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La Namibie, en forme longue la République de Namibie, (en anglais Namibia et Republic of Namibia, en afrikaans Namibië et Republiek van Namibië, en allemand Namibia et Republik Namibia), est un État situé en Afrique australe.
Connue autrefois sous le nom de Sud-Ouest africain, colonie allemande (1884-1915) puis protectorat de l'Afrique du Sud, la Namibie est un État indépendant depuis le 21 mars 1990. Elle est entourée géographiquement à l'ouest par l'Océan Atlantique, au nord par l'Angola, au sud par la République d'Afrique du Sud, à l'est par le Botswana et au nord-est par le Zimbabwe et la Zambie.
Carte détaillée de Namibie
- 1959 : Massacre d’Old location à Windhoek (57 tués) lors d'une manifestation de protestation contre la mise en place de l'apartheid
- 1960 : Fondation de la SWAPO.
- 1966 : Le Sud-Ouest africain est placé sous tutelle de l'ONU.
- 1967 : Début de la guérilla de la SWAPO contre la présence sud-africaine.
- 1968 : le Sud-Ouest africain est rebaptisé Namibie par l'ONU.
- 1971 : La Cour internationale de justice reconnaît l'illégalité de la présence sud-africaine en Namibie.
- 12 septembre 1973 : dans sa résolution n° 3111, l'Assemblée générale des Nations unies reconnaît à la SWAPO le titre de « représentant unique et authentique du peuple namibien. à ce moment là John Vorster, le Premier ministre d'Afrique du Sud abandonnait les objectifs du rapport Odendaal et décidait dans le cadre de sa politique de détente avec les pays africains de s'engager dans la voie de l'autodétermination du territoire « y compris celle de l'indépendance. Il va ainsi faire de la Namibie un terrain d'expérimentation politique dont il compte réutiliser les résultats pour la Rhodésie du Sud alors dirigée par Ian Smith (des résultats qui servit de modèle pour l'Afrique du Sud elle-même dans les années 1990).
- 1974 :
- 24 avril : élection de l'assemblée législative du Sud-Ouest Africain qui est rempotée par le parti national du Sud-Ouest Africain, déjà vainqueur de cette élection en 1950, 1953, 1955, 1961, 1965, et 1970. Ce sera la dernière élection où seuls les blancs de Namibie auront le droit de voter.
- Novembre : l'assemblée législative du Sud-Ouest Africain, dominée par le Parti National du Sud-Ouest Africain invita l'ensemble des autorités du territoire, y compris les autorités tribales et les représentants des partis politiques noirs à participer aux pourparlers constitutionnels de la conférence de la Turnhalle qui dureront deux ans de septembre 1975 à octobre 1977, l'invitation fut déclinée par la SWAPO et la SWANU.
- 1975 :
- 1976 :
- avril : Andreas Shipanga, l'un des co-fondateurs de la SWAPO, dénonce le népotisme, la corruption et l'inefficacité de la direction du mouvement. Avec 2 000 de ses partisans dont Nathaniel Maxuilili, il tente de s'emparer du quartier général du parti à Lusaka en Zambie. Sam Nujoma est obligé de requérir l'aide du président Kenneth Kaunda pour éviter d'être démis de ses fonctions par la force. Les rebelles sont finalement arrêtés et emprisonnés, et accusés de collusion avec l'Afrique du Sud. Certains sont relâchés au bout de six mois, d'autres sont transférés dans des camps en Tanzanie, d'autres encore disparurent définitivement (Shipanga n'est lui-même libéré qu'en mai 1978).
- 14 août : Dirk Mudge, dirigeant du Parti national du sud-ouest africain appelle les Blancs à rejoindre les Noirs sur le chemin de l'indépendance.
- 16 août : Les délégués de la Conférence constitutionnelle de la Turnhalle se mettent d'accord sur un gouvernement intérimaire chargé de transformer le territoire en un État indépendant sur le modèle d'une fédération.
- 20 décembre : dans sa résolution n° 385, l'Assemblée générale des Nations unies refuse de reconnaître l'évolution interne de la Namibie et apporte « son soutien à la lutte armée » menée « sous la conduite de la SWAPO ».
- 1977 :
- 18 mars : le principe d'un gouvernement à trois niveaux est adopté à la conférence de la Turnhalle : un pouvoir central, des autorités locales à base ethnique, des autorités municipales. L'assemblée nationale serait élue au suffrage indirect par l'intermédiaire d'assemblée locale. Le nom du futur État fait l'objet d'un compromis : Sud-Ouest Africain/Namibie, du moins pour la période intérimaire.
- mai : les Blancs se prononcent à plus de 60 % pour les propositions de la Turnhalle et avalisent le principe d'indépendance.
- août : la gestion de l'enclave de Walvis Bay (rattachée depuis 1971 aux autorités de la province du Cap) est transférée au gouvernement Sud-Africain, et ainsi soustraite au processus d'indépendance.
- septembre : Dirk Mudge entre en conflit avec la direction du Parti national du Sud-Ouest africain, présidé par A. H. du Plessis, qui souhaite conserver des lois d'apartheid. Mis en minorité de justesse, Mudge et quatre-vingts de ses partisans quittent le parti en octobre et créent le Parti républicain.
- octobre : le nouvel administrateur sud-africain, Martinus Steyn, un juge à la réputation de libéral, abroge la loi ségrégationniste sur les mariages mixtes puis celle sur l'immoralité. Les contrôles intérieurs sont supprimés sur tout le territoire à l'exception de la zone diamantifère (où elle est toujours en vigueur de nos jours) et de la frontière septentrionale.
- 6 novembre : Mudge conclut une alliance avec dix autres mouvements ethniques dont la NUDO de Clemens Kapuuo pour former l'Alliance démocratique de la Turnhalle (DTA) dont la présidence est confiée à Kapuuo.
- 1978 :
- 27 mars : le président de la DTA, Clemens Kapuuo, est assassiné par des inconnus. La SWAPO, qu'il combattait très durement, est accusée. Cet assassinat provoque de violents affrontements à travers le pays entre Ovambo de la SWAPO et Hereros de la NUDO. Un climat d'insécurité inconnu jusque-là s'installe dans le pays et touche toutes les communautés.
- 4 mai : l'armée sud-africaine lance un raid meurtrier sur un camp d'entraînement de la SWAPO à Cassinga en Angola (867 morts et 464 blessés).
- 29 septembre : Les Nations-Unies votent la résolution 435 exigeant le retrait de l'Afrique du Sud et l'indépendance de la Namibie.
- décembre : Les premières élections multiraciales selon le principe « un homme, une voix », boycottées par la SWAPO et non reconnues par les Nations-Unies, sont remportées par l'Alliance démocratique de la Turnhalle. Mise en place d'une assemblée constituante namibienne.
- 1979 :
- 21 mai : l'ancienne assemblée constituante du sud-ouest africain devenue assemblée nationale du Sud-Ouest Africain vote la loi sur l'abolition totale de la discrimination raciale[3]. Le jour même, Windhoek devient le siège de l'administration politique du pays (à l'exception encore de la police, de l'armée, de la justice et des Affaires étrangères).
- 11 juillet : tous les lieux publics sont ouverts aux populations de couleur et une loi anti-discrimination est promulguée. Les derniers vestiges législatifs de la ségrégation raciale sont ainsi balayés.
- À la fin de l'année 1979, un accord général est adopté sur la création d'une zone démilitarisée de part et d'autre de la frontière du nord, mais sans succès.
- 1980 :
- avril : le nouvel administrateur sud-africain, Gerrit Viljoen, promulgue la nouvelle constitution. La police et l'armée locale sont désormais placées sous le contrôle de l'assemblée.
- 1er juillet, le premier gouvernement du Sud-Ouest Africain/Namibie est mis en place avec un conseil des ministres de onze membres présidé par Dirk Mudge.
- 18 janvier 1983 : Démission du conseil des ministres namibiens suite au refus de l'administrateur sud-africain Danie Hough de promulguer une loi relative aux fêtes légales namibiennes et dissolution de l'assemblée nationale. L'administrateur sud-africain cumule les pouvoirs exécutifs, administratifs et législatifs.
- juin 1985 : Remise en place d'un gouvernement intérimaire et d'une assemblée par l'Afrique du Sud.
- 1988-1989 : Accords sous l'égide des Nations unies pour une transition vers l'indépendance du Sud-Ouest africain/Namibie.
- 1989 : La SWAPO gagne les premières élections générales auxquelles elle participe.
- 21 mars 1990 : Indépendance. Sam Nujoma devient le 1er président de la Namibie. La SWAPO est majoritaire et ses représentants dirigent depuis le pays.
- 1992 : Premières élections municipales post-indépendance.
- 1994 : Retour de l'enclave sud-africaine de Walvis Bay (principal port du pays) à la Namibie.
- 2005 : Sam Nujoma passe la main à son successeur. La SWAPO est le parti ultradominant à l'Assemblée nationale.
- 2007 : L'OMC autorise le Consortium paritaire CNTRM à statuer dorénavant devant le parlement namibien sur le projet de refonte constitutionnelle avant les prochaines élections.
La Namibie est une république parlementaire.
Le président de la république est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Une exception fut faite pour le premier président, qui n'avait pas été élu au suffrage direct pour son premier mandat, car il avait été désigné par l'assemblée nationale.
Il est le chef de l'exécutif.
Le premier ministre est nommé par le Président de la république.
Voir aussi : Présidents de Namibie
Depuis 1990, la Namibie est divisée en 13 régions :
- Caprivi, capitale : Katima Mulilo
- Erongo, capitale : Swakopmund
- Hardap, capitale : Mariental
- Karas, capitale : Keetmanshoop
- Khomas, capitale : Windhoek
- Kunene, capitale : Opuwo
- Oshikoto, capitale : Tsumeb (jusqu'en 2008), Omuthiya (en) (depuis 2008)
- Ohangwena, capitale : Eenhana (en)
- Okavango, capitale : Rundu
- Omaheke, capitale : Gobabis
- Omusati, capitale : Outapi
- Oshana, capitale : Oshakati (en)
- Otjozondjupa, capitale : Grootfontein
L'ancien Sud-Ouest africain se divise en 4 grands secteurs :
[modifier] Principales villes
L'été austral (octobre à avril) est la saison des pluies caractérisée par des chaleurs torrides à l'intérieur des terres (nuits fraîches) et des températures nettement plus agréables en bord de mer. Plus l'on descend vers le sud et moins la saison des pluies est marquée.
L'hiver (mai à septembre) est la saison sèche; les températures y sont plus agréables et les nuits sont toujours fraîches.
La mer est également fraîche à l'année dans la partie sud du pays (grâce au courant froid de Benguela, qui longe la côte) et les brouillards sont fréquents sur la côte.
Bottleboom, arbre bouteille de Namibie
La principale ressource du pays provient de son sous-sol et de ses nombreuses mines d'uranium, de cuivre, d'argent ou de diamants.
Ainsi, la production de diamants représente quelque 40% du Produit Intérieur Brut (PIB), suivie par l'industrie de la pêche. Dans les autres secteurs, la Namibie reste dépendante de son voisin sud-africain.
En 2005, le taux de chômage tourne autour des 35%. Un dispositif d'allocation universelle y est expérimenté[4].
Depuis 1990, les réseaux routiers et de communications ont été étendus aux quatre coins du pays.
En 1999, la Namibie est le premier pays d'Afrique à proposer l'ouverture de ses réserves naturelles aux chasseurs fortunés du monde entier. Cette activité permet des chasses aux espèces en voie de disparition tel le gnou ou l'éléphant. L'activité étant jugée très lucrative par le gouvernement et le CNTRM, des expériences sont tentées depuis 2005 afin de permettre à un public plus large d'accéder à cette activité sans pour autant baisser les prix des permis d'abattage.
Selon des chiffres officiels, pour l'année 2005, l'eau et l'électricité sont accessibles à 80% de la population, le taux d'alphabétisation atteint 80% et plus de 90% des enfants sont scolarisés.
Selon l'Onusida, la Namibie est confrontée à l'un des taux de VIH-sida les plus élevés du monde avec 21,3% des adultes contaminés.
La population est majoritairement noire bantoue avec des minorités blanches afrikaner et allemande (7%), de chinois (2%) et des métis (6,5 %). Au total, la population est d'environ 2,2 millions d'habitants en 2007 pour 842 000 km². La Namibie est un des pays les plus arides et les moins peuplés du monde.
L'anglais est la seule langue officielle de la Namibie, mais l'afrikaans, l'allemand et d'autres langues y sont couramment parlées. C'est l'ethnie ovambo qui est majoritaire au sein des bantous et qui monopolise les postes politiques. Des bochimans, de langue khoïsan, forment la population autochtone mais sont très minoritaires, même si les Namaquas sont près de 200 000.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
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La population est entre 80 et 90 % chrétienne. L'évangélisation débuta en Namibie quatre siècles après que le navigateur portugais Diogo Cão apporta en 1484 la première croix chrétienne à Cape Cross.
Bien que l'anglais soit la langue officielle, il n'est parlé que par 7% de la population, la langue la plus parlée étant l'afrikaans rassemblant à elle seule 32% des locuteurs namibiens. La langue allemande est également très présente sur le territoire, elle est parlée notamment par les descendants des colons germaniques. La présence du portugais sur le sol namibien quant à elle, s'explique par la proximité du pays avec l'Angola.
On peut dire que la Namibie est un pays très hétérogène sur le plan linguistique. En effet, en plus de ces langues d'héritage européen, y coexistent huit langues et plus d'une vingtaine de dialectes principaux (silozi, otjihero, setswana, damara-nama, oshiwambo ...).
[modifier] Codes internationaux
La République de Namibie a pour codes :
- FY, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports,
- NA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2,
- .na, selon la liste des Internet TLD (Top level domain)
- NAM, selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays),
- NAM, selon la liste des codes pays du CIO,
- NAM, selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques,
- NAM, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, alpha-3,
- V5, selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs,
- WA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2,
- V5, selon la liste des préfixes radioamateurs,
Frontière Namibie-Afrique du Sud
[modifier] Articles connexes
- Philip Briggs (dir.), Namibie (traduit de l'anglais par Bruno Krebs et Sophie Paris), Gallimard, Paris, 2007, 296 p. (ISBN 978-2-74-242030-8)
- Ingolf Diener, Namibie. Une histoire, un devenir, Paris, Karthala, 2000, 382 p. (ISBN 2-8458-6093-5)
- Jean-Claude Fritz, La Namibie indépendante : les coûts d'une décolonisation retardée, Paris, L'Harmattan, 1991, 287 p. (ISBN 2-7384-0967-9)
- Bernadette Gilbertas et Olivier Grunewald, Namibie : le désert de la vie, Nathan, Paris, 2003, 190 p. (ISBN 2-09-261042-2)
- (en) The Living knowledge archive : the foutain of stories, Namibia, film de Craig Matthew, Unesco, Paris, 2006 (DVD)
- (fr) Retour en Namibie, film de Claude Cailloux, Tf1 vidéo, Issy-les-Moulineaux, 2001, 78' (DVD)
- (fr) La Namibie avec Elsie Herberstein, film de Yan Proefrock, Gedeon programmes, Paris, 2008, 52' (DVD)
- (fr) Rendez-vous en terre inconnue avec Muriel Robin chez les Himbas en Namibie, Francetélévisions distribution, Paris ; Gaumont Columbia Tristar home vidéo, Suresnes, 2008 (DVD)
[modifier] Liens externes
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