| Republika e Kosovës (sq) | |||||
| Republika Kosovo (sr) | |||||
| Република Косово (sr) | |||||
| République du Kosovo (fr) | |||||
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| Langue officielle | Albanais | ||||
| Capitale | Pristina |
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| Plus grande ville | Pristina | ||||
| Forme de l’État | République | ||||
| - Président de la République - Premier ministre |
Atifete Jahjaga Hashim Thaçi |
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| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 159e 10 887 km2 % |
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| Population - Totale (2011) - Densité |
Classé e 1 733 872[1] hab. 165 hab./km2 |
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| Indépendance - Déclaration d'indépendance[2] |
De la Serbie 17 février 2008 |
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| Gentilé | Kosovar, Kosovare | ||||
| Monnaie | Euro[3] (EUR) |
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| Fuseau horaire | UTC +1 (été +2) | ||||
| Hymne national | Europe | ||||
| Code ISO 3166-1 | {{{iso3166-1}}} | ||||
| Domaine internet | |||||
| Indicatif téléphonique |
+381, +377 et +386[4]
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Le Kosovo (en albanais Kosova ou Kosovë, en serbe Kosovo, Косово) en forme longue la République du Kosovo (en albanais, Republika e Kosovës, en serbe, Republika Kosovo, Република Косово), parfois francisé en Kossovo[5], et également appelé Kossovo-et-Métochie (en serbe, Kosovo i Metohija, Косово и Метохија)[6], est une république, partiellement reconnue par la communauté internationale, située en Europe du Sud. Le Kosovo n'est pas actuellement membre de l'Organisation des Nations unies (ONU). Pour le devenir, l'entité doit obtenir le soutien de 9 membres du Conseil de sécurité sur les 15, en comprenant l'avis favorable des 5 membres permanents, puis obtenir à l'Assemblée générale un avis positif à la majorité des deux tiers (193 membres). Le Kosovo est actuellement reconnu par 3 membres permanents du conseil de sécurité et par 86 pays membres de l'ONU.
À l’origine, le terme « Kosovo » désigne la vaste plaine constituant la partie orientale de la province du Kosovo telle qu’on la connaît actuellement. Kos signifie « merle » en serbe (à rapprocher du grec ancien κόσσυφος kossyfos) et ovo est un suffixe serbe indiquant l'appartenance. Kosovo signifie donc « des merles ». Le terme se rapporte à un champ de bataille, Kosovo Polje, où l'armée serbe fut défaite par les Ottomans. Kosovo Polje se traduit par « Champ des Merles »[7]. Le gouvernement kosovar exerce de facto son pouvoir sur la majorité du territoire ; sa partie nord, 15 % de la région avec une population à majorité serbe[8], se trouve sous l'autorité de l'auto-proclamée Assemblée du Kosovo-et-Métochie qui ne représente quasiment que des Serbes et qui refuse la déclaration d'indépendance de 2008 des Albanais kosovars et revendique son maintien au sein de la Serbie.
Ce territoire aujourd'hui à majorité albanaise a appartenu à différents États lors de son histoire. Enlevé à Byzance par la Serbie en 1170, occupé par l'Empire ottoman en 1459, il fit de nouveau partie de la Serbie depuis le traité de Bucarest de 1913 mettant fin à la deuxième Guerre balkanique, puis devint, après la Deuxième Guerre mondiale, une province autonome de la Serbie au sein des différentes Yougoslavies, avant d'être placé sous administration de l’ONU le 10 juin 1999 en vertu de la résolution 1244 des Nations unies suite aux violents conflits qui ont opposé les autorités serbes et les séparatistes albanais à la fin des années 1990 et à l'épuration ethnique qui s’ensuivit. Depuis les accords de paix de Kumanovo, datés du même jour, une force de l’OTAN, la KFOR, assure la paix et l’ordre dans cette région. Les négociations sur le statut du Kosovo entre les autorités serbes et kosovares sont longtemps restées dans une impasse, les premières ne parlant que d’une large autonomie du Kosovo au sein de la Serbie, les secondes voulant l’indépendance.
Le 17 février 2008, le parlement du Kosovo a proclamé unilatéralement l’indépendance du territoire[9],[10]. Ce n'était pas la première fois qu'une simple province autonome (et non une République fédérée d'un ancien État fédéral comme le sont la Slovénie, la Croatie, la Macédoine, la Bosnie, le Monténégro ou les anciennes républiques soviétiques) déclarait unilatéralement son indépendance : en 1991, le Tatarstan, la Tchétchénie, l'Abkhazie, l'Ossétie du Sud, la Transnistrie et le Haut-Karabagh l'avaient déjà fait ; mais c'est la première fois qu'un certain nombre de nations (85 en 2011) reconnaissent cette indépendance : cet exemple a été suivi par la Russie qui, en 2008 a reconnu l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud (mais non le Kosovo). En octobre 2008, suite à un vote à l'Assemblée générale des Nations unies, la Serbie a saisi la Cour internationale de justice pour qu'elle statue sur la légalité de la déclaration d'indépendance du Kosovo[11], ce qu'elle fait le 22 juillet 2010, en affirmant que celle-ci ne violait pas le droit international, qu'il était possible de déclarer son indépendance sans violer le droit international. En revanche, la CIJ ajoute qu'elle n'est « pas tenue par la question qui lui est posée de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance. La Cour n'est pas chargée de dire si le Kosovo a accédé à la qualité d'État »[12],[13],[14],[15]. L'hymne national kosovar, adopté le 11 juin 2008, est intitulé Europe.
À l’origine, le terme « Kosovo » désigne la vaste plaine constituant la partie orientale de la province du Kosovo telle qu’on la connaît actuellement. Kos signifie « merle » en serbe (à rapprocher du grec ancien κόσσυφος kossyfos) et ovo est un suffixe serbe indiquant l'appartenance. Kosovo signifie donc « des merles ». Le terme se rapporte à un champ de bataille, Kosovo Polje, où l'armée serbe fut défaite par les Ottomans. Kosovo Polje se traduit par « Champ des Merles »
Les Illyriens apparaissent au XXe siècle av. J.‑C., à une époque charnière entre l’âge du bronze et l’âge du fer. Ils constituent un royaume englobant une grande partie de la région balkanique. Les Illyriens sont considérés comme les ancêtres directs, tant par leur culture que par leur langue, des actuels Albanais[réf. nécessaire]. D'ailleurs, "Illyrien" veut textuellement dire "les hommes libres", du mot "liri" qui signifie liberté en albanais. Les Illyriens étaient divisés en plusieurs clans : les Taulantes, Ardianes, Dardaniens, Dalmates, Penestes, Kaones, Thesprotes, etc. L'actuel Kosovo se trouvait alors essentiellement compris dans la région peuplée par les Dardaniens qui vivaient aussi dans une partie de l’actuelle Albanie du nord, du sud de la Serbie et du nord de la Macédoine jusqu’aux environs de Skupi (actuelle Skopje). Après la conquête romaine, survenue aux alentours de 28 av. J.-C., les Dardaniens sont progressivement romanisés et l’ancienne colonie grecque de Naissus (actuelle Niš), située en Dardanie orientale, devient un carrefour stratégique de la province romaine de Mésie supérieure. Elle est même la ville natale de l’empereur Constantin qui fera de la Dardanie une province romaine à part entière en 284.
La chute de l’Empire romain marque le début de nombreuses invasions barbares slaves dans la péninsule balkanique, qui touchèrent aussi bien la Dardanie que les autres régions des Balkans. Dès le Ve siècle, des tribus déferlent en masse, parvenant à s’implanter jusqu’en Thessalie, et ce dans l'ensemble des Balkans, certaines tribus étant même allées jusque dans le Péloponnèse. En cette même période, les Avars s’installent dans la contrée et asservissent vers le sud, en conquérant la majeure partie de l’actuel Kosovo, n’échouant que devant Lipljan car confronté à de forts contingents byzantins. La Rascie, y compris ses terres méridionales, passe de nouveau sous domination byzantine après le décès de Vukan en 1115. À la fin du XIe siècle, la dynastie serbe des Nemanjić parvient à étendre considérablement la Serbie vers les terres slaves déplacer le centre de gravité du À la mort de Dušan en 1355 et suite à la dissolution de l'empire serbe, la majeure partie du Kosovo se trouve alors sous la domination du prince serbe Vuk Branković. À cette époque, associé aux territoires du prince Lazar, le pays de Vuk Brankovič, devient prospère. D’anciens marchés se transforment également en villes prospères comme Priština, Vučitrn ou encore Peć.
En 1371, la bataille de la Maritsa ouvre aux Ottomans la porte des Balkans.
Dès le milieu du XIVe siècle, les Ottomans obtiennent des Byzantins une tête de pont en Europe (péninsule de Gallipoli), puis se frayent en quelques décennies un chemin jusqu'au cœur des Balkans. Le sultan Mourad, fort de ses nombreuses conquêtes sur les anciens domaines byzantins, décide de lancer une offensive contre les pays balkaniques au printemps 1389, accompagné de ses fils Jakub et Bayezid. De l’autre côté, le prince Lazar Hrebeljanović parvient à réunir une puissante armée en ralliant ses alliés Vuk Branković, le prince albanais Gjergj Balsha II, Stefan Musić, les troupes du voïvode Vlatko Vuković de Hum et des troupes bosniaques dépêchées par le roi de Bosnie Tvrtko Ier comprenant divers nobles éminents de son royaume. La bataille de Kosovo Polje, le 15 juin 1389, ou "bataille du Champ des merles" (selon sa traduction en français, mieux connue), marque un tournant majeur dans l’histoire du Kosovo et de la Serbie. La victoire ouvre en effet aux Ottomans la porte des Balkans ; la Serbie n’étant plus en mesure de se défendre est menacée par les Turcs et aussi les Hongrois au nord. Progressivement, les princes serbes acceptent de devenir vassaux du nouveau sultan Bayezid Ier.
En septembre 1448, une armée de croisés et de mercenaires venus de Hongrie, de Pologne, de Valachie, de Bohême et d’Allemagne, commandée par le chevalier hongrois Jean Hunyadi (János Hunyadi en hongrois et Iancu de Hunedoara en roumain), traverse la Serbie et parvient jusqu’au Kosovo. Une grande bataille s’y engage du 17 au 19 octobre 1448, entre les croisés et l’armée du sultan Mourad II au cours de laquelle les croisés subissent un terrible revers.
Au Kosovo, la conversion des Albanais à l’islam commence rapidement bien qu’elle reste faible dans cette partie de l'Empire. Dans certaines régions pauvres, il arrive que des villages entiers se convertissent afin de ne plus payer le djizia et d’autres charges. L’invasion de l’Empire ottoman met fin également au système féodal qui régnait encore dans cette région. Les Ottomans, connaissant à cette époque une expansion culturelle sans précédent, transforment le pays au moyen d’une structure sociale et administrative beaucoup plus développée.
En 1557, Mehmed pacha Sokolović décide d’accorder à l’Église serbe la restauration du patriarcat de Peć. Cependant, alors que l’empire des Habsbourg est en guerre avec l’Empire ottoman, les Autrichiens prennent des mesures pour favoriser la création d’une zone militaire tampon entre les deux territoires. Après l’échec du second siège de Vienne, en septembre 1683, l’Empire ottoman reflue face aux Autrichiens qui, avec l’aide des Serbes et de tribus albanaises catholiques, traversent le Kosovo en 1689 et parviennent jusqu’à Skoplje en Macédoine.
À l’hiver 1878, le congrès de Berlin accorde officiellement l’indépendance à la Serbie ou, plus exactement lui accorde les terres au nord du Kosovo. Quant au Kosovo, il reste dans l'Empire ottoman. Ayant étendu les frontières du nouvel État serbe aux régions de Niš, Pirot, Toplica et Vranje, plusieurs milliers d'Albanais, les Muhaxheri (réfugiés) habitant la région de Toplica près de Niš, sont chassés vers le Kosovo resté sous domination ottomane. En 1912, les États balkaniques nouvellement affranchis de l’occupation ottomane décident d’unir leurs forces afin de libérer les terres restant sous contrôle ottoman. Soutenus par la Russie, ils repoussent les Ottomans aux portes de Constantinople. Tragiquement, une nouvelle guerre a lieu en 1913 et oppose cette fois les anciens alliés : la Deuxième Guerre balkanique. À l’origine d’un désaccord sur le partage des précédentes conquêtes, cette guerre se solde par la victoire de la Serbie. Réunie à Londres, le 17 décembre 1912, la conférence des ambassadeurs refuse à la Serbie, sous pression de l’Autriche-Hongrie, l’accès à la mer qu’elle convoitait par la vallée du Drin (Drim en serbe) mais, sous pression française et russe, lui octroie le Kosovo et la Macédoine.
Le 1er décembre 1918 naît le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, État qui se veut rassembler tous les Slaves du sud en son sein comme l’avaient imaginé certains intellectuels serbes et croates des XVIIIe et XIXe siècles. Le nouveau royaume regroupe les régions balkaniques slaves anciennement contrôlées par l’Empire austro-hongrois (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Voïvodine serbe) ainsi que l’État serbe indépendant et le Monténégro qui s'était réunifié à la Serbie quelque temps auparavant. La dictature du roi de Serbie ne fait qu’amplifier les tensions nationalistes. Le Kosovo, après avoir été occupé par l’armée serbe, est incorporé au royaume et formellement rattaché au nouvel État. Le monarque, tout en matant la résistance des Kaçaks, Albanais qui résistent à cette reconquête, et des Komitadjis de Macédoine, entreprend de « désalbaniser » la région en encourageant les Albanais à partir et en y favorisant la réinstallation de familles serbes et monténégrines.
Le Kosovo, la Métochie et une partie du Monténégro se voient inclus dans l’État d’Albanie sous contrôle de l’Italie fasciste. Tito reconnaît à la conférence de Bujan le « droit des Albanais à l'autodétermination ». Cependant, après que Tito eut rompu ses relations avec Joseph Staline, le 28 juin 1948, le parti communiste albanais sous la direction d’Enver Hoxha prend le parti de Staline. La frontière du Kosovo avec l’Albanie est alors fermée. La constitution yougoslave est amendée en vue d’accorder plus de contenu à l’autonomie de Kosovo, la « province socialiste autonome du Kosovo » étant formellement déclarée depuis 1945. Cet effort culmine avec la constitution de février 1974 où la République socialiste de Serbie perd tout droit de regard sur les affaires internes du Kosovo : celui-ci est directement représenté dans les instances fédérales, « à égalité de droit » des républiques et des provinces autonomes ainsi que des peuples et des nationalités.
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En mars 1981, des manifestations d’Albanais réclamant le statut de république tournent à l’émeute : la répression serbe fait des dizaines de morts et des centaines de blessés du côté albanais[16]. Slobodan Milošević, devenu deuxième homme du Parti communiste yougoslave, met en œuvre deux coups de force dans les provinces autonomes et républiques liées à la Serbie : « Révolution des yaourts » en 1988 en Voïvodine et « Révolution antibureaucratique » au Monténégro en janvier 1989. Puis, il décide de supprimer l’autonomie constitutionnelle du Kosovo en mars 1989. Des chefs politiques albanais s’organisent en conséquence contre la suppression d’autonomie du Kosovo. Le 2 juillet 1990, une majorité des députés chassés du Parlement publient une « déclaration constitutionnelle » faisant du Kosovo une république. Puis, après le référendum des mois de septembre et octobre 1991, l’indépendance du Kosovo est proclamée. Ibrahim Rugova met sur pied une société parallèle au Kosovo : il remporte des élections clandestines et devient président de la République du Kosovo. Déçus par l’indifférence de la communauté internationale, certains Albanais rejettent l’autorité de Rugova.
En 1997, l’Armée de libération du Kosovo connue sous son acronyme UÇK (en albanais Ushtria Çlirimtare e Kosovës et en serbe Oslobodilačka Vojska Kosova) profite du pillage des arsenaux en Albanie pour s’équiper et entreprendre une campagne de guérilla : elle revendique plusieurs attentats contre l’armée et la police serbes. En réponse à ces actions, et surtout pour neutraliser son opposition par une nouvelle guerre, Milošević massacre en février et mars 1998 les familles de guérilleros présumés, provoquant une insurrection massive. Cette insurrection lui permet ensuite, sous prétexte de contre-terrorisme, de lancer une campagne de destruction de dizaines de milliers de maisons, chassant plus de un million d'Albanais du Kosovo vers l’Albanie, la Macédoine et le Monténégro. Après leur expérience en Croatie puis en Bosnie-Herzégovine et craignant une extension du conflit à la Macédoine, les pays occidentaux décident de réagir. C'est à cette période que le gouvernement allemand présente un faux plan serbe de déportation des Albanais du Kosovo, le plan Fer-à-cheval. Finalement, entre le 24 mars 1999 et le 10 juin 1999, l’OTAN procède à des frappes aériennes sur la Serbie (Opération Allied Force) et contraint Milošević à se retirer du Kosovo. La région passe sous l’administration des Nations unies en vertu de la résolution 1244 du Conseil de sécurité en date du 10 juin 1999. Près d’un million de Kosovars reviennent progressivement sur leurs terres.
De 1999 à 2008, le statut final du Kosovo est indéterminé, ce qui paralyse son développement politique et contribue à une situation sociale tendue. En droit international, la résolution 1244, tout en affirmant le caractère provisoire de ce statut, affirme l'attachement de l'ONU à l'intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie, remplacée en février 2003 par la Serbie-et-Monténégro dont la Serbie est l'héritière politique.
Le 2 novembre 2005, l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari est mandaté par l’ONU afin de superviser les négociations entre le gouvernement serbe et le gouvernement kosovar sur le statut final du Kosovo. Après le décès du président Ibrahim Rugova, figure emblématique du mouvement indépendantiste albanais, le 21 janvier 2006, des pourparlers entre le gouvernement du Kosovo, la diplomatie européenne et le gouvernement serbe prennent place à Vienne entre mars 2006 et mars 2007. Le 26 mars 2007, Ahtisaari soumet ses propositions sur le statut final du Kosovo au Conseil de sécurité des Nations unies. Il prévoit d’accorder au Kosovo le statut d’État indépendant, possédant ses propres symboles, sa constitution et son armée, sous le contrôle de la communauté internationale. Les États-Unis étaient favorables à l’indépendance de la province, alors que la Russie et la Serbie affirment que cette indépendance serait contraire au principe de l’unité territoriale de la Serbie défendu par la résolution 1244[17].
Le 17 février 2008, le parlement de la province, réuni en session extraordinaire, vote le texte présenté par le premier ministre Hashim Thaçi proclamant l'indépendance du Kosovo :
« Nous proclamons l’indépendance du Kosovo, État indépendant et démocratique [...] À partir de maintenant, le Kosovo a changé de position politique, nous sommes désormais un État indépendant, libre et souverain[9]. »
Le nouveau gouvernement de la république du Kosovo n'exerce toutefois pas un contrôle réel sur la partie nord du pays, les populations d'origine serbe étant majoritaires dans les communes de Zvečan, Zubin Potok et de Leposavićet de Mitrovica. Dans les jours suivants, un certain nombre de pays dont les États-Unis, la France, l'Allemagne ou le Royaume-Uni (voir la section dédiée) reconnaissent l'indépendance du Kosovo malgré les protestations de la Serbie. Le Conseil de sécurité de l'ONU est divisé sur la question, la Russie et la Chine ayant déclaré la déclaration d'indépendance du Kosovo illégale.
Le 2 décembre 2008, l'accord sur le déploiement (accord établi avec l'aval de Belgrade, Moscou, l'Union européenne et les États-Unis ainsi que par l'unanimité du conseil de sécurité[18],[19]) des forces de EULEX (décembre 2008), renforce l'idée d'une partition du Kosovo entre Serbes et Albanais ainsi que dans l'esprit de la communauté internationale une partie des Serbes et Albanais du Kosovo y voit aussi une solution au problème kosovar[20].
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| Date | Nom français | Nom local (albanophone) | Remarques |
|---|---|---|---|
| date variable | début du Ramadan | Dita e Par e Ramazanit | |
| date variable | Aïd el-Fitr | Bajrami i Vogël | |
| date variable | Aïd El-Kebir | Bajrami i Madh | |
| date variable | Fête de Pâques | Festa e Pashkeve | |
| 17 février | Jour de l'Indépendance | Dita e Pavarësisë | |
| 25 décembre | Fête de Noël | Krishlindjet | |
| 1er janvier | Nouvel An | Viti i Ri | |
| 8 mars | Journée de la femme | Dita e Grave |
Le Kosovo possède une superficie de 10 877 km². C’est une région essentiellement montagneuse, avec toutefois deux plaines :
Cette division en deux plaines se retrouve dans le nom de Kosovo-et-Métochie, et a eu une influence dans l'histoire. Ainsi, après les guerres des Balkans (1912-1913), le Kosovo a été intégré à la Serbie, alors que l'essentiel de la Métochie a été rattachée au Monténégro.
Environ 65 % de la population a moins de 30 ans. Le pays fait face à une volonté massive d'émigration, y compris d'immigration illégale en Europe de l'Ouest[8]. Le Kosovo a une des plus jeunes population d'Europe.
Selon le recensement de 2011 dont les résultats préliminaires ont été publiés par l'office statistique du Kosovo, la population du Kosovo est de 1,7 million d'habitants. Ces résultats sont rejetés par le gouvernement serbe[21]. Ce résultat, nettement inférieur aux prévisions, s'explique en partie par le fait que les Albanais vivant en exil et qui selon les estimations serait de 500.000 n'aient pas été inclus dans les calculs. Par ailleurs, le sondage ait été boycotté par beaucoup de non-Albanais[22], et n'ait pas pu être effectué dans le nord du pays, resté sous contrôle serbe.
Selon le gouvernement kosovar, 92 % de la population est albanaise, 5,3 % serbe et 2,7 % autre[23]. Selon le CIA World Factbook, en 2007 le Kosovo comptait 2 126 708 habitants dont 92 % d'Albanais, 6 % de Serbes, 2 % de Bosniaques, des Gorans, des Roms, des Turcs, des Ashkalis et des Égyptiens[24].
En 1999, le Kosovo n'est plus sous administration serbe, mais des tensions ethniques persistent, notamment au Nord du Kosovo majoritairement serbe et contrôlé par Belgrade.
En mars 2004, des violences entre Serbes et Albanais ont duré pendant trois jours. Le point de départ de cette violence était la disparition de 2 enfants albanais, morts noyés dans la rivière qui sépare la ville de Mitrovica en deux, alors qu'ils tentaient de fuir un groupe de Serbes. Au total, onze Albanais et sept Serbes ont trouvé la mort et des centaines d'autres ont été blessés.
Carla del Ponte, l'ex-procureur du Tribunal pénal international de La Haye, en quittant son poste à la Haye, a aussi accusé l'UCK, dans un livre publié en 2008 chez Feltrinelli, de s'être livré à des activités mafieuses, en particulier l'implication dans un trafic international d’organes prélevés à des Serbes déportés et tués[25]. Le Ministère des Affaires étrangères suisse (DFAE), dont dépend actuellement Carla del Ponte, ambassadrice à Buenos Aires, s'est distancé de ces accusations[25], tandis que l'organisation Human Rights Watch les a jugées « crédibles »[26].
En juillet 2010, une grenade a été jetée dans la foule des manifestants serbes, faisant 11 blessés et un mort (Mesud Dzekovic, un pédiatre grièvement blessé par l'explostion « au thorax et notamment au cœur », est décédé à l'hôpital) [27],[28],[29]. Trois jours après l'attentat contre les manifestants, Petar Miletić, député serbe du Kosovo et l'un des seuls à prendre part aux institutions légitimes kosovares, reçoit une balle dans le genou à la sortie de son appartement[30]. Il est un des 10 députés non-albanophones dans les instances du Kosovo sur 120 députés.
En juillet 2011, le nord du Kosovo est toujours une zone sous haute tension[31].
Les Albanais ont constitué la majorité de la population depuis le XIXe siècle. La composition ethnique avant le XIXe siècle est sujet de débat. Le concept moderne de nationalité ou d'ethnicité fondé sur l'appartenance linguistique, religieuse et culturelle ne s'est développé qu'avec le nationalisme romantique et ne s'est répandu dans les Balkans qu'à la fin du XIXe siècle[32]. Il y a peu de données concernant la population du Kosovo au haut Moyen Âge, il existe cependant les données cadastrales établie par l'Empire ottoman mentionnant, en 1455, 13 000 habitations serbes, 46 habitations valaques et 75 habitations albanaises sur les terres de la Dynastie des Branković, représentant environ 80% de l'actuel Kosovo[33]. D'autre données comme le registre du Sandjak de Shkodra (qui comprend toute la zone de Peć/Peja au Kosovo), daté de 1485 montre une majorité albanaise dans la région de Shkodra, un équilibre dans la région de Piper, Shestan, ou Altun-Ili (Gjakova), et une minorité importante dans la zone de Peć (Peja)[34].
Suite à la deuxième guerre austro-turque au XVIIe siècle, un nombre important de Serbes fuit le Kosovo. Selon la tradition serbe, il s'agirait de 200 000 à 500 000 Serbes, le chiffre réel semble plus proche de 40 000[32] à 60 000[35].
Au cours du XXe siècle, la population du Kosovo a beaucoup évolué et bien que plusieurs recensements aient été réalisés, les plus récents sont soit contestés par les Serbes (pour ceux de 1971 et 1981), soit non pertinents (le recensement de 1991 a été boycotté par la grande majorité des Albanais).
Le dialecte des Albanais du Kosovo est le guègue bien que l'albanais « standard » soit maintenant largement utilisé[36],[37]. Le serbe est la langue des Serbes et est reconnu comme langue officielle par la Serbie comme par le projet de constitution des indépendantistes kosovars[38]. À côté de l'albanais, il existe un enseignement primaire et secondaire en turc et en bosniaque[39].
90 % de la population environ est dite de tradition musulmane[40], principalement sunnite avec une minorité bektachie[41]. L'islam est la religion de la majorité des Albanais, des Bosniaques, Turcs, Gorans, et de certain Roms, Ashkali et Égyptiens, ces chiffres sont à relativiser les données étant insuffisantes, il se doit d'être noté qu'il existe une partie de la population étant croyante mais qui ne s'identifie pas à une religion en particulier. Environ 7% de la population est de tradition catholique romaine. La population serbe est très largement de tradition chrétienne orthodoxe.
L'indépendance du Kosovo pose la question de la viabilité de son économie, encore très dépendante de l'aide extérieure, comme le constatait dès 2006 le Centre franco-autrichien pour le rapprochement en Europe[42]. En dépit de la présence de 10 000 soldats de l'OTAN, de 2000 policiers, de juges et de procureurs de l'UE, le Kosovo reste un foyer et un centre pour les activités du crime organisé, d'après un rapport de la Commission européenne de 2009[8],[43].
L'activité économique du Kosovo est faible avec un PIB par habitant proche des pays les plus pauvres de la planète ; en Europe il est comparable à celui de l'Albanie, de la Moldavie et de la Macédoine (nettement inférieur à 1 000 dollars). Les Nations unies qui administrent la province (et maintenant l'État) depuis la fin du conflit de 1999, avaient prévu un plan et des aides économiques, mais on ne peut pas parler de réussite. L'Union européenne a versé des aides assez conséquentes, mais les besoins restent énormes. Ambitionnant de rejoindre l'Union européenne, le Kosovo fait d'ores et déjà partie des pays qui utilisent de facto l'Euro.
Les problèmes économiques auxquels devra faire face le nouvel État sont nombreux :
Aujourd'hui le secteur privé se développe assez vite, le secteur public est à la traine, ce qui résulte aussi des choix de l'Union européenne [réf. nécessaire].
Le principal employeur du pays est la base américaine de Camp Bondsteel, la plus grande aux Balkans, faisant du Kosovo un État très dépendant économiquement des États-Unis. Ces derniers se servant de cette base stratégique comme point de contrôle de la région, et d'observation de la Fédération de Russie.
Le 29 juin 2009, le Kosovo est devenu le 186e État membre du FMI. Il s'agit de la 1re institution mondiale à intégrer le Kosovo depuis son indépendance[45].
Selon la Banque centrale du Kosovo, les investissements étrangers
Le Kosovo peut compter sur une importante exploitation minière (actuellement publique) qui alimente la centrale électrique du pays. L'agriculture est un secteur peu productif. Les services quant à eux se développent[réf. nécessaire] assez vite. Mais dans l'ensemble, l'économie kosovare est très moyenne.
Le 11 juin 2008, le Parlement kosovar a adopté l'hymne de la république du Kosovo[51], composition intitulée « Europe », sans paroles afin de « respecter la nature multiethnique du Kosovo ». Le vote a été acquis dans les conditions suivantes : 72 députés ont voté pour, 15 députés ont voté contre et 5 députés se sont abstenus.
Cet hymne a été composé par Mendi Mengjiqi.
La culture des Albanais du Kosovo est très étroitement liée à celle des Albanais d'Albanie.
Le dialecte parlé est le guègue, typique des Albanais du nord. L'éducation, les livres, les médias, les journaux, et la langue officielle des administrations se fait dans l'albanais standard, qui est proche du dialecte tosque.
L'éducation est donnée pour tous les degrés de niveaux : primaire, secondaire, et universitaire. L'université de Pristina est l'université publique du Kosovo. La bibliothèque nationale (Albanais : Bibloteka Kombëtare), située dans le centre de Prishtina, est la principale et la plus grande bibliothèque du Kosovo. Il y a beaucoup d'autres universités privées, telle que l'université américaine du Kosovo, et beaucoup d'écoles secondaires.
Kosovafilmi est une compagnie cinématographique (production et distribution) produisant des films en albanais, créée en 1969 par des réalisateurs. Le théâtre national du Kosovo (albanais : Teatri Kombëtar i Kosovës) est le théâtre principal où des pièces sont montrées régulièrement par des artistes albanais et internationaux.
Les chanteurs comme Nexhmije Pagarusha,Shkurte Fejza, Shyhrete Behluli,Ilir Shaqiri,Sabri Fejzullahu,Shaqir Cervadiku, Adelina Ismajli, Mahmut Ferati;Nikollë Nikprelaj sont très populaire au Kosovo (dans la communauté albanaise). Les genres de musiques varient entre musique traditionnelle folklorique, hip hop, r'n'b, etc.
Les Serbes considèrent le Kosovo sous un angle particulier puisqu'il abrite plusieurs monastères de l'Église orthodoxe serbe ayant une valeur spirituelle forte.
Liste de monastères orthodoxes serbes au Kosovo :
Plusieurs de ces monuments ont été placés sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO, et sur la liste du patrimoine mondial en péril[52],[53], comme par exemple le Patriarcat de Peć. Depuis juin 1999, près de 150 lieux de culte chrétien ont été pillés, incendiés, profanés ou vandalisés par les extrémistes albanais[54].
Plusieurs fédérations sportives ont été créées au Kosovo dans le cadre de la loi sur le sport N°2003/24, mais seules quelques-unes d’entre elles ont à ce jour été reconnues comme membre à part entière par les fédérations internationales. Les fédérations ayant reconnu le Kosovo sont la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF), la Fédération internationale de tennis de table (ITTF), la Fédération internationale de softball (ISF), et la Fédération internationale de lutte associées (FILA)[55].
D’autres fédérations, comme la Fédération internationale de ski (FIS) ou l’Union of European Football Associations (UEFA), ont déclaré que la reconnaissance du Kosovo se ferait lorsque celui-ci serait reconnu par l’ONU[56].
Les sportifs professionnels jouant au Kosovo sont peu connus du grand public. Mais de nombreux joueurs de football d'origine kosovare jouant à l'étranger sont connus : Xherdan Shaqiri, Granit Xhaka, Valon Behrami ou encore Albert Bunjaku en Suisse, Lorik Cana en France et en Italie et Emir Bajrami en Suède et aux Pays-Bas.
Le 15 juin 2008 est entrée en vigueur la constitution kosovare. Elle dispose notamment que « la République du Kosovo est un État laïc et neutre en matière de convictions religieuses » et fixe comme langues officielles l'albanais et le serbe[57].
Son président est Jakup Krasniqi.
La partie nord du Kosovo (15 % de la province[8]), région détachée de la Serbie et rattachée au Kosovo en 1945 par Tito[58] (Severno Kosovo, Северно Косово en serbe, Kosova Veriore en albanais), désignée avant 1999 comme Ibarski Kolašin (Ибарски Колашин), est peuplée d'environ 50 000 habitants, majoritairement des Serbes, et est composée des communes de Zvečan, Zubin Potok et Leposavić.
Depuis 1999 et le départ de l'armée et la police serbe, plus de 200 000 Serbes et Tziganes ont été contraints de quitter le Kosovo[59],[60]. Les Serbes restés au Kosovo demandent leur rattachement à la Serbie. De fait, la province est difficilement contrôlée par les autorités kosovares ; des affrontements ont éclaté en mars 2008[61],[62].
Le gouvernement serbe de Boris Tadić a proposé le rattachement du Nord du Kosovo à la Serbie afin d'assurer la sécurité de la minorité serbe[63],[64], suivant la même logique que celle du séparatisme kosovar : des violences interethniques ont gravement touché la minorité serbe du Kosovo depuis 1999[65].
Le 28 juin 2008, les Serbes de cette zone ont constitué une Assemblée du Kosovo-et-Métochie dont le président du parlement est Milan Ivanović[66] (en serbe : Заједница општине Аутономнe Покрајинe Косово и Метохија).
Les Serbes du Nord du Kosovo utilisent pour monnaie le Dinar serbe, les plaques de leurs automobiles, leurs assurances, les factures qu'ils payent sont toutes payées à Belgrade et non à Priština. D'un point de vue juridique et administratif, ils ne dépendent pas de Priština, mais de Belgrade[58],[67].
La commune (en albanais : komuna) ou municipalité (en serbe : општина et opština) est la division administrative de base du Kosovo. Chacune de celles-ci est incluse dans un district. Le découpage en 30 communes remonte à l'an 2000 et a été effectué par la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo. Un nouveau découpage, avec 6 communes supplémentaires, a été mis en place pour les élections municipales de novembre-décembre 2009 : il permet une meilleure représentation des minorités serbe et turque[39].
Le Kosovo n'est reconnu ni par l'ONU (ce qui nécessiterait la reconnaissance de la majorité des États membres de l'ONU), ni par l'Union européenne en raison de l'opposition de plusieurs de ses membres. Majoritairement, ce sont les États qui entretiennent de bonnes relations avec les États-Unis et leurs alliés qui ont reconnu l'indépendance, au contraire de la Russie, la Chine par exemple ou encore une très large partie de l'Amérique du Sud. Certains États pourtant membres de l'Union européenne ou de l'OTAN la refusent par crainte de légitimer des volontés séparatistes sur leur propre territoire, c'est le cas notamment de l'Espagne.
États qui ont déjà exprimé leur position sur la question de l'indépendance du Kosovo.
Au 2 janvier 2012, 86 États membres de l'ONU, ainsi que Taïwan[73] et l'Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte[74] ont formellement reconnu le Kosovo comme un État indépendant et souverain.
| États membres de l’Union européenne |
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| Autres États membres de l'OCDE |
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| Autres États membres de l'OCI |
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| Autres États |
29 États ont déclaré qu’ils ne reconnaîtraient pas l’indépendance du Kosovo, soit en raison de la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies soutenant l’intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie dont la Serbie est l'héritière juridique, soit pour d'autres raisons, notamment le fait que le statut initial du Kosovo n'était pas celui d'une République fédérée, mais celui d'une simple région autonome, ce qui, selon ces mêmes pays, risque de créer un précédent ne respectant pas le droit international.
| États membres de l’Union européenne |
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|---|---|---|---|---|---|
| États membres de la CEI | |||||
| Autres États |
| Fédérations reconnaissant le Kosovo | Fédérations ayant donné un statut particulier au Kosovo | Fédérations ayant refusé de reconnaître le Kosovo |
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