Jean Anouilh Jean Anouilh sur l'encyclopédie Recherche.fr




A la recherche d'informations sur Jean Anouilh ? Vous êtes ici : recherche >> Encyclopédie » Jean Anouilh

Proposer un site sur Jean Anouilh


Sur le web Dans le classement

 
Web Recherche.fr

Jean Anouilh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Jean Anouilh

Activités Dramaturge, scénariste
Naissance 23 juin 1910
Bordeaux Drapeau de France France
Décès 3 octobre 1987
Lausanne Drapeau de Suisse Suisse
Langue d'écriture Français
Genres Théâtre
Distinctions Prix Dominique de la mise en scène (1959)
Grand prix de l’Académie française (1980)

Œuvres principales

Jean Anouilh est un écrivain et dramaturge français, né le 23 juin 1910 à Bordeaux (Gironde) et mort le 3 octobre 1987 à Lausanne (Suisse). Son œuvre théâtrale commencée en 1932 est particulièrement abondante et variée : elle est constituée de nombreuses comédies souvent grinçantes et d'œuvres à la tonalité dramatique ou tragique comme sa pièce la plus célèbre, Antigone, réécriture moderne de la pièce de Sophocle.

Anouilh a lui-même organisé ses œuvres en séries thématiques, faisant alterner d'abord « Pièces roses » et « Pièces noires ». Les premières sont des comédies savoureuses marquées par la fantaisie comme Le Bal des voleurs (1938) alors que les secondes montrent dans la gravité l'affrontement des « héros » entourés de gens ordinaires en prenant souvent appui sur des mythes comme Eurydice (1942), Antigone (1944) ou Médée (1946).

Après la guerre apparaissent les « Pièces brillantes » qui jouent sur la mise en abyme du théâtre au théâtre (La Répétition ou l'Amour puni, 1947 - Colombe, 1951), puis les « Pièces grinçantes », comédies satiriques comme Pauvre Bitos ou le Dîner de têtes (1956). Dans la même période, Jean Anouilh s'intéresse dans des « Pièces costumées » à des figures lumineuses qui se sacrifient au nom du devoir : envers la patrie comme Jeanne d'Arc dans L'Alouette (1953) ou envers Dieu comme Thomas Becket (Becket ou l'Honneur de Dieu (1959) adapté au cinéma en 1964. Le dramaturge a continué dans le même temps à servir le genre de la comédie dans de nombreuses pièces où il mêle farce et ironie (par exemple Les Poissons rouges ou Mon père ce héros, 1970) jusque dans les dernières années de sa vie.

Jean Anouilh a également adapté plusieurs pièces d'auteurs étrangers, Shakespeare en particulier. Il a aussi mis en scène certaines de ses œuvres (par exemple en 1974 Colombe, en même temps qu'il travaillait à des scénarios pour le cinéma ou à la télévision.)

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] La genèse d'une passion (1910-1932)

Le lycée Chaptal, au croisement de la rue de Rome et du boulevard des Batignolles.

Jean (Marie, Lucien, Pierre) Anouilh est le fils de François Anouilh, tailleur et Marie-Magdeleine Soulue, professeur de piano et pianiste d'orchestre à Arcachon[1]. C'est en 1923 au Lycée Chaptal que son amour pour le théâtre se manifeste. C'est également au Lycée Chaptal qu'il fera la connaissance de Jean-Louis Barrault[2]. Des rencontres littéraires essentielles interviennent. Tout d'abord, vers 1926[note 1], celle de Jean Cocteau avec Les Mariés de la tour Eiffel. Jean Anouilh relate lui-même cette découverte en ces termes[3] :

« J'ouvris le numéro, désœuvré, distrait, je passais les romans, homme de théâtre en puissance je méprisais déjà ces racontars et j'arrivais à la pièce dont le titre insolite m'attira. (...) Dès les premières répliques quelque chose fondit en moi : un bloc de glace transparent et infranchissable qui me barrait la route. (...) Jean Cocteau venait de me faire un cadeau somptueux et frivole : il venait de me donner la poésie du théâtre. »

A cette époque, Anouilh se nourrit des lectures de Paul Claudel, Luigi Pirandello et George Bernard Shaw. Deuxième grande découverte celle de Jean Giraudoux en 1928, au poulailler de la Comédie des Champs-Elysées, à travers sa pièce Siegfried, qu'Anouilh finit par apprendre par cœur[4].

Après avoir travaillé quelques semaines au bureau des réclamations des Grands Magasins du Louvre puis pendant deux ans dans l'agence de publicité Étienne Damour avec, entre autres, Jacques Prévert, Georges Neveux, Paul Grimault[5] et Jean Aurenche[6], Anouilh, succédant à Georges Neveux, devient entre 1929 et 1930, le secrétaire général de la Comédie des Champs-Élysées, que dirige alors Louis Jouvet[7]. Anouilh est chargé de rédiger des notes sur les manuscrits reçus et de composer la salle pour les générales. La collaboration entre Anouilh et Jouvet est houleuse, Jouvet sous-estimant les ambitions littéraires de son employé. Ni Anouilh lui-même, qu'il surnomme le miteux[8], ni son théâtre ne trouveront grâce aux yeux de Jouvet. Après la lecture de La Sauvage, il déclare à Anouilh :Tu comprends mon petit gars, tes personnages sont des gens avec qui on ne voudrait pas déjeuner !. En 1936, il finit, après en avoir fait la promesse, par refuser de monter Le Voyageur sans bagage[9] qu'Anouilh apportera à Georges Pitoëff.

En octobre 1931, Jean Anouilh est mobilisé et part faire son service militaire à Metz puis à Thionville. Après deux mois de service, il est réformé temporaire et revient à Paris[10]. Anouilh vit alors, dans un atelier à Montparnasse puis dans un appartement rue de Vaugirard, meublé avec l'aide de Jouvet, avec qui il s'est provisoirement réconcilié[11]. Il emménage avec la comédienne Monelle Valentin[12], qui créera entre autres le rôle-titre d'Antigone en 1944, et dont il aura une fille, Catherine[13], née en 1934 et qui deviendra elle aussi comédienne (elle créera la pièce que son père écrira pour elle Cécile ou l'École des pères en 1954). Le couple se sépare en 1953 et Anouilh épouse la comédienne Nicole Lançon qui deviendra sa principale collaboratrice et avec laquelle il aura trois enfants : Caroline, Nicolas et Marie-Colombe.

[modifier] Les premières œuvres (1932-1936)

En 1932, Jean Anouilh fait représenter sa première pièce, Humulus le muet, écrite en collaboration avec Jean Aurenche en 1929. C'est un échec. Quelque temps après, il propose L'Hermine à Pierre Fresnay qui accepte immédiatement de la jouer[14]. Le 26 avril 1932 a lieu la création de L'Hermine, au théâtre de l'Œuvre, mise en scène par Paulette Pax. 90 représentations seront données. L'adaptation cinématographique de L'Hermine lui procure 17 000 francs de droits qui lui permettent de faire déménager ses parents vers la banlieue de leurs rêves[15]. Les deux pièces qui suivent, Mandarine, créée en 1933 au théâtre de l'Athénée, et Y'avait un prisonnier en 1935 au théâtre des Ambassadeurs (dans une mise en scène de Marie Bell), sont des échecs. Ce sont à nouveau les droits cinématographiques de Y'avait un prisonnier, acquis par la Metro Goldwyn Mayer, qui permettent à Anouilh de vivre convenablement pendant un an en Bretagne, avec Monelle Valentin et sa fille, période au cours de laquelle il retravaille La Sauvage et écrit Le Voyageur sans bagage[16]. C'est en 1935 également que Jean Anouilh rencontre pour la première fois Roger Vitrac, avec qui il se lie d'amitié[17] et dont il montera, bien plus tard, Victor ou les Enfants au pouvoir.

[modifier] Les premiers grands succès : du Voyageur (1937) au Rendez-vous (1941)

En 1936, Louis Jouvet, à qui Anouilh espère confier la création du Voyageur sans bagage, le fait traîner avec des proverbes de sagesse agricole[18]. Furieux lorsqu'il apprend que Jouvet préfère finalement monter Le Château de Cartes de Steve Passeur, Anouilh transmet le jour même son manuscrit à Georges Pitoëff, directeur du Théâtre des Mathurins. Il raconte[18] :

« Je portai un soir ma pièce aux Mathurins des Pitoëff dont je n'avais même pas vu un spectacle. Le lendemain matin je recevais un pneumatique me demandant de passer le voir. Il m'attendait, souriant, dans un petit bureau étriqué, tout en haut du théâtre (je n'y pénètre jamais depuis, sans avoir le coeur qui bat - c'est là que j'ai été baptisé) et il me dit simplement qu'il allait monter ma pièce de suite. Puis, il me fit asseoir et se mit à me la raconter... J'étais jeune, je ricanais (intérieurement) pensant que j'avais de bonnes raisons de la connaître. Je me trompais. Je m'étais contenté de l'écrire, avec lui je la découvrais... (...) Ce pauvre venait de me faire un cadeau princier : il venait de me donner le théâtre... »

Jean Anouilh connaît son premier grand succès en 1937 avec Le Voyageur sans bagage, créé au théâtre des Mathurins le 16 février, dans une mise en scène de Georges Pitoëff, qui fera l'objet de 190 représentations[19]. Les acteurs principaux sont Georges et Ludmilla Pitoëff. Darius Milhaud en écrit la musique de scène, sous forme de Suite pour violon, clarinette et piano (op.157b). Dès lors, Anouilh gardera toute sa vie une réelle affection pour les Pitoëff[note 2] et notamment Georges, celui qu'Anouilh décrit comme l'étrange Arménien dont le Tout-Paris bien pensant se moquait[18] et à propos duquel Jouvet avait dit Je n'aime l'Arménien que massacré[20].

En 1938, il obtient deux nouveaux succès critiques et publics avec deux pièces écrites au début des années 1930 et retravaillées à plusieurs reprises au cours des années suivantes : La Sauvage (créée le 11 janvier au théâtre des Mathurins, à nouveau dans une mise en scène de Georges Pitoëff et avec une musique de scène de Darius Milhaud)[21] et Le Bal des voleurs (créée le 17 septembre au théâtre des Arts), pièce par laquelle Anouilh inaugure sa collaboration avec André Barsacq, qui dirige alors la Compagnie des Quatre-Saisons[22] et qui sera son principal interlocuteur et metteur en scène, pendant plus de quinze ans. L'accueil de la critique est très favorable pour ces deux pièces, reconnaissant unanimement Anouilh comme un grand dramaturge, La Sauvage générant toutefois des oppositions idéologiques plus fortes, principalement en raison de la place occupée par la religion dans la pièce[23]. Colette écrit en 1938[24] :

« Un accent qui se reconnaît dès les premières répliques, une aptitude à la grandeur, la facilité, dévolue à Anouilh, de dépasser les auteurs dramatiques de sa génération, les charmes d’une fraîche matière intellectuelle, voilà bien de quoi emporter, effacer ce qu’au passage nous avons cru pouvoir nommer faiblesses. »

Cette même année 1938, Anouilh participe à la création de la revue La Nouvelle Saison avec notamment Jean-Louis Barrault, René Barjavel et Claude Schnerb, qui publie Humulus le Muet (jamais publiée depuis sa création en 1932), avec des dessins de Raymond Peynet[25], ainsi que sa nouvelle Histoire de Monsieur Mauvette et de la fin du monde[26]. Toujours la même année, il rencontre Robert Brasillach (dont il demandera la grâce en 1945) dans les coulisses, chez Pitoëff. Anouilh décrira ainsi cette rencontre en 1955[27] :

« Voilà un jeune homme qui vous aime bien, et qui aime bien le théâtre, me dit Georges, vous devriez le connaître. Un gros regard étonné derrière de grosses lunettes, un sourire enfantin. Pas de choc de sympathie particulier Mon vieux complexe devant les "intellectuels" qui vont me faire le coup du mépris. Le coup du mépris que je leur fais moi-même, aussi injustement. Le normalien répugne vaguement et fait impression, en même temps, au bachelier sans mention et sans latin que je suis. Ma méfiance inguérissable pour ceux qui ont des idées générales. Il me dit qu'il aimerait publier une de mes pièces dans son journal. Je la promets. »

En avril 1940, Anouilh est rappelé en service auxiliaire et affecté à la garnison d'Auxerre, comme secrétaire d'un commandant. Fait prisonnier en juin, il est finalement libéré grâce à l'oubli du tampon sur son livret militaire lors de son incorporation, faisant croire à son arrestation comme civil, alors qu'il se rendait à une visite médicale dans sa garnison[28]. Anouilh rejoint alors à Paris sa femme et sa fille.

En octobre 1940, Le Bal des voleurs est repris par André Barsacq qui vient de succéder à Charles Dullin à la direction du Théâtre de l'Atelier[29]. Suivent en l'espace de quelques mois, deux nouveaux succès pour Anouilh. Le premier, grâce à Léocadia, montée au théâtre de la Michodière par Pierre Fresnay, qui appréciait le talent d'Anouilh depuis le succès du Voyageur sans bagage[29]. La création a lieu le 30 novembre 1940 avec Yvonne Printemps et Pierre Fresnay dans les premiers rôles, sur une musique de Francis Poulenc (musique de scène, op.106) et dans des décors et des costumes d'André Barsacq. Brasillach rappelle alors à Anouilh sa promesse et obtient la publication de Léocadia dans Je suis partout, étalée sur cinq numéros. Le second, avec Le Rendez-vous de Senlis, créé au théâtre de l'Atelier par André Barsacq le 30 janvier 1941. Les deux pièces font chacune l'objet d'environ 170 représentations[30].

[modifier] Antigone et l'Occupation

A l'été 1941, Anouilh et sa femme se réfugient à Salies-de-Béarn, où ils resteront jusqu'en février 1942 ; Anouilh y travaillera à ce qui sera sa prochaine pièce, Eurydice[29]. Tous deux tentent de protéger Mila, femme juive d'origine russe de Barsacq. Ils l'hébergeront plusieurs mois dans leur appartement de l'avenue Trudaine à leur retour à Paris.

C'est en pleine Occupation allemande qu'Anouilh fait jouer deux pièces noires, tout d'abord Eurydice, créée le 18 décembre 1941, puis Antigone, créée le 4 février 1944, toutes deux au théâtre de l'Atelier dans une mise en scène, un décor et des costumes d'André Barsacq, avec sa compagne Monelle Valentin dans le rôle-titre.

Faut-il accorder une portée politique aux deux pièces et tout particulièrement à Antigone ? Anouilh n'a officiellement pris position ni pour la Collaboration ni pour la Résistance et il est vraisemblable qu'il n'ait eu, jusqu'à la création d'Antigone qu'une vague idée de ce qu'était réellement la Résistance[31]. Pour autant, un faisceau d'éléments amènent à voir dans Antigone une forte allusion aux excès ou aux drames de la Collaboration (plus qu'à une apologie de la Résistance). Plusieurs dizaines d'années plus tard, Anouilh donne des explications allant dans ce sens. Ainsi, il écrit dans La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique :

« Antigone, commencée d'écrire le jour des terribles affiches rouges[note 3], ne fut jouée qu'en 1944 (...) Plus perspicace, un écrivain allemand (...) alerta, m'a-t-on dit, Berlin, disant qu'on jouait à Paris une pièce qui pouvait avoir un effet démoralisant sur les militaires qui s'y pressaient. »

Toujours à l'appui de cette thèse, on retiendra la 4e de couverture d'Œdipe ou le Roi boîteux (écrite par Anouilh en 1978 et publiée en 1986)[32] :

« L'Antigone de Sophocle, lue et relue, et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai ré-écrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre. »

Autre indice allant dans ce sens, le 14 septembre 1942, Anouilh écrit à Barsacq[33] :

« S'il en est encore temps avant de donner Antigone, relisez le manuscrit en pensant à la censure et si vous repérez des phrases dangereuses (les affiches, le discours du chœur à la fin), envoyez-le moi. Il vaut mieux que cela ne soit pas tripatouillé sur le manuscrit qu'on enverra. »

Malgré cela, quelques critiques et résistants ont voulu voir au contraire dans Antigone une apologie de la collaboration[34],[35]. Parmi les faits reprochés à Anouilh à la Libération : son amitié pour Pierre Fresnay, les textes publiés dans des journaux collaborationnistes et son soutien actif à la demande de grâce en faveur de Brasillach. Parmi les ennemis d'Anouilh figuraient Armand Salacrou[36] et le journal clandestin Les Lettres françaises qui écrivit : Antigone est une pièce ignoble, oeuvre d'un Waffen-SS[37],[note 4]. Anouilh restera très longtemps marqué par ces accusations, qu'il considérait comme profondément injustes[38],[39],[40].

A contrario, pour les tenants de l'interprétation anti-collaborationniste, la plus couramment répandue aujourd'hui[note 5], le personnage d’Antigone, inspiré du mythe antique, mais en rupture avec la tradition de la tragédie grecque, devient l'allégorie de la Résistance s'opposant aux lois édictées par Créon / Pétain qu'elle juge iniques. Si l'allégorie est réelle, le parti de l'auteur n'était vraisemblablement, lui, acquis à aucun des deux camps[41].

Les "deux" premières d'Antigone (Anouilh), celle antérieure à la Libération, le 13 février 1944, comme celle postérieure à la Libération, le 29 septembre 1944 furent, toutes deux, des succès[42]. La pièce est jouée 226 fois en un peu moins d'un an.

À la Libération, Anouilh s'érige contre l'épuration. Tentant de sauver la tête de Robert Brasillach, au même titre que 50 personnalités dont Albert Camus, François Mauriac, Paul Valéry ou Colette[43],[44], il participe activement au recueil des signatures. Anouilh n'est revenu qu'assez tardivement sur ces épisodes, qui ont toutefois constitué une réelle blessure[45] :

« La liste inutile (on aurait eu autant de chance en la déposant au pied d'une statue de Buddha au musée Guimet) portait, je crois me souvenir, cinquante et une signatures célèbres. Je m'honore d'en avoir décroché sept, sur une douzaine de visites. J'aurais donc fait, on me l'a assuré, un assez bon représentant en clémence — article difficile à placer entre tous, on le constate encore de nos jours, à des gens en proie à l'indifférence et à la frousse, ces deux maladies des guerres civiles. Je suis pourtant revenu vieux — si vieux que je n'ai même plus envie de dire à cause de qui et pourquoi. »

[modifier] Une carrière prolifique

En 1945, Anouilh contribue indirectement à la création des Éditions de la Table ronde en confiant Antigone à son jeune fondateur Roland Laudenbach. L'année suivante, alors qu'Antigone est jouée à New York avec Katharine Cornell dans le rôle-titre, Roméo et Jeannette est mise en scène par André Barsacq au théâtre de l'Atelier ; il s'agit de la première pièce interprétée par Michel Bouquet qui deviendra l'acteur-fétiche d'Anouilh, mais aussi par Jean Vilar, Suzanne Flon et Maria Casarès. Malgré cette distribution et 123 représentations, Anouilh qualifie cette pièce de four mémorable[29]. En 1947, Anouilh s'installe en Suisse, à Chesières, près de Villars-sur-Ollon, dans le canton de Vaud. Il écrit, une nouvelle pièce, renouant avec les "pièces roses", L'Invitation au château, montée la même année, toujours par André Barsacq, et avec une musique de scène de Francis Poulenc (op.138) (le 5 novembre). La pièce reste à l'affiche pendant plus d'un an, accueillie quasi-unanimement par la critique et le public réunis. Elle sera reprise plusieurs fois, notamment en 1953 avec Brigitte Bardot dans l'un des rôles principaux, qui fera ses débuts à la scène[29].

Par la suite, la fécondité de l'auteur ne tarit plus. La carrière d'Anouilh sera accompagnée de nombreux succès pendant une trentaine d'années. En septembre 1948, sa première pièce, Humulus le Muet, qui n'avait jamais été montée, est créée au théâtre de la Cité universitaire de Paris. Malgré cette création tardive, les reprises en furent nombreuses, dont une pour Antenne 2 en 1985, mise en scène par Nicole, sa seconde épouse, avec Denise Grey, Jacques François et Jean Parédès[46]. 1948 est aussi l'année d'une rencontre importante, celle de Jean-Denis Malclès (qui deviendra son décorateur attitré jusqu'aux dernières pièces) à l'occasion de la création à la Comédie des Champs-Elysées de Ardèle ou la Marguerite (classée par son auteur parmi les Pièces grinçantes) et de Episode de la vie d'un auteur, mises en scène par Roland Piétri. C'est aussi, à l'occasion de ces deux pièces, qu'Anouilh s'éloigne du théâtre de l'Atelier et d'André Barsacq, plus orientés vers le théâtre d'avant-garde (même si Colombe en 1951 et Médée en 1953 y seront montées)[47]. En 1948, Anouilh rencontre aux cours Simon celle qui sera sa seconde épouse, Nicole Lançon, également connue sous les pseudonymes de Charlotte Chardon et Claude Vincent[48]. En 1949, c'est la naissance de Caroline, la première des trois enfants issus de son union avec Nicole.

[modifier] Œuvre

[modifier] Théâtre

À partir de 1942[49], Jean Anouilh a classé la majeure partie de son œuvre dramatique par qualificatifs : Pièces roses, Pièces noires, Pièces brillantes, Pièces grinçantes, Pièces costumées, Pièces baroques, Pièces secrètes et Pièces farceuses.

L'auteur traite presque toujours les mêmes thèmes : la révolte contre la richesse et contre le privilège de la naissance, le refus d'un monde fondé sur l'hypocrisie et le mensonge, le désir d'absolu, la nostalgie du paradis perdu de l'enfance, l'impossibilité de l'amour, l'aboutissement dans la mort.

Anouilh ne verse pas dans la pièce à thèse, mais diversifie ses créations depuis la fresque jusqu'à la satire en passant par la tragédie. Il place avant toute chose le jeu théâtral.[réf. nécessaire]

Note: Les dates suivantes sont celles de rédaction ou de publication (pour les dates de création, voir la boîte déroulante ci-dessus)

[modifier] Pièces roses (1942)

Humulus le muet (1929), Le Bal des voleurs (1932), Le Rendez-vous de Senlis (1937) et Léocadia (1939)[53].

À partir de 1942, Anouilh étrenne ses séries « thématiques » avec les Pièces roses qu'il fait alterner avec les Pièces noires. Ce sont des comédies savoureuses, où l'auteur se laisse aller à sa fantaisie.

Dans l'univers « rose » d'Anouilh, il y a deux catégories de personnages : « les marionnettes », qui sont pour la plupart des vieux ridicules et inconsistants et « les amoureux », des jeunes gens sincères qui croient à leur amour.

[modifier] Pièces noires (1942)

L'Hermine (1931), La Sauvage (1934), Le Voyageur sans bagage (1937) et Eurydice (1942).

[modifier] Nouvelles pièces noires (1946)

Jézabel (1932), Antigone (1944), Roméo et Jeannette (1946), Médée (1946).
L'Antigone classique, contrastant avec « la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux » d'Anouilh.

Dans l'univers noir d'Anouilh, il y a deux sortes d'hommes qui s'affrontent, « les gens pour tous les jours » et « les héros ».

La race nombreuse des « gens pour tous les jours » comprend deux catégories assez distinctes. D'abord les fantoches, égoïstes et mesquins, plats et vulgaires, vicieux et méchants, contents d'eux-mêmes et de la vie ; ce sont, dans la plupart des cas, les pères et les mères des héros. Ensuite, il y a le groupe des gens dignes et intelligents, mais incapables de grandes aspirations, faits pour une vie tranquille, sans complications.

Les « héros », jeunes pour la plupart, s'opposent également à ces deux groupes nombreux, en rejetant le bonheur commun où ceux-ci se complaisent ; mais ils ne constituent pas une catégorie unitaire. Deux types peuvent être distingués : ceux qui ont un passé chargé, auquel ils cherchent à échapper et ceux pour qui le passé s'identifie au monde pur de l'enfance, qu'ils s'efforcent de conserver intact. Les héros d'Anouilh sont incapables de se débarrasser de leur passé. Ils sont maudits, ils appartiennent à ce passé. Prisonniers de leur passé, de leur position sociale, de leur pauvreté, ils ne trouvent autre issue que la fuite ou la mort, surtout la mort.

Les Pièces noires Eurydice, Antigone et Médée sont des reprises des mythes connus, mais Anouilh en fait des œuvres modernes, où l'histoire ne joue plus le premier rôle.

Ces pièces frappent dès le début par la familiarité du ton et par le style parlé, parfois vulgaire, très éloigné du style noble et recherché, propre à la tragédie classique. Comme son maître Jean Giraudoux, Anouilh use abondamment de l'anachronisme : on y parle de cartes postales, de café, de bar, de cigarettes, de fusils, de film, de voitures, de courses, etc. De plus, les personnages portent des vêtements du XXe siècle.

Dans Antigone, Anouilh emploie pour la première fois le procédé du « théâtre dans le théâtre » qu'il emprunte à Pirandello.

[modifier] Pièces brillantes (1951)

L'Invitation au château (1947), La Répétition ou l'Amour puni (1947), Cécile ou l'École des pères (1949) et Colombe (1951).

Une place spéciale parmi les Pièces brillantes revient à Colombe (1951) car Anouilh y reprend son procédé favori : le « théâtre dans le théâtre ».

[modifier] Pièces grinçantes (1956)

Ardèle ou la Marguerite (1948), La Valse des toréadors (1951), Ornifle ou le Courant d'air (1955) et Pauvre Bitos ou le Dîner de têtes (1956).

Après la Libération, la production dramatique d'Anouilh est marquée par les Pièces grinçantes (depuis Ardèle ou la Marguerite jusqu'au Nombril). Son cadre de prédilection y est celui de la comédie satirique, où se meut surtout la race plus ou moins vulgaire des « gens de tous les jours ».

[modifier] Pièces costumées (1960)

Le meurtre de Thomas Becket (détail du vitrail de la cathédrale de Cantorbéry).
L'Alouette (1953), Becket ou l'Honneur de Dieu (1959) et La Foire d'empoigne (1962).

La race des « héros » réapparaît dans deux Pièces costumées publiées après la Libération, L'Alouette et Becket, ainsi que dans Thomas More ou l'Homme libre sa dernière pièce publiée en 1987, mais on n'y retrouve plus l'univers angoissant de ses premières Pièces noires.

Jeanne d'Arc (L'Alouette), Thomas Becket et Thomas More sont des figures lumineuses qui acceptent de se sacrifier non pas pour des raisons existentielles, mais au nom du devoir : envers la patrie (Jeanne) ou envers Dieu (Becket et More).

[modifier] Nouvelles pièces grinçantes (1970)

L'Hurluberlu ou le Réactionnaire amoureux (1957), La Grotte (1961), L'Orchestre (1962), Le Boulanger, la Boulangère et le Petit Mitron (1968) et Les Poissons rouges ou Mon père ce héros (1970).

[modifier] Pièces baroques (1974)

Cher Antoine ou l'Amour raté (1969), Ne réveillez pas Madame (1970) et Le Directeur de l'Opéra (1972).

[modifier] Pièces secrètes (1977)

Tu étais si gentil quand tu étais petit (1972), L'Arrestation (1975), Le Scénario (1976).

[modifier] Pièces farceuses (1984)

Épisode de la vie d'un auteur (1948), Chers zoiseaux (1976), La Culotte (1978) et Le Nombril (1981).

[modifier] Adaptations

Jean Anouilh a adapté et traduit plusieurs pièces d'auteurs étrangers dont :

[modifier] Mises en scène

Outre son travail d'auteur, Jean Anouilh a aussi travaillé au théâtre comme metteur en scène, le plus souvent en collaboration[54].

[modifier] Autres œuvres

L'œuvre littéraire de Jean Anouilh comprend un recueil de fables, quelques récits, plusieurs livrets d'opéra ainsi que de nombreux scénarios et adaptations cinématographiques et télévisuelles.

Il est le créateur de la revue La Nouvelle Saison avec Jean-Louis Barrault et René Barjavel en 1939.

[modifier] Littérature

  • Fables (1962). Anouilh y reprend notamment La Cigale et la Fourmi de Jean de la Fontaine sous le titre La Cigale, mais en renversant le sens.
  • La vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique (1987) - Autobiographie
  • En marge du théâtre (2000), recueil d'articles, de préfaces et de présentations de ses œuvres théâtrales, publié de manière posthume, sous la direction d'Efrin Knight.


[modifier] Cinéma et télévision

Jean Anouilh a aussi travaillé comme scénariste et dialoguiste sur de nombreux films et téléfilms.

Sources : IMDB /

[modifier] Opéra

  • 1953 : Le Loup, ballet de Henri Dutilleux, argument de Jean Anouilh et Georges Neveux, chorégraphie de Roland Petit, créé au théâtre de l'Empire en mars 1953 ;
  • 1961 : Colombe, « comédie lyrique » en quatre actes et 6 tableaux de Jean-Michel Damase, livret de Jean Anouilh d'après sa pièce, créée le 5 mai 1961 à l'Opéra de Bordeaux avec Maria Murano, dans une mise en scène de Roger Lalande, décors et des costumes de Jean-Denis Malclès ;
  • 1970 : Madame de..., « comédie musicale » en deux actes de Jean-Michel Damase, livret de Jean Anouilh, créée le 26 avril 1970 à l'Opéra de Monte-Carlo avec Suzanne Sarroca dans une mise en scène d'André Barsacq ;
  • 1971 : Eurydice, « drame lyrique » en 3 actes de Jean-Michel Damase, livret de Jean Anouilh d'après sa pièce, créé en 1971 dans le cadre du Festival de mai de Bordeaux puis repris l'année suivante à l'Opéra de Bordeaux ;
  • 1999 : Antigone, opéra en deux actes de Míkis Theodorákis, livret du compositeur d'après la pièce de Jean Anouilh, créé le 7 octobre 1999 à Athènes.

[modifier] Prix et récompenses

[modifier] Bibliographie

  • Christophe Mercier, Pour saluer Jean Anouilh, Bartillat, Paris, 1998.
  • « Anouilh aujourd'hui », sous la direction de Bernard Beugnot, Études littéraires, vol. 41, no 1, Département des littératures de l'Université de Laval, Canada, 2010
  • Michel Mourlet, « Anouilh l'hurluberlu » in Écrivains de France, XXe siècle, réédition augmentée, France Univers, Paris, 2011.
  • Anca Visdei, Anouilh, un auteur « inconsolable et gai », Les Cygnes éditions, mai 2010 (ISBN 2915459339)

[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

  1. Un an avant sa rencontre avec Jean Aurenche, comme le rapporte Jean Anouilh dans Cadeau de Jean Cocteau, Voix des Poètes, (avril-juin 1960), in Jean Anouilh, En Marge du Théâtre, Textes réunis et annotés par Efrin Knight, La Table Ronde (2000) p. 100 (ISBN 978-2710309529)
  2. Caroline Anouilh écrit à ce sujet : Jusqu'à la fin de ses jours, il garda pour ces miséreux grandioses une admiration sans bornes. Il conservait leurs deux portraits sur sa table de travail où qu'il soit. Il leur vouait aussi une totale reconnaissance : grâce à eux, le Voyageur sans bagages et la Sauvage, dont Ludmilla fut l'émouvante et grande interprète, le placèrent au premier rang des auteurs dramatiques de sa génération. (Drôle de Père, Caroline Anouilh, Edition n°1-Editions Michel Lafon (1990) p. 24 (ISBN 978-2863913734))
  3. Il est vraisemblable qu'Anouilh confonde les Affiches rouges, qui n'ont été placardées qu'après le 10 février 1944 selon les historiens (alors même qu'Antigone aurait été écrite dès 1942 et influencée par l'affaire Paul Collette). Bernard Beugnot dans l'édition La Pléiade émet l'hypothèse qu'Anouilh fasse référence aux affiches placardées après l'exécution de Jacques Bonsergent pour faire peur aux Parisiens et couper court aux actes de résistance.
  4. Anouilh rapporte dans La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique (et sa fille Caroline s'en fait l'écho dans Drôle de Père) qu'on lui aurait indiqué que l'auteur de l'article fût André Breton.
  5. Les très nombreux ouvrages scolaires ou para-scolaires et autres fiches de lecture, dont certains disponibles sur Internet, ne retiennent que cette interprétation.

[modifier] Références

  1. Bernard Beugnot, Chronologie 1903-1952, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. XLI (ISBN 978-2070115877)
  2. Jean-Louis Barrault, Cahiers de la Compagnie Madeleine Renaud - Jean-Louis Barrault (n°26, mai 1959)
  3. Cadeau de Jean Cocteau, Voix des Poètes, (avril-juin 1960), in Jean Anouilh, En Marge du Théâtre, Textes réunis et annotés par Efrin Knight, La Table Ronde (2000) p. 100 (ISBN 978-2710309529)
  4. Drôle de Père, Caroline Anouilh, Edition n°1-Editions Michel Lafon (1990)p. 20 (ISBN 978-2863913734)
  5. Drôle de Père, Caroline Anouilh, Edition n°1-Editions Michel Lafon (1990)p. 21 (ISBN 978-2863913734)
  6. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 15 (ISBN 978-2710303046)
  7. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 27 (ISBN 978-2710303046)
  8. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 34 (ISBN 978-2710303046)
  9. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 35 (ISBN 978-2710303046)
  10. Bernard Beugnot, Chronologie 1903-1952, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. XLV (ISBN 978-2070115877)
  11. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 97 (ISBN 978-2710303046)
  12. Les Gens du cinéma
  13. Les Gens du cinéma
  14. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 62 (ISBN 978-2710303046)
  15. Préface de Graîne d'Ortie, de Paul Wagner, in Jean Anouilh, En Marge du Théâtre, Textes réunis et annotés par Efrin Knight, La Table Ronde (2000) p. 270 (ISBN 978-2710309529)
  16. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 103 (ISBN 978-2710303046)
  17. Bernard Beugnot, Chronologie 1903-1952, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. XLVII (ISBN 978-2070115877)
  18. a, b et c Jean Anouilh, Georges Pitoëff : Anouilh se souvient..., Le Figaro (15 janvier 1983) in Jean Anouilh, En Marge du Théâtre, Textes réunis et annotés par Efrin Knight, La Table Ronde (2000) p. 242 (ISBN 978-2710309529)
  19. Bernard Beugnot, Le Voyageur sans bagage, Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. 1292 (ISBN 978-2070115877)
  20. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) p. 35 (ISBN 978-2710303046)
  21. Bernard Beugnot, La Sauvage, Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. 1302 (ISBN 978-2070115877)
  22. Bernard Beugnot, Le Bal des voleurs, Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. 1311 (ISBN 978-2070115877)
  23. Bernard Beugnot, La Sauvage, Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. 1303 (ISBN 978-2070115877)
  24. La Jumelle Noire, in Romans - Récits - Souvenirs (1941-1949) - Critique dramatique (1934-1938), Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, III (1989)
  25. La Nouvelle Saison, n°7 (1939) pp. 225-235
  26. Anouilh nouvelliste, in Revue d'histoire littéraire de la France, Décembre 2010, 110e année, n°4, Presses Universitaires de France
  27. Février 1945, Souvenir de Robert Brasillach, Défense de l'Occident, février 1955, in Jean Anouilh, En Marge du Théâtre, Textes réunis et annotés par Efrin Knight, La Table Ronde (2000) p. 73 (ISBN 978-2710309529)
  28. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987) pp. 115-144 (ISBN 978-2710303046)
  29. a, b, c, d et e Biographie de Jean Anouilh sur le site de l'Association de la Régie Théâtrale
  30. Bernard Beugnot, Le Rendez-vous de Senlis, Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, p. 1324 (ISBN 978-2070115877)
  31. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987), p. 166 (ISBN 978-2710303046)
  32. Jean Anouilh, Œdipe ou le Roi boîteux, La Table Ronde (1986) (ISBN 978-2710302704)
  33. Jean-Louis Barsacq, Place Dancourt, Gallimard (2005), p. 246 (ISBN 978-2070775958)
  34. Bernard Beugnot, Antigone - Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (2007), pp. 1346-1352 (ISBN 978-2070115877)
  35. Caroline Anouilh, Drôle de Père, Edition n°1-Editions Michel Lafon (1990), p. 171 (ISBN 978-2863913734)
  36. Caroline Anouilh, Drôle de Père, Edition n°1-Editions Michel Lafon (1990), p. 172 (ISBN 978-2863913734)
  37. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987), p. 66 (ISBN 978-2710303046)
  38. Caroline Anouilh, Drôle de Père, Edition n°1-Editions Michel Lafon (1990), pp. 170-175 (ISBN 978-2863913734)
  39. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987), pp. 163-166 (ISBN 978-2710303046)
  40. Bernard Beugnot, Introduction, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (2007), pp. XIV-XV (ISBN 978-2070115877)
  41. Bernard Beugnot, Antigone - Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (2007), pp. 1352 (ISBN 978-2070115877)
  42. Jean Anouilh, La Vicomtesse d'Eristal n'a pas reçu son balai mécanique, La Table Ronde (1987), pp. 164-168 (ISBN 978-2710303046)
  43. Pierre Pellissier, Brasillach... Le Maudit, Denoël (1989) (ISBN 978-2207236093)
  44. Alice Kaplan, Intelligence avec l'ennemi. Le procès Brasillach, Gallimard (2001) (ISBN 978-2070759095)
  45. Préface in Brasillach, Œuvres, tome 5, Club de l'Honnête Homme (1964)
  46. Bernard Beugnot, Humulus le Muet, Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (2007) p. 1278 (ISBN 978-2070115877)
  47. Bernard Beugnot, Chronologie, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (2007) p. LII (ISBN 978-2070115877)
  48. Pour saluer Nicole Anouilh femme de théâtre - Le Figaro, 27 février 2007 - Consulté le 02-02-2012
  49. Date de la première publication des Pièces roses et Pièces noires.
  50. Seuls des fragments sont publiés, repris en 1972 dans Tu étais si gentil quand tu étais petit.
  51. Titres successifs : Léonora et les Maquereaux puis Léonora et les Ruffians
  52. Vive Henri IV ! ou la Galigaï : Drame historique ? par Marie Vožová
  53. 1re publication : 1942 (Le Bal des voleurs, Léocadia et Le Rendez-vous de Senlis). 2e publication : 1958 (+ Humulus le muet).
  54. La base de données et le catalogue des affiches originales de théâtre de l'Association de la Régie Théâtrale
  55. Liste des livres
  56. 2 tomes, 2007 (ISBN 9782070115877) et (ISBN 9782070115884)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

Le contenu de cette page (Jean Anouilh) est un minuscule extrait de l'encyclopiédie gratuite en ligne WIKIPEDIA le webmaster de ce site n'est pas l'auteur de cet article (Jean Anouilh). Vous pouvez retrouver l'original de cet article (Jean Anouilh) à cette adresse et la liste des auteurs ici Vous pouvez modifier ou compléter cet article mais également discuter de son contenu (Jean Anouilh) sur le site de WIKIPEDIA France - Contenu (Jean Anouilh) disponible sous GNU Free Documentation License.

Protection des données  A propos de Recherche.fr  Conditions d´utilisation  Recherche.fr en page d'accueil
Partenaires : Cartes postales    Nom de domaine gratuit  Value Calculator