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| Disneyland Paris | ||||
| Ancien nom | Euro Disney Resort Disneyland Resort Paris |
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| Création | 12 avril 1992 | |||
| Superficie | 22,30 km2 (2 230 ha) | |||
| Coordonnées | ||||
| Ville / (Dépt.) | Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne | |||
| (État) / Pays | ||||
| Propriétaire | Euro Disney SCA | |||
| Nb de parcs | 2 | |||
| Nom des parcs | Parc Disneyland Parc Walt Disney Studios |
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| Superficie des parcs | 82 hectares cumulés | |||
| Nb d'hôtels | 7 hôtels Disney + 7 hôtels partenaires | |||
| Site Web | http://www.disneylandparis.fr | |||
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Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : Île-de-France |
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Disneyland Paris, anciennement Euro Disney Resort et Disneyland Resort Paris, est un complexe touristique et urbain de 22,30 km2 (2 230 ha) situé en sa majeure partie sur la commune de Chessy (Seine-et-Marne), à trente-deux kilomètres à l'est de Paris. Le complexe touristique comprend deux parcs à thèmes – le Parc Disneyland et le Parc Walt Disney Studios – ainsi que des hôtels et un golf, tandis que le complexe urbain intensifie le tissu du secteur 4 de Marne-la-Vallée au travers du Syndicat d'agglomération nouvelle du Val-d'Europe. Le site est favorisé par de nombreux transports, dont une gare TGV subventionnée par l'État français et inaugurée le 31 mars 1992, un prolongement de la ligne de RER A, financée par la région, et des infrastructures routières comme la bretelle de liaison avec l'autoroute A4.
Le complexe est exploité par la société Euro Disney SCA détenu à 39 % par la Walt Disney Company mais la structure financière autour de la gestion et de l'exploitation de Disneyland Paris est très complexe. Euro Disney SCA a développé à l'image du complexe de Walt Disney World Resort, de nombreuses activités autour de ses deux parcs à thèmes. On peut noter le centre commercial Val d'Europe, le centre d'affaires Arlington Business Square et le projet Villages Nature avec Pierre et Vacances.
En 2010, le chiffre d'affaires s'établissait à 1,28 milliard d'euros, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2009[1].
Sommaire |
Le nom du complexe a changé à plusieurs reprises :

Le complexe comprend actuellement :
Le complexe s'organise en grande partie dans un cercle routier baptisé Boulevard Circulaire, situé au nord du domaine de 22,30 km2 (2 230 ha). Le domaine avait jusqu'en 2010 une superficie de 19,43 km2 (1 943 ha) et a été agrandi suite à l'intégration du projet Villages Nature. C'est dans ce cercle que se trouve la plupart des éléments constituant le complexe. Le centre de « gravité » du complexe n'est pas celui du cercle mais se trouve à 500 m au nord-ouest sur l'axe autoroutier provenant de l'A4 et appelé Avenue Paul Séramy. Cette longue avenue en ligne droite permet comme à Walt Disney World Resort de voir au loin le château du royaume enchanté, seul le Disneyland Hôtel masque le bas de l'édifice.
Autour de ce centre de gravité se trouvent :
Les parcs à thèmes se situent sur la gauche de l'avenue tandis que les hôtels sont sur la droite. Mais les marques des problèmes financiers de Disney sur l'organisation actuelle du complexe sont profondément visibles. Ainsi le centre commercial Val d'Europe, qui a dû être construit pour apporter de l'argent et une source de revenus à Euro Disney SCA, est construit dans le périmètre du boulevard circulaire, à l'origine prévu pour ne contenir que des éléments de « magie Disney ». Plus au sud l'Arlington Business Square est une zone à vocation de bureaux.
Au sud de l'autoroute se trouve le camping Disney's Ranch Davy Crockett ainsi que, prochainement, Villages Nature.
Dans les débuts du projet d'Euro Disney Resort, un troisième parc à thème avait été évoqué, du type EPCOT/WestCOT ou autre, mais la disposition actuelle des éléments ne semble pas en faveur de ce projet sauf en construisant un système de transport. Seules deux zones sont disponibles : le quadrant sud-est du boulevard circulaire ou l'extrême nord-est du complexe près des hôtels partenaires. D'après les « habitudes » des parcs Disney, le moyen de transport utilisable est le monorail mais ce dernier devra desservir le « centre de gravité » du complexe où l'espace manque pour une telle infrastructure. La convention entre Euro Disney SCA et l'État français qui devait arriver à échéance en 2017 a été prolongée jusqu'en 2030. D'ici là les imagineers ("ingénieurs de l'imaginaire", le terme imagineers résultant de la contraction des mots "imagination" et "ingénierie") de Disney auront le loisir de trouver des idées et des solutions.
Le complexe possède un ensemble de services regroupés pour les deux parcs, appelé « Backstage » (« coulisse »).
Ainsi le service des costumes (Costuming) est situé entre les deux parcs, derrière le Disneyland Hotel, et était l'une des parties de l'attraction Studio Tram Tour - Behind the Magic. Il existe aussi :
Le complexe Disneyland Paris est accessible par la gare de Marne-la-Vallée - Chessy, cette dernière étant multimodale car elle est desservie par plusieurs modes de transports : TGV, Eurostar, RER et Bus.
Un parking payant pour les voitures est naturellement également disponible.
L'accès se fait par l'autoroute A4, sortie 14 Marne-la-Vallée Val d’Europe, Parcs Disney.
La gare TGV de Marne-la-Vallée - Chessy est desservie notamment par des TGV province-province reliant d'autres villes en France et en Europe du Nord, avec comme principales dessertes :Bruxelles, Bordeaux, Marseille, Nice, Lyon, Rennes, Lille, Nantes, Limoges, Toulouse, Montpellier, Orléans. Des trains Eurostar desservent la gare, permettant de relier la ville nouvelle de Marne-la-Vallée à London St-Pancras en 2 h 15.
Depuis juin 2007, le TGV Est dessert aussi la gare, pour les liaisons Strasbourg - Bordeaux, Strasbourg - Rennes et Strasbourg - Nantes, et depuis décembre 2011 le TGV Rhin-Rhône permet les dessertes directes des gares TGV de Besançon Franche-Comté et de Belfort - Montbéliard ainsi que de Mulhouse.
D'autres trains à grande vitesse desservent également la gare.
Disneyland Paris est desservi par le
à la gare de Marne-la-Vallée - Chessy, dont elle est le terminus. Elle est desservie avec un train toutes les 10 à 15 minutes. On accède à Disneyland Paris depuis les gares parisiennes de la ligne A, qui sont les plus fréquentées, de véritables « nœuds de correspondances » qui s'interconnectent avec d'autres lignes de métro et de RER, dans Paris et en banlieue.
On accède à la gare RER de Marne-la-Vallée - Chessy depuis les gares de :
Depuis le 4 février 2008, la gare RER de Marne-la-Vallée - Chessy est mieux desservie avec un 1 train toutes les 10 minutes aux heures creuses au lieu de 20 auparavant, du lundi au vendredi.
De nombreuses lignes de bus de différents réseaux desservent aussi le complexe Disneyland Resort Paris, par la gare routière de Marne-la-Vallée - Chessy, depuis les gares de Serris-Montévrain — Val d'Europe, Meaux, Château-Thierry, Lagny - Thorigny, Crécy-La-Chapelle, Coulommiers, Provins, Esbly.
Les aéroports de Roissy Charles de Gaulle, Orly et Beauvais sont accessibles en navettes VEA qui les relient directement à Disneyland Paris.
On accède aussi en TGV à l'Aéroport Charles-de-Gaulle, depuis Marne-la-Vallée - Chessy en 11 minutes.
Grâce au succès du parc américain Disneyland de Californie, ouvert en 1955, la Walt Disney Company a commencé à rechercher de nouveaux sites pour établir d'autres « royaumes enchantés ». Cela a conduit à l'ouverture du Walt Disney World Resort en Floride en 1971, puis à celle du Tokyo Disney Resort au Japon en 1983.
L'implantation d'un parc Disney en France est un projet très ancien puisque dès la fin des années 1970, la firme Walt Disney Productions avait entamé des négociations avec la Datar mais ces dernières n'avaient pas abouti. En janvier 1984, lors d'un voyage aux États-Unis d'Édith Cresson, alors ministre du Commerce extérieur et du Tourisme, son chef de cabinet, Patrick Subremon, introduit par Charles de Chambrun qui fut ministre du Commerce extérieur de Charles de Gaulle, rencontre un des plus importants promoteurs immobiliers américains, qui lors d'un déjeuner dans un club privé, s'enquiert de la situation politique et sociale de la France, s'inquiétant de « la révolution permanente », des « défilés syndicaux » et de son « administration tentaculaire ».
Après la rencontre entre Patrick Subremon, Ray Watson, président de Walt Disney Productions et Frank Stanek, promoteur de Tokyo Disneyland, au 40e étage de la Bank of America, autour des lignes générales du projet de Disney en Europe, les Américains remettent aux Français, divers documents de réflexion. Édith Cresson, met au courant le président de la République (François Mitterrand), mais le nombre de personnes ayant connaissance du projet est réduit au minimum : le secrétariat des Villes nouvelles, la banque d'affaires Lazard, pour les questions financières, et le cabinet Bourdais, pour une étude sur les emplacements. Le ministre de l'Intérieur, Gaston Defferre, finit aussi par être mis au courant au printemps 1984, lorsque des hélicoptères affrétés par les Américains commencent, en de nombreuses occasions, à survoler les territoires potentiels d'implantation, cette activité insolite ne passant pas inaperçue, et imagine de son côté avoir le futur parc aux portes de Marseille.
Parallèlement, les négociateurs français commencent, en catimini, une négociation très serrée, alors même que Michael Eisner et Frank Wells fraîchement nommés à la direction de Disney, suite à une forte bataille boursière, sont intéressés par une implantation en Europe et ont commencé, fin 1984, à rediscuter sérieusement de l'idée d'un « Euro Disneyland ». Les chefs de la division de parc à thème de Disney, Dick Nunis et Jim Cora, leur ont alors présenté une liste de presque 1 200 endroits possibles en Europe.
Début 1985, les journaux français découvrent à leur tour le projet et le popularisent, alors que Carl G. Bongino, le vice-président de Walt Disney Productions est reçu par le Premier ministre, après avoir remis un dossier précisant les intentions de Disney et comprenant trois sites potentiels en France, un en Ardèche, un dans le Var et le dernier à l'est de la région parisienne. Les Français créent un groupe de travail informel, sans existence légale, comprenant une dizaine de personnes représentant en particulier l'État et la Région Île-de-France, où se situe le site de Marne-la-Vallée qui semble avoir le potentiel le plus important. La composition, à l'époque était secrète, mais parmi eux : Gérard Mestrallet de la banque Indosuez, Patrick Subremon du ministère du Tourisme, Jean-Noël Chapalut haut-fonctionnaire chargé des villes nouvelles, Michèle Dayries et le chef de cabinet du président RPR du Conseil régional d'Île-de-France, Michel Giraud.
De janvier à juin, les Français multiplient les voyages vers les États-Unis, mais sans beaucoup d'organisation, de plus ils n'arrivent pas à former une véritable équipe, l'individualisme traditionnel, alimenté par de nombreuses empoignades internes pour des questions financières et de sensibilités politiques différentes l'emporte. Les Américains en profitent pour faire monter la pression et exigent des engagements concrets.
En mars 1985, après une première sélection, seuls deux sites espagnols et deux sites français sont conservés comme des candidats viables. Pendant ce temps, les Français, qui s'entredéchirent notamment au sujet du financement du prolongement du RER jusqu'au futur parc, ne sont pas en mesure de s'engager concrètement plus avant dans le projet et tentent à tout prix de gagner du temps, mais les Américains voulaient arrêter les négociations au début de l'été 1985. En Espagne, les pouvoirs publics et la presse s'enthousiasment à l'idée de recevoir le futur parc et affirment haut et fort que Mickey préfère le sombréro au béret. Ils décident de multiplier les subventions afin d'attirer l'attention d'Oncle Picsou.
Face à cette surenchère des concurrents espagnols, les quatre principaux membres du groupe de travail décident de rétablir les négociations avec les responsables du projet chez Disney. L'un d'entre eux se rend en Californie, mais les Américains ne l'écoutent que dans un silence total et glacial. Les Espagnols sont alors certains de leur victoire. Mais à force de persévérance et de persuasion, le négociateur français parvient à rétablir la négociation, les Américains appréciant son dynamisme. En juillet 1985, les Français se réorganisent et désormais un seul homme les représentera, il s'agit de Jean Peyrelevade, alors président de la Compagnie financière de Suez.
Le négociateur français parvient à faire repousser jusqu'en fin septembre le délai consenti par Disney pour présenter une proposition financière solide. Dès lors, les Français, mettant de côté leurs sensibilités politiques, font désormais front commun et progressent à coups de concessions, cette fois même trop rapides. Michel Giraud, président de la Région Île-de-France, donne un sérieux coup de pouce en faveur du prolongement du RER, et le gouvernement français accorde des bonifications pour des crédits à 9,75 % — à l'époque l'inflation était très élevée — et promet des allègements fiscaux. Mais dans la précipitation, à cause de fuites, des informations importantes se retrouvent catastrophiquement dans la presse, en pleine négociation, comme par exemple celle sur la surface de 16 km2 (1 600 ha) que la France serait disposée à donner sur les 24 qu'ils recherchent.
En octobre, les propositions françaises sont cette fois solides et la visite du responsable des achats de Disney à Rungis, afin de s'assurer que la région a les capacités de nourrir sans difficultés logistiques, dix millions de visiteurs, marque la fin des négociations. Il repart convaincu, et le 12 décembre 1985, huit cadres de Disney arrivent à Paris, dont Dick Nunis, le directeur de la division « Parc d'attractions » et Jim Cora, le principal responsable des négociations.
Les sites en Espagne avaient pour eux l'avantage du climat et de la proximité de la Méditerranée. Mais l'emplacement proche d'Alicante fut abandonné lorsqu'on constata qu'il y soufflait des forts vents tous les ans pendant plusieurs semaines. De même, le site français proche de Toulon fut rejeté à cause de la géologie de son sous-sol, trop dur. Enfin, Barcelone ne fut pas retenue à cause de sa situation européenne trop excentrée, attirante l'été pour les vacances mais trop peu l'hiver. Les menaces terroristes de l'ETA contribuèrent aussi à l'écarter de la liste. PortAventura s'y installa toutefois par la suite ; Universal acheta ce parc pour le nommer Universal Mediterrannea puis le revendit.
Les Français sont satisfaits du travail accompli et pensent que les derniers points de détail n'empêcheront pas la signature définitive du fabuleux contrat avant Noël. Mais, dès le lendemain de leur arrivée, le vendredi 13 décembre, les Américains réclament une rallonge financière de la part du département de Seine-et-Marne, et le président du Conseil général, Paul Séramy, ardent défenseur du projet, donne son accord pour mettre quelques dizaines de millions de francs supplémentaires, surtout lorsque les Français découvrent que le Président de Disney, Michael Eisner, était toujours en train de négocier directement avec les Espagnols. Ce dernier arrive à Paris, et le 18 décembre, il signe le protocole d'accord avec le gouvernement français et la région Île-de-France pour la réalisation d'un parc Disneyland à Marne-la-Vallée ; l'accord définitif devant être conclu initialement avant les élections législatives de mars 1986.
La société américaine a su habilement faire jouer la concurrence entre les sites afin d'obtenir des pouvoirs public des concessions que d'aucuns[Qui ?] jugèrent exorbitantes. Le 12 mars 1987, Robert Fitzpatrick est nommé président d'Euro Disneyland[4]. Mais ce n'est que le 24 mars 1987 que l'État français signe un contrat de 30 ans pour le développement du complexe d'Euro Disney Resort ; les travaux peuvent débuter. C'est ainsi que le nouveau parc Disney vit le jour à Marne-la-Vallée, à moins de 40 minutes de Paris en RER, sur les communes de Bailly-Romainvilliers, Chessy, Coupvray, Magny-le-Hongre et Serris.
Selon le projet final, le parc devait atteindre 1 800 hectares en l'an 2000 dont une faible partie pour le parc d'attractions proprement dit, le reste devant recevoir, des bureaux, un théâtre, des centres culturels commerciaux et sportifs. Le montant de l'investissement initial prévu était de quinze milliards de francs (soit 2,3 milliards d'euros) plus cinq milliards de francs pour les infrastructures (routes, RER, etc.). Une deuxième tranche est envisagée dès cette époque. Le chantier devrait employer près de 10 000 personnes, et à son ouverture, le parc devrait employer 23 000 personnes en permanence et 5 000 autres en temporaire. Les activités annexes et périphériques devraient à terme générer, selon les prévisions les plus optimistes des experts, la création de près de 100 000 emplois.
Le 5 décembre 1990, un espace temporaire de présentation ouvre au sud du site, l'Espace Euro Disney[5]. Le 2 septembre 1991, le Casting Center ouvre afin de former les futurs employés.
Le complexe ouvre ses portes le 14 avril 1992. Il comprend, en plus du premier parc d'attraction, plusieurs hôtels et un centre de divertissements, Disney Village. Dans l'optimisme, on annonce l'ouverture d'un deuxième parc dès 1995, Disney-MGM Studios Europe[6].
Mais, le montage financier qui est à l'origine du complexe se rèvèle très vite des plus fragiles. Dès juin 1993, Euro Disney freine ses projets et annonce la supension des développements envisagés. Le 8 juin 1994, une assemblée générale extraordinaire des actionnaires donne son feu vert à une restructuration financière. Les politiques tarifaires sont, par la suite, revues. Le complexe est renommé, le 1er octobre 1994, "Disneyland Paris" . On inaugure, le 31 mai 1995, l'attraction "Space Mountain, de la Terre à la Lune"[7].
Les investissements reprennent de l'envergure avec, le 29 septembre 1999, l'annonce de la construction d'un deuxième parc dont l'ouverture est prévue pour le printemps 2002[8].
Le 1er janvier 2002, en prévision de l'ouverture du second parc, le complexe se rebaptise Disneyland Resort Paris. Le premier parc à thème est renommé Disneyland Park.
Le 16 mars 2002, le resort s'enrichit d'un deuxième parc à thèmes, le Parc Walt Disney Studios. Situé au sud du premier parc, le long de la ligne de RER, ce parc comporte, à son ouverture,10 attractions, dont une majorité de spectacles. Il vise la visite et la découverte des coulisses du cinéma, des dessins-animés et de la télévision.
Les objectifs de fréquentation, suite à cette extension du complexe, ne sont pas atteints et l'entreprise traverse de nouvelles difficultés financières. Dès l’été 2003, Euro Disney annonce, pour la première fois depuis 1994, ne pas pouvoir tenir ses engagements financiers. Du 9 juin 2004 au 23 février 2005, une restructuration du capital et de la dette est négociée[7] .
Afin de renforcer son attractivité, depuis 2007, le Parc Walt Disney Studios subit de profonds changements. De nouvelles attractions voient le jour. La zone dénommée "Animation Courtyard" a laissé place à "Toon Studio", avec l'ajout des attractions "Crush's Coaster" et "Cars Quatre Roues Rallye". L'arrivée, fin 2007, de la "Tower of Terror" a permis l'érection d'un "Hollywood Boulevard", embryon de fuctures extensions.
En 2007, le chiffre d'affaires s'établissait à 1,22 milliard d'euros, avec une hausse de 12 %[9].
Le 12 février 2007, Pierre & Vacances et Euro Disney SCA annoncent la création d'une filiale commune pour le projet de Villages Nature. C'est un projet d'un milliard d'euros (annoncé dès 2003) qui comprend 7000 appartements répartis dans 4 villages thématiques. Ces villages seront situés à cheval sur les terrains de Disneyland Paris et des communes de Bailly-Romainvilliers, Coutevroult et Villeneuve-le-Comte. Huit mois plus tard, le 12 novembre 2007, la presse indique que la décision de création par les deux groupes d'un « Village nature » est imminente[10].
Le 9 mai 2009, la SNCF annonce un partenariat avec Disneyland Paris pour l'animation des espaces familiaux au sein des TGV[11].
Le 20 mai 2009, Disney annonce avoir ouvert sa billetterie aux agences Selectour en avant-première, l'offre baptisée Pluto2 et qui permet d'offrir par l'intermédiaire d'agences de voyages une gamme plus étendue de billets pour les différents éléments du complexe, doit être étendue à d'autres agences à partir du 1er juin[12].
Le 20 mai 2009, dans le rapport annuel d'Euro Disney SCA, le responsable du service médical du complexe évoque une dégradation de la santé des employés[13]. Le Monde rapporte en avril 2010 que « la médecine du travail a recensé 1 500 accidents du travail sur un an pour 15 000 salariés[14]. »
Le 13 juin 2010, Disneyland Paris renouvelle son partenariat avec la SNCF pour proposer des espaces familiaux dans les TGV durant les vacances estivales[15]. Le 17 août 2010, une nouvelle section nommée Toy Story Playland, inspirée des films Toy Story a été inaugurée avec trois attractions. Le 13 septembre 2010, Euro Disney SCA et l'État français signent un avenant à la convention qui la prolonge jusqu'en 2030 au lieu de 2017 et agrandit le complexe qui passe de 1945 ha à 2230 ha. Cet avenant officialise le projet de Villages Nature, 7 000 logements à vocation touristique développés par le groupe Pierre & Vacances sur 520 hectares, pour un investissement de 1,8 milliard d'euros ; ainsi que la construction de 10 000 logements permanents dans le cadre du développement urbain de Val d'Europe[16],[17]. De plus, la possible création d'un troisième parc à thèmes entre désormais dans le cadre de la convention et devient, de fait, officiel. Ce projet n'est cependant pas d'actualité et aucune date n'est encore définie.
Le 11 janvier 2011, Walt Disney Company EMEA signe un contrat avec MasterCard de six ans et couvrant l'Europe pour des promotions sur Disneyland Paris, dans les Disney Store et les films[18].
Le parc, ouvert sous le nom d'Euro Disneyland (Euro Disney Resort étant le nom du resort dans son ensemble) avant d'être rebaptisé d'un nom jugé plus « prestigieux », a connu des débuts difficiles, avec une fréquentation qui n'était pas à la hauteur des espérances. Au fil des années, malgré un lent redressement de l'affluence, les dettes importantes accumulées par le groupe font même craindre pour la pérennité du parc. Cependant, la solidité financière de la maison mère parvient à convaincre les banques de donner leur appui en 2004. Le site a accueilli 15,4 millions de visiteurs en 2009[19].
Parmi les critiques les plus violentes, le parc a notamment été qualifié par Ariane Mnouchkine de « Tchernobyl culturel »[20]. Il s'agit de l'expression extrême d'une critique multiforme qui a été exprimée et relayée par différents essayistes et philosophes comme Umberto Eco, Jean Baudrillard ou Denis Lacorne. Pour Marc Augé, « Disneyland, c'est le monde d'aujourd'hui, dans ce qu'il a de pire et de meilleur : l'expérience du vide et de la liberté »[21],[22].
Côté public, l'Union fédérale des consommateurs - Que choisir, à partir d'une enquête satisfaction « parc de loisirs » lancée auprès de ses lecteurs début 2008, a publié un taux de satisfaction global de 78,3 %, ce qui place le complexe Disney en sixième position derrière, entre autres, le Parc Astérix et le Futuroscope[23]. D'après cette étude, les points faibles (moins de 70 % de satisfaits) du complexe sont le parking payant (celui-ci étant gratuit pour cinq des parcs de loisirs concurrents), l'attente, la restauration, les boutiques (choix et prix) et le rapport qualité/prix, soit cinq points sur les quatorze comparés.
La création du parc en 1992 – et son annonce quelques années plus tôt – avait suscité beaucoup d'espérances dans une France touchée par le chômage. Mais peu à peu, il est devenu le symbole, pour l'opinion publique, du management à l'américaine, étant souvent assimilé aux conditions de travail difficiles, à la précarité, aux faibles salaires et à un dialogue social qui laisserait à désirer. En 1998, le parc a d'ailleurs connu une de ses premières grèves d'importance. Le resort reste néanmoins depuis son ouverture la première destination touristique d'Europe et dépasse les quinze millions de visites par an[19].
Parmi les principales critiques, à l'ouverture, sur les termes de l'accord entre l'État français et Disney, on peut citer[24] :
Il s'est élevé à :
Cependant, ces subventions à l'implantation ont été amorties en quelques années seulement grâce aux rentrées de TVA que le parc d'attraction a générées, notamment du fait de visiteurs étrangers.
Un statut juridique particulier a été accordé au parc : la convention liant la France à Disney prévoit que, en cas de litige entre les parties, les tribunaux administratifs ne seront pas compétents. Les Américains estimaient que le Conseil d'État étant une structure étatique, il ne pourrait pas être indépendant et serait à la fois juge et partie. Il a donc été convenu que, dans ce cas, une procédure d'arbitrage international serait mise en place, comme si la France et Euro Disney étaient des entités de même rang. Il a donc fallu voter un texte particulier en ce sens.
Le complexe est abrégé en DRP pour le site www.drpbusiness.com, un site officiel d'Euro Disney SCA et DLRP pour la grande majorité de sites de fans, à l'image des autres complexes de Disney qui incluent le L de Land.
Sites officiels de Disneyland Paris :
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