| Istanbul Istamboul |
||
|---|---|---|
| Administration | ||
| Pays | ||
| Région | Région de Marmara | |
| Province | Istanbul | |
| District | Région de Marmara | |
| Code postal | 34 | |
| Indicatif téléphonique international | +(90) | |
| Indicatif téléphonique local | 212 ou 216(Asie) | |
| Plaque minéralogique | 34 | |
| Maire | Kadir Topbaş AKP |
|
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 574 m | |
| Superficie | 534 300 ha = 5 343 km2 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Stambouliote ou Istanbuliote | |
| Population | 12 782 960 hab. | |
| Densité | 2 392,5 hab./km2 | |
| Localisation | ||
|
Districts de la province de Istanbul |
||
|
|
||
| Internet | ||
| Site de la ville | http://www.ibb.gov.tr | |
| Sources | ||
| World Gazetteer | ||
| Index Mundi/Turquie | ||
Istanbul ou Istamboul[1] (en turc İstanbul[2]) est la métropole de la Turquie et la préfecture de la province du même nom. Elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985.
Située de part et d’autre du détroit du Bosphore, à cheval sur deux continents : l’Europe et l’Asie, elle est généralement considérée comme européenne parce que la ville historique est située sur la rive occidentale du détroit.
Elle est la plus grande agglomération du pays avec près de treize millions d'habitants recensés (des estimations donnent néanmoins le chiffre de seize millions) ce qui fait également l’une des plus grandes agglomérations du continent[3], et constitue aussi le principal pôle économique de la Turquie.
Appelée officiellement İstanbul depuis le 28 mars 1930, elle a porté d'autres noms durant son histoire (encore parfois utilisés selon les contextes) notamment : « Byzance », au moment de sa fondation ; puis « Constantinople » (à partir du 11 mai 330 en l'honneur de l'empereur romain Constantin Ier).
Appelée aussi la « Nouvelle Rome » (d'ailleurs, comme Rome, Istanbul est fondée sur sept collines), Istanbul appartint d'abord à la Grèce antique, puis à l’Empire romain dont elle fut la seconde capitale après 395 (devenu l'Empire romain d'orient et appelé au XVIe siècle « byzantin » par Hieronymus Wolf[4]), ensuite à l’Empire ottoman depuis le 29 mai 1453, et enfin, juste après la chute de celui-ci le 10 août 1920, à la République de Turquie, dont elle fut capitale jusqu'au 13 octobre 1923, lorsque ce rôle fut dévolu à Ankara.
Les anciens noms de la ville, Byzance puis Constantinople, témoignent de cette longue histoire. Seules quelques autres grandes villes ont eu trois noms au cours de leur histoire. Du point de vue historique, on peut considérer qu'avec Athènes et Rome, Constantinople (Istanbul) est l'une des trois capitales antiques les plus importantes aujourd'hui.
Les habitants de la Byzance antique étaient appelés Byzantiotes et ceux de Constantinople, les Constantinopolitains ou les Politains. Par contre, aucun citoyen de l'Empire romain d'orient ne s'est jamais appelé Byzantin : ils se définissaient comme « Romains » et lorsqu'ils sont devenus sujets de l'Empire ottoman, celui-ci les a organisés dans le milliyet de Rum. Les habitants d’Istanbul sont les Stambouliotes ou les Istanbuliotes[5].
On ne dit pas « Istanbul » pour désigner le pouvoir politique ottoman, on dit, en employant des synecdoques, la « Sublime porte » ou simplement « la Porte » s'il s'agit du gouvernement ou « le Palais » s'il s'agit du sultan.
Sommaire |
Istanbul est située sur le détroit du Bosphore qui sépare l’Asie de l’Europe, et relie la mer Noire à la mer de Marmara. De nos jours la ville moderne est beaucoup plus grande et couvre à la fois les rives asiatique et européenne du Bosphore.
La ville d’İstanbul se situe tout près de la faille nord-anatolienne. Celle-ci est une faille active qui a déjà produit plusieurs séismes très destructeurs à l’époque contemporaine. L’étude de la sismogénèse locale laisse craindre avec une forte probabilité qu'un séisme important frappera İstanbul au cours des prochaines décennies.
De plus, en raison de la situation de la ville au bord de la mer, un tsunami meurtrier est à craindre[6].
Par ailleurs, la difficulté de faire appliquer des règles de construction parasismiques en Turquie fait penser que la plupart des habitations, notamment celles des quartiers populaires, ne résisteront pas. La ville connut plusieurs séismes importants dont particulièrement ceux de 1509 (appelé la Petite Apocalypse), 1763, 1894 et 1999.
Istanbul bénéficie d'un climat tempéré, influencé par des zones continentales, mais aussi par les masses maritimes au nord et au sud. Les étés sont chauds, avec un air humide mais des pluies limitées (plus de 295 heures de soleil par mois en juin, juillet et août). Les hivers sont froids et humides, avec beaucoup de pluies et souvent de la neige, mais ils sont rarement glaciaux (moins de 76 heures de soleil par mois en décembre, janvier et février). Les printemps et les automnes sont doux et modérément humides.
La moyenne annuelle des températures est de 14°C. Janvier et fevrier sont les mois le plus froid avec une moyenne de 6°C et juillet et août les plus chauds avec une moyenne d'environ 23°C.
La précipitation annuelle moyenne est de 850 mm par an. Les précipitations sont réparties à irrégulièrement au long de l'année, et leur quantité soit plus élevée entre l'automne et l'hiver et le plus bas entre les printemps et l'été. Mais la pluie est présente toute l'année et il n'ya pas de saison sèche, parce qu'il ya assez de précipitations pendant le printemps et l'été, et le temps est très humide[7].
L'humidité relative moyenne annuelle et plus de 70% et est élevée toute l'année[7].
Il y a par an 21 jours de gel répartis de novembre à mars comme les 19 jours de neige. Il neige presque chaque hiver et les chutes de neige abondantes sont assez fréquents mais habituellement de façon courte. Après chaque chute de neige, la neige reste seulement quelques jours[7].
Le brouillard est très fréquent toute l'année, de 22 jours par mois entre novembre et avril à 16 jours par mois de mai à octobre pour un total en moyenne de 228 jours par an[7].
Malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. La température la plus élevée a été enregistrée le 12 juillet 2000 avec 40,5 °C[8]. La température la plus froide a été enregistrée le 9 février 1927 avec -16,1 °C.[8] Le 16 octobre 1985, on a mesuré plus de 212 mm de pluie en 24 heures[8]. En mars 1987,on a mesuré plus de 60 cm de neige à la côte, avec une hauteur maximale de 80 cm, ce qui a complètement paralysé la ville[8],[9].
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,9 | 2,8 | 3,9 | 7,7 | 12,0 | 16,0 | 18,5 | 18,7 | 15,5 | 12,0 | 8,5 | 5,3 | 10,3 |
| Température moyenne (°C) | 5,8 | 5,9 | 7,6 | 12,1 | 16,7 | 21,0 | 23,4 | 23,6 | 20,2 | 16,0 | 11,9 | 8,2 | 14,3 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,7 | 9,1 | 11,2 | 16,5 | 21,4 | 26,0 | 28,4 | 28,5 | 25,0 | 20,1 | 15,3 | 11,1 | 18,4 |
| Ensoleillement (h) | 74,4 | 75,6 | 139,5 | 180,0 | 251,1 | 297,0 | 325,5 | 294,5 | 237,0 | 161,2 | 102,0 | 71,3 | 2 210,1 |
| Humidité relative (%) | 77 | 75 | 74 | 71 | 72 | 70 | 67 | 68 | 68 | 72 | 74 | 76 | 72 |
| Précipitations (mm) | 101,2 | 79,3 | 69,8 | 45,4 | 35,2 | 37,5 | 38,9 | 48,9 | 62,7 | 100,8 | 108,5 | 124,5 | 850,3 |
| Nombre de jours avec pluie | 20 | 17 | 16 | 14 | 12 | 8 | 5 | 6 | 7 | 12 | 16 | 19 | 152 |
| Nombre de jours avec neige | 6 | 6 | 3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 | 19 |
| Record de froid (°C) | -9,0 | -16,1 | -7,0 | -0,6 | 3,6 | 8,0 | 10,5 | 8,2 | 5,2 | 1,0 | -4,0 | -9,4 | -16,1 |
| Record de chaleur (°C) | 18,3 | 24,0 | 26,2 | 32,9 | 33,0 | 40,2 | 40,5 | 38,8 | 33,6 | 34,2 | 27,2 | 21,2 | 40,5 |
Istanbul est situé dans une des régions botaniques les plus riches de l'Asie et du monde, avec plus de 10 000 espèces de plantes en Turquie, dont 2 500 endémiques à Istanbul.
La ville d'Istanbul est divisée en 39 districts.
Diverses hypothèses existent quant à l’origine du mot « Istanbul ».
Le nom Islam-bol (« là où l'Islam abonde ») est une étymologie populaire imaginée après la conquête ottomane pour exprimer le nouveau rôle de la cité en tant que capitale de l'Empire ottoman musulman, puis siège du califat mais surtout pour asseoir leur légitimité.
Jusqu'en 1930, l'agglomération d'Istanbul s'appelait officiellement « Constantinople », et « Stamboul » ne désignait que la Vieille Ville (La péninsule historique). Ce nom fut étendu à toute la ville sous la forme moderne d'« İstanbul » à la suite de la réforme de la langue et de l'écriture turque par Atatürk en 1928 (la Révolution des signes).
Les Turcs d'origine arménienne appellent Istanbul Bolis, et les Grecs Polis (« la Ville »). « Politis » désigne l’habitant de Constantinople.
Les peuples slaves sous la domination byzantine puis ottomane l'ont appelée et l'appellent toujours Tzarigrad : « la ville de l'Empereur » (serbe et bulgare : Цариград), qui est un calque de Constantinople (« la ville de l'empereur Constantin Ier »).
Enfin les Varègues, qui la fréquentaient à l'époque byzantine, la nommaient en vieux norrois : Miklagarðr (« ville impériale ») : l'un d'eux a laissé une inscription en runes sur le lion constantinopolitain actuellement placé à l'entrée de l'arsenal de Venise.
Elle fut fondée par l’empereur romain Constantin Ier en 330 sur le site de l’ancienne colonie grecque Byzantion (Byzantium) qui existe depuis le VIIe siècle av. J.‑C. La ville fut baptisée Constantinople en l'honneur de l'Empereur (ce n’est que le 28 mars 1930 que le nom d’Istanbul devint officiel). La ville devint la capitale orientale de l’Empire romain et plus tard celle de l’Empire byzantin.
Après la chute de Constantinople le 29 mai 1453, elle fut incorporée à l’Empire ottoman par Mehmed II et en devint la nouvelle capitale pendant cinq siècles, remplaçant Edirne (Andrinople) en Thrace.
La ville a perdu la fonction de capitale le 1er octobre 1923, en faveur d'Ankara, capitale de la République de Turquie.
La ville est occupée par les Alliés au lendemain de la Première Guerre mondiale (1921-1923), ce qui motive en partie le déplacement de la capitale.
Suite à des migrations à partir des années 1950 depuis les villages d'Anatolie, la ville devint rapidement l'une des plus importantes agglomérations d'Europe. La ville comptait 700 000 habitants en 1927, un million en 1950, deux millions en 1960, trois millions et demi en 1970 et finalement treize millions à ce jour. Selon d'autres sources, la population aurait même dépassé 22 millions d'habitants[réf. nécessaire].
En 1959, la ville est récompensée du Prix de l'Europe[16].
La ville fut toujours un centre important pour les religions chrétienne et musulmane. En 1453, le sultan Mehmed II qui venait de conquérir la ville et de mettre fin à l'Empire byzantin, décida de perpétuer le rôle de Constantinople comme centre spirituel du monde chrétien orthodoxe grâce à la nomination du patriarche grec Gennadios à la tête du patriarcat œcuménique. Dans le même ordre, un patriarcat arménien apostolique s’établit en 1461 également par ordre du sultan Mehmed II.
Istanbul devint en 1517 le siège du califat après la conquête de l'Égypte par les Ottomans et le transfert des symboles califaux à la capitale impériale qu'est Istanbul. Cependant, le titre de calife fut porté par les sultans et une institution califale en tant que telle n'a jamais existé séparément en dehors du système étatique. Le califat fut aboli en mars 1924 par Mustafa Kemal Atatürk.
L’exarchat bulgare orthodoxe avait pour siège Istanbul entre 1870 et 1912.
En 1492, suite à l’autorisation du sultan Bayezid II, İstanbul accueillit de nombreux Juifs persécutés par l'inquisition espagnole et chassés d’Espagne par Isabelle la Catholique. La ville abrite toujours la communauté juive la plus importante du pays (22 000 personnes sur 25 000). La communauté possède seize synagogues (dont la plus grande est Névé Shalom et la plus ancienne est Ahrida), un hôpital (Or haHayim), une école (UOML), une maison de retraite et un hebdomadaire bilingue (turc-ladino) : Şalom. Le chef de la communauté est le grand rabbin Isaac Haléva.
La ville abrite également la plupart des Sabbatéens de Turquie, partisans de Sabbataï Tsevi.
La nuit du 24 avril 1915, durant laquelle deux-cent quarante intellectuels arméniens furent arrêtés à İstanbul, marque le début du génocide arménien et de la quasi-disparition des minorités chrétiennes de l’Empire ottoman. Cette date est commémorée chaque année en mémoire des 1 200 000 victimes[17]. Toutefois, les Arméniens stambouliotes ne furent pas concernés par les déportations, à l'instar de ceux qui habitaient à Smyrne ou Alep. Aujourd’hui, la communauté arménienne d'Istanbul, évaluée à 45 000 personnes (sur 60 000 dans tout le pays)[18] personnes, possède trente-trois églises apostoliques, douze églises catholiques et trois églises protestantes, deux hôpitaux (Sourp Pirgitch et Sourp Agop), deux orphelinats, dix-neuf écoles et trois journaux en langue arménienne, dont Jamanak (fondé en 1908) actuellement le plus vieux quotidien de Turquie. Les leaders de la communauté sont le patriarche apostolique Mesrob II Mutafyan (depuis 1998) et l’archevêque catholique Hovhannes Tcholakian (depuis 1961). L'émigration des Arméniens de Turquie vers l'étranger a perdu son caractère massif dans les années 1980 et leur nombre s'est stabilisé[réf. nécessaire]. L'attention sur la situation de la minorité arménienne a été ravivée par l'assassinat du journaliste Hrant Dink à İstanbul en 2007.
La communauté grecque possède encore 95 églises, vingt écoles, un hôpital et deux quotidiens (Apoyevmatini et Iho), mais cette communauté disparaît progressivement par émigration. On comptait 170 000 Grecs en 1920, 100 000 en 1927, 19 000 en 1959 après les incidents de septembre 1955, et aujourd’hui leur nombre est de 2 500, ce qui fait que la plupart de leurs institutions ne fonctionnent pas vraiment. Leur chef spirituel est le patriarche œcuménique Bartholomée Ier (depuis 1991). Le séminaire ayant été fermé alors que la loi impose que le patriarche fut de nationalité turque et né en Turquie, le Patriarcat œcuménique risque lui aussi de disparaître, à moins qu'un nouveau compromis puisse être trouvé.
Le siège de l'Église orthodoxe turque, non reconnue, se situe dans le quartier de Phanar.
La ville compte également une communauté syriaque jacobite évaluée à 10 000 personnes. On compte également des chaldéens, des melkites, des bulgares catholiques, des géorgiens catholiques en nombre réduit. Les Polonais, réfugiés au milieu du XIXe siècle à la suite de la répression russe dans leur pays, ont créé en 1842 le village d'Adampol (aujourd'hui Polonezköy sur la rive asiatique d'Istanbul. La population polonaise de ce village ne dépasse guère une centaine de personnes actuellement.
Tous les groupes musulmans sont représentés, bien que la grande majorité soit sunnite.
Il y a aussi à Istanbul une grande minorité de personnes de religion chiite : les Alévis.
Les villes d'Anatolie dont les Turcs ont le plus émigré vers Istanbul sont les suivantes : Sivas (681 214), Kastamonu (516 556), Giresun (455 393), Ordu (453 197), Tokat (396 840)... Hakkari est la ville dont les habitants ont le moins émigré vers Istanbul (6 957). La ville abrite une population originaire de Sivas, Kastamonu, Sinop, Bayburt, Giresun, Ardahan et Erzincan, supérieure à la population même de ces villes[19].
Entre 2007 et 2008, environ 375 000 personnes ont immigré vers Istanbul : ce sont les habitants de Tokat qui ont le plus immigré à Istanbul (17 374), suivent ensuite Ankara (14 173), Ordu (13 897), Mardin (12 125, en particulier la communauté syriaque), Samsun (11 227), Erzurum (10 898), Kocaeli (10 829), Izmir (10 663)[20], etc. À la même période, environ 350 000 personnes ont émigré d'Istanbul vers les villes d'Anatolie : 17 383 vers Tekirdağ, 15 780 vers Tokat, 15 776 vers Kocaeli, 12 178 vers Ankara, 10 946 vers Samsun, 10 312 vers Giresun[21], etc.
Bien que İstanbul ait perdu le statut de capitale politique de la Turquie au profit d’Ankara en 1923, elle n'en reste pas moins la ville majeure de Turquie sur le plan économique, industriel, éducatif et culturel, et le plus important centre d’import-export. Elle abrite également le plus grand port de commerce du pays. İstanbul est la ville la plus riche de Turquie avec un PIB de 150 milliards de dollars[22], ce qui la place également au 30e rang des grandes métropoles mondiales.
Les quartiers d'affaires traditionnels, qui s'étaient édifiés au XIXe siècle dans l'arrondissement de Beyoğlu, se sont étendus vers le nord au cours des années 1960 et 1970, autour de la place Taksim notamment. Aujourd'hui, l’axe Levent-Maslak, le long du boulevard Büyükdere, concentre de nombreux sièges sociaux d’entreprises à dimension internationale et tend à devenir le pôle financier de la ville. Ces nouveaux quartiers redessinent la skyline de la ville, qui rappelle désormais celle des villes nord-américaines.
L'urbanisation non maitrisée est l'un des principaux problèmes de la municipalité d'Istanbul.
İstanbul possède deux gares ferroviaires, Sirkeci (sur la rive européenne) qui date de 1889 et Haydarpaşa (sur la rive asiatique) qui date de 1909. C'est de Sirkeci (quai 1) que partent vers l'Europe le prestigieux Venise-Simplon-Orient-Express, mais aussi le Danube-Express et le Bosphore-Express, ainsi que le nouveau Train de l'amitié (voitures-lits franco-turques) vers la Grèce. D'Haydarpaşa, le Trans-Asia-Express s'élance vers Téhéran, tandis que le service direct du Taurus-Express vers Bagdad devrait être prochainement rétabli. C'est également la tête de ligne des nouveaux trains à grande vitesse vers Ankara.
La ville est reliée aux autres centres d'agglomération du pays par un réseau autoroutier développé. Deux ponts sur le Bosphore (construits en 1973 et en 1988) assurent la liaison entre les parties européennes et asiatiques de la ville ainsi qu'avec le reste du pays.
Deux aéroports internationaux (Atatürk sur la rive européenne et Sabiha Gökçen sur la rive asiatique) relient İstanbul à la plupart des grandes villes du globe et aux principales villes du pays.
Il existe une ligne de métro, une ligne de métro léger (hafif metro utilisant le Flexity Swift de Bombardier Transport), un tramway et deux funiculaires, ainsi que des lignes de trains de banlieue. Sur le modèle pratiqué dans plusieurs villes, un "metrobus" (autobus surélevé circulant en site propre) a été mis en fonction en 2009.
La municipalité gère également un système de bateau-navette (composé de vapeurs, d'hydroglisseurs, de transbordeurs et de vedettes rapides) entre les débarcadères situés des deux côtés du Bosphore pour relier les agglomérations riveraines entre elles.
À İstanbul, le transport en taxi (ou « taksi » en turc) est très développé. Les véhicules sont facilement identifiable à leur couleur jaune, à leur enseigne mais aussi avec la lettre T sur leurs plaques d'immatriculation. Pour une course, il faut payer la montée (2,5 TL), la distance parcourue (1,4 TL/km) mais aussi des frais potentiels comme les péages.
La construction d'un tunnel ferroviaire sous le Bosphore (le tunnel le plus profond du monde), baptisé Marmaray, est en cours depuis 2004. L'inauguration est prévue pour 2013.
İstanbul, avec plus de sept millions de visiteurs en 2008, est une destination touristique importante. Le nombre de touristes a augmenté de 9,2 % par rapport à l'année 2007. 14,6 % de ces touristes sont allemands, suivent ensuite les Russes (6,0 %), les Américains et les Britanniques (5,1 %), les Français et les Italiens (4,9 %), les Néerlandais (3,5 %), les Espagnols (3 %)[23]. Istanbul a donc accueilli environ un quart des 26 millions de touristes venus en Turquie en 2008[24].
La ville a également été désignée Capitale culturelle de l'Europe pour 2010.
L’église Sainte-Sophie est aussi appelée Ayasofya : les deux signifient Sainte Sagesse, mais une confusion est possible avec le prénom Sophie avec la première dénomination. Or, elle ne fut jamais dédiée à une sainte qui s'appelle Sophie. Elle fut construite par les architectes Anthemius de Tralles et Isidore de Milet, à la demande de l’empereur byzantin Justinien Ier, pour remplacer l’ancienne basilique qui avait été incendiée en 532 pendant une révolte de la population.
Depuis son ouverture en 537, ce bâtiment vieux de quinze siècles fut l’objet de nombreuses réparations dont la principale, effectuée par l’architecte Sinan, permit de sauvegarder le dôme.
Elle fut transformée en mosquée à la suite de la prise de Constantinople en 1453. Quatre minarets furent ajoutés sous le règne de différents sultans. Mustafa Kemal Atatürk la fit transformer en musée en 1934.
La construction, célèbre pour ses mosaïques à fond d’or, est couverte d’une coupole à quarante côtés ayant un diamètre interne de 30,80 à 31,88 m et une hauteur de 55,60 m. Cette hauteur sous coupole resta inégalée jusqu’aux constructions en acier et béton de l’époque moderne. Le bâtiment est soutenu par cent sept colonnes dont quarante se trouvent en bas et soixante-sept à l’étage supérieur.
Cette mosquée fut, jusqu’à la fin du XXe siècle, la seule de Turquie à être entourée de six minarets. Elle fut construite par l’architecte Sedefkâr Mehmet Ağa sous le règne du sultan Ahmet Ier entre les années 1609 et 1616.
L’intérieur de la mosquée, qui encadre une cour de 64×72 m, est éclairée par 260 fenêtres. Ce sont ses nombreuses faïences de couleur bleue, verte et blanche qui lui ont valu le nom de « Mosquée bleue » en Europe. Quant aux calligraphies, elles sont l’œuvre de Seyyid Kasim Gubarî, originaire de Diyarbakır. La Mosquée bleue est l'une des plus visitées à İstanbul qui s'est néanmoins dotée de 565 mosquées dans son histoire.
Ce palais fut le centre administratif de l’Empire ottoman après la chute de Constantinople. Il est situé au bord de la vieille ville d’İstanbul, avec une vue à la fois sur la mer de Marmara et sur le Bosphore. Ce palais des sultans, à la pointe de la Corne d'Or, s'étend à l'emplacement d'une antique oliveraie.
Sa construction commença en 1461 sous le règne de Mehmed II, et des ajouts y furent faits jusqu’au XIXe siècle où les sultans ottomans l'abandonnèrent en 1856 au profit du palais de Dolmabahçe. Mustapha Kemal, en fondant la république en 1924, le transforma en musée.
« Dolmabahçe » était à l’origine une baie sur le Bosphore qui fut comblée petit à petit à partir du XVIIe siècle pour devenir un jardin des plus appréciés par les sultans ottomans, d’où son nom turc Dolmabahçe, dolma signifiant « rempli » et bahçe « jardin ».
Différentes résidences d’été y furent construites au cours de l’histoire, mais le palais de Dolmabahçe proprement dit fut construit entre 1853 et 1856 sous le règne du sultan Abdülmecid, à l’emplacement de l’ancien palais côtier de Beşiktaş par les architectes de la famille Balian. Il est le plus grand des palais du Bosphore. Le palais se compose de trois parties, respectivement le Mabeyn-i Hümâyûn (salon réservé aux hommes), le Muayede Salonu (salon des cérémonies) et le Harem-i Hümâyûn (les appartements de la famille du sultan). On trouve dans le bâtiment 285 chambres, 46 salons, 6 hammams et 68 toilettes, pour une surface utilisable de 45 000 m2. L’horloge du palais de Dolmabahçe est arrêtée à l’heure du trépas de Mustapha Kemal Atatürk, qui y perdit la vie le 10 novembre 1938 à 9 h 5.
Campé sur un îlot à 200 mètres de la rive d'Üsküdar, cet ancien phare et poste douanier offre une vue globale sur la ville.
Terre d'exil des princes byzantins, lieu de villégiature de la grande bourgeoisie stambouliote depuis le XIXe siècle, les îles donnent à voir de majestueuses demeures en bois, entourées de jardins plantés de bougainvilliers et de camélias. En haut d'une colline à Büyükada, le monastère grec Saint-Georges, qui date du Xe siècle, est un important lieu de pèlerinage. L'orphelinat grec sur Büyükada est quant à lui l'un des plus grands bâtiments en bois de la ville. Comme toute circulation automobile y est interdite, les îles constituent aujourd'hui un lieu de détente et de loisirs pour les Stambouliotes fuyant pour quelques heures la pollution et le bruit de la ville.
|
|
İstanbul a été candidate à l'organisation des Jeux olympiques d'été, perdu aux jeux de 2000, de 2008, et de 2012, puis aux jeux de 2016 où elle a finalement retiré sa candidature (villes finalistes : Tokyo, Chicago, Madrid, Rio de Janeiro). La métropole turque est de nouveau candidate à l'organisation des Jeux pour l'édition d'été de 2020. L'annonce a été faite le 13 août 2011 par la voix du Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan[26].
Les Stambouliotes ont une passion pour le sport, en particulier pour le football. Les principaux clubs de football d'İstanbul qui sont également les plus titrés du pays sont : Fenerbahçe, Beşiktaş JK et Galatasaray. Au basket-ball, l'Efes Pilsen İstanbul, Fenerbahçe Ülker, Beşiktaş Cola Turka et le Galatasaray Cafe Crown sont les principales équipes de la ville. Eczacıbaşı Spor Kulübü et Fenerbahçe Acıbadem dominent le volleyball stambouliote.
De plus, la ville accueille, depuis 2005, le Grand Prix de Turquie de Formule 1 sur le Circuit d'Istanbul Park, et Burcu Cetinkaya en est originaire.
İstanbul a accueilli la finale de la Ligue des Champions 2005 entre Milan AC et Liverpool au Stade olympique Atatürk. En 2009, la finale de la coupe de l'UEFA s'est jouée dans le stade du Fenerbahce, Şükrü Saraçoğlu[27].
La municipalité d'Istanbul est jumelée ou en partenariat avec cinquante-et-une villes[28] :
| Précédée par | Capitale européenne de la culture 2010 |
Suivie par | |
|---|---|---|---|
|
|
Le contenu de cette page (Istanbul) est un minuscule extrait de l'encyclopiédie gratuite en ligne WIKIPEDIA
le webmaster de ce site n'est pas l'auteur de cet article (Istanbul). Vous pouvez retrouver l'original de cet article (Istanbul) à cette adresse et la liste des auteurs
ici
Vous pouvez modifier ou compléter cet article mais également discuter de son contenu (Istanbul) sur le site de WIKIPEDIA France - Contenu (Istanbul) disponible sous GNU Free Documentation License.