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| Gorges du Tarn | |||
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Les gorges aux alentours de Saint-Chély-du-Tarn. |
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| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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| Rivière | Tarn | ||
| Longueur | 53 km | ||
| Profondeur | 600 m | ||
| Administration | |||
| Pays | |||
| Régions | Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées | ||
| Départements | Lozère, Aveyron | ||
| Géologie | |||
| Âge | Ère secondaire | ||
| Roches | Calcaire | ||
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Les gorges du Tarn sont un canyon creusé par le Tarn entre le Causse Méjean et le Causse de Sauveterre. Ces gorges se trouvent principalement dans le département français de la Lozère, mais sont également visibles en Aveyron.
Sommaire |
Le Tarn prend sa source sur le Mont Lozère et c'est immédiatement à la sortie de ce massif granitique que la rivière aborde les plateaux des grands Causses. La traversée de cette zone calcaire se fait par un canyon très profond (entre 400 et 600 m) que la rivière a creusé au fil du temps entre Quézac et le Rozier sur une longueur de 53 km.
Les gorges sont creusées dans des calcaires du secondaire qui partent du Bajocien à la base (barres dolomitiques), se poursuivent par le Bathonien inférieur au dessus, caractérisé par un talus incliné, et enfin se terminent par de grandes falaises verticales (dolomie bathonienne et dolomie du jurassique supérieur). Cette architecture relativement simple caractérise la partie aval des gorges (entre les Vignes et le Rozier) mais pour ce qui est de l'amont, la présence de failles (faille de Hauterive, accident subméridien de Ste Enimie qui traverse également tout le causse Méjean) y rend la géologie plus complexe. Ce sont ces failles qui sont justement à l'origine de deux exsurgences au débit très important dans la région de Ste Enimie : la source de Burle et la source de Coussac, cette dernière tombant en cascade dans le Tarn[1]. Ces sources semblent drainer une partie importante du causse de Sauveterre alors que de l'autre côté de la rivière, l'exsurgence de Castelbouc, également très puissante, draine une bonne partie du causse Méjean (jusqu'à l'aven de Hures). Il existe par ailleurs d'autres résurgences tout au long du Tarn plus ou moins abondantes (on en a dénombré une quarantaine) dont celle de Cénaret à Saint Chély du Tarn qui a la particularité d'alimenter un petit lac souterrain (30 m de diamètre et huit mètres de profondeur) dans la grotte du même nom.
La région des gorges du Tarn a également été affectée par le volcanisme quaternaire dont on peut retrouver la trace à deux endroits[1]. Le premier témoignage de ce volcanisme est un peu à l'écart des gorges et se situe à Sauveterre sur le causse du même nom et prend la forme d'un neck double de basalte entouré de brèches sur lequel est bâti le village. Le deuxième se situe dans le canyon même au niveau d'Eglazines et se présente sous la forme d'intrusions de basalte également entourées de brèches. Ces deux éruptions sont datées du quaternaire ancien et la deuxième s'est mise en place avant le creusement complet du canyon.
Le climat est beaucoup moins rude que sur les plateaux le cernant, du fait principalement de la différence d'altitude. L'ensoleillement est très important, le climat de type méditerranéen.
Les gorges du Tarn sont connues pour leur faune cavernicole remarquable. On a en particulier recensé dans la grotte de Castelbouc deux espèces endémiques de mollusque : Bythinella bouloti et Bythinella galerae. Mais on trouve aussi dans les grottes des gorges du Tarn des chauve-souris rares comme le grand murin, le grand rhinolophe ou le petit rhinolophe.
Dans les airs, on peut observer plusieurs espèces de vautours : le vautour percnoptère (réapparu tout seul après une longue période d'absence), le vautour fauve (réintroduit) et le vautour moine. Il faut également signaler la présence du circaète Jean-le-Blanc et du bruant ortolan.
Dans l'eau, le castor européen a été réintroduit et sa population se développe vite.
De l'amont vers l'aval, les gorges du Tarn égrènent une succession de sites naturels hors du commun qui ont fait sa réputation :
Les gorges du Tarn sont un site naturel classé[2].
Le principal axe de développement de cette région est le tourisme à travers différentes activités:
On trouve le long du Tarn une série de châteaux situés à peu de distance des uns des autres. On en retrouve ainsi plusieurs sur la commune de Sainte-Enimie : Castelbouc, La Caze, Hauterives, ... Mais également à La Malène et plus en amont, comme à Saint-Rome-de-Dolan.
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