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Jean Ray

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Jean Ray

Autres noms John Flanders
Activités romancier, nouvelliste
Naissance 8 juillet 1887
Drapeau de la Belgique Gand
Décès 17 septembre 1964
Drapeau de la Belgique Gand
Langue d'écriture français, néerlandais
Mouvement fantastique
Genres Roman, nouvelle

Œuvres principales

Raymond Jean Marie De Kremer[1] est un écrivain belge bilingue, né le 8 juillet 1887 et mort le 17 septembre 1964 à Gand. Il écrit en français sous le pseudonyme Jean Ray et en néerlandais sous le pseudonyme John Flanders. Il s'est essentiellement consacré à la littérature fantastique.

Sommaire

[modifier] Biographie

Jean Ray est né le 8 juillet 1887, à Gand, où il a fait ses études. Selon la légende, qu'il a lui même répandue (et particulièrement Henri Vernes) via quelques interviews (cf. la revue Mystère-Magazine n° 41 de juin 1951), il se serait engagé comme marin et aurait fait le tour du monde, participant à de la contrebande d'alcool durant la prohibition aux États-Unis.

En 1925, il fait paraître Les contes du whisky, son premier recueil de nouvelles. En 1927, il est condamné pour « abus de confiance ». Il fera deux ans de prison et se retrouvera isolé et abandonné par sa famille et ses amis. Il entamera alors une collaboration plus ou moins anonyme avec plusieurs journaux et revues. C'est ainsi qu'il créera le pseudonyme de John Flanders en 1928. Il sort de prison en février 1929. En 1932 paraît son deuxième recueil : La croisière des ombres qui ne connaîtra aucun succès. On peut raisonnablement penser que cet échec est le résultat de la médiatisation autour de son nom en 1927. Toujours en 1932, il s'investira dans la série de fascicules populaires : Harry Dickson ; il n'a pas créé la série à l'origine, il ne fut en fait - au début - que traducteur des aventures d'un « Sherlock Holmes américain », de l'allemand vers le néerlandais (apparition du nom de « Harry Dickson »), puis vers le français. À la longue, il finit par trouver les textes d'origine si médiocres qu'il obtint l'accord de son éditeur pour réécrire les histoires à condition qu'elles respectent le titre et le dessin de couverture des recueils originaux. 103 aventures seront ainsi entièrement de sa main sur les 178 fascicules parus.

Parallèlement, il collaborera aux éditions d'Averbode et publiera des textes destinés à la jeunesse, aussi bien en français : Presto-Films qu'en néerlandais: Vlaamse Filmkens. Cette collaboration durera jusqu'à la fin de sa vie.
Viennent alors les années de guerre. Il fera partie d'un groupe d'écrivains qui s'associent pour pouvoir publier : « Les auteurs associés » et y publiera son plus fameux roman, Malpertuis (1943), mais aussi : Les Cercles de l'épouvante (1943), Le Grand Nocturne (1942), Les Derniers Contes de Canterbury (1963) et La cité de l'indicible peur. Il ne cessera d'écrire jusqu'à sa mort le 17 septembre 1964, dans sa ville natale de Gand. Au nombre de ses recueils de nouvelles figure Les contes noirs du golf, série de récits noirs sur ce sport produit pour un journal sportif.

Le centre ville de Gand

Au début des années 1960, Jean Ray annotera avec Henri Vernes, le créateur de Bob Morane, un listing de toutes les aventures de Harry Dickson afin de dire lesquelles étaient de sa main. Il fera quelques erreurs, mais aura un excellent souvenir de ces aventures vieilles de trente ans.

Jean Ray a aussi été secrétaire de rédaction à l'hebdomadaire Bravo! de 1936 à 1940 (cet organe était alors exclusivement publié en néerlandais). Il y a écrit de nombreux contes ainsi que les scénarios de la série Edmund Bell, mise en images par le grand peintre expressionniste Frits van den Berghe. Après la guerre, il a continué d'écrire pour la jeunesse dans plusieurs revues dont l'hebdomadaire Petits Belges.

[modifier] Œuvre

Jean Ray occupe la place la plus importante au sein de l'école belge du fantastique. Son œuvre se caractérise surtout par des histoires peuplées de fantômes et de créatures de l'au-delà. La peur en est le moteur principal, ainsi que ce que cache chaque masque que porte tout individu et l'idée de la survivance des dieux. Son écriture baroque doit beaucoup au roman gothique anglais du XVIIIe siècle

L'œuvre de Dickens a énormément influencé Jean Ray. Dickens est évoqué dans bon nombre de nouvelles ainsi que dans les Harry Dickson. Selon Jacques Van Herp et d'autres spécialistes, Jean Ray et Lovecraft ont été influencés par William Hope Hodgson.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Sous le nom de Jean Ray

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[modifier] Sous le nom de John Flanders

[modifier] Pseudonymes

On prête à Jean Ray une bibliographie surabondante approchant 9300 contes et nouvelles et 5000 reportages, chroniques, critiques et textes divers. Les biographes reconnaissent avoir beaucoup de mal à reconnaître l'auteur qui usa largement de nombreux pseudonymes, en voici quelques uns : Abrosius, Acker, Newton Baralong, B. Bachelor, Alix R. Bantam, Leslie Bram-Westlock, Gérard Bryne, Philip Clayson Jr, Martin J. Cross, Alphonse Denouwe, Eustache Gill-Banks, Lizzie Hattle, Telka-G. Haigh, W. Morton Haigh, Larssen Hegel, Warton Hepburns, Benjamin Herscher, Fritz Ichauson, Sidney Irving, W. W. Kolman, Lower Ritchard, John S. Meril, Marius Motin, Matt O’Monroy, Beryl Orths, William Preston, Werner Price, John M. Ray, John R. Ray, King Ray, Harold D. Raynes, Walt Reeves, Axel Reiss, Baldwin Ross-Marden, Alice Sauton, John Sailor, Sedgemoor, Richard Sherman-Wheel, Harry V. Smiles, J. White Stewart, R. M. Temple, S. Tombs, Reginald Turner, J. Terrence Vannes, Gustave Vigoureux, Harry D. Whale, Philip Waters Jr, Ethel M. Wright, Albin D. Young...

[modifier] Adaptations au cinéma

[modifier] Adaptations en bandes dessinées

[modifier] Postérité

En 2008, pour le soixantième anniversaire de l'ouvrage Le livre des fantômes, la revue de nouvelles canadienne Virages a publié un numéro thématique intitulé Mon fantôme à moi (d'après le titre de la première nouvelle du recueil de Ray, où il introduit son lecteur au mystérieux petit homme au foulard rouge qui hanta son enfance).

[modifier] Sources

  • Jean-Baptiste Baronian, Jean Ray, l'Archange fantastique, (Librairie des Champs Elysées, 1982).
  • Cahiers de l'Herne Jean Ray sous la direction de Jacques Van Herp et François Truchaud (Cahiers de l'Herne, 1981).
  • Jean Ray / John Flanders, croisement d'ombres, sous la direction d'Arnaud Huftier et André Verbrugghen, Otrante, art et littérature fantastiques n° 14, automne 2003.
  • Jean-Baptiste Baronian et Françoise Levie, Jean Ray, une Bio-Bibliographie TOUT EN COULEUR (éditions La Maison d'à Côté-2010).

[modifier] Biographie

  • Arnaud Huftier (2010), Jean Ray : L'alchimie du mystère, édition Encrage, collection Travaux : 767 p. (ISBN 2251742433)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références



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