Fatigue (physiologie)
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| Fatigue | |
| Classification et ressources externes | |
| CIM-10 | R53 |
|---|---|
| CIM-9 | 780.7 |
| DiseasesDB | 30079 |
| MedlinePlus | 003088 |
| MeSH | D005221 |
La fatigue est une sensation d’affaiblissement physique ou psychique qui survient dans la durée de l'état de veille ou à la suite d’efforts et qui impose l'arrêt.
La fatigue physique normale est réversible avec la mise au repos, qui restaure un niveau normal de performances. La fatigue nerveuse se manifeste par une baisse de l’attention et de la concentration.
La fatigue peut résulter de plusieurs causes :
Sommaire |
Il faut bien différencier la fatigue générale de la fatigue musculaire. La fatigue générale est un état en partie subjectif dans lequel le sujet se perçoit comme manquant d'énergie de façon non ciblée. Elle intervient après un effort général intense ou de longue durée ou encore suite à une veille prolongée. La fatigue musculaire est l'état d'un muscle ne répondant plus correctement en termes de vitesse et/ou puissance. D'après des recherches récentes, cela serait lié à la physiologie du calcium[1].
D'anciennes théories depuis longtemps réfutées[réf. nécessaire] attribuaient la même cause à la fatigue musculaire et aux crampes musculaires : dans le corps humain siègent des réactions chimiques dont les reliquats constituent, pour l'organisme, des toxines, comme l'acide lactique. Celui-ci intervient effectivement notamment dans le phénomène des crampes mais n'est pas cause de la fatigue musculaire.
La sensation de fatigue se distingue de la somnolence : la somnolence est une sensation qui précède (ou impose) l'endormissement. En général, les bâillements sont des signes de somnolence et traduisent un manque de sommeil (essentiellement, par privation de sommeil ou travail posté, médicaments sédatifs ou apnée du sommeil[2]).
La fatigue nerveuse est à l'origine des messages de la sécurité routière qui préconise une pause toutes les deux heures[3].
La fatigue fonctionnelle était autrefois appelée neurasthénie, de nos jours on lui préfère le terme de syndrome de fatigue chronique qui ne préjuge pas de son origine. Beaucoup de médecins la considèrent encore comme d'origine psychiatrique (Troubles anxio-dépressifs, clinophilie, somatisations...) mais d'autres hypothèse insistent davantage sur les troubles chronobiologiques du sommeil.
Dans ce dernier cas, il est inutile, voire néfaste, de chercher à dormir davantage parce que ce sommeil en excès aggrave la fatigue, comme le montrent plusieurs études récentes[réf. nécessaire]. Au contraire, la stimulation de l'éveil et la restriction (partielle) de sommeil (par la lumière et la marche sur tapis roulant p.e.) exercent un effet fortifiants et améliorent l'effet.
Une étude américaine[4] a démontré que la pratique d’une activité physique régulière (trois fois vingt minutes par semaine) permet de réduire la sensation de fatigue et d’augmenter le niveau d’énergie.
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