Free (société)
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Free
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| Création | 18 février 1999 |
|---|---|
| Dates clés | 1999 : Accès RTC 2002 : Offre ADSL 2007 : Offre FTTH 2010 : Obtention d'une licence 3G[1] 2010 : Offre Freebox Revolution 2012 : Offre Mobile |
| Fondateurs | Xavier Niel |
| Personnages clés | Xavier Niel Maxime Lombardini Rani Assaf Antoine Levavasseur Michaël Boukobza |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée |
|---|---|
| Slogan | Feel Free[2] » « Il a Free, il a tout compris ! » « La liberté n'a pas de prix » « Incroyable mais Free |
| Siège social | |
| Direction | Cyril Poidatz[3] |
| Activité | Fournisseur d'accès à Internet Opérateur de téléphonie mobile (depuis le 10/01/2012) |
| Produits | FTTH ADSL RTC Freebox Alice ADSL Free Mobile |
| Société mère | Iliad |
| Effectif | 841 salariés[3] |
| Site web | www.free.fr |
| Fonds propres | 1,411 milliards € (2010)[3] |
|---|---|
| Dette | 243,763 M € (2010)[3] |
| Chiffre d’affaires | 2,009 milliards € (2010)[3] |
| Résultat net | 389,864 M € (2010)[3] |
Free, entreprise filiale du groupe Iliad, est l'un des principaux fournisseurs d'accès à Internet en France, troisième en nombre d'abonnés haut débit en mai 2010, devant Bouygues, derrière Orange et SFR[4]. Le réseau de Free, utilisé par des sociétés du groupe Iliad, est appelé « Proxad ». Free est aussi le quatrième opérateur de téléphonie mobile français depuis le 10 janvier 2012[5], date à laquelle son fondateur, Xavier Niel a présenté les offres.
Sommaire |
Free fait figure de pionnier de l'accès à Internet sans abonnement, en France, en étant l'un des trois premiers à proposer le 26 avril 1999 un accès à Internet sans abonnement ni numéro surtaxé. Ses prédécesseurs sur le créneau de l'accès sans abonnement furent World Online (1er avril 1999), puis Freesurf (19 avril 1999), mais sur un nombre de régions plus limité.
Ce service inclut le courrier électronique (POP3/IMAP4) accessible aussi par une interface Web IMP. La destruction des courriers indésirables, ainsi qu'un classement automatique des courriers entrants dans différents répertoires (si on utilise l'interface Web), est possible grâce à l'outil mfilter. Dans le passé, mfilter permettait aussi d'envoyer une réponse automatique personnalisée à l'expéditeur déclaré des mails refusés. Cette possibilité a été supprimée entre le 23 et le 26 août 2007. Cette suppression a pour but d'éviter les problèmes de boucle avec les mails en réponse automatique signalant que l'expéditeur du spam n'existe pas[6].
Free propose également un hébergement Web gratuit dont la capacité initiale de 100 Mo est passée à 1 Go depuis début 2005 puis 10 Go depuis juin 2006 par défaut avec support de PHP et MySQL. Depuis septembre 2006, Free propose également PostgreSQL. De plus, Free propose maintenant une gestion de plugins permettant de transformer son espace Web en wiki, album photo, blog… (ceci est actuellement suspendu à cause de bugs récurrents, dans la future version l'intégration des modules se fera directement et non pas une nuit après.)
Free est aussi l'une des entreprises françaises pionnières dans l'accès et l'offre Internet par ADSL, après un début chaotique au début de l'année 2000 qui servait principalement de test : à l'époque, les infrastructures techniques et légales n'étaient pas au rendez-vous (conflit notamment avec France Telecom sur le dégroupage).
Free lance enfin en novembre 2002 une offre ADSL dégroupée à un prix plus attractif que ses concurrents, tout en ajoutant, plusieurs mois après, des services comme la téléphonie illimitée (août 2003) vers les fixes (VoIP : « Voice over IP » ou « voix sur réseau IP ») ou la télévision (décembre 2003) pour les abonnés bénéficiant de la Freebox, et ceci sans surcoût d'abonnement. Le tarif a longtemps été fixé à 29,99 € par mois, jusqu'en février 2011. Les opérateurs concurrents reprochent parfois (par voies indirectes)[7] à Free d'avoir imposé des prix trop bas sur le marché[8].
En octobre 2004, Free lance l'offre ADSL 2+ sur son réseau dégroupé : elle permet d'obtenir un débit supérieur par rapport à une connexion ADSL classique, à distance égale du central téléphonique, et une portée supérieure des équipements à débit égal.
Le 14 décembre 2010, l'offre « Révolution » est lancée en zone dégroupée, avec un surcoût de prix pour du dégroupage total (surcoût lié à la mise à disposition de la boucle locale). Elle inclut notamment la dernière Freebox V6 dite « Révolution » (Freebox Server et Freebox Player) et des appels inclus vers les téléphones portables de tous les opérateurs français. L'accès au bouquet Freebox TV est en supplément pour les abonnés dégroupés.
Le groupe Iliad a créé la filiale Free Mobile en 2009 sur le modèle de Free SAS, dont le même fondateur, Xavier Niel, a présenté lors d'une conférence le 10 janvier 2012, les 2 offres mobiles sans engagement de durée. Les forfaits n'incluent pas le financement des mobiles. Il est possible de payer à Free en plusieurs mensualités pour le mobile. Free a signé un accord d'utilisation du réseau 3G d'Orange. La couverture réseau propre à Free est autour de 30 % de la population [9]et quasi 100 % avec Orange.
Une réévaluation de leur modèle économique sera faite lorsque la barre des 3 millions d'abonnés sera atteinte [11], pouvant amener à une baisse ou une augmentation des tarifs, sauf pour les 3 premiers millions qui ne verraient un changement qu'en cas de baisse[12].
Début 2012, Free a 4 agences de vente ainsi que 1 000 antennes actives en France métropolitaine [13].
En 2004, Free est le second fournisseur d'accès en France à proposer le dégroupage total, après Alice (Telecom Italia en fin 2003), et permet de s'affranchir de l'abonnement à France Télécom.
Free a annoncé en septembre 2006 une offre fibre optique en FTTH (Fiber To The Home). 100 Mbit/s en réception, 50 Mbit/s en émission, deux boitiers Freebox pouvant recevoir la télévision en HD. Boitier Freebox Optique, dotée de 4 ports Ethernet, intégrant les fonctions routeur et Wi-Fi. Boitier Freebox HD, incluant un magnétoscope numérique et pouvant être reliée à la Freebox Optique en Ethernet ou en Wi-Fi. Cet abonnement à Free Très Haut Débit coûte lui aussi 29,99 € par mois, mais ne couvre encore que quelques quartiers dans les plus grandes villes. Fin 2008, le déploiement de cette offre est loin derrière celui de Numericable[note 1],[18]. Depuis le 14 décembre 2010, l'offre Révolution est disponible pour les abonnés FTTH au tarif de 35,99 € par mois, sans la télévision. En septembre 2011, Free arrête l'envoi du boîtier Freebox optique et le remplace par une Freebox v5 et un convertisseur optique.
En juillet 2011, l'Arcep a pris la décision n° 2011-0893 pour répondre au besoin de la société France Télécom d'effectuer le raccordement d'un client dont l'opérateur d'immeuble est Free Infrastructure Smiley[19].
En 2011, Free est l'opérateur qui pose problème : 62 % des copropriétés ayant signé une convention avec Free ne sont toujours pas connectés après les six mois de délais réglementaires. Par ailleurs, la société Free a adopté une attitude anticoncurrentielle qui pénalise 85 000 logements situés dans 7 000 copropriétés[20].
Free envisage toutefois de concurrencer les offres fibres optiques avec une technologie moins performante : le VDSL 2 dont le déploiement commercial pourrait commencer dès 2012[21].
Free possède le 3e réseau privé (DWDM classique) en termes de couverture nationale et de capacité (58 300 km de fibre optique en décembre 2010[22]). Le réseau de Free est désormais international. Il est présent :
Bien que ces liaisons soient souvent sur des fibres optiques louées à d'importants opérateurs internationaux (Level 3, Global Crossing…), cela permet de diminuer significativement les coûts liés aux accords de transit (payant) en multipliant les accords de peering (gratuits).
Des accords de transit importants existent encore car Free s'appuie sur deux prestataires (Level 3 et Teleglobe) avec lesquels il dispose d'une capacité de transit de 160 Gbps[22].
Free opérait aussi un point d'échange à Paris nommé FreeIX[23] où étaient interconnectés jusque 47 fournisseurs d'accès ou de service Internet (tels que Bouygues Telecom, Neuf/Cegetel, Global Crossing, Interoute...) ou des fournisseurs de contenu (Google, ...)[24]. Il a été définitivement fermé le 30 août 2011[25].
Free propose quatre offres sous sa propre marque :
Free propose également une offre AliceBox de type ADSL sous la marque Alice.
Les clients qui disposent d'une vieille version de la Freebox peuvent l'échanger contre une V6 (Freebox Révolution) pour un prix qui dépend de leur ancienneté.
Au 31 mars 2011, 4 358 000 personnes étaient abonnées à une offre Free Haut débit, et 432 000 personnes à une offre Alice ADSL. Le revenu moyen par abonné ADSL (Average Revenue Per User) était de 35,50 € HT et de plus de 38 € HT pour les abonnés à l'offre Freebox Revolution[27].
Free héberge les miroirs de nombreux logiciels libres et de distributions Linux.
Free permet de stocker un fichier allant jusqu’à 10 Go pendant une durée de 30 jours (renouvelés à chaque téléchargement du fichier, le nombre de jours dépend de l'espace libre des serveurs). Cela peut permettre de s'affranchir de certaines limites imposées aux utilisateurs de messagerie électronique (ce genre de service limite généralement l'envoi de pièces jointes à 2-5 Mo). Ce service est réservé en priorité aux abonnés Free, c'est pourquoi il existe une limitation de bande passante pour tout abonné d'un autre opérateur. Ce service est actuellement en version expérimentale beta[30].
La « Fondation d'Entreprise Free » a été créée le 11 septembre 2006[31] sur l'idée de Xavier Niel afin de s'occuper des nouveaux services développés par la société via Iliad. Le but est de pouvoir fournir des services minimaux de communication, tout en profitant du développement du FTTH. Ces réseaux optiques créés dans les bâtiments permettent ainsi d'avoir une ligne reliée à ce système optique, et disposant d'une connexion Internet bas débit gratuite, d'une réception des chaines de la TNT, et d'une ligne téléphonique.
Il est arrivé que pour certaines zones non dégroupées, un bridage des protocoles de P2P mis en place se soit transformé en blocage quasi-total, contrariant par ce fait toute utilisation légale du P2P[32].
Free utilisait la marque fictive Crétin.fr.
Le principe du site Crétin.fr consistait d'une part à la parodie proprement dite d'un concurrent fictif prenant ses abonnés pour des « crétins », d'autre part à permettre aux « freenautes » de déposer leurs propres films parodiques et voter pour leur film parodique préféré. Les films ayant obtenu le plus grand nombre de votes gagnaient le renouvellement gratuit de leur Freebox version 4, constituée d'un seul boîtier, par une Freebox HD avec ses 2 boîtiers logiciellement évolutifs pouvant gérer un contenu HD.
Bien que drôles et décalés, le problème de ces publicités étaient que le public retenait surtout Crétin.fr au lieu de Free.
À partir de 2009, les nouvelles publicités télévisuelles de Free sont centrées autour d'un personnage : Rodolphe. Il s'agit d'un jeune adulte clairement geek, portant une barbe hirsute, de grosses lunettes et des vêtements ringards, qui vit chez sa mère, mais est plutôt débrouillard. Contrairement à Alice (marque du groupe Iliad depuis 2008) et sa jolie blonde, les publicités qui mettent en scène Rodolphe sont ouvertement humoristiques, tout en mettant en avant les atouts commerciaux et techniques des services de Free.
À partir de janvier 2011, les publicités basées sur le personnage de Rodolphe ont laissé place à quatre publicités dédiées à la Freebox Révolution. Ces publicités au ton décalé mettent en scène un personnage sorte de gourou complètement fou dans quatre univers différents (western, tango, tronçonneuse, télévision-téléphone) où l'on voit des scènes surréalistes comme un cochon vêtu d'un tutu ou une banane courir après un gorille.
En juin 2011, ces publicités laissent place à deux nouveaux spots au style complètement différent, très sobres et épurés, avec comme unique bande sonore une musique.
Free offre un service d'assistance technique par téléphone (au 3244), au tarif Azur depuis une ligne fixe et gratuit depuis une Freebox Révolution. En zone dégroupée, un technicien peut se déplacer chez l'abonné, gratuitement si les problèmes ne sont pas imputables au client et sous 10 heures avec l'offre Révolution (pénalité de 1 € par heure de retard dans la limite de 10 € par mois). L’assistance est aussi disponible par d'autres canaux :
Tous ces canaux sont gérés à travers le CRM de la société et assurent le même suivi client[37].
Par contre, il semble impossible de trouver une assistance par tchat ou par courrier électronique, bien que les deux aient existé par le passé.
Le 21 février 2006, Free est condamné par le Tribunal de grande instance de Paris à payer 30 000 euros à titre de dommages-intérêts à l'UFC-Que Choisir et 15 000 euros à l'association Familles de France pour 32 articles dans les conditions générales de vente de Free jugés abusifs. Free a réagi en regrettant « l'instrumentalisation des tribunaux par certaines associations de consommateurs en mal de publicité et de financement [38] ». Un peu plus de deux mois plus tard, Free informe ses abonnés du changement des CGV.
En mai 2006 l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir lance plusieurs centaines de procédures judiciaires contre la société, à la suite d'un grand nombre de plaintes d'abonnés. À la suite d'une plainte contre X en diffamation, les dirigeants d'UFC-Que Choisir ont été mis en examen. Cette dernière plainte a finalement été rejetée par la cour d'appel de Paris (11e chambre). En juillet 2007, Free est condamnée à rembourser trois abonnés et à payer 20 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, mais elle fait appel. Un nouveau procès est prévu en novembre 2009[39].
En octobre 2009, l'association UFC-Que Choisir attaque Free qui est le seul FAI français à surtaxer sa hotline (0,34 € la minute sans compter les surfacturations des opérateurs de téléphonie mobile)[39]. Le 7 décembre 2009, la même association annonce qu'elle a saisi le Tribunal de grande instance de Paris à l'encontre de Free pour « pratiques déloyales et illicites dans ses conditions de vente »[40].
En mars 2011, le Tribunal de grande instance de Paris, saisi par l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir en mars 2010, a ordonné à Free de cesser ses « pratiques commerciales illicites » et ses « pratiques commerciales trompeuses »[41].
Free doit payer 50 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, modifier ses conditions générales dans un délai de 15 jours sous peine d'une astreinte de 2 000 euros par jour de retard, et publier la condamnation dans la presse et sur la page d'accueil de leur site interne.
La justice a déclaré illégaux :
Free utilise des logiciels libres dans un grand nombre de ses équipements, dont la Freebox qui est prêtée à ses abonnés : elle utilise Linux pour son noyau, ainsi que d'autres logiciels sous GPL(v2), notamment pour ses divers pilotes. Or, la GPL (utilisée dans un certain nombre des logiciels utilisés par la Freebox) impose de publier le code source de tout logiciel basé sur un logiciel sous GPL, ou réutilisant tout ou partie de son code, notamment lorsqu'il est distribué et même en location (voir tivoisation). Mais Free a toujours refusé de publier le code source des logiciels utilisés par sa Freebox, estimant qu'il n'y avait pas distribution, le terminal Freebox étant produit et prêté à l'abonné qui est tenu de le restituer en fin d'abonnement (ceci est un raisonnement non valable à partir de la GPLv3). La Freebox est dite propriété insaisissable, au même titre que les compteurs électriques ou de gaz propriétés de leurs compagnies respectives. Le client ne peut donc pas modifier le terminal, sous peine d'être facturé lors de la résiliation (190 € pour Freebox v4, 290 € pour le boîtier multimédia de la Freebox HD, 150 € pour le boîtier ADSL de la Freebox HD[43]).
Free a récemment décidé de publier ce contenu sur un site[44].
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