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| Noradrénaline | |||
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| Structure chimique de la noradrénaline | |||
| Général | |||
| No CAS | (L) (DL) |
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| No EINECS | |||
| Code ATC | C01 | ||
| DrugBank | |||
| PubChem | |||
| SMILES |
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| InChI |
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| Propriétés chimiques | |||
| Formule brute | C8H11NO3 [Isomères] |
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| Masse molaire[1] | 169,1778 ± 0,0083 g·mol-1 C 56,8 %, H 6,55 %, N 8,28 %, O 28,37 %, |
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| pKa | 8.58 | ||
| Propriétés physiques | |||
| T° fusion | 217 °C (décomposition) | ||
| Précautions | |||
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| Phrases R : 26/27/28, | |||
| Phrases S : 28, 36/37, 45, | |||
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| Classe thérapeutique | |||
| Sympathomimétique | |||
| Données pharmacocinétiques | |||
| Demi-vie d’élim. | 2,1 à 3,4h | ||
| Excrétion | Rénale | ||
| Considérations thérapeutiques | |||
| Voie d’administration | injection intraveineuse | ||
| Caractère psychotrope | |||
| Autres dénominations | Noréphédrine | ||
| Composés apparentés | |||
| Autres composés | Adrénaline | ||
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La noradrénaline ou norépinéphrine est un composé organique qui joue le rôle d'hormone adrénergique et de neurotransmetteur. C'est une catécholamine comme la dopamine ou l'adrénaline.
Elle est principalement libérée au niveau du tronc cérébral et par les fibres nerveuses du système nerveux orthosympathique (ou sympathique) et agit comme neurotransmetteur au niveau des organes effecteurs. Elle joue un rôle dans l'attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l'apprentissage. Elle est également le précurseur métabolique de l'adrénaline (NOR signifiant Nitrogen Ohne Radikal, littéralement azote sans radical, azote libre).
Elle est aussi libérée par les médullosurrénales et agit comme hormone. Que ce soit en tant qu'hormone ou neurotransmetteur, la noradrénaline agit sur les mêmes récepteurs, les récepteurs adrénergiques alpha et bêta, tous couplés aux protéines G trimériques.
Sommaire |
Les neurones noradrénergiques se retrouvent au niveau du système nerveux central et du système nerveux périphérique.
Au niveau central, les corps cellulaires des neurones noradrénergiques[3] sont situés dans 7 groupes A1-A7, du tronc cérébral (bulbe et pont) :
Les neurones noradrénergiques du locus coeruleus ont une décharge tonique (continue) durant l'éveil[4], ils diminuent leur activité au cours du sommeil lent et sont silencieux pendant le sommeil paradoxal.
Au niveau périphérique, les fibres postganglionnaires sympathiques produisent de la noradrénaline. Le système nerveux sympathique fonctionne sur un modèle à deux neurones : un neurone préganglionnaire (dont le corps cellulaire est localisé dans la moelle épinière) fait synapse sur un neurone post-ganglionnaire (dont le corps cellulaire est localisé dans un ganglion) qui lui même innerve le tissu cible. Le neurone préganglionnaire est acétylcholinergique, le postganglionnaire est noradrénergique. La libération de noradrénaline par ces neurones est accompagnée de plusieurs co-médiateurs, ATP et neuropeptides.
La noradrénaline est sécrétée au niveau des glandes surrénales et libérée dans la circulation générale, où elle peut être responsable de la décharge d'adrénaline, en cas de stress ou d'effort intense.
La noradrénaline et l'adrénaline sont liées par leurs voies de synthèse et de dégradation. Elles sont l'une comme l'autre produites par des neurones et libérées dans la fente synaptique pour agir en tant que neurotransmetteur. Mais elles sont aussi synthétisées par les cellules chromaffines des glandes médullosurrénales et secrétées dans la circulation sanguine pour agir en tant qu'hormone.
La voie de synthèse commence par un acide aminé, la l-tyrosine, qui peut provenir du milieu extracellulaire et avoir pénétré dans le cytoplasme grâce à un transporteur. La tyrosine peut aussi avoir été synthétisée dans la cellule à partir de la phénylalanine.
Cette voie de biosynthèse[3] est commune aux catécholamines, dopamine, noradrénaline et adrénaline.
La première étape, l'hydroxylation de la tyrosine en L-DOPA, est assurée par une enzyme cytoplasmique, la tyrosine hydroxylase (TH). C'est une étape limitante de la biosynthèse car l'enzyme est rapidement saturée. La seconde étape est la décarboxylation de la L-DOPA en dopamine, assurée par la dopa-décarboxylase. Cette enzyme est non spécifique, à la différence de la TH, puisqu'elle peut catalyser la décarboxylation des autres acides aminés aromatiques. La dopamine est concentrée dans des granules (via un transporteur VMAT, vesicular monoamine transporter) avant d'être hydroxylée en noradrénaline par la dopamine hydroxylase. La presque totalité de la noradrénaline des neurones ou des cellules chromaffines est contenue dans des vésicules. À l'arrivée d'un potentiel d'action et à l'entrée des ions Ca++ en résultant, les vésicules synaptiques libèrent leur contenu en noradrénaline et dopamine hydroxylase dans la fente synaptique. La norédraline peut alors :
- se lier aux récepteurs postsynaptiques alpha1 et bêta et contribuer à la transduction du signal neuronal.
- être recaptée au niveau présynaptique par un transporteur membranaire sélectif NET (norepinephrine transporter), pour être recyclé dans le neurone noradrénergique
- être captée par un récepteur alpha2 par des cellules non neuronales, notamment sur les cellules musculaires lisses vasculaires
Après son recaptage présynaptique par un transporteur NET, la noradrénaline est soit scindée par la mono-amine-oxydase MAO mitochondriale soit restockée dans un vésicule[5]. La noradrénaline libérée dans la fente synaptique peut aussi être dégradée par la catéchol-O-méthyl transférase COMT
Deux enzymes dégradent la noradrénaline : les COMT (Cathécol O-Méthyl Transférase) et les MAO-A (MonoAmine Oxydase-A).
Les premières créent un éther méthylique sur l'hydroxyle en méta de la chaîne carbonée, tandis que les secondes pratiquent une oxydation de la fonction amine en aldéhyde pouvant être transformée en alcool (réductase) ou en acide carboxylique (déshydrogénase). Ces métabolites peuvent être :
On pourra doser ces métabolites dans le sang, si l'on suspecte une phénylcétonurie ou une tumeur sécrétant des catécholamines.
Il existe 9 récepteurs adrénergiques capables de se lier à la noradrénaline et à l'adrénaline. Ce sont des récepteurs couplés aux protéines G que l'on classe en trois groupes : alpha-1, alpha-2 et bêta. Ils sont codés par 9 gènes différents et possèdent tous 7 hélices transmembranaires[3].
1. Les récepteurs adrénergiques α1.
Ils comprennent les sous-types α1A, α1B et α1D. Ils sont majoritairement couplés aux protéines Gq/11. On les trouve essentiellement en position post-synaptique sur des cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins, des voies respiratoires et des tractus digestif et uro-génital. Leur activation produisant la contraction de la cellule musculaire, ils jouent donc un rôle crucial dans le contrôle de la pression artérielle. La stimulation des récepteurs α1 postsynaptiques se traduit essentiellement par une vasoconstriction, des contractions utérines, un effet pro-agrégant plaquettaire, une mydriase et une contraction du sphincter urétral.
2. Les récepteurs adrénergiques α2.
Ils comprennent les sous-types α2A, α2B et α2C. Ils sont couplés à une protéine Gi ou Go. On les trouve :
3. Les récepteurs adrénergiques β
Ils comprennent les sous-types β1, β2 et β3. Ils sont majoritairement couplés à une protéine Gs.
Tout comme l'adrénaline, la noradrénaline est un ligand des récepteurs α-adrénergiques et β-adrénergiques. La noradrénaline a une affinité inférieure pour tous les types de récepteurs. A forte dose, la noradrénaline possède un effet β, tandis qu'à faible dose, elle possède un effet α.
La noradrénaline est commercialisée sous différents laboratoires:
Son usage est réservé au milieu hospitalier pour traiter les chutes tensionelles ou les chocs anaphylactiques.
En tant que neurotransmetteur régulant l'humeur, on peut antagoniser ses récepteurs, afin de produire un effet antidépresseur : Pertofran® (Désipramine, inhibiteur de la recapture de la noradrénaline) ou Moclamine® (Moclobemide, inhibiteur des MAO-A).
L’administration de tyrosine à des patients dépressifs augmente la sécrétion de noradrénaline[7].
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