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| Faure Gnassingbé | |
Faure Gnassingbé.
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| Fonctions | |
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| 4e président de la République togolaise | |
| Actuellement en fonction | |
| Depuis le 4 mai 2005 | |
| Élection | 24 avril 2005 |
| Réélection | 4 mars 2010 |
| Premier ministre | Koffi Sama Edem Kodjo Yawovi Agboyibo Komlan Mally Gilbert Houngbo |
| Prédécesseur | Abbas Bonfoh (intérim) |
| Président de la République togolaise (par intérim) |
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| 7 février 2005 – 25 février 2005 | |
| Premier ministre | Koffi Sama |
| Prédécesseur | Gnassingbé Eyadema Fambaré Ouattara Natchaba (intérim) |
| Successeur | Abbas Bonfoh (intérim) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Faure Essozimna Gnassingbé |
| Date de naissance | 6 juin 1966 |
| Lieu de naissance | |
| Nationalité | togolaise |
| Parti politique | Rassemblement du peuple togolais |
| Diplômé de | Université Paris-Dauphine |
| Résidence | Lomé Togo |
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| Présidents de la République togolaise | |
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Faure Essozimna Gnassingbé (né le 6 juin 1966 à Agou, Togo) est un homme politique togolais, président de la République togolaise d'abord par intérim du 7 au 25 février 2005. Il sera ensuite élu 2 fois les 4 mai 2005 et 4 mars 2010.
Sommaire |
Faure Essozimna Gnassingbé est l'un des fils du président Gnassingbé Eyadéma.
Il a une licence d’économie et gestion de l’université Paris-Dauphine et un MBA de l'université George Washington[1]. Il a été député au sein du parlement togolais pour la circonscription de Blitta, sous l'étiquette du Rassemblement du peuple togolais (RPT), puis nommé ministre des Travaux publics, des Mines et des Télécommunications du gouvernement de Koffi Sama le 29 juillet 2003.
Sa nomination en tant que président de la République était déjà prévue, en raison du mauvais état de santé de son père. En décembre 2002, Gnassingbé Eyadema avait fait amender la Constitution du pays, avec entre autres mesures l’abaissement de l'âge nécessaire pour être président de 45 à 35 ans, âge qu'avait son fils à cette époque. Ceci aurait permis à Faure Gnassingbé de se présenter à l’élection présidentielle de 2003 au cas où Eyadéma ne pourrait se présenter[2].
Avec l'aval de Jacques Chirac et tel que permis par l’amendement constitutionnel de décembre 2002[3], Eyadéma se présente finalement à l’élection présidentielle de 2003 qu'il remporte officiellement au premier tour avec 52 % des voix. Il fit entrer Faure Gnassingbé (jusqu’alors député) au gouvernement en lui confiant le ministère des Travaux publics, des Mines et des Télécommunications. Eyadéma annonça engager de grands travaux de réhabilitations des infrastructures partout dans le pays après le rétablissement de la coopération avec l'UE (coupée depuis 1993 à la suite de la répression d'une manifestation en février 1993[4]).
À la suite du décès de son père le 5 février 2005 et d'un coup d'État constitutionnel soutenu par l'armée, Faure Gnassingbé est nommé président. Sous la pression de l'opposition, de l'Union africaine et de la communauté internationale, Faure Gnassingbé renonce d'abord à être président jusqu'au terme du mandat normal de son père et annonce une élection dans les 60 jours. Puis il renonce à la modification de la constitution votée en toute hâte au lendemain de la mort de son père pour évincer le président intérimaire Fambaré Ouattara Natchaba, président de l'Assemblée nationale, longtemps bloqué par l'armée togolaise à la frontière béninoise. Enfin, le 25 février, il renonce à son mandat de président par intérim et se porte candidat à l'élection présidentielle.
L’élection a lieu le 24 avril 2005. Le scrutin est marqué par l'irruption de forces armées dans les bureaux de vote et le vol des urnes[5]. Faure Gnassingbé est nommé avec 60,6 % des voix.
L'opposition accuse d’irrégularité, et des affrontements entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre et des milices du Rassemblement du Peuple Togolais (parti au pouvoir) armées de coupe-coupe (machettes archaïques utilisées principalement dans l'agriculture en Afrique de l'Ouest) et aidés avec 2 500 militaires ont lieu dans les grandes villes du pays[6]. Ils auraient entraîné 790 morts parmi les opposants selon la ligue togolaise des droits de l'homme[7] et 154 selon la commission d'enquête officielle togolaise[8]. Le rapport d'enquête de l'ONU annonce entre 400 et 500 morts[9]. Le pouvoir organisateur de l'élection dénonça les chiffres publiés par l'ONU sous prétexte que ce dernier n'aurait repris que les chiffres donnés par le chef de l'ONU au Togo, Fidele Sarassoro, ami personnel de l'ancien ministre de l'intérieur Akila Esso François Boko qui avait démissionné de son poste quelques jours avant les élections avertissant que des massacres étaient en préparation par des proches du pouvoir et qu'il ne maîtrisait pas la situation.
Le 3 mai, la Cour constitutionnelle confirme les résultats de l'élection et Faure Gnassingbé prêta serment le 4 mai. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, s'est déclarée satisfaite de l'élection présidentielle[10]. L'ancien premier ministre Agbeyomé Kodjo, pilier du régime Eyadéma, opposant à partir de 2002, a affirmé que Faure Gnassingbé avait en fait obtenu 7 %[11] des votes en 2005, au lieu des 60 % publiés par la CENI de l'époque.
Au cours de ce mandat, il n’est reçu officiellement que dans très peu de pays occidentaux[12]. Les élections législatives de 2007 lui sont favorables, bien que leur représentativité ait été mise en cause, en raison d'un découpage électoral favorable au parti au pouvoir[13] où il fallait dix mille électeurs pour élire un député dans certaines régions du nord acquis au pouvoir mais cent mille au sud (plus peuplé) acquis aux opposants.
Le 7 mars 2010, le président de la Commission électorale nationale indépendante, Issifou Taffa Tabiou, le déclare vainqueur de l'élection présidentielle du 5 mars, le créditant de 60,9 % des suffrages[14] face à Jean-Pierre Fabre (Union des forces de changement), qui obtient 33,9 % des voix, et à l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo (Comité d'action pour le renouveau), crédité de 2,9 %.
La totalité des candidats, sauf Faure et Nicolas Lawson (0,29 % des voix)[15], refusent de reconnaître la supposée victoire de Faure Gnassingbé. Ces derniers estiment les chiffres publiés par la Commission électorale nationale indépendante de pures fabrications. La commission électorale avait changé le mode de transmission des résultats des bureaux de vote au bureau central de la CENI aux derniers moments sous prétexte de pannes du système VSAT implanté par le PNUD[16]. L'expert du PNUD responsable, Yoro Thiam, déniera la version racontée par la CENI quelques jours plus tard en affirmant qu'il y avait eu des attaques virales, mais qui n'ont fait que ralentir le système pour un bout de temps sans toutefois indiquer la source des attaques. L'ancien ministre de l'intérieur Akila Esso François Boko ajouta quelques jours plus tard que le clan au pouvoir aurait fait implanter une antenne pirate pour manipuler les chiffres transmis par le système VSAT. Ceci ayant échoué et Faure Gnassingbé perdant selon les résultats recueillis, la commission électorale aurait tout simplement changé de méthode de compilation des résultats. Selon François Akila Esso Boko, ancien ministre de l’intérieur de Gnassingbé Eyadéma, Faure ne peut mathématiquement pas gagner une élection au Togo malgré la division de l'opposition parce que la vraie base électorale de son parti n'est a peu près que de 10 % de l’électorat[17].
Faure Gnassingbé n'a pas fait d’apparition publique ou télévisuelle entre la date de sa réélection, et le 4 avril, date à laquelle il s’est rendu au port de Lomé, le point central du business familial. Il prêta serment le 3 mai après avoir fait boucler les artères de Lomé par des centaines de militaires[18].
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Faure Gnassingbé et son frère Kpatcha ont été accusés[19] par l'ancien ministre de l'intérieur, François Akila Esso Boko, de considérer la présidence du Togo comme un héritage paternel. Cela vaut à Faure, par les Togolais, le surnom de « Bébé Gnass ».
En 2008, il s'était acheté comme voiture présidentielle une voiture de marque Maybach à 1,8 million d'euros [20], tandis qu’il essayait de renouer avec la commission européenne afin d’avoir accès à des prêts pour la réhabilitation des infrastructures du pays.
Faure Gnassingbé mit en difficulté le président ghanéen en 2005 après avoir mis enceinte la fille de ce dernier. En fait, après des enquêtes, les autorités ghanéennes avaient découvert qu'il était déjà marié à 8 femmes différentes et avait déjà 11 enfants[21], ce qui fera 12 comptant l'enfant attendu de Nana Ama Kufuor, la fille de John Kufuor.
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Sylvanus Olympio - Emmanuel Bodjollé - Nicolas Grunitzky - Kléber Dadjo - Gnassingbé Eyadema - Abbas Bonfoh - Faure Gnassingbé |
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