel (dB) :

un décibel étant égal à un dixième de bel.
Si le rapport entre les deux puissances est de : 102 = 100, cela correspond à 2 bels ou 20 dB. À titre d’exemple la puissance double environ tous les 3 décibels et 130 décibels correspondent à une puissance 1 000 fois plus importante que 100 décibels.
Dans certaines situations les puissances sont proportionnelles au carré d’une autre grandeur, généralement une amplitude. En électronique linéaire et sinusoïdale la puissance est proportionnelle au carré de l’amplitude du courant ; en acoustique, la puissance acoustique est proportionnelle au carré de l’amplitude de la pression acoustique. Si les amplitudes sont plus facilement accessible au calcul ou à l’expérience, il est souvent choisi d’exprimer le rapport de puissance en termes d’amplitude. En revanche, si l’on considère deux tensions efficaces U1 et U0, on conviendra d’écrire que leur rapport, exprimé en décibels, est celui des puissances absorbés par une même résistance R, aux bornes de laquelle ces tensions auraient été appliquées. Aussi on a :

Le logarithme du carré d’une grandeur étant égal à deux fois le logarithme de la grandeur on obtient la formule suivante :
.Le décibel est utilisé comme mesure du rapport entre deux puissances dans certains domaines, comme les télécommunications ou le radar pour décrire des gains ou des amplifications (dB positifs) ou des pertes ou des atténuations (dB négatifs). On parle alors d’une atténuation de 15 dB compensée par un amplificateur avec 15 dB de gain. Une atténuation de 15 dB est équivalente à un gain de -15 dB.
Le décibel a donné naissance à un certain nombre d’unités (sans dimensions) utilisées pour mesurer des puissances ou des intensités de façon absolue. Ceci se fait en utilisant comme puissance de référence (dans le dénominateur de la définition précédente) une valeur de puissance prédéfinie. Dans ce cas, on ajoute une lettre à « dB » pour savoir de quoi on parle. Voici quelques exemples :
En électronique, le décibel est souvent utilisé pour exprimer des rapports de puissance, de mesure d’amplitude (gain) ; il est préféré aux mesures arithmétiques exprimées en ratios ou pourcentages.
L’avantage du décibel est qu’il permet de mesurer le gain global d’une série de composants (tels que les amplificateurs et atténuateurs). Cette mesure peut être calculée simplement en additionnant les gains (en décibels) de chacun des composants individuels. Dans les télécommunications, les décibels sont utilisés pour tenir compte des gains et des pertes d’un signal d’un émetteur à un récepteur à travers un certain milieu (l’espace libre, des guides d’ondes, câble coaxial, fibre optique, etc.) en utilisant un « bilan de liaison ».
L’unité décibel peut également être combinée avec un suffixe pour créer une unité spécifique et absolue, référencée à l’énergie électrique. Par exemple, il peut être combiné avec « m » (dBm) pour « milliwatts ». En analogique, le zéro dBm est le niveau de puissance correspondant à une puissance d’un milliwatt, et 1 dBm est un décibel plus grand (environ 1,259 mW).
Le dBu est une unité d’usage courant ; le « u » signifie « sans charge »[2]. Il a été changé pour éviter toute confusion avec dBV. Cette unité (dBu) est une mesure de la tension efficace utilisant comme référence 0,775 Vrms. Choisi pour des raisons historiques, c’est le niveau de tension délivrant 1 mW de puissance dans une résistance de 600 ohms, qui était l’impédance de référence standard dans les circuits audio du téléphone et de l’entrée « ligne » de certaines consoles.
Le dBFS (dB Full Scale - pleine échelle) - l’amplitude d’un signal par rapport à une échelle dont le maximum est défini comme étant le niveau zéro ; l’échelle s’exprime en dB nul et négatifs. La correspondance entre le dBFS relative le dBu est -18 ou -20 dBFS correspond au zéro dBu du VU-mètre. Le zéro dBu sous-entend des valeurs négatives (en dessous du 0 dBFS) et des valeurs positives limitées par un pourcentage de distorsion analogique dont les maxima sont le Headroom (audio signal processing) (en).
Le dBTP (dB True Peak - crête réelle) est le pic d’amplitude d’un signal par rapport au maximum de laquelle un dispositif peut traiter avant écrêtage[3] Dans les systèmes numériques, 0 dBTP serait égal au niveau le plus élevé (nombre) que le processeur est capable de représenter. Les valeurs mesurées sont toujours négatives ou nulles, le zéro dBFS s’interpole vers -3 dBFS mesuré en Peak Programme Meter.
Le dBZ, abréviation de décibel Z, est une unité logarithmique de la réflectivité (Z) des cibles radars en météorologie[4]. Il s’agit du rapport entre le retour venant de précipitations réelles par rapport au signal radar émis tel que
. La valeur en dBZ est proportionnelle à l’intensité des précipitations et peut être convertit en taux horaire selon un formule du type Z = aRb, où a et b dépendent du type de précipitations[4].
Le décibel, de symbole dB, est une unité relative de l’intensité acoustique. Le dBSPL (Sound Pressure Level) est défini par le rapport de la puissance par unité de surface du son que l’on mesure et une puissance par unité de surface de référence :
.La puissance par unité de surface de référence est 10-12 W m-2 (un picowatt par mètre carré).
La puissance par unité de surface transportée par une onde sonore est reliée à la pression acoustique par la formule :

où :
est la puissance par unité de surface ou intensité acoustique (en W·m-2) ;Si, dans la formule de la première définition, on remplace la puissance par unité de surface par la formule en fonction de la pression acoustique, la densité et la vitesse se simplifient et on obtient :
.Si on sort le carré du logarithme, on obtient la seconde version de la définition de dBSPL :

p est le niveau de pression du son (en valeur efficace) et
est la pression de référence que l’on accepte comme le niveau à partir duquel l’oreille humaine commence à percevoir un son pur de 1 kHz. Celui-ci est de 20 µPa (valeur efficace). Les deux valeurs de référence (1 picowatt par mètre carré et 20 µPa efficaces) sont équivalentes pour l’air à la température et pression ambiante.
Par ailleurs, pour un même niveau acoustique à différentes fréquences, l’homme ne perçoit pas le même niveau d’intensité. Pour un même niveau d’intensité acoustique de 20 dBSPL, un son pur de 1 kHz paraîtra plus fort qu’un son de 10 kHz tandis qu’un son de 100 Hz ne sera pas perçu. Pour avoir le même niveau perçu, le son de 10 kHz devra être à 30 dBSPL et le son de 100 Hz à 50 dBSPL. Les courbes isosoniques représentent les courbes de même intensité perçue qu’un son pur de 1 kHz à un niveau acoustique donné.
Intensité perçue par l’oreille humaine normale. On parle aussi de dB pondéré : (A), (B), (C).
Intensité perçue par un individu donné.
Le niveau de 0 phone ou 0 dB SPL est un niveau vraiment bas. Pour s’en rendre compte, voici à quoi ce niveau de 0 dB SPL correspond :
Il existe plusieurs courbes de pondération : A, B, et C. La courbe de pondération (A) correspond de près à la correction de l’oreille humaine. Moins sensible aux BF (basses fréquences) et plus sensibles aux HF (hautes fréquences). Cependant, ce n’est pas exactement ce que déchiffre notre cerveau. Pour cela, il faut additionner les niveaux sonores pondérés relevés en fonction des fréquences. Attention, 80 dB (A) + 80 dB (A) n’est pas égal à 160 dB(A) mais à 83 dB(A). Plus la différence entre deux sons est élevée moins on majore. Le bruit d’un avion 120 dB (A) + le bruit d’une voiture 80 dB(A) = 120 dB(A). L’avion couvre complètement le bruit de la voiture. Pour bien comprendre Le dB(A) est un niveau sonore global (son perçu par l’oreille) et le dB est un niveau sonore qui n’a de sens que lorsqu’il est noté pour une fréquence donnée.
Pour prendre en compte cette sensibilité de l’oreille par rapport aux fréquences, le dB(A) est utilisé. Une courbe isosonique a été définie correspondant à un niveau perçu de 40 dB pour un son pur de 1 kHz. L’inverse de cette courbe pondère le signal et l’on obtient le niveau en dB(A) par intégration sur toutes les fréquences. Cette unité est très fréquemment utilisée dans les indicateurs acoustiques du bruit.
Ces exemples sont à relativiser.
En dessous de 20 dB, le son est pratiquement inaudible pour l’oreille humaine. Il commence à devenir douloureux au-delà de 80 dB, dangereux à partir de 100 dB et insupportable dès 120 dB. Le seuil de douleur n’est pas un absolu, il dépend de la fréquence. Le seuil de douleur peut être atteint à un niveau sonore de 110 dB pour une fréquence de 20 000 Hz et à 120 dB pour une fréquence inférieure à 10 000 Hz. Ces valeurs (80 dB, 100 dB, 120 dB) sont les valeurs courantes de la littérature[réf. nécessaire].
Des tests psycho-acoustiques ont montré qu’un dépassement du volume sonore est perceptible par l’oreille humaine à partir de 1 dB[5].
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