| Florence | |||
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Vue générale de la ville sous la neige |
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| Administration | |||
| Nom italien | Firenze | ||
| Nom allemand | Florenz | ||
| Pays | |||
| Région | |||
| Province | |||
| Code ISTAT | 048017 | ||
| Code postal | 50100 | ||
| Préfixe tel. | 055 | ||
| Maire | Matteo Renzi (2009-2014) | ||
| Site web | www.comune.firenze.it | ||
| Culture et démographie | |||
| Population | 371 282 hab. (31-12-2010[1]) | ||
| Densité | 3 640 hab./km2 | ||
| Gentilé | Florentin, Florentine | ||
| Saint patron | Saint Jean le Baptiste | ||
| Fête patronale | 24 juin | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitude | 50 m | ||
| Superficie | 102 km² | ||
| Code cadastral | D612 | ||
Florence (en italien : Firenze prononcé /fi'rɛnʦe/) est une ville d'Italie, capitale de la région de Toscane et chef-lieu de province. Située au pied de l'Apennin septentrional, elle est traversée par le fleuve Arno.
Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du Royaume d'Italie entre 1865 et 1870, inscrite sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco, Florence présente une très grande richesse artistique (églises, musées, palais). Capitale de la Toscane, la puissante cité des Médicis cache des trésors artistiques de la Renaissance derrière la barrière de ses palais fortifiés ou de ses églises, où joue l'éclatante lumière d'Italie.
Sommaire |
Florence a été fondée pendant l'époque romaine, en 59 av. J.-C., près du fleuve Arno. Elle n'a été qu'une simple bourgade jusqu'au XIIe siècle, début de son essor économique et artistique qui dura jusqu'au XVIe siècle.
Du XIIe au XIVe siècle, Florence connaît de profonds bouleversements politiques et sociaux avec l'essor des riches familles de marchands groupées au sein du popolo, et le conflit entre les Guelfes et Gibelins qui partage l'Italie et Florence en deux. Ces deux processus accompagnent le développement de la commune qui, comme dans les autres villes de l'Italie septentrionale, désigne l'émergence de gouvernements autonomes qui ont acquis leur souveraineté après une lutte féroce débouchant sur la paix de Constance, octroyée par l'empereur Frédéric Ier en 1183. Les communes italiennes y ont acquis des droits souverains qui en faisaient de véritables cités-États.
La commune florentine naît environ un siècle après celle de Pise; elle est attestée dès 1081. Faut-il voir là l'absence d'une noblesse urbaine qui créait les premières communes partout en Italie ? En tout cas, le popolo des marchands cherche rapidement à faire partie des instances de la commune : le conseil exécutif du consulat, puis du podestat, une assemblée délibérative qui aura plusieurs noms. Florence connaît le combat des factions, avec les Gibelins qui triomphent dans les années 1240, avec le vicaire impérial Frédéric d'Antioche, bâtard de l'empereur Frédéric II. Les Guelfes sont au pouvoir en 1250 puis en 1266, quand ils prennent Florence avec l'appui de Charles d'Anjou, frère du roi de France appelé comme roi de Naples par le pape. Ces Guelfes sont soutenus par le popolo : ils créent la charge de capitaine du peuple en 1250, puis élaborent une nouvelle forme institutionnelle, la seigneurie, en 1282 : un conseil de prieurs, appartenant aux corporations des marchands, les fameux 7 arts majeurs des Arti (laine, draps, changeurs, juges et notaires, etc.), auxquels sont juxtaposés un gonfalonier de justice et des gonfalons (étendards) de quartiers, et ce alors que le podestat et le capitaine du peuple continuent d'exister. La faction guelfe se structure, reçoit même, pour les gérer, les biens des 4 000 Gibelins qui ont fui la ville. Dans les années 1290, les lois anti-magnatices entrent en vigueur : c'est la revanche des corporations de marchands qui interdisent aux nobles l'accès aux charges et limitent la taille des tours qu'ils avaient érigées.
Au début du XIVe siècle, Florence expérimente, tout comme les autres villes d'Italie (ex. les Della Scala à Vérone à partir de 1273), les seigneuries personnelles : Charles de Calabre la gouverne en 1323, suivi par le duc d'Athènes en 1343. Florence connaît une véritable crise au milieu du XIVe siècle : révolte du peuple, faillite des Peruzzi (grande banque) en 1343, peste noire qui fait disparaître la moitié de la population de la ville en 1348.
La ville est ensuite dominée par différents clans qui se disputent le pouvoir. En 1434, ce sont les Médicis qui deviennent maîtres de la ville. En 1569, Florence devient la capitale du grand-duché de Toscane. La ville garde de cette époque de nombreux monuments, dont l'église San Miniato al Monte (1018), l'église Santa Maria Novella, l'église Santa Croce, la cathédrale Santa Maria del Fiore (il Duomo, dont la coupole est réalisée par l'architecte Brunelleschi), abritant des œuvres de Giotto, Donatello ou encore Michel-Ange (voir les renvois sur tous ces monuments classés par genre).
Florence a été le chef-lieu de l'Arno, département français créé le 25 mai 1808, suite à l'annexion du royaume d'Étrurie à l'Empire français par les troupes napoléonniennes. La ville connait ensuite une période de lent déclin jusqu'en 1865, date à laquelle elle devient capitale du Royaume d'Italie. Elle perd ce statut en 1870, au profit de Rome.
Les apports de la Renaissance se diffusant dans toute l'Europe, ils cessent d'être l'apanage de l'Italie (et de Florence) et peu de choses sont à dire de cette époque.
L'apogée de la marqueterie de pierres dures, le second art florentin organisé par l'Opificio delle pietre dure.
La Toscane n'intêgre pas les territoires de la Maison Impériale. Elle est remise au fils puîné de François-Etienne à la mort de celui-ci. Néanmoins la Toscane devient un territoire satellite de la couronne autrichienne tout en restant géographiquement séparée.
La dynastie grand-ducale Lorraine-Habsbourg régne calmement sur la ville, en lui accordant des libéralités : pendant que Livourne devient un port franc parmi des plus actifs de la Méditerranée, le grand-duc Pierre-Léopold entame la réforme agricole et est le premier souverain européen à abolir la torture et la peine de mort. Il tente même de faire de la Toscane la première monarchie constitutionnelle mais en est empêché par son frère l'empereur Joseph II du Saint-Empire. Sa réputation de monarque éclairé lui fit gagner l'estime du siècle des Lumières.
Les premières académies d'Europe ont été fondées à Florence :
Seul le Ponte Vecchio a échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale (bombardements et minages allemands). Les autres ont tous été reconstruits depuis, plus ou moins à l'identique.
Bâtiment ouvert, la loggia accueille beaucoup des activités des Florentins, marchés couverts ou lieux d'exposition ouverts jour et nuit :
Le lys rouge (il Giglio), distinct du modèle des rois de France, symbolise la cité de Florence. Il est nommé « fleur de lys florencée » et est semblable au meuble présent dans les armes de Lille. Ce symbole figure sur l'ancienne monnaie de la cité-État, le florin (fiorino à rapprocher tant de fiore - fleur - que de Fiorentia - ancien nom toscan de la cité), et lui donne son surnom littéraire, la Cité au lys rouge.
Florence a une économie diversifiée active surtout dans le secteur tertiaire. Important centre ferroviaire et routier, la ville est aussi le siège d’une activité industrielle mécanique (comme les Officine Galileo ou la Nuovo Pignone), chimique, pharmaceutique (Eli Lilly par exemple), le travail du cuir, de l’habillement (souvent dans le secteur du luxe, comme Gucci), du mobilier. Il y a de nombreuses entreprises typographiques et éditoriales ainsi qu’un artisanat florentin, d’antique réputation, surtout dans le secteur mobilier (ébénisterie), de la carte décorée, du bronze et de l’orfèvrerie.
Une ressource importante de la ville est le tourisme, avec à peu près 35 000 chambres d’hôtes et 23 000 emplacements hors hôtel (campings, locations de chambre ou gîtes). le nombre annuel de nuitée s’élève à 10 millions, un tiers des touristes sont italiens, 20 % américains, 13 % allemands, 8 % japonais, 7,8 % anglais, 5,7 % français et 5 % espagnols. La galerie des Offices reçoit 1 400 000 visiteurs. La fréquentation de Florence liée aux congrès et aux foires s’est largement développée grâce au réaménagement au cours des années 1990 du centre des congrès[3].
Dans le secteur du service, le secteur bancaire (Banca Toscana, Banca CR Firenze) et des assurances (La Fondiaria) est important.
La ville est un centre important du commerce, avec une activité de haute spécialisation et très diversifiée. Le centre de la ville, outre l’activité liée au tourisme et à l’accueil, est l’hôte de nombreuses activités traditionnelles (travail du cuir), magasins de produits artisanaux et produits typiques. Les dernières années du XXe siècle ont vu l’érosion de l’activité artisanale au profit des grandes chaines internationales actives surtout dans le secteur de la mode, qui par des magasins associés aux marques les plus importantes du secteur, ont créé (surtout via de’ Tornabuoni, via della Vigna Nuova, via degli Strozzi) un quartier de commerce de luxe.
La grande distribution est active dans la zone externe au centre urbain et près de l’aéroport de Peretola, Osmannoro concentre de nombreuses activités industrielles.
Florence se trouve sur l'axe principal de la liaison nord-sud de l'Italie et elle est raccordée au principal réseau d'infrastructure et de transport.
En ville, il existe des pistes cyclables mais leur entretien laisse à désirer ainsi que les liaisons entre les différentes pistes. Utiliser le vélo en dehors du centre historique s’avère assez dangereux à cause de l’importance du trafic.
À Florence, il existe un service de co-voiturage.
Les transports urbains à Florence sont constitués de lignes d’autobus et minibus (utilisés dans le centre de la ville) administrés par l’ATAF (site) qui gère aussi deux lignes touristiques avec des autobus à double étage découverts.
Il existe aussi un réseau d’autobus long parcours, les principales agences sont SITA, Copit, CAP et Lazzi.
Pour lutter contre l’engorgement chronique des rues à cause du trafic, la ville s'est lancée dans la construction d'un réseau moderne de tramway. Cependant un certain nombre de citoyens opposés au projet ont réclamé un référendum qui s’est tenu le 17 février 2008[4]. La majorité des votants a toutefois approuvé le projet. Une première ligne reliant la gare centrale à Scandicci a été inaugurée le 14 février 2010[5]. Elle a 14 stations sur une longueur de 7,8 kilomètres[5]. La ville espère accueillir 9,8 millions de passagers par an à bord de cette première ligne[5]. Après appel d'offre, l'exploitation et la maintenance ont été attribuées pour une durée de 30 ans à RATP Dev, filiale de la RATP[5]. RATP Dev travaille également à la conception de deux autres nouvelles lignes de tramway (lignes 2 et 3)[5].
Le centre historique de la ville est fermé au trafic à l’exception des autobus, des taxis et des résidents en possession d’un permis. Cette zone est appelé « ZTL » (Zone à Trafic Limité) et est divisé en cinq secteurs. L’entrée est protégée par une porte télématique. L’interdiction d’accès de la ZTL est de 7 h 30 à 19 h 30 les jours fériés et le samedi jusqu’à 18 h. L’été, l’interdiction est étendue la nuit de 22 h 30 à 3 h les jeudis, vendredis et samedis. La traversée est possible aux véhicules à traction animale, aux bicyclettes, aux cyclomoteurs et aux motos. À l'intérieur du centre historique, des zones piétonnes sont strictement réservées aux piétons et aux cyclistes.
En dehors du centre historique, ZCS (Zone à stationnement contrôlé) se compose de 14 zones correspondant aux autres parties de la ville. La ZCS est gérée par la société Servizi alla Strada S.P.A. [6] qui s’occupe de contrôler les parkings de la ville. Les résidents peuvent demander à la commune un permis afin de pouvoir stationner leur véhicule dans leur zone résidentielle ; en dehors de la zone, le stationnement est payant pour les Florentins comme pour les étrangers.
La ville est desservie par deux autoroutes, l'A1 et l'A11, qui la relient à la côte toscane et au nord et au sud de l'Italie. De plus, d'autres routes nationales et régionales l'unissent au reste de la Toscane et à l'Émilie-Romagne, la ville est reliée par deux grandes voies respectivement à Sienne et au Valdarno inférieur vers Pise et Livourne.
Important nœud routier, Florence est le point de départ et de passage de plusieurs routes nationales dont la Via Cassia qui conduit à Rome, la Via della Futa qui rejoint Bologne
Trenitalia est l'unique gestionnaire des transports ferroviaires sur Florence. Les gares sur le territoire communal sont :
Avec l'entrée en fonction du train à grande vitesse TAV, la ville sera desservie selon l'axe principal Turin-Milan-Naples et traversée par une ligne souterraine qui atteindra la nouvelle gare de Florence Belfiore.
Florence dispose de l'aéroport de Florence-Peretola qui se trouve sur le site de Peretola à 4 km au nord ouest du centre ville. Il existe des liaisons avec le plus grand aéroport toscan, l'aéroport Galileo Galilei de Pise.
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 1975-1983 | Elio Gabbuggiani | PCI | |
| 1983-1984 | Alessandro Bonsanti | PRI | |
| 1984-1985 | Lando Conti | PRI | |
| 1985-1989 | Massimo Bogianckino | PSI | |
| 1989-1995 | Giorgio Morales | PSI | |
| 1995-1999 | Leonardo Domenici | Indépendant | |
| 1999-2009 | Leonardo Domenici | DS | |
| 2009-2014 | Matteo Renzi | PD | |
| Toutes les données ne nous sont pas encore connues. | |||
Galluzzo, Settignano, Le Piagge, Brozzi, Gavinana, Isolotto, Trespiano, Legnaia, Soffiano, Ponte a Greve, Rovezzano, Novoli, Careggi, Peretola, Sollicciano, Rifredi, San Frediano, Oltrarno
Bagno a Ripoli, Campi Bisenzio, Fiesole, Impruneta, Scandicci, Sesto Fiorentino
Comme beaucoup d'autres villes en Italie, la population de retraités est bien supérieure à celles de jeunes (moins de 14 ans) et en constant vieillissement. Les chiffres suivants sont de mai 2006 (font:Ufficio comunale di statistica).
| Quartier | 0-14 | 15-64 | 65+ |
|---|---|---|---|
| 1 | 7.026 | 45.380 | 14.635 |
| 2 | 9.829 | 53.815 | 24.844 |
| 3 | 4.854 | 24.371 | 11.654 |
| 4 | 7.580 | 42.067 | 16.921 |
| 5 | 11.811 | 65.063 | 26.772 |
| Total Commune (%) | 41.100 (11%) | 230.696 (63,2%) | 94.826 (25,8%) |
| Quartier | 1 membre | 2 membres | 3 membres | 4 membres | 5 membres | 6 membres | 7+ membres | Total famille | Nombre moyen | Couples en cohabitation | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 20.304 | 7.723 | 4.752 | 2.740 | 617 | 182 | 83 | 36.401 | 1,8 | 1.376 | ||
| 2 | 18.342 | 11.555 | 7.228 | 4.438 | 975 | 212 | 91 | 42.841 | 2,1 | 878 | ||
| 3 | 6.984 | 5.348 | 3.575 | 2.079 | 518 | 122 | 60 | 18.686 | 2,2 | 411 | ||
| 4 | 10.308 | 8.496 | 6.065 | 3.622 | 852 | 204 | 101 | 29.648 | 2,2 | 402 | ||
| 5 | 19.909 | 13.475 | 8.684 | 5.209 | 1.143 | 325 | 207 | 48.952 | 2,1 | 662 | ||
| Total Commune | 75.847 | 46.597 | 30.304 | 18.088 | 4.105 | 1.045 | 542 | 176.528 | 2,1 | 3.729 |
La population de Florence est à peu près à 91,5 % d’origine italienne. La population étrangère comprend 33 603 individus dont :
Habitants recensés 
La ville de Florence est jumelée avec [7]:
La ville a signé des pactes d'amitié avec [7]:
Florence entretient aussi un pacte de fraternité avec [7]:
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