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| Franche-Comté | |||
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| Administration | |||
| Préfecture | Besançon | ||
| Départements | Doubs (25) Jura (39) Haute-Saône (70) Territoire de Belfort (90) |
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| Chefs-lieux | Besançon Lons-le-Saunier Vesoul Belfort |
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| Arrondissements | 8 | ||
| Cantons | 116 | ||
| Communes | 1 785 | ||
| Conseil régional | Conseil régional de Franche-Comté | ||
| Présidente Mandat |
Marie-Guite Dufay (PS) 2010-2014 |
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| Site web | www.franche-comte.fr | ||
| Préfet | Christian Decharrière (depuis le 22 décembre 2010) |
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| Démographie | |||
| Population | 1 168 208 hab. (2009) | ||
| Densité | 72 hab./km2 | ||
| Gentilé | Franc-Comtoise, Franc-Comtois | ||
| Géographie | |||
| Superficie | 16 202 km² | ||
La Franche-Comté (Franche-Comtât en francoprovençal, Fraintche-Comtè en franc-comtois) est une région française qui regroupe quatre départements : le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Avec une surface de 16 202 km2, la région représente près de 3 % du territoire français. Les deux pôles urbains de la région sont la capitale régionale de région, Besançon, et le pôle économique Belfort-Montbéliard.
Le nom de la région vient de l'expression franche comté de Bourgogne, comté pouvant être du féminin en ancien français (la Bourgogne à proprement parler, elle, était le duché de Bourgogne). La Franche-Comté est une des rares régions françaises dont le territoire actuel correspond sensiblement à une ancienne province royale, même si, depuis le XIXe siècle, la région inclut aussi le Territoire de Belfort, qui était initialement un pays traditionnel de langue d'oïl faisant partie de l'Alsace. Aujourd'hui le territoire de la Franche-Comté est constitué, principalement, de l'ancienne province de Franche Comté (ou Franche Comté de Bourgogne), du comté de Montbéliard et du Territoire de Belfort, partie de l'Alsace non annexée en 1871. Cette relative unité historique, marquée par l'autonomie importante dont a bénéficié la comté de Bourgogne par le passé (notamment sous les Habsbourg), explique la forte identité de la région.
Les habitants de Franche-Comté sont appelés les Francs-Comtois et les Francs-Comtoises. Le terme Comtois est également utilisé, comme dans la devise Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! ou pour désigner des symboles de la région, de même que le cheval comtois et l’horloge comtoise.
Sommaire |
Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1478 ; auparavant, on parlait du comté de Bourgogne.
La tradition rapporte que le comte de Bourgogne Renaud III (1126-1148) aurait refusé de prêter l’hommage à l’empereur germanique Conrad III (1138-1152), ce qui aurait valu le surnom de « Franc-Comte » lequel serait peut-être à l’origine du nom Franche-Comté, mais il faut attendre 1366 pour qu’un document officiel mentionne cette dénomination. Une autre origine est peut-être le fait que la région était une terre franche, c'est-à-dire exempte de taxes douanières.
Aujourd'hui, le nom commun « comté » est masculin, mais on dit toujours la Franche-Comté ou, en abrégé, la Comté.
Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l'Antiquité. À l'origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par les Francs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l'époque, du Saint Empire romain germanique, du royaume de France ou du duché de Bourgogne. Ce n'est qu'en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française.
La région de Franche-Comté est divisée en quatre départements, le Doubs étant le plus peuplé et le Territoire de Belfort le plus dense.
| Département | Numéro Département | Population | Densité de population | Chef-lieu |
|---|---|---|---|---|
| Doubs | 25 | 522 685 | 100 hab./km² | Besançon |
| Jura | 39 | 260 740 | 52 hab./km² | Lons-le-Saunier |
| Haute-Saône | 70 | 238 548 | 45 hab./km² | Vesoul |
| Territoire de Belfort | 90 | 141 958 | 233 hab./km² | Belfort |
La Franche-Comté est composée de 1 786 communes, dont la surface moyenne est largement inférieure à la moyenne métropolitaine (9 km2 au lieu de 15).
Depuis les législatives de 2007, deux députés francs-comtois sont aux couleurs socialistes et onze aux couleurs de l'UMP. Les Francs-Comtois ont voté pour 55,5 % des voix pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2007. La région est présidée par Marie-Marguerite Dufay, du Parti socialiste.
De par sa position au centre de l'Europe, la Franche-Comté est un passage obligé des mouvements à la fois humains et économiques. En effet, la région, frontalière avec la Suisse, est aussi très proche de deux grands pays européens : l'Allemagne et l'Italie.
La Franche-Comté est une région montagneuse. Elle contient une partie importante du massif du Jura, en bordure avec la Suisse. Au nord de la région se trouve le massif des Vosges (une partie du Ballon d'Alsace se trouve en Franche-Comté). Les trois principaux sommets sont le Crêt Pela à 1 495 m dans le Jura, le mont d'Or culminant à 1463 m dans le département du Doubs et le Ballon d'Alsace culminant à 1 247 m dans le territoire de Belfort. Les sommets les plus élevés du massif du Jura se situent en Suisse ou dans l'Ain.
La région possède 5 350 km de cours d'eau dont 4 549 km où la pêche est possible et 320 km de voies navigables. Les principales rivières de la région sont la Saône, l'Ain, la Cuisance, le Doubs, la Loue, l'Ognon, la Bienne, la Valouse, le Suran, la Seille, le Hérisson, la Savoureuse, l'Autruche, l'Allaine ou l'Allan (en France), le Lison. On y dénombre pas moins de quatre-vingt lacs et mille étangs, comme le lac des Rousses, lac de Chalain, lac du Vernois, lac de Lamoura,lac de Vesoul-Vaivre, lac de Saint-Point, lac de Remoray, lac de Bonlieu, lac de Narlay et le fameux lac de Vouglans qui est la troisième retenue artificielle française avec 605 millions de mètres cubes.
Sur 43 % de son territoire régional, soit 705 000 ha, on trouve de grandes forêts de hêtres, de chênes et de sapins dont certains peuvent se dresser jusqu'à 50 mètres. L'épicéa commun et le sapin blanc sont les arbres emblématiques du massif du Jura et leurs massifs résineux en font la plus grande sapinière européenne. La Franche-Comté est la deuxième région la plus boisée de France, derrière l'Aquitaine, dont (44,8 %) de la surface est couverte[1]. Avec plus de 700 000 hectares de forêt, et la plus grande sapinière d'Europe, la Franche-Comté possède aussi la seconde forêt de feuillus de France sur 22 000 ha, la forêt de Chaux.
Deux grands types d'écosystèmes dominent dans cette région ; forestiers et des lacs/étangs/tourbières qui offrent un refuge à une biodiversité élevée, dont de nombreux oiseaux, cerfs, sangliers, écureuils, chats sauvages. Le Grand Tétras, le lynx et enfin le retour du chamois sont emblématiques de la protection et de la restauration des habitats naturels dans la région. Certaines parties du territoire sont parfois confrontées au pullulement de campagnols des champs.
La fragmentation forestière et le morcellement écologique des milieux y sont moindre que dans d'autres régions, mais y existent. Pour la réduire et en réduire les effets, en février 2011[2],[3], La Région, avec la DREAL a commencé à élaborer son SRCE, dans le cadre de sa Trame verte et bleue, avec un « comités de préfiguration des comités régionaux "trames verte et bleue" » (Instance de proposition auprès de l'État et de la Région, co-élaborateurs du SRCE[4].
La population totale de la région était de 1 168 208 en 2009. La croissance démographique est d'environ 0,20 % par an entre 1990 et 1999[5]. D'un point de vue démographique, la Franche-Comté est relativement concentrée, avec d'un côté ses hauts plateaux et ses bassins relativement « vides » avec quelques villages et petites villes clairsemés. De l'autre côté, elle compte deux grands bassins démographiques, l'un à cheval sur trois départements (Doubs, Territoire de Belfort et le Haute-Saône), l'aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle avec 308 000 habitants, l'autre situé dans le Doubs, celui de Besançon, avec plus de 220 000 habitants. Pour autant, Besançon est la première unité urbaine de la région Franche-Comté avec environ 134 000 habitants, suivi de Montbéliard, 117 000 habitants et de Belfort, 92 400 habitants.
5,9 % de la population franc-comtoise est immigrée contre 7,4 % au niveau national. Les 5 pays d'origine les plus représentés sont le Maroc (15,7 %), l'Algérie (14,1 %), le Portugal (13,9 %), l'Italie (12 %) et la Turquie (10,6 %).
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Toutes les données concernant les populations légales sont issue de l'INSEE et correspondent à l'année 2008.
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La production agricole s’appuie sur l’élevage bovin (Montbéliarde) et la production de fromages (le Comté, le Mont d'Or, le Morbier, le bleu de Gex, la Cancoillotte). Parmi ces fromages, quatre sont des AOC.
La culture de céréales (144 380 ha) et d’oléagineux (38 450 ha) [6] est significative.
La région possède également des vignobles qui produisent des vins d’exception. La Franche-Comté est la seule région viticole du monde à produire cinq sortes de vins bien distinctes: les rouges, les blancs, les rosés, les jaunes et les vins de paille.
Enfin, la forêt comtoise qui recouvre 44% du territoire. De ce point de vue, la Franche-Comté conserve la 2e place parmi les régions métropolitaines, derrière l'Aquitaine.
La Franche-Comté est, proportionnellement à sa population, la première région industrielle de France, 6 emplois sur 10 sont dans le tertiaire et le taux de chômage s'élevait à 8,5 %. Le PIB par habitant en 2002 y était de 21 897 €. Elle est également la plus exportatrice de France. En 2003, le PIB franc-comtois s'élevait à 25,6 milliards d'euros[7] soit 1,6% du PIB national. Le PIB de la région croît à un rythme moyen de 2 % par an.
Le pôle urbain Montbéliard-Belfort est le centre industriel de la région, essentiellement dédié à l'automobile et au TGV. Le site industriel Peugeot - Citroën Sochaux est le premier de France avec 13 841 salariés en septembre 2006. Il produit actuellement la Peugeot 308, la Peugeot 3008 et la nouvelle Peugeot 5008. Il est aussi le premier employeur de la région. L'automobile se voit être le fleuron de l'industrie, Peugeot et ses autres filiales y représentent jusqu'à 10 % de la production de France.
À Belfort se situent les usines Alstom spécialisées dans la production ferroviaire, notamment pour les TGV, ainsi que dans les générateurs et turbines industriels, ainsi que General Electric (GE Energy Products Europe) pour les turbines à gaz.
La ville de Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, la ville s'est vu décerner un label de pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques.
Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabief principalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits.
Le marché de Noël de Montbéliard (l'un des plus prisés de France) prend également une grande place touristique pendant le mois de Décembre.
L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d'Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d'avril à septembre.
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Malgré la position frontalière de la région, la Franche-Comté accueille environ 1,7 % des séjours français[8], aussi bien pour les séjours courts que les longs.
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Le réseau routier comtois est assez développé, l'A36 (la Comtoise) est sur l'axe reliant l'Allemagne et l'Alsace avec Lyon et plus loin Marseille. Cette autoroute dessert Belfort, Montbéliard, Besançon et Dole, les villes les plus importantes de la région. L'A39 relie Dijon à Bourg-en-Bresse via Lons-le-Saunier.
La Franche-Comté est couverte par le réseau ferré TER Franche-Comté. Le réseau ferré est également structuré suivant un axe comparable (ligne Mulhouse - Dijon ou Strasbourg - Lyon). Le reste du territoire bénéficie d'une offre de transport en commun plus faible ou parfois inexistante. Avec l'arrivée en 2011 de la LGV Rhin-Rhône en Franche-Comté, deux gares sont construites dans la région, la gare de Belfort - Montbéliard TGV et la gare de Besançon-TGV.
Le réseau fluvial est lui aussi orienté sur un axe comparable (du nord-est à l'ouest de la région) avec le canal Rhin-Rhône.
La région Franche-Comté est desservie par plusieurs petits aérodromes dont le principal est l'aéroport de Dole - Tavaux. Le nord de la région Franche-Comté est également desservi par l'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg, situé à environ 65 km de Belfort et l'aéroport international de Genève-Cointrin n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de Morez.
218 450 élèves étaient scolarisés en 2004. La région possède un potentiel dans le secteur de la recherche. On trouve à Besançon l'École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques (ENSMM) ou encore l'UTBM, l'Université de technologie de Belfort-Montbéliard.
L'Université de Franche-Comté est principalement située à Besançon. Elle compte :
Héritière d'une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments :
La Citadelle de Besançon Premier site touristique de Franche-Comté
Le village de Lods, consideré comme l'un des plus beaux de France
Le château d'Oricourt, le château fort du XIIe siècle le mieux conservé en Franche-Comté.
Le franc-comtois[10] est une langue romane appartenant à la famille des langues d'oïl qui se parle notamment en Franche-Comté. On la désigne par « franc-comtois », « langue comtoise », « parler comtois d'oïl » et souvent par le terme de patois. On peut la désigner également par le terme jurassien ou franc-comtois-jurassien car elle est également parlée dans le canton du Jura en Suisse. Le franc-comtois-jurassien fait partie d'un groupe linguistique qui comprend le picard, le wallon ainsi que le lorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, notamment une influence germanique.
La langue se retrouve sur les départements de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs, dans la partie nord du Jura, ainsi que dans le canton du Jura (Suisse) ainsi qu'une petite partie du département du Haut-Rhin alsacien. Son domaine est limité au sud par les zones des parlers francoprovençaux, à l'ouest par les parlers bourguignons et champenois et au nord par le lorrain.
En franc-comtois, Franche-Comté se dit « Fraintche-Comtè » (dialecte du nord, de la région de Belfort et Montbéliard).
La partie sud de la Franche-Comté (sud du département du Jura et du Doubs) fait partie de l'ensemble linguistique « francoprovençal » [11].
Le francoprovençal constitue l'une des trois grandes langues romanes avec l'occitan (langue d'oc) et le groupe des langues d'oïl. Cette langue possède de nombreuses variations locales et se décline en de nombreux dialectes. À mi-chemin entre le groupe des langues d'oïl et la langue d'oc, il constitue un groupe linguistique roman distinct. Il existe une variante dialectale parlée dans le sud de la Franche-Comté : le jurassien.
En francoprovençal, Franche-Comté se dit « Franche-Comtât » (écrit en graphie ORB).
La cuisine traditionnelle franc-comtoise repose sur les spécialités du terroir :
Cadet Rousselle, Gustave Courbet, Victor Hugo, le pape Calixte II, Louis Pasteur, Georges Cuvier, Tristan Bernard, Pierre Vernier
Il existe un certain nombre d'emblèmes francs-comtois dont beaucoup sont tirés des diverses racines historico-culturelles de la région (Bourgogne, Empire Germanique...)[12]
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