Langues berbères
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| Langues berbères Tamazight, en tifinagh : ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ |
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| Langues filles | Chleuh Tamazight du Maroc central Rifain Kabyle Chenoui Chaoui Touareg Zenaga Mozabite Siwi |
| Parlée au | |
| Région | Nord de l'Afrique |
| Nombre de locuteurs | + 45 millions |
| Typologie | isolante |
| Classification par famille | |
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| Statut officiel | |
| Langue officielle de | |
| Codes de langue | |
| ISO 639-1 | ber |
| ISO 639-2 | ber |
| Linguasphere | 10-AAA [1] |
| IETF | ber |
| modifier |
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Les langues berbères (Tamazight, Tamaziɣt, ou ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ) forment un groupe de langues chamito-sémitiques dérivées du berbère ancien, séparé en deux branches : langues berbères du Nord et du Sud. Elles sont présentes depuis le Maroc jusqu'à l'Égypte, en passant par l'Algérie, la Tunisie, le Niger et le Mali[1]. On dénombre une trentaine de variétés. Le berbère ou tamazight possède son propre système d'écriture, celui que les Touareg ont conservé : le tifinagh[2].
Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones, mais on estime le nombre de locuteurs à plus de 45 millions[3].
Sommaire |
Localisation des variantes |
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Les langues berbères sont dispersées sur une aire géographique très vaste en Afrique du Nord.
Le Maroc est le principal état berbérophone ; on y estime qu'environ 40 % de la population est berbèrophone[1]. Depuis le 1er juillet 2011, « l’amazighe constitue une langue officielle de l’État, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception[4] », en vertu de la nouvelle constitution approuvée par référendum à plus de 98 %[5]
Trois principaux dialectes du berbère sont parlés au Maroc :
On trouve également d'autres dialectes, parlés par un nombre restreint de locuteurs, comme le chleuh de Figuig, le sanhadji des Srayr et le ghomari.
L'Algérie compte environ 30 % de berbérophones[1].
Le touareg, plus précisément les variantes tamasheq et tamajaq [réf. nécessaire]. Les Touaregs représentent environ 10 % de chacune des populations malienne et nigérienne.
En Tunisie, pays arabophone à 99 %, le chelha est parlé dans les villages semi-berbérophones du sud — Chenini, Douiret, Matmata, Tamezrett, Ghomrassen, etc. — ainsi que dans quelques villages de l'île de Djerba (surtout Guellala/Iqellalen, Ajim, Sedouikech/Azdyuch, Ouirsighen/At et beni maaguel/Ursighen)[10].
les Amazighs représentent près de 10 % de la population libyenne, ils sont concentrés dans l'ouest du pays, dans les montagnes du Nefoussa et dans la ville côtière de Zouara[11].Le nafusi est parlé à Aoudjila, Sokna et Zouara. Le tamahaq est également parlé dans la région de Ghat par environ 17 000 personnes (Johnstone 1993). La région de Yafran, le Ifren est parlé.
Le zenaga est parlé à Mederdra. Le tamasheq est également utilisé. Mais la plupart des non-arabophones de Mauritanie parlent les langues nigéro-congolaises.
Aux îles Canaries, se parlait jadis le guanche, aujourd'hui disparu. Une partie de la population actuelle de ces îles espagnoles se revendique berbère mais ne parle aucun dialecte de cette langue[12]. Cette revendication berbère est notamment portée par le Congrès national canarien (CNC), parti indépendantiste canarien, branche politique du mouvement de libération des îles Canaries, le MPAIAC[13].
Les Siwis parlent le seul dialecte berbère égyptien, le siwi, présent dans les environs de l'Oasis de Siwa. Cette oasis du nord-ouest de l'Égypte représente le plus oriental des groupes berbères[14].
Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant l'ère chrétienne, au moyen de l'alphabet tifinagh ou libyco-berbère. Il comporte des voyelles et des consonnes, dont il existe plusieurs variantes [15].
Depuis le début du XXe siècle, le berbère a surtout été écrit au moyen de l'alphabet latin ou de l'alphabet arabe, bien que les Touaregs continuent de l'utiliser couramment.
Cependant, des propositions de tifinagh standard ont vu le jour à partir de la fin du XXe siècle. L'Académie berbère, travailla sur une version, révisée ensuite par le professeur Salem Chaker de l'Inalco. L'Ircam officialisa une version de l'alphabet tifinagh en 2003.
La principale difficulté de la mise en place d'un alphabet standard réside dans la localisation progressive des langues berbères, qui a engendré une différenciation de certains phonèmes et lettres[16].
Le berbère est langue officielle dans un seul pays, le Maroc, depuis le 1er juillet 2011 suite au Référendum constitutionnel marocain de 2011 adopté par les Marocains à plus de 98 %[5]. Il est langue nationale en Algérie (depuis 2002), au Mali et au Niger. Le berbère est aujourd'hui très minoritaire tant en Tunisie qu'en Libye.
À l'issue de la "Grève du cartable" (1994-1995) ayant paralysé le secteur éducatif en Kabylie, le gouvernement algérien s'est finalement décidé à introduire de façon très timide l'enseignement du tamazight dans 16 wilayas en 1995 pour environ 35 000 élèves[17]. Quinze ans plus tard, l'enseignement du tamazight ne concerne plus qu'une dizaine de wilayas. Ce constat pourrait faire penser que l'enseignement du tamazight est en recul. Mais ce n'est pas le cas. Pour l'année 2010-2011, le HCA (Haut Commissariat à l'Amazighité) a noté que plus 240 000 élèves apprennent le tamazight en Algérie[18]. L'enseignement de la langue s'est considérablement renforcé, surtout en Kabylie. Le tamazight a été introduit aux épreuves du baccalauréat et du brevet d'enseignement moyen (BEM). Son enseignement se généralise progressivement aux lycées, aux collèges et aux écoles primaires, en particulier au niveau des wilayas de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira. Des manuels scolaires de tamazight ont été confectionnés.
Autre signe positif, l'amélioration de la qualité des enseignants grâce à l'introduction de cursus de langue amazighe au niveau des universités de Tizi Ouzou, Béjaia et Bouira[19]. Aujourd'hui, la majorité des enseignants sont des universitaires diplômés. En 2011, on recense 1114 enseignants de tamazight dont 800 licenciés universitaires. En 1995, il n'y avait que 200 enseignants.
Quelques chiffres récents:
En Algérie, chaque région enseigne sa propre version du tamazight (c'est-à-dire, la version chaouie dans les Aurès, la version kabyle en Kabylie…). L'alphabet latin est largement plébiscité pour l'enseignement du tamazight mais il existe quelques exceptions comme à Tamanrasset où le tifinagh est parfois utilisé.
Introduit en 2003, le Tamazight est enseigné dans une dizaine d'académies sur les seize que compte le pays. L'enseignement de la langue amazighe se fait à l'aide de l'alphabet tifinagh et se concentre sur le cycle d'enseignement primaire. Environ 500 000 écoliers marocains (sur un total de 4 000 0000) suivent des cours de tamazight[24].
Il est possible de retrouver l'enseignement du Tamazight dans certains pays comprenant une forte communauté immigrée berbérophone à l'instar de la France, des Pays-Bas, de la Belgique ou du Canada[25].
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