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Penguins de Pittsburgh
| Fondé en | 1967 |
|---|---|
| Siège | |
| Patinoire (aréna) | Consol Energy Center (18 087 places) |
| Couleurs | Noir, or, blanc |
| Ligue | Ligue nationale de hockey |
| Conférence | Conférence de l'Est |
| Division | Division Atlantique |
| Capitaine | Sidney Crosby |
| Capitaines adjoints | Ievgueni Malkine Brooks Orpik Jordan Staal |
| Entraîneur-chef | Dan Bylsma |
| Entraîneur(s) associé(s) | Tony Granato Todd Reirden Gilles Meloche[1] |
| Directeur général | Ray Shero |
| Propriétaire | Mario Lemieux Ron Burkle |
| Équipe(s) affiliée(s) | Penguins de Wilkes-Barre/Scranton (LAH) Nailers de Wheeling (ECHL) |
| Site web | http://penguins.nhl.com/ |
Les Penguins de Pittsburgh – littéralement les manchots de Pittsburgh – sont une franchise professionnelle de hockey sur glace des États-Unis. Ils évoluent dans le championnat principal de hockey de l'Amérique du Nord : la Ligue nationale de hockey. Ils font partie de la conférence de l'Est et de la division Atlantique. Les Penguins existent depuis l’expansion de la Ligue nationale de hockey en 1967.
Depuis leur première saison, les Penguins ont été champions de division à six reprises (1991, 1993, 1994, 1996, 1998 et 2008) et ont participé à quatre finales de la Coupe Stanley : en 1991 contre les North Stars du Minnesota, l’année suivante en 1992 contre les Blackhawks de Chicago, en 2008 et en 2009 contre les Red Wings de Détroit. Ils remportent à trois reprises le précieux trophée, en 1991 et 1992 ainsi qu'en 2009 face aux Red Wings de Détroit contre qui ils ont perdu 4-2 l'année précédente.
En 1967, la Ligue nationale de hockey décide de doubler le nombre d’équipes participant à son championnat. La ville de Pittsburgh ayant déjà eu l'expérience d'une équipe de hockey sur glace postule afin d’accueillir une franchise. En effet, dans les années 1925 à 1930, la ville héberge l'équipe des Pirates, équipe homonyme de celle de baseball[2]. Cette dernière demeure jusqu’à la fin de la saison 1929-1930 à Pittsburgh avant de déménager à Philadelphie et devenir les Quakers, pour essayer, en vain, de retrouver l’équilibre financier[3]. Quelques années plus tard, une nouvelle franchise voit alors le jour mais cette fois dans la Ligue américaine de hockey : les Hornets. Cette dernière reste alors à Pittsburgh jusqu’à la fin de la saison 1955-56 avant de devoir interrompre ses activités en raison de sa patinoire, le Duquesne Gardens, trop vétuste pour continuer à accueillir des matchs de hockey sur glace[4].
La franchise revient dans la Ligue américaine pour la saison 1961-1962 et dure jusqu’au début de la saison 1967-1968, année où la ligue décide d’élargir la compétition et d’accueillir de nouvelles équipes. La ville de Pittsburgh fait partie des villes retenues et participe donc au repêchage d’expansion en échange d'une somme de deux millions de dollars[5].
Le nom est inspiré de la patinoire de la nouvelle équipe, le Mellon Arena, et de la forme particulière de son toit, la patinoire étant alors surnommée l’igloo. Malgré tout, un concours est lancé dans la presse ; officiellement le 10 février 1967, après 26 000 votes, le nom de l’équipe est trouvé. Carol McGregor, épouse de John McGregor qui a contribué à la création de l'équipe, est la première à proposer le nom, en déclarant qu'elle aimait bien l'allitération en P, qu'elle verrait bien l'équipe jouer en noir et blanc et surtout pour la forme du Civic Arena[6]. Le premier directeur général, Jack Riley, propose d'autres noms : Shamrocks – en référence à l'équipe de hockey de la Ligue internationale de hockey des années 1930, Hornets ou encore Eskimos sont cités mais au final l'appellation de Penguins – littéralement en français les manchots – est retenue comme nom. Le surnom de Pens est souvent utilisé[7].
Au début de la saison 1967-1968, les résultats des nouvelles équipes sont entravés par les règles strictes qui permettent aux « six équipes originales »[Note 1] de conserver les joueurs les plus talentueux. Les deux meilleurs joueurs de la première équipe de Pittsburgh sont alors les vétérans Andy Bathgate, ancien des Rangers de New York, et Leo Boivin, ancien des Bruins de Boston. Le reste de l’équipe est constitué de jeunes joueurs ou de joueurs en fin de carrière au talent moindre. L'enveloppe totale des salaires est de 315 000 dollars dont un salaire de 25 000 dollars juste pour Bathgate. En comparaison, six ans plus tard Gilbert Perreault et les Sabres de Buffalo signent un contrat pour une somme supérieure à la première enveloppe des Penguins et la paye de Bathgate représente ce qu'une vedette des années 2000 de la LNH gagne en un match[8].
Au cours des deux premières saisons, l’ancien joueur George Sullivan est l’entraîneur en chef de l’équipe, mais il est vite remplacé par Red Kelly en 1969. En effet, les résultats ne suivent pas et les deux vétérans ne suffisent pas à compenser la faible expérience de l’équipe et de ses jeunes joueurs (Ken Schinkel, Keith McCreary, Bryan Watson ou Les Binkley par exemple). La franchise ne réussit à se qualifier pour les séries éliminatoires qu’à deux reprises au cours des sept premières saisons[9].
Au cours de la saison LNH 1969-1970, les Penguins finissent deuxièmes de la division et accèdent pour la première fois de leur histoire aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Après avoir éliminé les Seals d'Oakland au premier tour et en quatre matchs, ils perdent en finale de division contre les Blues de Saint-Louis[10]. La saison voit les débuts dans la LNH de Michel Brière. Riley lui offre un salaire de 13 000 dollars avec un bonus de 4 000 dollars à la signature. Brière demande alors 5 000 dollars avec comme argument principal qu'il compte jouer au cours des vingt prochaines années pour les Penguins[11]. Il réalise une très bonne première saison et finit troisième meilleur pointeur de l’équipe derrière Dean Prentice et Ken Schinkel[12]. Victime d'un accident de la route trois semaines avant son mariage en mai 1970, Brière passe près d’un an à l’hôpital avant d'y mourir le 13 avril 1971[13],[14]. Le 21 que portait Brière au cours de cette saison sera par la suite retiré« retirer son numéro »[Note 2] en son hommage[15].
Quelques années plus tard, une ligne mémorable surnommée la « Century Line », composée de Syl Apps, Jr., Lowell MacDonald et Jean Pronovost, permet aux Penguins de remporter de belles victoires face aux grandes équipes de la LNH[16]. Normalement, Apps joue au centre et MacDonald et Pronovost aux ailes mais sur la glace, ils n'arrêtent pas de changer de poste pour perturber les défenses adverses et ainsi, ils inscrivent, à eux trois, 107 buts au cours de la saison 1973-1974[17]. À la fin des années 1970, des joueurs offensifs talentueux comme Rick Kehoe, Pierre Larouche ou encore Ron Schock rejoignent l’équipe, mais la défense reste faible et l’absence d’un gardien talentueux empêche la franchise d’aller loin dans les séries éliminatoires[10].
En 1975, la franchise frôle le dépôt de bilan. En effet, tous les créanciers des Penguins réclament alors le remboursement des dettes et la ligue prend le contrôle de la franchise de juin à juillet avant de céder la direction à un groupe composé de Wren Blair, Al Savill et Otto Frenzel[18].
Malgré les bons joueurs présents dans l’équipe – le défenseur Randy Carlyle, le buteur Paul Gardner, Mike Bullard, … – , l’équipe réalise au début des années 1980 des saisons catastrophiques, en particulier au cours des saisons 1982-1983 et 1983-1984, deux saisons où l'équipe termine dernière de la LNH[19].
Lors de cette dernière saison, Eddie Johnston, entraîneur de l’époque, ne fait pas grand chose pour éviter la dernière place : il n’hésite pas à envoyer jouer le gardien, Roberto Romano, avec l’équipe mineure quand ce dernier est en grande forme[20]. À la place Vincent Tremblay est titularisé et accorde vingt-quatre buts en quatre matchs[21]. De plus, vers le mois de mars, Randy Carlyle est échangé aux Whalers de Hartford en échange d’un joueur futur, joueur qui n’arrivera qu’après la fin de la saison[21]. Ainsi, les joueurs passent leur temps à faire des allers-retours entre la franchise de LNH et les ligues mineures et un total record de quarante-huit joueurs sont utilisés[22]. En définitive, de la saison, les Penguins finissent derniers avec 38 points et les Devils du New Jersey sont à 41 points[21].
La « récompense » pour de telles saisons ratées est de pouvoir choisir le premier aux repêchages[Note 3] de la Ligue nationale de hockey. Malgré l’insistance de nombreuses franchises pour obtenir le premier choix pour le repêchage d’entrée dans la LNH 1984, Eddie Johnston s’accroche à ce premier choix. Le directeur général des North Stars du Minnesota propose leur douze choix de repêchage en échange du premier choix, les Nordiques de Québec auraient proposé d’échanger les trois frères Šťastný Peter, Anton et Marián pour obtenir le premier choix au repêchage des Penguins[23]. Mais Johnston qui a supervisé lui-même Mario Lemieux ne cède pas et une légende voit le jour[24].
Ainsi au cours de la repêchage de 1984, Pittsburgh choisit la vedette canadienne de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Mario Lemieux. Malgré tout ce 9 juin 1984, Lemieux refuse de venir serrer la main aux dirigeants de l'équipe et de mettre sur son dos le maillot de l'équipe : les deux parties étant en pleines négociations salariales, le joueur du Québec décide alors de frapper un grand coup[25].
Finalement, il signe son contrat avec Pittsburgh quelques jours plus tard et au cours de son premier match de la saison 1984-1985 sous ses nouvelles couleurs, il marque les esprits en inscrivant, dès son premier temps de jeu et sur son premier tir, son tout premier but[26]. Les habitués du Civic Arena doivent attendre encore six jours pour voir leur future vedette jouer un match devant eux. L'équipe est alors opposée aux Canucks de Vancouver ; au bout de 18 secondes, Lemieux inscrit son premier but devant son public, pour victoire 4-3. Deux minutes plus tard, Gary Lupul des Canucks vient défier Lemieux ; Lemieux décide de montrer qu'il sait marquer des points mais également se défendre tout seul : il jette ses gants et remporte le premier combat de sa carrière dans la LNH[27].
Après encore quatre saisons sans séries éliminatoires pour les Penguins[9], Lemieux devient au cours de la saison LNH 1988-1989 le meilleur pointeur de la ligue avec 199 points[28] et la franchise se donne enfin les moyens d’épauler Lemieux avec l’arrivée à ses côtés du défenseur Paul Coffey en provenance des Oilers d'Edmonton ainsi que de Kevin Stevens et John Cullen. De plus, cette saison voit également l’arrivée dans les buts de Tom Barrasso depuis les Sabres de Buffalo sous l'impulsion de Tony Esposito directeur général de l'équipe[29]. L’équipe se qualifie enfin pour les séries éliminatoires, élimine les Rangers de New York en quatre matchs mais elle perd au deuxième tour contre les Flyers de Philadelphie en sept rencontres[10].
Le 12 juin 1990, Craig Patrick, qui est devenu l'année précédente le directeur-général de l'équpe, enrôle Bob Johnson à la tête de l'équipe des Penguins. Le même jour, Patrick fait également signer Scotty Bowman, sans contrat depuis quelques années, afin de l'intégrer dans le pôle développement des joueurs de la franchise[30]. Johnson et Patrick font venir l'ancien joueur des Flames, Joe Mullen puis Gordie Roberts au début de la saison[31]. Bryan Trottier, quadruple vainqueur de la Coupe Stanley au début des années 1980 avec les Islanders de New York, signe également pour ajouter du talent à l'équipe. Au final ce dernier ne joue qu'une cinquantaine de matchs dans la saison régulière, mais Johnson et Patrick avaient été très clairs au début de la saison, ne lui promettant pas une saison complète mais comptant grandement sur lui pour les séries éliminatoires[32]. Johsnon tiendra parole et Trottier ne manque qu'un seul match des séries[33].
Avant le repêchage d'entrée dans la Ligue nationale de hockey de 1990, Craig Patrick a personnellement supervisé le jeune tchèque Jaromír Jágr. Il n'est cependant pas le seul à suivre le joueur du Poldi SONP Kladno : le directeur des Flyers de Philadelphie l'a également repéré et ces mêmes Flyers choisissent avant les Penguins. Finalement, quand le directeur général des Flyers quitte la franchise quelques jours avant le repêchage, Patrick commence à espérer voir Jágr arriver au sein de l'équipe. Owen Nolan, Petr Nedvěd, Keith Primeau et Mike Ricci sont choisis lors des quatre premiers tours et finalement, les Penguins de Patrick peuvent choisir Jágr en en tant que cinquième joueur[34].
De son côté, Lemieux est diminué par les blessures tout au long de la saison passée et finalement son mal de dos se transforme en hernie discale. Le 11 juin 1990, les chirurgiens procèdent alors à l'ablation d'un disque vertébral, mais survient une infection postopératoire et quatre semaines d'alitement pour le joueur[35]. Il se remet, mais la douleur ne disparaîtra jamais complètement. Il manque tout de même les cinquante premiers matchs de la saison 1990-1991[36].
En décembre Jiří Hrdina est la nouvelle recrue des Penguins : il vient pour aider à intégrer Jágr qui réalise un début de saison assez difficile en raison de problèmes d'intégrations[37]. Plus tard dans la saison, Ron Francis arrive aux Penguins en provenance des Whalers de Hartford au cours d'un échange impliquant Grant Jennings, Ulf Samuelsson et Francis des Whalers contre John Cullen, Jeff Parker et Zarley Zalapski, des Penguins, échange qui apparaît alors à l'époque à l'avantage des Whalers[32].
À la fin de la saison régulière, les Penguins terminent pour la première fois de leur histoire en tête de leur division. Ils parviennent à remporter leur première Coupe Stanley de leur histoire en perdant à chaque fois le premier match de chaque série. Ils battent tour à tour les Devils du New Jersey, les Capitals de Washington, les Bruins de Boston avant de retrouver en finale la dernière équipe qualifiée pour les séries : les North Stars du Minnesota[38]. Au cours du deuxième match de la série, Mario Lemieux inscrit un des plus beaux buts de sa carrière. Lancé par Bourque, Lemieux va se défaire de Chambers en lui passant le palet du revers de la crosse entre les jambes puis va ensuite débouler à toute vitesse sur le gardien des North Stars, Jon Casey. Feintant sur la gauche du gardien, Lemieux va faire passer le palet de l'intérieur de sa crosse à l'extérieur pour finir sa course en glissade et inscrire le but sur la droite de Casey[39],[40].
Lors de la dernière pause du match du 25 mai 1991, Johnson fait un discours pour essayer de calmer la tension du match, le score étant déjà de 6 à 0 pour les Penguins. Pour une des premières fois de sa carrière, ses joueurs l'entendent alors jurer en leur demandant de ne pas gâcher leur opportunité de devenir champion du monde[41]. Finalement, les Penguins soulèvent leur première Coupe Stanley de leur histoire en inscrivant deux buts de plus et terminant par un blanchissage[Note 4] de Tom Barrasso. Le score de 8–0 est le score le plus élevé pour un match de la finale depuis le 23–2 infligé par les Silver Seven d'Ottawa aux Nuggets de Dawson City lors de la finale de 1905[42]. Lemieux devient le premier joueur des Penguins à remporter le trophée Conn Smythe, titre du meilleur joueur des séries[43].
Le 24 juin 1991, l’équipe des Penguins est la première équipe championne de la Coupe Stanley à aller visiter avec son trophée la Maison Blanche où ils sont reçus par George Bush. Ce dernier n’étant pas fan de hockey demande à Mario Lemieux son nom quand celui–ci se présente pour lui serrer la main[44].
Le 29 août 1991, Bob Johnson est conduit par sa femme à l’hôpital. Il est alors atteint d’un cancer au cerveau et son état est plus qu’alarmant[44]. Le 1er octobre 1991, Scotty Bowman, qui est depuis un dans l'équipe dirigeante des Penguins en tant que responsable du développement des joueurs, est nommé entraîneur par intérim de l’équipe pour la saison[45]. Finalement, Johnson décède le 26 novembre 1991 et Bowman passe toute la saison derrière le banc des Penguins[46].
Le capitaine des Penguins, Lemieux se porte mieux et en soixante-quatre rencontres jouées, il inscrit 131 points, le plus haut total de la LNH cette année-là, suivi par Kevin Stevens avec 123 points et Wayne Gretzky avec 121[47]. Lemieux remporte le troisième trophée Art Ross de sa carrière en tant que premier pointeur du classement[48]. À la fin de la saison 1991-1992, les Penguins sont classés troisièmes de leur division[47] mais sont tout de même qualifiés pour les séries. Ils écartent au premier tour les Capitals puis sont opposés aux Rangers. Au cours du deuxième match contre les Rangers, Lemieux sort sur blessure suite à un coup de crosse d'Adam Graves qui vient lui briser le poignet et lui fait manquer cinq matchs des séries[49]. La relève est assurée par les autres joueurs de l'équipe et notamment par Ron Francis. Épaulé par Jágr et Kevin Stevens, Francis est le héros du quatrième match soirée en inscrivant un coup du chapeau dont un but depuis la ligne bleue et son troisième en prolongation[50]. Lemieux revient finalement au jeu pour participer à la série contre les Bruins et lors du quatrième match, il inscrit ce qui est souvent considéré comme un de ses dix plus beaux buts : sur une échappée, seul Raymond Bourque est là pour défendre et les deux joueurs patinent vers le but des Bruins. Lemieux passe alors le palet au milieu des patins de Bourque qui ne sait plus trop où celui-ci se trouve et, finalement, Lemieux inscrit le but à Andy Moog[50]. Les Penguins remportent leur deuxième Coupe Stanley en écartant les Blackhawks de Chicago en quatre matchs nets et Lemieux finit meilleur buteur de l'équipe (16 buts) et meilleur pointeur (34 points). Il reçoit pour la deuxième année consécutive le titre de meilleur joueur des séries[43].
Le cancer inflige encore une fois un coup aux Penguins en 1993. En effet, après Johnson, les docteurs diagnostiquent à Lemieux la maladie de Hodgkin et il est obligé de mettre sa carrière entre parenthèses[51]. Malgré tout, deux mois plus tard, Lemieux revient sur la glace et permet aux Penguins de finir la saison avec cinquante-six victoires, vingt-et-une défaites et sept matchs nuls. Ils remportent le premier trophée Président de l’histoire de la franchise en tant qu’équipe avec le plus de points de la ligue pour la saison 1992-1993[47]. Quatre joueurs de l'équipe égalent ou dépassent au cours de cette saison la barre des cent points : Ron Francis (100), Rick Tocchet (109), Kevin Stevens (111) et Lemieux (160)[52] ; Tom Barasso dans les buts réalise à la fin du calendrier une série de neuf victoires consécutives[52] alors que l'équipe compte dix-sept matchs sans défaites d’affilée pour clore la saison régulière[53]. Malgré ces très bonnes performances, les Penguins se font éliminer au deuxième tour des séries éliminatoires par les Islanders de New York[38].
Jusqu’à la fin des années 1990, les Penguins continuent à être une très bonne équipe de la ligue — sans parvenir à gagner la Coupe Stanley — et de nombreux joueurs talentueux passent dans les rangs de Pittsburgh tels que Martin Straka, Petr Nedvěd, Alekseï Kovaliov, Robert Lang, Kevin Hatcher et Darious Kasparaïtis par exemple[54].
En 1997, Lemieux se retire du jeu et laisse sa place de meilleur de l'équipe à Jágr[55]. Pour tout ce qu’il a réalisé et pour tout ce qu’il représente, le temple de la renommée du hockey n’attend pas la fin de la période « normale » de trois ans pour l’introniser membre et cela est fait la même année[56].
D’un autre côté, toutes ces arrivées de talents ruinent les Penguins qui frôlent la faillite et l’équipe ne doit son salut qu’à son principal créancier : Lemieux. En effet, la franchise lui doit des millions de dollars de salaires non payés mais Lemieux préfère annuler la dette et reprendre le club plutôt que de voir l'équipe avec laquelle il a passé douze saisons disparaître seulement deux ans après son départ à la retraite[57],[58].
Au cours de la saison 2000-2001, la nouvelle fait grand bruit au sein du monde du hockey mondial : Super Mario est de retour. Dès son premier match contre les Maple Leafs de Toronto, il rappelle à tout le monde quel joueur il est en marquant trois points[59]. Il mène encore une fois les Penguins en séries éliminatoires[60] mais ils sont défaits par les Devils du New Jersey en finale de la conférence Est[61].
Malgré tout, les finances des Penguins ne sont pas en bonne santé et ils vendent Jágr et František Kučera au cours de l’été 2001 aux Capitals de Washington en échange de trois joueurs et de 4,9 millions de dollars[62]. Les conséquences de l’absence de Jágr ne se font pas attendre et dès la nouvelle saison, pour la première fois depuis douze ans, les Penguins sont absents des séries éliminatoires[9] et cette absence entraîne de nouveaux départs : Alekseï Kovaliov, meilleur pointeur de la saison régulière 2001-2002[63], est vendu au cours de la saison suivante et Lang rejoint Jágr en tant qu’agent libre[64]. La saison 2002-2003 est une nouvelle saison sans séries puisque l'équipe termine à l'avant-dernière place du classement[65].
La saison LNH 2003-2004 est censée être une année de reconstruction pour les Penguins qui ayant le premier choix du repêchage d’entrée, choisissent le gardien de but Marc-André Fleury[66] ; ils changent également d’entraîneur en mettant en place l’ancien commentateur et ancien joueur : Ed Olczyk[67]. Cependant, les soucis financiers ne se résolvent pas pour autant et Lemieux commence à souffrir de la hanche dès le début de la saison : il doit alors rester au repos jusqu’à la fin de la saison et ne joue que dix matchs[68].
Les conséquences des ennuis financiers se traduisent encore une fois par un départ, celui de Martin Straka qui rejoint les Kings de Los Angeles en novembre 2003[69]. Fleury est quant à lui envoyé jouer dans la Ligue américaine de hockey avec les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton : en début de saison, il signe avec les Penguins une clause stipulant que s'il joue plus de vingt-cinq rencontres dans la LNH lors de cette saison, il pourra toucher un bonus de trois millions de dollars[70]. Les Penguins finissent la saison avec le plus petit nombre de points de la LNH – 58 points – et sont une nouvelle fois éliminés des sériess[61].
La saison 2004-2005 de la LNH est annulée en raison d'un lock-out des dirigeants de la ligue et les choix des joueurs sont alors multiples : soit ils évoluent, comme Fleury, avec le club affilié avec les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton dans la LAH[71], soit comme Mark Recchi ils prennent une année de repos[72] alors que d’autres préfèrent jouer dans les ligues européennes — Alekseï Morozov ou Milan Kraft par exemple[73].
Les finances n’allant toujours pas mieux pour les Penguins, les rumeurs de départ de la franchise de Pittsburgh se font de plus en plus nombreuses et Lemieux lui-même déclare douter que la franchise puisse rester à Pittsburgh. La difficulté principale est la vétusté de la patinoire, le Mellon Arena, la plus vieille patinoire encore utilisée dans la LNH. Plusieurs projets de construction de patinoire sont alors à l’étude aussi bien dans la ville de Pittsburgh que dans d’autres : Portland (Oregon), Kansas City (Missouri), Winnipeg (Manitoba), Hartford (Connecticut) ou encore Houston (Texas). La chambre de commerce de la ville de Pittsburgh estime la perte financière en raison des quarante-deux matchs annulés à environ 48 millions de dollars[74].
La saison 2004-2005 étant annulée, l'ordre du repêchage d’entrée de 2005 est déterminé par une loterie pour lesquelles les différentes franchises de la ligue ont un nombre croissant de boules par rapport au classement de la saison 2003-2004. Les Sabres de Buffalo, les Blue Jackets de Columbus, les Rangers de New York et les Penguins ont alors trois boules et ont le plus de chance de remporter le tirage au sort. Cette loterie spéciale a lieu le 22 juillet 2005 alors que les pronostics placent le jeune prodige de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Sidney Crosby, première position[75]. Finalement ce sont les Penguins qui gagnent le droit de choisir en premier et Lemieux, patron des Penguins, appelle l'agent du jeune Crosby, Pat Brisson, pour lui dire qu'ils veulent compter Crosby dans leurs rangs[76],[77]. Il signe ainsi un contrat de 850 000 $[78] avec les Penguins pour trois ans – le maximum pour une recrue de la LNH[77]. À la suite d'une proposition de Brisson, acceptée par la famille Lemieux, Crosby vient habiter chez son président le temps qu'il se fasse au monde de la LNH[77].
Suite à la grève, et à partir de la saison LNH 2005-2006, un nouveau système de plafond salarial est mis en place après un accord entre l’association des joueurs et les propriétaires des équipes. Les Penguins peuvent recommencer à construire leur équipe : les principaux nouveaux joueurs se nomment Sergueï Gontchar, John LeClair, Žigmund Pálffy ou encore Jocelyn Thibault[79].
Lemieux joue toujours et rêve d’emmener une nouvelle fois les Penguins en séries éliminatoires mais il est contraint d’arrêter et de raccrocher pour de bon ses patins le 24 janvier 2006[80],[81]. Les mauvaises nouvelles s'accumulent : Pálffy, qui souffre des ligaments de l'épaule, arrête quelques jours puis c'est au tour de Thibault de se blesser[82]. Le 17 avril 2006, Crosby devient le plus jeune joueur de l’histoire de la LNH à dépasser la barre symbolique des cent points inscrits — il égale alors le nombre de points réalisé par Lemieux au cours de sa première saison[83]. Le lendemain au cours du dernier match de la saison des Penguins, Crosby marque un but et une passe et dépasse ainsi le score de Lemieux de deux points[79]. Malgré les bonnes performances du jeune joueur, les Penguins finissent la saison à la dernière place de la conférence avec le plus grand nombre de buts encaissés, seuls les Blues de Saint-Louis finissant derrière les Penguins[84].
Le 20 avril, deux jours après la fin de la saison, la direction de l’équipe annonce que Craig Patrick qui était jusque là directeur général n'est pas reconduit dans ses fonctions alors qu'il occupait ce poste depuis décembre 1989 et avait accompagné l’équipe au cours des années 1990. Cinq jours plus tard Ray Shero signe un contrat de cinq ans comme directeur général de l’équipe[85].
Au premier tour du repêchage de 2006, les Penguins choisissent en deuxième et leur choix se porte sur Jordan Staal frère cadet d’Eric Staal champion en 2005-2006 avec les Hurricanes de la Caroline[86]. Le 5 septembre 2006, Ray Shero annonce la signature du joueur russe Ievgueni Malkine, deuxième choix du repêchage de 2004 en provenance du Metallurg Magnitogorsk de la Superliga russe dans l’effectif des Penguins 2006-07[87].
Le 2 mars, Crosby marque un but lors d'une défaite 3 à 2 contre les Hurricanes de la Caroline pour son deux-centième point depuis ses débuts et il devient le joueur le plus jeune de l'histoire de la LNH à inscrire 200 points et seulement le deuxième joueur de moins de 20 ans à réaliser cette performance — le premier étant Wayne Gretzky en 1980-81[88]. À la fin de la saison régulière, les Penguins comptent 105 points, dépassant la centaine de point pour la première fois depuis onze saisons, et se qualifient pour les séries éliminatoires[9]. L'aventure ne dure pas longtemps puisque les Penguins sont écartés au premier tour par les Sénateurs d'Ottawa. Crosby finissant la saison passée comme meilleur pointeur de la saison régulière, il remporte le trophée Art Ross[48] mais aussi les trophées de meilleur joueur[Note 5] de la saison, le Hart[48] et celui du meilleur joueur selon les autres joueurs, le trophée Lester B. Pearson[43]. Malkine, quant à lui, remporte le trophée Calder de la meilleure recrue[89], devant Staal et Paul Stastny de l'Avalanche du Colorado, en finissant meilleur pointeur des joueurs en première saison avec un total de 85 points[90].
L'équipe 2007-08 des Pens va pouvoir s'appuyer une nouvelle fois sur Crosby, nommé capitaine de l'équipe en mai[91] mais aussi sur Malkine meilleur recrue 2006-07, sur Staal - finaliste de ce même trophée - et des deux vétérans Recchi et Roberts qui ont signé tous les deux une prolongation de contrat[92]. Pour le 1er janvier 2008, l'équipe est opposée aux Sabres de Buffalo pour un match en extérieur sur le terrain des Bills, franchise de football américain de la National Football League le Ralph Wilson Stadium. Le match est baptisé « Classique hivernale de la LNH 2008 » et est commandité par la boisson énergisante Mountain Dew AMP[93]. Environ 41 000 places étaient disponibles à la vente au grand public et elles ont toutes été vendues en moins de 30 minutes[94]. Devant 71 217 fans et sous une légère neige les deux équipes ne vont pas parvenir à se départager avant la fin de la prolongation. Colby Armstrong va inscrire le premier but de la rencontre contre le gardien Ryan Miller sur une passe de Sidney Crosby tandis que les Sabres vont répondre lors du deuxième tiers par Brian Campbell avec des aides de Tim Connolly et de Daniel Paille[95]. Toujours à égalité suite à la prolongation, Ty Conklin va laisser passer le premier tir de fusillade tandis que Miller va arrêter la tentative de Pittsburgh. Finalement la tendance va s'inverser et Crosby va offrir la victoire à son équipe[96].
Le 22 mars 2008, Malkine devient le douzième joueur de l'histoire des Penguins à dépasser la barre des 100 points au cours de la saison suite à une victoire 7 buts à 1 et trois points. Il suit alors les traces de Pierre Larouche, Jean Pronovost, Mario Lemieux, Paul Coffey, Rob Brown, Mark Recchi, Kevin Stevens, Rick Tocchet, Ron Francis, Jaromír Jágr et de Crosby[97]. Premiers de la division lors de la saison régulière, les Penguins vont battre les Sénateurs d'Ottawa puis les Rangers de New York et enfin les Flyers de Philadelphie pour finalement se qualifier pour la finale de la coupe Stanley. Il s'agit de leur troisième présence en finale de Coupe Stanley, première depuis 1992 et les Penguins ont à chaque fois remporté le trophée suprême par le passé[98]. L'équipe perd la finale en six rencontres face aux puissants Red Wings de Détroit, 4 matchs à 2, après avoir pourtant remporté le cinquième match de la finale sur la glace de Détroit au bout de trois prolongations par un but de Petr Sýkora[99].
Les Penguins débutent la saison en jouant en Suède contre les Sénateurs d'Ottawa pour deux matchs à Stockholm les 4 et 5 octobre[100]. Des nouvelles têtes apparaissent dans les rangs des Penguins : Miroslav Šatan et Ruslan Fedotenko signent tous deux pour la saison 2008-2009 des contrats avec les Penguins[101] alors que Shero décide d'assurer également le long terme en signant des prolongations de contrat pour plusieurs des jeunes joueurs de l'équipe : Marc-André Fleury signe pour sept saisons avec Pittsburgh[102], Ievgueni Malkine pour cinq[103]. et Brooks Orpik pour six[104].
La saison débute mal pour les Penguins puisqu'ils perdent deux des principaux défenseurs de l'équipe sur blessure : Ryan Whitney entre octobre et fin décembre mais également Sergueï Gontchar d'octobre à mi-février[105]. Depuis le début de la saison, les résultats de l'équipe sont en dent-de-scie et au retour de Gontchar au sein de l'équipe, les Penguins ne sont mêmes plus qualifiés pour les séries. La direction décide de se séparer de Michel Therrien et met à sa place l'entraîneur de l'équipe de la LAH, Dan Bylsma. Dans le même temps, Whitney rejoint les Ducks d'Anaheim en retour de Chris Kunitz[106] puis avant la fin des échanges, Bill Guerin et Craig Adams rejoignent les Penguins[107].
Petit à petit, les Penguins remontent au classement pour finalement terminer la saison à la deuxième place de la division derrière les Devils du New Jersey et quatrièmes de la division. Malkine termine meilleur pointeur de la saison avec un total de cent-treize points points en remportant le trophée Art Ross[48], son capitaine, Crosby, terminant lui à la troisième place du classement des pointeurs[108].
Les Penguins rencontrent au premier tour des séries les Flyers de Philadelphie. Les Penguins sortent victorieux des deux premiers matchs, perdent le troisième puis remportent le quatrième. Ils subissent un lourd revers lors du cinquième match : alors qu'ils ont toutes les cartes en main pour se qualifier, ils sont battus 3 buts à 0 sur leur glace alors que la salle est complète pour un cent-dixième match consécutif à guichets fermés[109]. Lors du sixième match joué à Philadelphie, le match débute mal pour les Penguins puisqu'ils sont encore une fois menés 3-0 avant que Maxime Talbot ne réveille les siens en se battant contre Dan Carcillo des Flyers[110]. Les Penguins inscrivent alors cinq buts consécutifs pour décrocher la qualification[110]. Lors du deuxième tour, Pittsburgh retrouve les Capitals de Washington guidés par Aleksandr Ovetchkine. La série se prolonge jusqu'au maximum, septième match de la série grâce à notamment une prestation de Semen Varlamov dans les buts des Capitals ainsi qu'au talent offensifs de Crosby et Ovetchkine. Lors du deuxième match, les deux joueurs vedettes, Crosby et Ovetchkine, inscrivent tour à tour un coup du chapeau pour une victoire 4-3 des Capitals[111]. Chaque équipe remporte les deux matchs à domicile avec des scores élevés et serrés. Les Penguins perdent Gontchar suite à un choc genou contre genou avec Ovetchkine lors du quatrième match mais les Penguins l'emportent tout de même lors du cinquième sur la glace des Capitals en prolongation avec le but de la victoire inscrit par Malkine alors qu'il tente de faire une passe à Crosby[112]. Les Penguins passent à côté de la qualification lors du sixième match et sur leur glace suite à un but en prolongation de David Steckel. Le septième match décisif a lieu dans la salle de Washington mais après 31 minutes de jeu, les Penguins mènent déjà 5-0. Ils remportent le match et la qualification sur le score de 6 buts à 2[113].
La finale de conférence est jouée contre les Hurricanes de la Caroline et permet à deux des quatre frères Staal de se retrouver l'un contre l'autre : Jordan pour les Penguins et Eric pour la Caroline[114]. Alors que Cam Ward, gardien des Hurricanes, est réputé pour ne jamais avoir perdu une ronde en série depuis le début de sa carrière[115], l'équipe perd totalement pied contre les Penguins et ils sont éliminés en quatre matchs. Contrairement à la saison précédente et à la superstition de la LNH[Note 6], Crosby en accord avec Bill Guerin décide de toucher le trophée Prince de Galles remis au champion de la conférence[116].
L'équipe retrouve alors en finale de la Coupe Stanley, les champions en titre, les Red Wings de Détroit. Après les deux premières rencontres et deux défaites de Pittsburgh 1-3, la finale semble prendre le même chemin que la saison passée mais les Penguins gagnent les deux matchs chez eux 4-2[117]. La finale est alors à égalité 2-2. Lors du cinquième match, Chris Osgood blanchit les Penguins 5-0 puis les Penguins se reprennent en gagnant 2-1 devant leurs partisans lors du sixième match[118]. La finale se joue donc au terme d'un septième match joué à Détroit le 12 juin et les Penguins remportent leur troisième Coupe Stanley à la suite d'une victoire 2-1 grâce à un doublé de Talbot et à un double-arrêt de Fleury dans les dernières secondes de jeu ; il repousse coup sur coup les tentatives de Henrik Zetterberg et de Nicklas Lidström alors qu'il reste moins de cinq secondes à jouer[119]. Crosby devient le plus jeune capitaine de l'histoire de la LNH a soulevé la Coupe Stanley à l'âge de seulement 21 ans. Malkine a été le meilleur pointeur des séries avec 36 points en 24 matchs et gagne le trophée Conn Smythe, remis au meilleur joueur des séries[120]. Il devient le premier joueur russe de la LNH à le remporter. Dans l'histoire de la LNH, les équipes menant 2-0 lors de la finale de la Coupe Stanley l'ont remporté 32 fois sur 33[121].
Pour la saison 2009-2010, alors que le gardien de but des Penguins Mathieu Garon a signé avec les Blue Jackets de Columbus, le gardien Brent Johnson a accepté de signer un contrat pour une saison avec Pittsburgh[122]. Alors que le contrat d'une saison de Miroslav Šatan est expiré, il quitte les Penguins qui ne veulent pas le faire signer une saison de plus. Le défenseur Hal Gill signe avec les Canadiens de Montréal[123], Petr Sýkora rejoint le Wild du Minnesota[124] et Rob Scuderi signe avec les Kings de Los Angeles[125]. Pittsburgh a acquis des joueurs comme Jay McKee, Michael Rupp[126] ou encore Martin Škoula[127].
Crosby inscrit deux buts pour dépasser pour la première fois de sa carrière la barre des cinquante buts en une saison. Il termine donc la saison avec 51 buts, autant que Steven Stamkos, et les deux joueurs se voient récompenser par le trophée Maurice Richard du meilleur buteur de la saison[128],[129]. Les Penguins terminent à la deuxième place de la division derrière les Devils du New Jersey et sont qualifiés pour les séries de la Coupe. Ils rencontrent une nouvelle fois les Sénateurs lors de la première ronde et en viennent à bout en six matchs[130] mais au cours du deuxième tour, ils sont éliminés en sept matchs par les Canadiens de Montréal[130]. Crosby est nommé pour recevoir le trophée Hart du meilleur joueur[130] mais celui-ci revient à Henrik Sedin, meilleur pointeur de la saison avec trois points de plus que le capitaine de Pittsburgh[131].
La saison suivante, le défenseur vedette des Penguins, Gontchar, quitte Pittsburgh pour signer un contrat avec les Sénateurs d'Ottawa[132]. Il y a plusieurs autres départs comme Jordan Leopold qui signe avec les Sabres de Buffalo, Mark Eaton avec les Islanders de New York[133], Rouslan Fedotenko avec les Rangers de New York et enfin Oleksiy Ponikarovskiy qui signe avec les Kings de Los Angeles. Malgré ces départs, les Penguins acquièrent des joueurs comme Arron Asham[134], Mike Comrie[135], Zbyněk Michálek[136] ou encore Paul Martin[137].
La saison des Penguins est gâchée par les blessures des joueurs de l'équipe. Ainsi Jordan Staal manque tout le début de la saison ; quand il revient au jeu en janvier, c'est au tour de Crosby puis de Malkine d'être blessés. Ils manquent tous les deux la fin de saison mais malgré tout, Crosby finit meilleur pointeur de l'équipe avec soixante-six points. Deuxièmes de la division Atlantique, l'équipe de Pittsburgh perd au premier en sept rencontres contre le Lightning de Tampa Bay[138].
Les Penguins ont utilisé différents maillots et logo depuis leur création[139],[140].
Le premier maillot des Penguins avait pour couleur le blanc, le bleu clair et le bleu foncé et avec simplement écrit dessus PITTSBURGH en diagonale. Le maillot domicile était à dominante blanche tandis que le maillot extérieur était à dominante bleu foncé. En bas du maillot et des manches, il y avait des fines bandes bleu foncé ou noir (pour le maillot respectivement blanc et bleu foncé). De plus le logo de la franchise n’apparaissait pas encore sur le maillot. Le premier logo de la franchise représentait alors le manchot du logo actuel mais avec une écharpe et avec un cercle noir autour de celui-ci. Dans ce cercle, en blanc était écrit en haut PITTSBURGH et en bas PENGUINS[141].
Ces premières couleurs de maillot viennent de Riley, le premier président, originaire de Toronto où il était supporter des Argonauts de Toronto du Football canadien dont le maillot a les mêmes teintes. L'idée d'écrire le nom de la ville en diagonale a été proposé par George Sullivan, premier entraîneur de l'équipe, en référence aux maillots de son ancienne équipe, les Rangers de New York[142].
L’année d’après le logo de la franchise apparaît et le manchot perd son écharpe. Les maillots ne changent pas de teintes mais les fines bandes disparaissent au profit d’une large bande de couleur soit bleu foncé soit blanche[143].
Au début de la saison 1972-1973, le cercle du logo disparaît et le manchot grossit sur le maillot. Le reste du maillot reste globalement le même, même si des couleurs sont rajoutées sur les manches[144].
Le 30 janvier 1980, les Penguins revêtent des maillots or et noir pour la première fois de leur histoire. Les couleurs furent adoptées afin d’uniformiser les tenues des différentes équipes sportives de Pittsburgh et afin de tenter d’attirer plus de fans de la « ville des Champions ». En effet, les Pirates (baseball) gagnent en 1979 la Ligue nationale et les Steelers (football américain) ont gagné le Super Bowl le 20 janvier 1980.
Les Bruins de Boston réagirent à cette décision, leurs couleurs historiques ayant toujours été le jaune et le noir, mais les Penguins répondirent par le fait que l’ancienne équipe de hockey de Pittsburgh, les Pirates, portait déjà un maillot dans ces teintes là[145].
Mis à part les couleurs, les maillots restent globalement les mêmes avec le remplacement du bleu foncé par le noir et du bleu clair par la couleur or.
De 1981 à 1985, l’équipe a porté alternativement à domicile les anciens et les nouveaux maillots.
En 1993, le logo des Penguins se modernise et les maillots évoluent. Ainsi, le manchot qui patine laisse sa place à un dessin plus sérieux d’une tête de manchot et le maillot extérieur se différencie totalement du maillot domicile[146]. Ce dernier, toujours à dominante blanche, arbore la tête de manchot tandis que le maillot noir extérieur l’arbore sur les bras et sur le devant du maillot est marqué en diagonale et en capitales PITTSBURGH[147].
Au cours de la saison 1995-1996, les Penguins font partie des cinq équipes de la ligue a décider de porter un troisième maillot pour les occasions spéciales. Ce maillot est à dominante noire avec la tête de manchot dessus et des bandes qui continue le logo (voir photo ci-dessus). Ce troisième maillot remplacera en 1997-98 le maillot noir extérieur[148].
Pour la saison 1999-2000, les Penguins introduisent un nouveau troisième maillot avec l’ancien logo du début (sans le cercle) du manchot qui patine (logo des titres de 1991 et 1992). En 2002, ce troisième maillot est adopté comme maillot permanent de l’équipe et il est porté actuellement par les joueurs lors des matchs. De plus sur les épaules du maillot actuel il y a le logo de 1993[149].
Pour la saison 2007-2008, la LNH décide de changer les maillots des trente franchises suite à un partenariat avec l'équipementier Reebok. À cette occasion, le maillot des Penguins change également (même si cela faisait déjà un an que Reebok était la marque de l'équipe) et le logo de 1993 est abandonné. L'espace libre est alors utilisé par la mise en place d'un logo célébrant le 250e anniversaire de la ville de Pittsburgh[150].
Depuis le début des Penguins, les franchises de la LNH sont associées à des franchises de ligues mineures. Ces franchises constituent un vivier pour les équipes de LNH et sont souvent appelées club-écoles. La liste ci-dessous présente les différentes équipes au cours des années passées associées aux Penguins [151]:
Actuellement et depuis la saison 1999-2000, les équipes associées aux Penguins sont les suivantes:
Entre 1967 et 2010, les Penguins ont pour patinoire le Mellon Arena, appelé Pittsburgh Civic Arena de 1961 à 1999[153]. En raison de sa forme, le Mellon Arena est surnommé l’Igloo et peut accueillir à ses débuts 12 000 personnes. Suite aux différentes modernisations, la patinoire peut accueillir en 2010 16 958 mais est alors une enceinte très vétuste – il s'agit de la plus vieille patinoire utilisée dans la LNH.
La patinoire possède un dôme qui peut s’ouvrir et pouvait dans l’absolu permettre à une rencontre de se jouer à ciel ouvert. Cela dit, aucun match n’eut jamais lieu à ciel ouvert et en 1995, l’ajout d’un tableau de score empêchera par la suite la possibilité d’ouvrir le dôme.
En 1990, le 41e match des Étoiles de la Ligue nationale de hockey a lieu dans le Mellon Arena. Mario Lemieux et Paul Coffey, tous deux joueurs des Penguins, sont sélectionnés sur la première ligne de la conférence Wales. Lemieux finit même, devant son public, meilleur joueur du match avec 4 buts et égale par la même occasion le record de buts inscrits au cours d’un match des Étoiles – record détenu jusque là par Wayne Gretzky[154].
Au début de la saison 2006-07, les Penguins sont à la recherche de solutions pour construire une nouvelle salle moins onéreuse et plus moderne. Après plusieurs déconvenues, le 3 janvier 2007, une délégation de personnalités des Penguins, dont Mario Lemieux, se rend à Kansas City (Missouri) qui est en train de construire une nouvelle patinoire et serait prêt à accueillir la franchise. Finalement, le dénouement se joue le 13 mars 2007 : la nouvelle est rendue publique par le gouverneur de l'État, Ed Rendell, le maire de Pittsburgh, Luke Ravenstahl, ainsi que les dirigeants de la franchise : les Penguins vont rester à Pittsburgh pour au moins encore 30 ans avec un projet de construction d'un nouvel aréna (Consol Energy Center), dans le même quartier que le Mellon Arena[155].
Le dernier match de l'histoire des Penguins au Mellon Arena est joué contre les Canadiens de Montréal lors du septième match de la deuxième ronde des séries éliminatoires de la saison 2009-2010. Les Penguins, champions en titre de la Coupe Stanley, sont éliminés en perdant ce match par la marque de 5 à 2. Les Canadiens étaient également les premiers adversaires de l'histoire des Penguins au Mellon Arena et avaient également remportés le match.
La nouvelle patinoire des Penguins coûte 290 millions de dollars et est co-financé par plusieurs partis dont les Penguins de Pittsburgh. Le 22 mars 2008, la démolition de l'ancien hôpital St. Francis Central est réalisée. Cette démolition entre dans l'ensemble des démolitions réalisées sur le futur emplacement de la patinoire des Penguins. En décembre 2008, la salle est officiellement nommée Consol Energy Center suite à l'achat des droits par la société CONSOL Energy pour 21 ans[156].
La nouvelle salle peut accueillir 18 087 personnes avec 267 suites de luxes et des espaces dédiés aux joueurs vedettes de l'histoire de la franchise. Ainsi, à l'occasion de la fin de la construction, l'équipe dévoile une liste des quinze meilleurs joueurs de l'histoire de la franchise, selon le vote des fans mais également des officiels et journalistes. Un espace interactif est dédié à ces joueurs dans une salle du Consol Energy Center mais également aux plus belles rencontres des Penguins et aux trois victoires de l'histoire de la franchise[157]. Le jour de son anniversaire, le 5 octobre 2010, Mario Lemieux dévoile une mosaïque réalisée avec 21 000 photographies de fans et d'ouvriers de la construction de la patinoire. Cette mosaïque représente un montage de six photographies de Lemieux entre ses débuts et la victoire en 2009. Chacun des emplacements de photographies de fans coûte 66 dollars, les fonds récoltés étant versés à la Fondation Mario Lemieux. Les ouvriers et personnes ayant travaillé sur la construction du complexe sont tous en photographie et constituent la bordure du montage[158].
La première rencontre officielle de la LNH disputée le Consol Energy Center a lieu au cours de la saison 2010-11, le 7 octobre 2010, contre les Flyers de Philadelphie. Ces derniers l'emportent 3-2 alors que le premier but est inscrit par Daniel Brière, des Flyers, en supériorité numérique au bout de 2 minutes 51 de la deuxième période ; il trompe la vigilance du gardien Marc-André Fleury sur une passe de Mike Richards. Le premier match que joue les Penguins dans leur nouvelle patinoire est un match préparatoire de la saison. Ils jouent alors le 22 septembre contre les Red Wings de Détroit et l'emportent 5-1. Mike Comrie inscrit le premier but de la rencontre[159].
Comme toute équipe professionnelle américaine, les Penguins ont eu différentes mascottes au cours de leur histoire.
La première mascotte date de la deuxième saison des Pens. Il s'agissait d'un vrai manchot né en Équateur et se nommant Pete. Il fait son apparition lors d'un match contre les Bruins de Boston le 21 février octobre 1968[160]. Pete est mort un mois plus tard d'une pneumonie. En effet, les gens du Civic Arena pensaient qu’il aimerait avoir de la chaleur et donc avait fait en sorte qu'il n’ait pas froid[7]. Peu de temps après, un second manchot fit son apparition et il est appelé ‘Re-Pete’[7]. Cette seconde mascotte aura survécu jusqu’à la saison 1971-1972[160].
Depuis le début de la saison 1993-94, Iceburgh s’occupe d'animer les pauses du match dans la patinoire des Pens. Iceburgh a fait une apparition dans Mort subite, le film avec Jean-Claude Van Damme de 1995 sous le nom de Icey[160].
La ville des Pittsburgh possède un passé de ville d’aciérie et les fans sont aujourd'hui nombreux à suivre les performances de l’équipe. Cela n'a pas toujours été le cas, ainsi lors de la deuxième saison, l’affluence moyenne est de 6 008 personnes par match alors que la patinoire peut en accueillir le double[161]. Depuis l’affluence n’a cessé d'augmenter et depuis 2006, le Mellon Arena est régulièrement au maximum de sa capacité.
Le 17 janvier 2007, la direction des Penguins fait même écrire un message de remerciement pour les fans des Penguins et leur assiduité. En effet, depuis le début de la saison 2006-2007, le taux de remplissage de la patinoire est de 95 % en 23 matchs et la saison d'avant, la moyenne de remplissage est de 94 % sur l'année. De plus, depuis le début de la saison, quatorze matchs se sont déroulés à guichets fermés contre douze sur la saison précédente[162]. À la fin de la saison, le total de matchs joués à guichet fermé s'élève à trente pour une moyenne de remplissage de 16 425 spectateurs par matchs[163].
À la fin de la saison 2009-2010, les Penguins jouent leurs derniers matchs dans la patinoire de la Mellon Arena. Ils totalisent au final une série de matchs à guichets fermés qui dure depuis le 14 février 2007, soit un total de 166 matchs consécutifs, matchs des saisons régulières et des séries confondus[164].
Le tableau ci-dessous présente le taux de remplissage du Mellon Arena. La moyenne pour une année peut être supérieure à la capacité de la salle car cette dernière possède un certain nombre de places fixes (colonne capacité) mais quelques places supplémentaires sont disponibles[165],[166].
| Saison | Capacité | Saison régulière | Séries éliminatoires | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| PJ | GF | Total | Moy | PJ | GF | Total | Moy | ||||
| 1967-68 | 12 580 | 37 | 0 | 274 049 | 7 407 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1968-69 | 12 580 | 38 | 0 | 228 285 | 6 008 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1969-70 | 12 580 | 38 | 0 | 265 936 | 6 998 | 5 | 2 | 53 592 | 10 718 | ||
| 1970-71 | 12 580 | 39 | 3 | 377 182 | 9 671 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1971-72 | 12 580 | 39 | 5 | 375 711 | 9 634 | 2 | 1 | 25 515 | 12 758 | ||
| 1972-73 | 12 866 | 39 | 7 | 436 601 | 11 195 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1973-74 | 13 431 | 39 | 4 | 396 197 | 10 159 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1974-75 | 13 404 | 40 | 11 | 448 977 | 11 224 | 5 | 4 | 66 833 | 13 367 | ||
| 1975-76 | 16 402 | 40 | 0 | 458 198 | 11 455 | 1 | 0 | 13 626 | 13 626 | ||
| 1976-77 | 16 404 | 40 | 1 | 401 580 | 10 040 | 2 | 0 | 25 961 | 12 984 | ||
| 1977-78 | 16 033 | 40 | 2 | 421 933 | 10 548 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1978-79 | 16 033 | 40 | 3 | 457 209 | 11 430 | 3 | 2 | 45 702 | 15 234 | ||
| 1979-80 | 16 033 | 40 | 2 | 425 156 | 10 653 | 2 | 0 | 26 901 | 13 451 | ||
| 1980-81 | 16 033 | 40 | 0 | 413 407 | 10 335 | 2 | 0 | 26 688 | 13 344 | ||
| 1981-82 | 16 033 | 40 | 5 | 451 965 | 11 299 | 2 | 0 | 25 457 | 12 729 | ||
| 1982-83 | 16 033 | 40 | 1 | 336 300 | 8 408 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1983-84 | 16 033 | 40 | 0 | 273 550 | 6 839 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1984-85 | 16 033 | 40 | 4 | 400 711 | 10 018 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1985-86 | 16 033 | 40 | 13 | 503 020 | 12 576 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1986-87 | 16 033 | 40 | 26 | 598 614 | 14 965 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1987-88 | 16 168 | 40 | 26 | 606 638 | 15 166 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1988-89 | 16 025 | 40 | 34 | 629 345 | 15 734 | 6 | 6 | 96 150 | 16 025 | ||
| 1989-90 | 16 015 | 40 | 34 | 640 700 | 16 018 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 1990-91 | 16 164 | 40 | 28 | 637 072 | 15 927 | 13 | 13 | 210 132 | 16 164 | ||
| 1991-92 | 16 164 | 40 | 32 | 639 736 | 15 993 | 10 | 10 | 161 640 | 16 164 | ||
| 1992-93 | 16 164 | 41 | 30 | 660 290 | 16 105 | 8 | 8 | 129 312 | 16 164 | ||
| 1993-94 | 17 537 | 41 | 11 | 685 589 | 16 714 | 3 | 0 | 46 412 | 15 471 | ||
| 1994-95 | 17 181 | 24 | 9 | 386 599 | 16 108 | 7 | 2 | 114 894 | 16 413 | ||
| 1995-96 | 17 181 | 41 | 20 | 665 790 | 16 239 | 10 | 9 | 171 597 | 17 159 | ||
| 1996-97 | 17 181 | 41 | 21 | 684 346 | 16 691 | 2 | 2 | 34 710 | 17 355 | ||
| 1997-98 | 16 958 | 41 | 7 | 617 815 | 15 069 | 3 | 1 | 48 437 | 16 146 | ||
| 1998-99 | 16 958 | 41 | 5 | 607 822 | 14 825 | 6 | 4 | 99 787 | 16 631 | ||
| 1999-00 | 16 958 | 41 | 13 | 636 199 | 15 517 | 5 | 4 | 84 924 | 16 984 | ||
| 2000-01 | 16 958 | 40 | 26 | 655 926 | 16 398 | 8 | 8 | 137 184 | 17 148 | ||
| 2001-02 | 16 958 | 41 | 18 | 641 641 | 15 650 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 2002-03 | 16 958 | 41 | 8 | 604 749 | 14 749 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 2003-04 | 16 958 | 41 | 1 | 486 961 | 11 877 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 2004-05 | 16 940 | Saison annulée | Saison annulée | ||||||||
| 2005-06 | 16 940 | 41 | 12 | 647 975 | 15 804 | Non qualifié pour les séries | |||||
| 2006-07 | 16 940 | 41 | 30 | 673 395 | 16 424 | 2 | 2 | 34 264 | 17 132 | ||
| 2007-08 | 16 940 | 41 | 41 | 700 137 | 17 076 | 11 | 11 | 188 452 | 17 132 | ||
| 2008-09 | 16 940 | 40[Note 10] | 40 | 682 298 | 17 058 | 11 | 11 | 188 452 | 17 132 | ||
| 2009-10 | 16 940 | 41 | 41 | 700 211 | 17 078 | 7 | 7 | 119 224 | 17 132 | ||
Voici la liste des joueurs actuels des Penguins de Pittsburgh classés par poste. Cet effectif peut varier au cours de la saison selon les blessures des joueurs et des renforts possibles venant des franchises associées[167].
Cette section présente les joueurs importants dans l’histoire des Penguins qui ont acquis une des plus belles récompense dans la LNH, l’accès au Temple de la renommée du hockey. Pour être admis au Temple de la renommée, le dossier de chaque pétitionnaire devra passer devant dix-huit membres du comité et recevoir au moins les trois-quarts des votes (quinze membres) [168]. Chaque année, sont admis au maximum :
Pour les joueurs, l’arbitre ou juge de ligne, la personne doit avoir pris sa retraite de sa carrière en glace depuis au moins trois ans. Dans le passé, il y a eu des exceptions pour les joueurs dotés d’un talent exceptionnel qui, selon le comité, méritaient d’être intronisés avant les trois années règlementaires. Cela a été le cas pour une dizaine de joueurs dont Mario Lemieux [169],[Note 12].
| Année | Nom | Commentaire |
|---|---|---|
| 1978 | Andy Bathgate | Il fait partie de la première équipe des Penguins et finit meilleur pointeur de l’équipe [170],[171] |
| 1991 | Scotty Bowman | Entraîneur des Penguins de Pittsburgh 1991-92, vainqueurs de la Coupe Stanley[172] |
| 1992 | Bob Johnson | Entraîneur des Penguins de Pittsburgh 1990-91, vainqueurs de la Coupe Stanley[173] |
| 1997 | Mario Lemieux | Joueur, capitaine et propriétaire de l’équipe pendant des années[174] |
| 1997 | Bryan Trottier | Il fait partie des deux équipes des Penguins championnes en 1991 et 1992 |
| 2000 | Joe Mullen | Il joue pendant six saisons avec les Penguins dont les deux saisons des Coupes Stanley[175] |
| 2001 | Mike Lange | Commentateur pour l’équipe depuis 1975 [176] |
| 2001 | Craig Patrick | Directeur-général de 1990 à 2006 Entraîneur en 1989-90 et 1996-97[177] |
| 2004 | Larry Murphy | Il aura joué cinq saisons avec les Penguins dont les deux saisons des titres de la Coupe Stanley[178] |
| 2004 | Paul Coffey | Coffey aura joué cinq saisons avec les Penguins dont celle du titre de 1991. Pour le titre de 1992, il quitte l’équipe en cours de saison [179],[180] |
| 2007 | Ron Francis | Remporte les deux Coupes Stanley avec les Penguins. Il passe huit saisons avec les Penguins et en est leur capitaine pour la saison 1994-95[181] |
En plus du numéro 99 retiré en l'honneur de Wayne Gretzky suite à sa retraite en 1999 pour toutes les équipes de la LNH, les Penguins ont retiré deux numéros depuis leur création[14],[182] :
À l'occasion de la fin de la construction de la nouvelle patinoire des Penguins en août 2010, l'équipe dévoile une liste des quinze meilleurs joueurs de l'histoire de la franchise, selon le vote des fans mais également des officiels et journalistes. Un espace interactif est dédié à ces joueurs dans une salle du Consol Energy Center mais également aux plus belles rencontres des Penguins et aux trois victoires de l'histoire de la franchise[157]. La liste des joueurs est la suivante :
Cinq joueurs de plus font partie d'une section « mention honorable » :
Des bâtisseurs de l'équipe sont également mis en avant par cette section du complexe[185] :
En mai 2007, le poste de capitaine est proposé à Sidney Crosby[186].
| Période | Nom du (ou des) joueur(s) |
|---|---|
| 1967-68 | Ab McDonald |
| 1968-69 | Earl Ingarfield |
| 1969 à 1973 | Pas de capitaine |
| 1973 à 1977 | Ron Schock |
| 1977-78 | Jean Pronovost |
| 1978 à 1981 | Orest Kindrachuk |
| 1981 à 1984 | Randy Carlyle |
| 1984 à 86 | Mike Bullard |
| 1986-87 | Mike Bullard et Terry Ruskowski |
| 1987-88 | Dan Frawley et Mario Lemieux |
| 1988 à 1990 | Mario Lemieux |
| 1990-91 | Mario Lemieux, Paul Coffey, John Cullen et Randy Hillier |
| 1991 à 1994 | Mario Lemieux |
| 1994-95 | Ron Francis |
| 1995 à 1997 | Mario Lemieux |
| 1997-98 | Ron Francis |
| 1998 à 2000 | Jaromír Jágr |
| 2000-01 | Jaromír Jágr et Martin Straka |
| 2001 à janvier 2006 | Mario Lemieux et Steve McKenna[Note 13] |
| janvier 2006 à 2007 | Pas de capitaine[Note 14] |
| Depuis 2007 | Sidney Crosby |
Chaque année et depuis 1963, les joueurs des ligues juniors ont la possibilité de signer des contrats avec les franchises de la LNH. Cette section présente par année le choix de première ronde de repêchage des Penguins ainsi que l'équipe mineure dans laquelle ce joueur évoluait la saison précédant le repêchage[188]. Si certaines années, les Penguins ont eu plusieurs choix de première ronde, seul le premier des joueurs choisis est indiqué. Au contraire, si les Penguins n'ont choisi leur premier joueur qu'après la première ronde, rien n'est indiqué.
Cette section présente les différents records de la franchise. Le tableau concerne les meilleurs pointeurs de l’histoire de la franchise et les points comptabilisés ne concernent que les points inscrits sous le maillot des Penguins [189].
| Joueur | PJ | B | A | Pts |
|---|---|---|---|---|
| Mario Lemieux | 915 | 690 | 1 033 | 1 723 |
| Jaromír Jágr | 806 | 439 | 640 | 1 079 |
| Rick Kehoe | 722 | 312 | 324 | 636 |
| Ron Francis | 533 | 144 | 449 | 613 |
| Jean Pronovost | 753 | 316 | 287 | 603 |
| Sidney Crosby | 420 | 217 | 367 | 584 |
| Kevin Stevens | 522 | 260 | 295 | 555 |
| Sylvanus Apps, Jr. | 495 | 151 | 349 | 500 |
| Evgeni Malkin | 394 | 184 | 292 | 476 |
| Martin Straka | 560 | 165 | 277 | 442 |
| Paul Coffey | 331 | 108 | 332 | 440 |
| Joueur | Poste | PJ | B | A | Pts | Pts/PJ |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mario Lemieux | C | 107 | 76 | 96 | 172 | 1,61 |
| Jaromír Jágr | AD | 140 | 65 | 82 | 147 | 1,05 |
Les records de l’équipe pour une seule saison sont listés ci-dessous [190],[191]:
Saison régulière
Fait unique
Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.
Les Penguins ont eu vingt entraîneurs différents[193] depuis leur première saison. Ken Schinkel, Craig Patrick et Eddie Johnston ont été à deux reprises entraîneurs de la franchise.
Les défaites en prolongation (colonne Pr) ne sont comptabilisées uniquement depuis la saison LNH 1998-1999.
Bob Johnson, Scotty Bowman et Dan Bylsma sont les trois entraîneurs ayant amené la franchise à la victoire en finale de la Coupe Stanley. Bob Johnson doit laisser sa place à Scotty Bowman peu de temps après le titre en raison d’une tumeur du cerveau. Suite à son décès, sa phrase mythique de 1991 et de la victoire - It’s a great day for hockey! (c’est un grand jour pour le hockey) - est inscrite pour la fin de la saison LNH 1991-1992 sous la glace du Mellon Arena.
| No | Nom | Dates | PJ | V | D | N | Pr. | %V | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||||||||
| 1 | George « Red » Sullivan | 6 juin 1967 | 31 mars 1969 | 150 | 47 | 79 | 24 | 39,3 % | |
| 2 | Red Kelly | 2 juillet 1969 | 13 janvier 1973 | 274 | 90 | 132 | 52 | 42,3 % | |
| 3 | Ken Schinkel | 13 janvier 1973 | 6 février 1974 | 86 | 29 | 49 | 8 | 38,4 % | |
| 4 | Marc Boileau | 6 février 1974 | 17 janvier 1976 | 151 | 66 | 61 | 24 | 51,7 % | |
| 5 | Ken Schinkel | 17 janvier 1976 | 19 mai 1977 | 117 | 54 | 43 | 20 | 54,7 % | |
| 6 | Johnny Wilson | 13 juin 1977 | 8 mai 1980 | 240 | 91 | 105 | 44 | 47,1 % | |
| 7 | Eddie Johnston | 15 juillet 1980 | 20 juillet 1983 | 240 | 79 | 126 | 45 | 40,2 % | |
| 8 | Lou Angotti | 20 juillet 1983 | 4 juin 1984 | 80 | 16 | 58 | 6 | 28,3 % | |
| 9 | Bob Berry | 4 juin 1984 | 13 avril 1987 | 240 | 88 | 127 | 25 | 41,9 % | |
| 10 | Pierre Creamer | 4 juin 1987 | 14 juin 1988 | 80 | 36 | 35 | 9 | 50,6 % | |
| 11 | Gene Ubriaco | 28 juin 1988 | 5 décembre 1989 | 106 | 50 | 47 | 9 | 51,4 % | |
| 12 | Craig Patrick | 5 décembre 1989 | 12 juin 1990 | 54 | 22 | 26 | 6 | 46,2 % | |
| 13 | Bob Johnson | 12 juin 1990 | 1er octobre 1991 | 80 | 41 | 33 | 6 | 55 % | |
| 14 | Scotty Bowman | 1er octobre 1991 | 28 mai 1993 | 164 | 95 | 53 | 16 | 62,8 % | |
| 15 | Eddie Johnston | 22 juin 1993 | 3 mars 1997 | 276 | 153 | 98 | 25 | 59,9 % | |
| 16 | Craig Patrick | 3 mars 1997 | 26 avril 1997 | 20 | 7 | 10 | 3 | 42 % | |
| 17 | Kevin Constantine | 14 juin 1997 | 9 décembre 1999 | 189 | 86 | 67 | 35 | 4 | 51 % |
| 18 | Herb Brooks | 9 décembre 1999 | 9 mai 2000 | 57 | 29 | 24 | 5 | 2 | 57 % |
| 19 | Ivan Hlinka | 21 juin 2000 | 14 octobre 2001 | 86 | 42 | 32 | 9 | 3 | 55,8 % |
| 20 | Rick Kehoe | 14 octobre 2001 | 15 avril 2003 | 160 | 55 | 81 | 14 | 0 | 41,9 % |
| 21 | Ed Olczyk | 11 juin 2003 | 15 décembre 2005 | 113 | 31 | 64 | 14 | 4 | 27 % |
| 22 | Michel Therrien | 15 décembre 2005 | 15 février 2009 | 272 | 135 | 105 | - | 27 | 50,2 % |
| 23 | Dan Bylsma | 15 février 2009 | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| no | Nom | Dates | PJ | V | D | N | Pr | %V | |
En gras sont marqués les entraîneurs ayant gagné la Coupe Stanley
La majeure partie des trophées et honneurs récoltés par des Penguins l’ont été par Mario Lemieux ou Jaromír Jágr[194].
Comme de nombreuses équipes de la LNH, les Penguins possèdent leurs propres trophées internes (meilleur joueur, meilleur espoir, …) mais également leur propre « temple de la renommée ». Les anciens joueurs des Penguins faisant partie de ce temple de la renommée sont[195] :
Ce temple de la renommée inclut également des personnes ayant gravité autour du monde des Penguins sans être pour autant un joueur de l'équipe :
Depuis le début de la franchise, différents propriétaires se sont succédé[196] :
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