Daniel Goldberg
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| Daniel Goldberg | |
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| Parlementaire français | |
| Date de naissance | 24 août 1965 |
| Mandat | Député |
| Début du mandat | 20 juin 2007 |
| Circonscription | troisième circonscription de la Seine-Saint-Denis |
| Groupe parlementaire | Socialiste, radical, citoyen et divers gauche |
| Ve République | |
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Daniel Goldberg, né le 24 août 1965 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est une personnalité politique française. Élu de La Courneuve, il est député socialiste de la 3e circonscription de la Seine-Saint-Denis depuis 2007, candidat en 2012 sur la 10e circonscription, particulièrement impliqué sur les questions du logement, de l'enseignement supérieur et de la lutte contre les discriminations.
Sommaire |
En couple et père de deux enfants, il passe sa jeunesse dans le quartier des Quatre-Routes à La Courneuve où ses parents étaient commerçants. Après des études à l’Université de Paris XIII à Villetaneuse pendant lesquelles il anime notamment le mouvement étudiant contre la loi Devaquet en 1986, il soutient une thèse de doctorat à l’Université Paris VI. D'abord enseignant en mathématiques, il est depuis 1995 maître de conférences à l'Université de Paris VIII[1] de Saint-Denis.
Parallèlement, Daniel Goldberg est un militant, puis un des responsables de SOS Racisme, depuis sa création jusqu’en 1992, en Seine-Saint-Denis et au niveau national. Il participa à la création de la première Maison des Potes à Saint-Denis en 1988. À la même période, il anime un courant de l’Union nationale des étudiants de France - Indépendante et démocratique, syndicat étudiant majoritaire dans les années 1980 dans lequel il occupe à plusieurs reprises des responsabilités nationales.
Membre du Parti Socialiste, il participe aux courants Question Socialiste, Nouvelle École Socialiste, puis Gauche socialiste. Après son refus de soutenir le Traité Constitutionnel Européen en 2005, il rejoint les amis de Laurent Fabius et soutient ce dernier lors de la campagne interne de désignation du candidat socialiste à la présidentielle en novembre 2006.
Candidat non élu aux cantonales de 1992 puis de 1998 pour le canton de La Courneuve, Daniel Goldberg est élu en 1995 conseiller municipal sur la liste d'union de la gauche menée par James Marson puis nommé maire-adjoint chargé de la santé de La Courneuve, ville dans laquelle il a toujours milité. Président du centre municipal de santé, il relance la politique de lutte contre le sida. Avec Stéphane Troussel, il fait des propositions pour faire évoluer la gestion locale, afin que la ville de La Courneuve s’engage dans de la communauté d'agglomération Plaine Commune. Renouvelé dans ses fonctions en 2001 sur une liste d'union de la gauche, il choisit de démissionner de son mandat de maire-adjoint en 2005 (tout en restant conseiller municipal) lorsqu’il devient vice-président de Plaine Commune chargé des espaces verts, suite au référendum municipal faisant le choix de l’intercommunalité, se chargeant notamment de la réhabilitation des berges du Canal Saint-Denis.
Après son élection comme conseiller régional en mars 2004, Daniel Goldberg est conseiller régional d'Île-de-France[2] jusqu'en 2007. Avec Stéphane Troussel, il signe une tribune dénonçant le nouveau mode de scrutin régional, qui désavantage la Seine-Saint-Denis[3],[4]. Il s’est impliqué sur les dossiers liés au logement[5],[6] et à l’aménagement du territoire. Localement, il soutient notamment la rénovation du RER B, la réalisation du premier tram-train de la région entre Bondy et Aulnay-sous-Bois,la construction de la nouvelle médiathèque intercommunale du Bourget, le prolongement de la ligne 12 du métro à Aubervilliers, et la construction de la résidence étudiante rue de Valmy à La Courneuve[7]. Il participe à la mise en place de la nouvelle politique régionale du logement en décembre 2005 et à la révision du Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), dont l’avant-projet a été adopté en février 2007. Il favorise aussi la création de l'agence de communication d'insertion Nouvelle Cour[8].
Il est investi par le PS en 2002 comme candidat dans la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis (La Courneuve, Aubervilliers, Le Bourget), avec Évelyne Yonnet pour suppléante, mais doit retirer sa candidature suite à un accord intervenu à la demande de la direction nationale du PCF afin que le PS soutienne la députée communiste sortante Muguette Jacquaint face au communiste orthodoxe Jean-Jacques Karman[9]. Il est de nouveau investi pour les élections législatives de juin 2007 dans la 3e circonscription de avec Bâ Coulibaly pour suppléante. Au second tour, il l'emporte avec 61% des voix face au candidat UMP Kamel Hamza[10], alors que cette circonscription avait jusque là été toujours détenue par le PCF, notamment Waldeck Rochet. Le 26 octobre 2007, il démissionne de son mandat de vice-président de Plaine commune pour se consacrer pleinement à son activité parlementaire.
Alors que la Seine-Saint-Denis doit perdre un député en vertu du redécoupage électoral de 2009, Marie-George Buffet fait pression pour obtenir le rattachement de La Courneuve à la sa circonscription pour démanteler la troisième circonscription, séparant notamment les villes d'Aubervilliers et de La Courneuve, ce qui lui vaut le reproche de Daniel Goldberg d'avoir négocié avec l'UMP un « parachute doré » électoral[11]. Le redécoupage est cependant voté par le Parlement et validé par le Conseil constitutionnel [12].
Candidat en troisième position[13] sur la liste menée par le PS Stéphane Troussel à La Courneuve, battue par le maire PCF sortant[14], il est réélu conseiller municipal mais siège dans la minorité municipale, alors que la liste menée par le PS Jacques Salvator qu'il soutient aussi[15] l'emporte, elle, sur le maire sortant à Aubervilliers[16]. Il participe à la campagne lancée par un collectif citoyen qui dépose 1 000 signatures en novembre 2010 en Mairie pour la création d'une police municipale à La Courneuve[17], pour lequel le conseil municipal accepte d'organiser un référendum local en juin 2011[18].
Lors du congrès de Reims du Parti Socialiste à la fin 2008, il soutient la motion D conduite par Martine Aubry[19], qui a fait son dernier meeting avant la désignation du premier secrétaire à Aubervilliers[20]. Fin 2009, il prend des responsabilités au sein du PS dans l'animation du Laboratoire des idées[21]. Il est l'un des responsables du Forum des idées du PS sur la ville, qui s'est tenu à Lille le 6 novembre 2010, et qui a donné lieu à une tribune qu'il a publiée dans Le Monde avec Frédéric Gilli et l'architecte Dominique Perrault[22]. Il devient un des députés de la garde rapprochée de Martine Aubry[23].
Il est un des animateurs du groupe de députés Solférino 2012 qui s'affiche comme objectif de soutenir le travail de Martine Aubry et qui collecte des parrainages pour soutenir sa candidature parmi les députés[24]. Ce groupe a dénoncé la note du think tank Terra Nova qui invitait le PS à renoncer au vote ouvrier, contrairement à la stratégie affichée par la nouvelle direction du Parti qui cherche justement à renouer aussi avec le vote populaire[25].
Suite redécoupage électoral de 2009 qui sépare Aubervilliers de La Courneuve, il annonce son intention de se présenter en 2012 sur la nouvelle sixième circonscription de la Seine-Saint-Denis. Cependant, celle-ci est réservée en novembre 2011 à une femme à l'intention d'Elisabeth Guigou, décision qu'il conteste[26],[27].
Il est l'un des jeunes députés qui se sont fait remarquer au cours de la législature, comme en témoigne son invitation au meeting des quadras autour de Benoît Hamon le 2 juin 2009 à Montgeron[28]. En marge du Congrès de Versailles où Nicolas Sarkozy prend la parole devant les parlementaires le 22 juin 2009, il est à l'initiative d'un rassemblement devant la Salle du Jeu de paume, là où les députés du tiers état ont refusé en 1789 de se soumettre au roi de France, où il lance un appel à des États généraux pour une République moderne[29].
Ses premières interventions en juillet 2007 le sont dans le cadre du débat sur la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités, où il défend notamment l'encadrement et le pouvoirs, fortement renforcés, des présidents d'université[30]. Il est l'un des promoteurs de la candidature du campus Condorcet, retenu en juillet 2008 par le gouvernement, qui doit amener en 2012 à la création d'un campus des sciences humaines de 15 000 personnes à Aubervilliers[31]. Le 10 février 2009, il demande à la ministre Valérie Pécresse à la tribune de l'Assemblée le retrait avant nouvelle concertation du projet de décret contesté sur les enseignants d'université[32].
Impliqué sur les questions du logement social[33]. Il est intervenu pour défendre le rôle et la rémunération du livret A[34] et une proposition de loi sur le logement[35] du PS en avril 2008[36]. Il était parmi les principaux orateurs socialistes dans les débats sur la "loi Boutin" en février 2009, donnant notamment l'explication du vote du groupe sur les conclusions de la commission mixte paritaire le 19 février 2008[37] déplorant qu'il« n'y a[it] plus d'obligation de l'État pour le renouvellement urbain et la lutte contre l'habitat indigne, puisqu'il passent par l'ANAH et l'ANRU », le financement de ces organismes n'étant pas assuré à moyen terme[38].
Il est intervenu à plusieurs reprises sur les questions de sécurité, dénonçant un désengagement de l’État des quartiers populaires. En mai 2009, son interpellation de Michèle Alliot-Marie suite à l'attaque d'un fourgon de police à l'arme de guerre est largement médiatisée[39]. Dans le cadre de la LOPPSI 2, il dénonce le défaussement sur les collectivités locales, notamment en les mettant à contribution sur la vidéosurveillance pour compenser la baisse des effectifs de l'Etat[40]. Quelques jours plus tôt, dans la discussion de la loi sur les violences de groupes, il rappelle le report sur le Conseil régional d'Île-de-France de la construction des commissariats[41] ou dénonçant une « augmentation des vols à main armée, des vols avec violence sur les personnes physiques » que le gouvernement tente de masquer par une « frénésie législative », rappelant aussi « C’est le turnover des effectifs, le manque d’officiers de police judiciaire dans les commissariats, ceux, par exemple, d’Aubervilliers et La Courneuve »[42]. En décembre 2011, l'Assemblée nationale adopte le rapport de la mission d'information qu'il mène conjointement avec le député Didier Gonzales sur la sûreté aérienne dans les aéroports, quelques jours avant que n'éclate un mouvement de grève de ces personnels pour lesquels les rapporteurs réclamaient d'« améliorer la reconnaissance des personnels de sûreté »[43], puis il est l'orateur du PS dans le texte consécutif sur l'exercice du droit de grève dans le secteur, où il critique la création d'un « devoir de grève » qui oblige les grévistes à signaler 24 heures avant leur volonté de reprendre le travail[44].
Il s'est également inquiété de l'utilisation annoncée par la Ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie de drones de type ELSA pour surveiller les quartiers de banlieue, craignant que « sans encadrement légal strict, l’utilisation de drones risque de passer, tôt ou tard, d’un usage exceptionnel en cas de crise à un usage préventif permanent, renforçant ainsi la stigmatisation que ressentent ici les habitants[45],[46]. » En février 2012, il critique la dégradation des rapports entre la police et la population[47]. Il est l'auteur d'une proposition de loi sur la restriction de la commercialisation de l'usage des mini motos[48], qui a été une des bases de la loi votée sur le sujet en mai 2008[49].
Il se mobilise aux côtés de salariés d'entreprises menacées comme Vigimark[50] ou de l'association AEFTI93[51]. Engagé sur les questions des libertés publiques, il s'implique lors du conflit des salariés étrangers en situation irrégulière d'Alfa Services au Bourget (juin 2008-février 2009), dont 22 des 30 grévistes ont reçu un titre de séjour en février 2009[52], puis notamment le conflit de la Scifodiam à Aubervilliers. Il est intervenu sur de nombreux cas individuels, notamment pour faire libérer une jeune fille mineure retenue en zone d'attente de Roissy[53] ou empêcher l'expulsion d'un travailleur malien en France depuis 19 ans[54]. Avec d'autres élus, il a exprimé ses inquiétudes sur le fichier EDVIGE[55].
Il est l'auteur de la proposition de loi visant à dépénaliser[56] l'aide à l'entrée et au séjour irréguliers des étrangers, suite à la sortie du film Welcome de Philippe Lioret, débattue à l'Assemblée Nationale le 30 avril 2009[57]. Malgré la sortie d'une circulaire ministérielle, qui ne satisfait pas le monde associatif, il représente sa proposition de loi sous forme d'amendements en novembre 2009[58]. Reprenant la proposition de loi, adoptée par le Sénat, supprimant les entraves à l'accès des étrangers à certaines professions, il voit sa proposition rejetée par l'UMP[59].
Investi dans la lutte contre les discriminations, il est intervenu dans le débat parlementaire sur la proposition de loi du PS[60] débattue en février 2009[61]. Il a également soutenu l'association Les Indivisibles dans l'organisation en mars 2009 des premiers Y'a bon Awards[62], puis le collectif La journée sans immigrés:24 heures sans nous !. En 2009-2010, il est membre de la commission spéciale contre les violences faites aux femmes[63] où il fait notamment étendre les dispositions contre les violences conjugales aux concubines, ascendants et descendants[64]. À l'occasion de la sortie du film de Rachid Bouchareb Hors-la-loi et des écrits du Secrétaire d'État aux Anciens combattants Hubert Falco, il interpelle le Ministre de la culture affirmant que l'État n'a pas à dicter une histoire officielle[65].
Il lance la mobilisation, victorieuse, des riverains des Quatre-Routes à La Courneuve contre l'installation par le Groupe Derichebourg d'un dépôt de bennes à ordures dans un quartier pavillonnaire[66],[67]. En 2010-2011, il soutient la campagne pour la création d'une police municipale à La Courneuve[68] et obtient une consultation populaire, à l'intitulé contesté, au résultat négatif[69].
Sur les questions de vie quotidienne, on lui doit une proposition de loi visant à mieux garantir les droits des assurés[70]. Il est le premier député français à intervenir sur les questions de défense du consommateur de viande halal[71].
Dans le cadre du contrôle parlementaire, il est un des 30 membres de la Commission d'enquête sur les conditions de libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien détenus en Libye. Il questionne à deux reprises le Ministre de l'Intérieur Claude Guéant sur son témoignage possiblement mensonger devant la Commission d’enquête en lien avec les contrats négociés avec le concours de l'intermédiaire Ziad Takieddine, puis sur la vente de matériels d'interceptions des communications des opposants libyens par le régime Khadafi[72].
Il a voté contre la révision constitutionnelle de février 2008 ratifiant le Traité de Lisbonne[73]. Il a interpellé à la tribune le gouvernement sur la question du soutien financier développement des transports en Île-de-France[74], dans le cadre du plan pluriannuel proposé par le président du Conseil régional Jean-Paul Huchon. En novembre 2009, il est l'un des principaux orateurs du Groupe SRC dans le cadre du débat sur le Grand Paris[75]. En 2012, il préside la commission d'enquête sur le fonctionnement du réseau des RER[76].
Président du groupe d'amitié parlementaire entre la France et l'Union des Comores[77], il est très actif sur les questions concernant les relations franco-comoriennes ainsi que sur la question de Mayotte[78]. Suite au crash du Vol 626 Yemenia, il a interpellé le 1er juillet 2009 le Secrétaire d'État aux transports Dominique Bussereau sur l'aide à l'aménagement de l'aéroport de Moroni[79] et sur le fait que puissent être vendus en France des billets pour des séjours dont une partie est assurée par des vols qui seraient interdits au départ d'un pays européen, problème que le Secrétaire d'État a accepté de relayer à l'Organisation de l'aviation civile internationale[80]. » En octobre 2010, il conduit la première mission parlementaire aux Comores et à Mayotte depuis l'indépendance de ce pays[81],[82].
Engagé pour la Paix au Proche-Orient, il est intervenu pour dénoncer le blocus de Gaza[83] et demander la libération de Salah Hamouri[84]. Il s'est indigné de la situation des civils tamouls retenus prisonniers après le conflit militaire de 2009[85]. Dans le cadre des groupes d'amitié ou à titre individuels, il a rencontré des élus ou les ambassadeurs des états qu'il suit plus particulièrement: Comores[86], Algérie[87], Mali, Inde, etc... ainsi que des dirigeants palestiniens[88] et israéliens[89].
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