Pascal Sevran
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Pascal Sevran
En 2003 au cours d'un tournage de «Chanter la vie»
| Nom de naissance | Jean-Claude Jouhaud |
|---|---|
| Naissance | 16 octobre 1945 Paris |
| Décès | 9 mai 2008 (à 62 ans) Limoges |
| Nationalité | Français |
| Profession | animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain |
Pascal Sevran, de son vrai nom Jean-Claude Jouhaud, est un animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain français né le 16 octobre 1945 à Paris, mort le 9 mai 2008 à Limoges. Il a animé les émissions La Chance aux chansons, Surprise Party, Sevran en chantant puis Chanter la vie et Entrée d'artistes de 1984 à 2007 (d'abord sur TF1, puis sur France 2 à partir de 1991) et a publié quinze livres, dont son journal intime, dont une partie publiée posthume.
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Né à Paris d'un père chauffeur de taxi communiste et d'une mère couturière espagnole[1], il ne montre que très peu de goût pour les études et s'intéresse davantage à la chanson.
Au début des années 1960, il fréquente avec assiduité l'émission télévisée du Petit Conservatoire de Mireille, où il apprend l'art du spectacle. Il est alors garçon-coiffeur, mais l'écrivain et philosophe Emmanuel Berl le prend sous son égide et guide son parcours intellectuel.
Pascal Sevran est entré en littérature avec Le Passé supplémentaire, roman paru chez Orban en 1979, récompensé par le prix Roger-Nimier. En 1980, il sort Vichy dancing, suivi en 1982 d'Un garçon de France, adapté au cinéma par Guy Gilles. La carrière d'animateur de télévision absorbera ensuite Pascal Sevran. Il sort plusieurs 45-tours (Les Petits Français, disques Orlando), des albums (Succès français, 1991), se produit sur scène (notamment à l'Olympia) et il est plusieurs fois décoré (Officier des Arts et des Lettres, chevalier puis officier de la Légion d'honneur, etc.).
Il revient au livre en 1995 avec Tous les bonheurs sont provisoires, chez Albin Michel. En 1998, il fait paraître Mitterrand, les autres jours, récit de son amitié avec l'ancien président de la République française. À partir de l'an 2000, il publie à chaque début d'année un volume de son journal intime. Cela lui vaut de conquérir un vaste public. Le 8e et dernier tome de son Journal s'arrêtait en novembre 2006.
Pascal Sevran, malgré sa maladie, continuait d'écrire. La Vie sans lui (2001), dans lequel il raconte dans son journal intime de l'année 1999 la mort de son compagnon Stéphane Chomont le 16 octobre 1998 et le deuil qui a suivi, reste son best-seller (104 000 exemplaires vendus), les sept autres volumes approchaient les 60 000 ventes[2].
Il est aussi l'auteur de paroles de chansons, notamment de Il venait d'avoir 18 ans, Ta femme, Ma vie je la chante, Comme disait Mistinguett pour Dalida.
Il a animé pendant dix-sept ans l'émission de télévision La Chance aux chansons, sur TF1 de 1984 à 1991 (a débuté à FR3 Limoges), puis sur France 2 jusqu’en décembre 2000, où il découvre de nombreux talents, du musicien français Igor Baloste à la star française Patricia Kaas, jusqu'à ce que la direction de la chaîne décide de supprimer l'émission afin d'en faire évoluer le concept. Cet arrêt a suscité de nombreuses réactions de la part des spectateurs[3]. La Chance aux chansons a été suivie jusqu'en 2007 par Chanter la vie et Entrée d'artistes. Ouvertement homosexuel, Pascal Sevran animait une émission littéraire de Pink TV, Bibliothèque Pink : on casse les prix.
Il a aussi animé au côté de Arthur les premières Fureur de la chanson sur France 2 avant que l'émission passe sur TF1.
Ami de la chanteuse Dalida dans les années 1970, il fait par son intermédiaire la connaissance de François Mitterrand, alors candidat à la présidence de la République. Pascal Sevran lui apporte son soutien, et défile à ses côtés le jour de la victoire du camp socialiste aux élections de 1981. Un peu plus tard, il est nommé chargé de mission auprès du Ministère de la Culture et figure dans le cercle des amis intimes du chef de l'État (accompagnant chaque année celui-ci lors de sa traditionnelle ascension de la roche de Solutré). Après la mort de François Mitterrand, ne se reconnaissant plus dans le programme de "ses héritiers politiques", il affiche volontiers son soutien à Nicolas Sarkozy[4], tout en gardant sa sympathie pour Bertrand Delanoë et Jack Lang.
Une interview dans le quotidien Var-Matin du 2 décembre 2006, au sujet de son roman Le Privilège des jonquilles avait provoqué une vive polémique. À Lionel Paoli, journaliste à Nice-Matin, qui entendait résumer un propos du livre en disant : « dans Le Privilège des Jonquilles, vous affirmez que la bite des noirs est responsable de la famine en Afrique », Pascal Sevran répond : « Et alors ? C'est la vérité ! L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que les parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. [...] J'écris ce que je pense, si des gens bien au chaud dans leur certitude ne supportent pas d'entendre ça [...] Oui, il faudrait stériliser la moitié de la planète ».
Le journaliste faisait référence au passage suivant (p 214) : « Des enfants, on en ramasse à la pelle dans ce pays [le Niger] — est-ce un pays ou un cimetière ? — où le taux de fécondité des femmes est le plus élevé du monde, neuf enfants en moyenne par couple. Un carnage. Les coupables sont facilement identifiables, ils signent leurs crimes en copulant à tout va, la mort est au bout de leur bite, ils peuvent continuer parce que ça les amuse, personne n'osera leur reprocher cela, qui est aussi un crime contre l'humanité : faire des enfants, le seul crime impuni. On enverra même de l'argent pour qu'ils puissent continuer à répandre, à semer la mort ».
En réalité, une partie des critiques venant d'associations et des médias lui attribue à tort l'énoncé du journaliste. À la suite de cet entretien, plusieurs associations annoncent leur intention de porter plainte contre l'animateur pour incitation à la haine raciale. Pascal Sevran explique le 6 décembre, sur Europe 1 : « J'écris et je dis ce que je veux. Me considérer comme un néo-nazi est une belle connerie. »
Le 11 décembre, France 2 réagit officiellement par l'intermédiaire de Philippe Baudillon, directeur général de France 2, qui exprime au nom de la chaîne sa « vive émotion », sa « totale désapprobation » et adresse à Pascal Sevran une « très ferme mise en garde » dans une lettre rendue publique[5].
En septembre 2007, Chanter la vie et Entrée d'artistes sont finalement arrêtées et Pascal Sevran annonce à la presse qu'il est malade et qu'il vient d'être opéré de la gorge[6].
Pascal Sevran meurt le 9 mai 2008, à l'âge de 62 ans, des suites d'un cancer du poumon[7]. Il est enterré le 14 mai à Saint-Pardoux, près de sa propriété familiale de Morterolles-sur-Semme (Haute-Vienne), aux côtés de son père décédé en 2002 et de son compagnon Stéphane Chomont décédé en 1998[8],[9].
Un projet de film sur la vie de Pascal Sevran basé entre autres sur son premier journal "La Vie sans Lui" est actuellement[Quand ?] à l'écriture.
En 2012, un don de 170 000 € de Pascal Sevran au profit de la ligue contre le cancer est découvert[10].
| 1966 | Puisque nous sommes cousin (sous le nom de Pascal Regent)[11] |
| 1968 | Le garçon |
| 1973 | Les petits français |
| 1991 | Succès Français |
| 1993 | A la française |
| 1996 | Surprise party |
| 1997 | Viva la vie va |
| 1999 | Chanter la vie |
| 1999 | Succès Français 2 |
| 2002 | La vie continue |
| 1994 | En public - ça sent si bon la France |
| 2005 | Double d'Or (2cd) |
| 2009 | Une vie en chanson (2cd) |
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