Le Chaffaut-Saint-Jurson
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| Le Chaffaut-Saint-Jurson | |
|---|---|
Détail |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-de-Haute-Provence |
| Arrondissement | Digne-les-Bains |
| Canton | Digne-les-Bains-Ouest |
| Code commune | 04046 |
| Code postal | 04510 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Pierre Feraud 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Duyes et Bléone |
| Démographie | |
| Population | 731 hab. (2009) |
| Densité | 20 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 470 m — maxi. 960 m |
| Superficie | 36,2 km2 |
Le Chaffaut-Saint-Jurson est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Chaffaudiers.
Sommaire |
Le village est situé à 584 m d’altitude[1], dans la vallée de la Bléone.
Les principales activités de la commune sont l’agriculture et ses installations éducatives (lycée agricole de Carmejane et centre de formation professionnelle agricole).
D’assez nombreuses traces d’occupation préhistoriques ont été retrouvées sur le territoire de Saint-Jurson, jusqu’à l’époque néolithique[2], ainsi que des anneaux de bronze de l’époque de Hallstatt au col de Saint-Jurson[3].
Les Galbert étaient seigneurs du Chaffaut ; le fief fut ensuite partagé entre divers seigneurs, dont la ville de Digne au XVe siècle[4].
Espinouse (Spinosa, au XIIIe siècle), compte 63 feux en 1315, puis 36 en 1471 après la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans). En 1765, le village compte 228 habitants[5]. Lagremuse comptait 80 habitants la même année[4].
Saint-Jurson apparaît au XIIIe siècle dans les chartes : Sanctus Georgius de Sargano. La communauté comptait 15 feux en 1315, est complètement dépeuplée par la crise du XIVe siècle. En 1765, le village, qui relève de l’abbaye de Lérins, a 46 habitants[6].
Le fief d’Espinouse est érigé en marquisat en 1651[7].
Durant la Révolution, le Chaffaut et Lagremuse comptent toutes deux une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792[8], de même qu’Espinouse. Bien que la section de la commune ne soit pas activement pro-fédéraliste et n’ait pas particulièrement fait la propagande des idées des Girondins, la répression de l’insurrection fédéraliste en juillet 1793 aboutit à une condamnation à mort au Chaffaut[9].
La commune actuelle est formée par la fusion de Le Chaffaut et de Lagremuse en 1887 (Le Chaffaut-Lagremuse), puis de cette nouvelle commune avec Saint-Jurson en 1962 (sous son nom actuel), puis enfin avec Espinouse en 1973[10].
La localité du Chaffaut apparaît pour la première fois dans les textes vers 1064-1079 (in Kadalfucho). Le terme vient d’un terme nord-occitan traduisant cadalfac, désignant une maison à escalier extérieur et balcon[11].
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Blasonnement : |
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | réélu en 2008[13] | Jean-Pierre Feraud[14],[15] | Divers gauche | |
La commune est dotée d’une école primaire[16].

Le château du Chaffaut, encadré de trois grosses tours carrées (quatre à l’origine), de style Louis XIII, est achevé en 1634[21]. Il est classé monument historique[22].
Le « château » de Carmejane est une bastide attestée[23].
Aux Chaffaut, deux maisons sont datées de 1681 et 1717[24]. Une ferme ancienne possède un séchoir à prunes (fabrication des pistoles)[25].
On peut encore apercevoir les ruines de châteaux à Espinouse et à Lagremuse (ce dernier perché sur trois sommets).
Le château de Gremuse ou Lagremuse a été construit au XVe siècle, dont il a gardé une magnifique porte “cloutée”. Il appartient aujourd’hui à un membre de la noblesse qui accepte les visiteurs quand il est présent au village.
L’église paroissiale Saint-Barthélemy, au Chaffaut, est datée en partie de 1671. Elle est cependant reconstruite en 1864 en appareil limousin : la nef est plafonnée, les fonts baptismaux sont placés dans une chapelle latérale. Les cloches sont placées dans une tour[26].
L’église Saint-Jacques (milieu ou fin du XVIIe siècle) à Espinouse : le portail est encadré de bossages à refends. Les trois travées sont voûtées d’ogives, que Raymond Collier considère comme plaquées sur des voûtes d’arêtes[27]. Elle abrite deux bustes de saint Mathieu et saint Jacques, en bois du XVIIe[28].
L’église de Lagremuse est construite en 1867 et placée sous le vocable de Sainte-Agathe[4].
Dans la chapelle Saint-Georges (XIIe) à Saint-Jurson, se trouvent trois objets classés monuments historiques :
Sur le territoire de l’ancienne Saint-Jurson, se trouve un pont franchissant le ravin de Débaste-Saume, en ruines mais assez exceptionnel. Ce nom, venant du provençal "debasto saumo" signifierait « endroit où l’on débâte le chargement de l’ânesse" (sans doute à cause de la difficulté du terrain), ou encore serait le rappel d’un accident. Sur certaines cartes on trouve l'indication "ravin du pas de l'ânesse" ce qui est partiellement juste et faux, le mot "pas" semblant une déformation de "bât". Un petit pont existait déjà plus en aval[32].
Il est construit pour que la route royale de Digne à Aix par le col de l'Orme franchisse le ravin du bât de l’ânesse (entre Digne-les-Bains et Châteauredon).
La construction est commencée en 1670 (les moitié des travaux prévus ayant déjà été exécutés à cette date[33]). Il est achevé en 1780[33].
Il franchit le ravin en son point le plus étroit, grâce à plusieurs niveaux d’arches (cas unique dans le département), atteignant une hauteur de douze mètres[34]. Le premier niveau comporte une seule arche, le niveau supérieur en compte trois de 5 à 6 m, pour un tablier long de 50 m. La pierre de taille n’a été utilisée que pour le radier et les voussoirs de tête, tout le reste est construit en moellons[35]. Du côté aval, il est soutenu par de puissants contreforts.
Des réparations sont nécessaires en 1712, 1745, 1762, 1771, et 1795 (le radier ayant été emporté par une crue qui emporte aussi la route sur 50 mètres de long, et son soubassement sur deux mètres d’épaisseur[32]. D’autres réparations ont lieu en 1801[36]. Il est interdit à la circulation des voitures en 1810, et des tirants sont posés en 1812 pour le stabiliser[36],[37]. Enfin, il est définitivement fermé en 1844, lorsque la route royale 85 change de tracé (passage par la clue de Chabrières)[36],[34]. En 1894, la propriété est transférée aux Eaux et forêts[38].
Les contreforts avals s’effondrent au début du XXe siècle[37].
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