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Entrevennes

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43° 56′ 19″ N 6° 01′ 26″ E / 43.9386111111, 6.02388888889

Entrevennes
Clocher de l'Eglise Saint-Martin
Clocher de l'Eglise Saint-Martin
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Les Mées
Code commune 04077
Code postal 04700
Maire
Mandat en cours
Jacques Vanhems
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Intercommunalité du Luberon Oriental

Pays de Haute-Provence

Site web Site officiel
Démographie
Population 171 hab. (2009)
Densité 5,7 hab./km2
Gentilé Entrevennois
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 19″ Nord
       6° 01′ 26″ Est
/ 43.9386111111, 6.02388888889
Altitudes mini. 451 m — maxi. 800 m
Superficie 29,81 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Entrevennes est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Entrevennois.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le village est situé à 600 m d’altitude, sur un site perché[1].

La commune est traversée par la Rancure ; le Thoron y prend sa source[1].

[modifier] Histoire

Des tombes gallo-romaines utilisant des tegulae (tuiles plates) comme coffrage ont été découvertes au jas du lieu-dit de Pètre[1].

En 1348, la reine Jeanne, chassée de son royaume de Naples, dut se réfugier en Provence. Pour reconquérir ses États napolitains, elle vendit Avignon au pape pour 80 000 florins, et obtint au passage l'absolution pontificale qui la lavait de tout soupçon dans le meurtre de son premier époux André de Hongrie. Reconnaissante, elle offrit à Guillaume II Roger, frère du pape, le fief de Valernes, qui fut érigé en vicomté par lettres patentes en 1350[2]. La nouvelle vicomté comprenait les communautés de Bayons, Vaumeilh, la Motte, Bellaffaire, Gigors, Lauzet, les Mées, Mézel, Entrevennes et le Castellet, avec leurs juridictions et dépendances[3].

En mars 1789, le village d’Entrevennes est touché par la grande vague de troubles agraires de Provence[4].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[5].

[modifier] Toponymie

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1126 (De Antravenis)[6]. Selon Charles Rostaing, le nom désigne l’éperon sur lequel le village est construit, à partir de la racine oronymique (désignant une montagne) *TR-ib-én-a. Ce toponyme serait probablement antérieur aux Gaulois[7],[8]. Ernest Nègre envisage, sans certitude, une étymologie occitane, composée de antre et de pluena, soit la grotte d’où coulent des filets d’eau[9].

[modifier] Héraldique

Blason Entrevennes.svg

Blasonnement :
D'azur à un ruisseau d'argent coulant entre deux rochers du même, mouvant des deux flancs[10].

[modifier] Économie

[modifier] Commerce

Le café "Au k'a fait gourmand" , qui porte le label Bistrot de pays[11], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[12].

[modifier] Administration

[modifier] Intercommunalité


Cette intercommunalité est composée des communes suivantes :

La Brillanne, Le Castellet, Entrevennes, Oraison, Puimichel, Saint-Maime, Villeneuve et Volx.

[modifier] Municipalité

Jean Antoine Bouffier, élu maire après les élections de juillet et août 1848, est démis par arrêté préfectoral pour avoir refusé de remettre les clefs du presbytère et de l’église au curé, mais il n’est pas condamné par la justice car la soustraction des clefs par le conseil municipal n’est pas frauduleuse[13].

Liste des maires successifs[14]
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Ricavy Toussaint   Maitre Chirugien
juillet 1846 avril 1848 Pierre Bruno Bec    
21 avril 1848   André Aillaud   maréchal-ferrand,
maire au sein de la Commission municipale
août 1848   Jean Antoine Bouffier   démis par le préfet
23 août 1848 13 octobre 1848 François Roche   adjoint, maire provisoire
13 octobre 1848   Jean Antoine Bouffier   réintégré dans ses fonctions
         
mars 1983 mars 2008 Catherine Weirich[15],[16] Divers gauche  
mars 2008   Jacques Vanhems[17]    

[modifier] Enseignement

La commune est dotée d’une école primaire[18].

[modifier] Environnement et recyclage

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Intercommunalité du Luberon Oriental.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
146 36 646 669 - 587 641 524 670 673
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
634 612 612 596 594 552 506 521 460 421
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 321 311 279 226 237 210 182 130 121
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2011 2012
112 104 98 109 128 163 159 171 167 171
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[19], base Insee à partir de 1968[20],[21],[22].
Courbe d'évolution démographique d’Entrevennes depuis 1793

[modifier] Lieux et monuments

Le château du XVIIe est précédé d’un avant-corps où deux tours cylindriques sont engagées[23].

La maison Jauffred (place principale), de la deuxième moitié du XVIe siècle, possède un intérieur remarquable : plafonds à la française, couloir voûté à trois travées dont les nervures retombent sur des culots. Les voûtes du couloirs sont ornés de gypseries (avec notamment les blasons des Roux de la Fare et des Ferrier), datables du début du XVIe siècle. On y trouve également des graffitis anciens (1564 pour le plus ancien)[24],[25]. Rue de la Mairie, se trouvent quelques maisons du XVIIe siècle[26]. Une maison est datée de 1636, sa porte est une arcade en plein cintre[27].

L’église paroissiale, placée sous le vocable de l’Assomption et qui a saint Martin comme saint patron[6], du milieu du XIIe siècle est d’architecture romane, avec de nombreuses modifications. La nef est voûtée en berceau à la brisure prononcée, et bordée de deux bas-côtés, ajoutés tardivement (le bas-côté sud est de 1867). Les chapiteaux sont ornés de tête animales ou humaines. Son abside est ornée de bandes lombardes[28]. La nef a été reconstruite au XVIe siècle et restaurée au XIXe siècle. Le chœur est bordé de deux chapelles ; les cloches sont logées dans une tour carrée construit contre le chœur[29]. C’est un monument classé[30].

La statue de la Vierge en Assomption, en carton-pâte doré et peint, du XIXe siècle, est classée monument historique au titre objet[31]. La crèche date de la première moitié du XIXe siècle : ses neuf santons, en carton-pâte, sont classés[32]. Le calice en argent, daté du XVIIe siècle, est classé depuis 1943[33], comme la croix de procession (XVe siècle) : celle-ci est en bois recouvert d’argent, et était émaillée[34].

  • Deux chapelles Notre-Dame, dont une aux Ajoncs et l’autre au cimetière[1]

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Bibliographie

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969

[modifier] Notes

  1. a, b, c et d Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 (non-paginé) p. (ISBN 2-7399-5004-7) 
  2. Jean-Marie Schio, Guillaume II Roger de Beaufort
  3. Édouard de Laplane, Histoire de Sisteron, tirée de ses archives, Digne, 1845, T. I, p. 126.
  4. Michel Vovelle, « carte 154 : Les Troubles de Provence en 1789 », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  5. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  6. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 174
  7. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 280
  8. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume II : Formations non-romanes ; formations dialectales § 21229, p 1133
  10. Banque du Blason
  11. La charte Bistrot de Pays
  12. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  13. Christian Blanc, Jean Vivoli (illustrateur), Les Insurgés républicains d’Oraison et du Val de Rancure, décembre 1851, Oraison, Association Rancure, 2008, ISBN 978-2-9531011-0-2p 36
  14. Blanc-Vivoli, Les Insurgés..., , p 36-37, pour les maires de 1846-1848
  15. Catherine Weirich est l’une des 500 élus qui ont parrainé la candidature d’Arlette Laguiller (LO) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  16. Catherine Weirich est l’une des 500 élus qui ont parrainé la candidature d’Olivier Besancenot à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  17. Site de la préfecture des AHP
  18. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  19. base Cassini
  20. Résultats du recensement de la population - Entrevennes sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  21. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  22. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  23. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, 1986, 559 p., p 258
  24. Raymond Collier, op. cit., p 360 et 495
  25. Comtesse du Chaffaut, Gypseries en Haute-Provence : cheminées et escaliers (XVIe-XVIIe siècles), Turriers, Naturalia publications, 1995, ISBN 2-909717-22-4, p 50
  26. Raymond Collier, op. cit., p 362
  27. Raymond Collier, op. cit., p 369
  28. Raymond Collier, op. cit., p 100
  29. Raymond Collier, op. cit., p 258
  30. Arrêté du 4 juin 1993, Notice no PA00080388, sur la base Mérimée, ministère de la Culture, consultée le 9 novembre 2008
  31. Arrêté du 30 décembre 1988, Notice no PM04000769, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 9 novembre 2008
  32. Arrêté du 23 septembre 1986, Notice no PM04000146, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 9 novembre 2008
  33. Arrêté du 24 mai 1943, Notice no 04000145, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 9 novembre 2008
  34. Arrêté du 24 mai 1943, Notice no PM04000144, sur la base Palissy, ministère de la Culture, consultée le 9 novembre 2008

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