Jean (apôtre)
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Dans les évangiles synoptiques (évangile de Marc, évangile de Matthieu et évangile de Luc) et le livre des Actes des Apôtres, Jean l'évangéliste est un disciple de Jésus, et est également l'un des douze apôtres..
Saint Jean semble avoir été un membre de l'aristocratie religieuse de Jérusalem, un prêtre de très haut rang, pétri de théologie juive. Il habitait Jérusalem, et c'est vraisemblablement dans sa maison qu'eut lieu la Cène[1].
Dans la tradition chrétienne, cet évangile lui est attribué, ainsi que trois épîtres, et l'Apocalypse, dont l'auteur se présente comme Jean de Patmos : c'est le corpus johannique.
Son symbole en tant qu'évangéliste dans la tradition du Tétramorphe est l'aigle, d'où le surnom « l'aigle de Patmos ».
Il est représenté avec une coupe surmontée d’un serpent ou avec une chaudière remplie d’huile bouillante.
Saint Jean l'Évangéliste est fêté par les catholiques le 27 décembre et par l'Église orthodoxe le 26 septembre (dormition) et le 8 mai.
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Dans les trois évangiles synoptiques (Matthieu et Luc reprenant Marc selon la Théorie des deux sources), Jean fils de Zébédée apparaît dans les premiers de la liste des douze apôtres (Mc 3. 16-19, Mt 10. 2-5 et Lc 6. 13-16), avec son frère Jacques dit le Majeur. Ce sont des pêcheurs du lac de Tibériade (appelé « mer de Galilée » ou « lac de Génésareth »), qui comme Simon-Pierre et son frère André abandonnent leurs filets pour suivre Jésus ( Mc 1. 16-20, Mt 4. 18-22 et Lc 5. 1-11). Marc précise que Jésus les surnomme Boanerges, c'est-à-dire « fils du tonnerre » (Mc 3. 17).
Ce sont Pierre, Jacques et Jean fils de Zébédée, qui accompagnent Jésus sur la montagne lors de l'épisode de la transfiguration (Mc 9. 2, Mt 17. 1 et Lc 9. 28). Il n'est d'ailleurs pas fait mention de cet épisode dans l'évangile de Jean.
Jean fils de Zébédée fait également partie des disciples qui accompagnent Jésus lors de la guérison de la mère de Simon-Pierre (Mc 1. 29), de la guérison de la fille de Jaïre le chef de la synagogue (Mc 5. 37 et Lc 8. 51)
Jean fils de Zébédée intervient au nom des disciples qui ont empêché quelqu'un de faire des miracles au nom de Jésus (Mc 9. 38 et, Lc 9. 49).
Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée demandent à être assis à côté de Jésus quand il sera « dans sa Gloire » : Mc 10. 35-45. Pierre, Jacques, Jean et André interrogent Jésus sur le mont des Oliviers (Mc 13. 3), Jésus fait part de ses angoisses à Pierre, Jacques et Jean Mc 14. 33.
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Il pourrait être un des deux disciples de Jean le Baptiste qui ont assisté au baptême de Jésus, le second étant André, frère de Simon Pierre, et l'ont alors suivi. Il aurait alors assisté à l'appel des douze apôtres (Jean, chapitre 1, 35-51). Souvent appelé « le bien-aimé du Seigneur », ou celui que Jésus aimait, Jean est considéré comme l'apôtre préféré du Christ. De nombreuses représentations de la Cène nous le montrent au côté de Jésus, écoutant attentivement les paroles du Seigneur, les yeux quelquefois fermés pour mieux écouter (La Cène peinte par Dirk Bouts). En effet dans l'évangile que l'on attribue à Jean, il rapporte avec beaucoup de précisions les paroles prononcées par Jésus au cours de la Cène (Discours de la Cène, chapitres 14 à 17), et en particulier l'envoi de l'Esprit Saint ou Paraclet par le Père [3],[4].
Lorsque Jésus fut arrêté par les soldats romains, il le suivit jusque dans la cour du palais du Grand-Prêtre, et, alors que tous les disciples avaient fui, assista à la crucifixion et à son agonie sur le Golgotha. Des écrits plus tardifs nous disent aussi que le Christ en croix, avant de rendre l'âme, donna pour mission à Jean de veiller sur sa mère, la Vierge Marie. Il l'accueillit chez lui et fut le dernier à rester à Jérusalem pour la servir.
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Après la Résurrection, il semble que Jean soit allé en Samarie prêcher avec Pierre, où il montre beaucoup d'ardeur à organiser la jeune Église de Palestine. Fuyant les persécutions des Romains, il quitta la Palestine, et se réfugie à Éphèse ou il réalise des miracles et baptise de nombreuses personnes.
Amené à Rome pour être présenté à l'empereur Domitien qui l'avait envoyé quérir, il lui montra que sa foi en Jésus-Christ était plus forte que toutes les puissances terrestres. Tertullien nous dit qu'il aurait subi à Rome, à la porte latine (Porta Latina), le supplice de l'huile bouillante, dont sa virginité lui aurait permis de sortir indemne. Ayant été fouetté juste avant, ses blessures auraient même disparu malgré l'huile brûlante.
L'empereur l'envoie en exil sur l'île de Patmos, où il aurait écrit l'Apocalypse. À Patmos, île montagneuse, luxuriante à l'époque, Jean reçoit une vision du Christ de l'Apocalypse, majestueux d'apparence, vêtu de blanc, le glaive de la « Parole » dans la bouche. Jean s'agenouille et il est béni par l'apparition qui lui dit : « Écris donc ce que tu as vu, le présent, et ce qui doit arriver plus tard » [5]. Puis il lui aurait révélé en de grandioses visions ce qui doit arriver à la fin des temps : l'accroissement de l'iniquité, la venue de l'Antéchrist, son combat contre les fidèles et sa lutte ultime qui le jettera finalement pour toujours en Enfer avec le diable et ses anges maléfiques. Il contempla aussi les bouleversements du Monde, la consommation de toute chose sous le feu divin, puis le triomphe du Fils de l'homme, la résurrection de tous au jugement dernier, et enfin la descente sur terre de la Jérusalem céleste, cité sainte et éternelle, où Dieu demeurera pour toujours avec les hommes.
Après la mort de Domitien en l'an 96, l'empereur Nerva permit à Jean de revenir à Éphèse, au grand regret des habitants de Patmos qu'il avait convertis en très grand nombre.
Puis la tradition le fait vivre pendant de longues années à Éphèse, ville où il compose ses trois Épîtres et le quatrième Évangile ou Évangile selon Jean (dont la plus ancienne trace est le Papyrus P52), en l'an 97.
Il serait mort à Éphèse en l'an 101, à l'âge de 98 ans. Il serait enterré à Selçuk, près d'Éphèse, où il existait une basilique Saint-Jean aujourd'hui en ruine.
Plusieurs représentations de Jean nous le montrent tenant à la main un calice d'où émerge la tête d'un serpent, en référence au thème johannique du serpent[6],[7].
On attribue à l'apôtre Jean de nombreux miracles :
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