Le point de Gräfenberg ou zone de Gräfenberg, communément appelé le « point G », est présenté pour la première fois par le Dr. Patrick Dao, Alice Ladas et Beverly Whipple dans leur ouvrage "Le Point G[1]" publié en 1982. Cet ouvrage présente une zone dans le vagin répondant à la stimulation directe pour provoquer un orgasme chez certaines femmes. Le nom « point G » a été utilisé par les auteurs du livre en référence au nom du sexologue allemand Ernest Gräfenberg qui le premier considéra la sensibilité érotique de cette zone en 1950[2],[3].
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En fait, dans ces travaux de 1950, Gräfenberg ne mentionne pas l'existence d'une zone vaginale orgasmique précise. Sa publication note simplement le comportement sexuel déviant de certaines patientes qui s'introduisent des aiguilles à chapeau dans l'urètre pour se procurer des orgasmes. Il pense que l'urètre pourrait être une zone érogène occasionnelle mais ne pense pas à une zone orgasmique commune à toutes les femmes.
Depuis le livre de 1982, la zone décrite est longtemps restée hypothétique pour le corps médical. De nos jours, l'existence du point G est largement considérée comme une évidence par le public, par la plupart des sexologues[4], ainsi que par les chirurgiens esthétiques qui pratiquent couramment une opération permettant d'augmenter le volume du point G [5].
À noter qu'en 2011, les observations médicales restent anecdotiques et les études de cas faites sur la base d'un petit nombre de sujets sont rarement soutenues par des études anatomiques et biochimiques[6].
Une étude[7] menée en France sur dix femmes[8]a montré que l'amplification chirurgicale du point G chez des femmes se plaignant de dysfonction sexuelle féminine (DSF) augmentait leur nombre d'orgasmes de 40 à 50 %, avec une satisfaction de 70 % des patientes.
Les chirurgiens effectuant une telle opération expliquent les résultats obtenus comme une régénération de la prostate féminine. Certaines études récentes[9],[10] assimilent le « point G » à la structure interne du clitoris stimulé indirectement lors de la pénétration vaginale[11]
Les structures connexes seraient le sphincter urétral[12], les glandes de Skene[13] et le fascia d'Halban. Ces deux dernières structures, et surtout le fascia d'Halban, pourraient correspondre à une zone érogène[14].
Une première mondiale réalisée en 2010 (échographies complètes et en 3D d’un coït) par Odile Buisson (gynécologue-obstétricien, spécialisée en échographie gynécologique) et Pierre Foldes, permet de repérer le point G, plus précisément une zone correspondant au corps du clitoris qui se moule sur la partie postérieure du vagin et du pénis lors de la pénétration. Cette étude montre également la turgescence des bulbes vestibulaires entourant l'entrée du vagin[15]
Ainsi, les structures intravaginales pouvant correspondre à une zone érogène ne sont pas connues avec précision et pourraient provenir soit :
En l'absence d'études concordantes sur l'importance relative de ces différentes possibilités de l'érogénéité du vagin et du point G, il est difficile de conclure. La seule certitude est que le vagin possède des zones, le plus souvent sur sa paroi antérieure, dont la stimulation tactile est intensément érogène et peut conduire à l'orgasme[16].
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Le point G féminin, ou point de Gräfenberg, est une zone située dans la paroi antérieure du vagin à 1 - 4 cm de profondeur. Il a la forme d'une petite boule palpable de moins d'un centimètre de diamètre qui augmente de taille lors d'une stimulation[17]. La grosseur de cette zone varie considérablement d'une femme à l'autre sans avoir d'influence sur la qualité des sensations. Pour certaines, l'ensemble de la paroi antérieure serait sensible mais il s'agit-là d'un manque de précision dans la situation anatomique confondant le point G avec la partie interne du clitoris cité dans l'article de Andrée Matteau.
Le point G a la capacité de réagir en se gonflant quand il est stimulé avec un doigt ou avec le pénis.[réf. nécessaire] La stimulation de cette zone peut chez certaines femmes provoquer des sensations intenses et favoriser la montée de l'excitation sexuelle.
Certaines positions sexuelles permettent une stimulation directe de cette zone en particulier si l'homme est derrière la femme lors du coït ou si, dans la position du missionnaire, elle pose ses jambes sur ses épaules. L'attention et le savoir-faire du partenaire sont cependant plus déterminants qu'une position particulière. Chez certaines femmes, la stimulation de ce point G conduit parfois à des éjaculations féminines[18].
Le point G est plus ou moins individualisé selon les femmes. Pour une minorité, il semblerait que la paroi postérieure du vagin soit également réceptive aux stimulations.
À ce jour aucune étude anatomique n'a été réalisée à ce sujet. Cependant, par analogie avec la zone prostatique féminine équivalente, il est de plus en plus courant chez les sexologues de nommer la zone de la prostate masculine accessible au toucher « point G masculin » (parfois appelé point P). Il est situé près de l’urètre et de la prostate, à l’intérieur du rectum, sur la paroi antérieure, celle qui sépare le corps de la verge de l’anus.[réf. nécessaire]
Certaines études sexologiques[Qui ?] démontrent que la stimulation directe de cette zone peut procurer une forme d'orgasme différent de l'orgasme pénien[19][réf. insuffisante].
La notion de point G devient populaire en 1981 avec la publication aux États-Unis de The G-Spot and other discoveries about human sexuality, d'Alice Ladas, Beverly Whipple, et John Perry. Shere Hite en parle dans la préface de son rapport : The Hite Report: A Nationwide Study on Female Sexuality.
Une bande dessinée, L'amour propre ne le reste jamais très longtemps de Martin Veyron, met en scène les aventures d'un homme à la découverte du point G féminin.
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