Politique du Maroc
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| Maroc | |
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| Cet article fait partie de la série sur la politique du Maroc, sous-série sur la politique. |
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Pouvoir exécutif
Pouvoir législatif
Autres
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La politique du Maroc s'inscrit dans une monarchie constitutionnelle dotée d'un parlement élu.
Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par le gouvernement et les deux chambres du parlement, la Chambre des représentants et la Chambre des conseillers. La Constitution marocaine prévoit une monarchie parlementaire et un ordre judiciaire indépendant.
Le 9 mars 2011, le roi Mohammed VI annonce une réforme de la Constitution, qui sera soumise à référendum, visant à renforcer du pluralisme, des droits de l'homme et des libertés individuelles, ainsi que réduire ses pouvoirs au profit d'un chef du gouvernement élu par le Parlement et non plus nommé par lui[1].
Sommaire |
| Fonction | Nom | Depuis |
|---|---|---|
| Roi | Mohammed VI | 23 juillet 1999 |
| Chef du gouvernement | Abdelilah Benkirane | 29 novembre 2011 |
Le roi est le chef politique suprême. Il préside le Conseil des ministres ; nomme les membres du gouvernement tenant compte des recommandations du Premier ministre ; et peut renvoyer n'importe quel ministre, dissoudre le Parlement, suspendre la constitution, appeler pour de nouvelles élections, ou diriger par dahir (décret royal). Le roi est le chef des armées et chef religieux du pays ("le Défenseur de la foi").
Après la mort de son père Mohammed V, le roi Hassan II hérita du trône en 1961. Il régna pendant les 38 années suivantes jusqu'à sa mort en 1999. Son premier fils, Mohammed VI, héritier du trône prit sa suite.
En février 1998, le roi Hassan II nomme comme Premier ministre Abderrahman El Yousoufi, le leader socialiste de l'opposition. Celui-ci forme le premier gouvernement tiré principalement des partis d'opposition depuis plusieurs décennies. Des partis socialistes, centriste de gauche, et nationalistes sont inclus et cette majorité reste jusqu'aux élections de septembre 2002. Le nouveau roi Mohammed VI, alors, nomme Driss Jettou, ancien ministre de l'Intérieur du précédent gouvernement mais membre d'aucun parti pour former une nouvelle coalition qui comprend six partis politiques : l’USFP et l'Istiqlal qui se taillent la part du lion, avec huit portefeuilles chacun, le RNI (6 portefeuilles), le MP (3), le PPS (2) et le MNP (2). Le (PJD), malgré leurs succès électoraux, restent dans l'opposition. Suite aux élections législatives de 2007, le parti de l'Istiqlal, premier dans le scrutin avec 52 siège, forme le gouvernement avec les partis de la Koutla, le Rassemblement national des indépendants et le Mouvement populaire.
Le 25 novembre 2011, le Parti de la justice et du développement, positionné dans l'opposition depuis sa création en 1998, gagne les élections législatives de 2011 (107 sièges), ce qui lui permet de constituer le nouveau gouvernement, en s'alliant à l'Istiqlal (60 sièges), le Mouvement populaire (32 sièges) et le parti du progrès et du socialisme (18 sièges).
Le chef du gouvernement est chargé de diriger le gouvernement et de coordonner l'activité des différents ministres. En cas de besoin, il lui faut arbitrer les divergences de vues qui peuvent apparaître entre les ministres à propos de l'interprétation des grandes lignes de la politique gouvernementale ou de ses modalités de mise en œuvre.
Le chef du gouvernement exerce le pouvoir réglementaire, pouvoir réglementaire d'exécution des lois et pouvoirs réglementaires autonomes ; les décrets du chef du gouvernement sont contresignés par les ministres chargés de leur exécution. Le chef du gouvernement contresigne les dahirs pris par le roi en matière administrative.
Le chef du gouvernement peut également prendre des décrets-lois soit il y est habilité par la Chambre des représentants pour un objectif déterminé et pendant une durée limitée. Le chef du gouvernement peut déléguer des pouvoirs.
La liste des ministres et des secrétaires d'États formant l'actuel gouvernement du Maroc est la suivante :
| Portefeuille | Nom | Parti politique | |
|---|---|---|---|
| Chef du gouvernement | Abdelilah Benkirane | PJD | |
| Ministre d'État | Abdellah Baha | PJD | |
| Ministres | |||
| Ministre de l'Intérieur | Mohand Laenser | MP | |
| Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération | Saâdeddine El Othmani | PJD | |
| Ministre de la Justice et des Libertés | El Mostafa Ramid | PJD | |
| Ministre des Habous et des Affaires islamiques | Ahmed Toufiq | Indépendant | |
| Secrétaire général du gouvernement | Driss Dahak | Indépendant | |
| Ministre de l'Économie et des Finances | Nizar Baraka | PI | |
| Ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Politique de la ville | Mohamed Nabil Benabdallah | PPS | |
| Ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime | Aziz Akhannouch | Indépendant | |
| Ministre de l'Éducation nationale | Mohamed El Ouafa | PI | |
| Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres | Lahcen Daoudi | PJD | |
| Ministre de la Jeunesse et des Sports | Mohammed Ouzzine | MP | |
| Ministre de l'Équipement et du Transport | Abdelaziz Rabbah | PJD | |
| Ministre de la Santé | Houcine El Ouardi | PPS | |
| Ministre de la Communication Porte-parole du gouvernement |
Mustapha El Khalfi | PJD | |
| Ministre de l'Énergie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement | Fouad Douiri | PI | |
| Ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle | Abdelouahed Souhail | PPS | |
| Ministre de l'industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies | Abdelkader Amara | PJD | |
| Ministre du Tourisme | Lahcen Haddad | MP | |
| Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social | Bassima Hakkaoui | PJD | |
| Ministre de la Culture | Mohamed Amine Sbihi | PPS | |
| Ministre de l'Artisanat | Abdessamad Qaiouh | PI | |
| Ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile | El Habib Choubani | PJD | |
| Ministres délégués | |||
| Chargé de l'Administration de la défense nationale Auprès du Chef du gouvernement |
Abdellatif Loudiyi | Indépendant | |
| Chargé des Marocains résidant à l'étranger Auprès du Chef du gouvernement |
Abdellatif Maâzouz | PI | |
| Auprès du ministre de l'Intérieur | Charki Draiss | Indépendant | |
| Auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération | Youssef Amrani | PI[2] | |
| Chargé des Affaires générales et de la Gouvernance Auprès du Chef du gouvernement |
Mohamed Najib Boulif | PJD | |
| Chargé de la Fonction publique et de la Modernisation de l'administration Auprès du Chef du gouvernement |
Abdelâdim El Guerrouj | MP | |
| Chargé du Budget Auprès du ministre de l'Économie et des Finances |
Idriss Azami Al Idrissi | PJD | |
Depuis la réforme constitutionnelle de 1996, le pouvoir législatif, détenu par le Parlement est bicaméral et est donc composé de deux chambres :
Elle comporte 325 membres élus tous les 5 ans au suffrage universel direct à la proportionnelle sur des listes locales (295 députés) et nationales (30 députés que les partis politiques essaient de réserver aux femmes). L'âge requis pour voter est de 18 ans tandis que celui pour être élu est de 23 ans.
Les dernières élections ont eu lieu le 25 novembre 2011. Elles ont été remportées par le PJD (Parti de la Justice et du Développement), faisant du secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, le nouveau chef de gouvernement.
La Chambre des conseillers comporte 270 membres dont le mandat est de 6 ans maximum. La moitié est renouvelée tous les trois ans. Les trois cinquièmes (162 sièges) des conseillers sont élus par des élus régionaux, 91 sont élus par des chambres professionnelles et 27 par des salariés. Son actuel président est Mohamed Cheikh Biadillah, membre du PAM.
L'âge requis pour être élu est de 30 ans. Les dernières élections ont eu lieu le 13 janvier 2009.
Les pouvoirs du Parlement, bien que limités, ont été augmentés après les révisions constitutionnelles de 1992 et 1996. Il peut maintenant voter le budget, faire des propositions de lois, poser des questions aux ministres, et établir des commissions d'enquêtes pour étudier les actions du gouvernement. La Chambre des représentants du Parlement peut dissoudre le gouvernement par une motion de censure.
Il existe 2 grandes entités politiques au Maroc depuis son indépendance en 1956. Il s'agit du parti de l'Istiqlal (en français l'indépendance), parti fondé durant la lutte pour l'indépendance du Maroc vis-à-vis de la France, et de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), le parti d'opposition par excellence durant le règne de Hassan II.
Le parti de la justice et du développement (PJD), mouvement ayant une idéologie politique à tendance islamiste, est en train de devenir une force majeure de l'échiquier politique marocain, grâce à ses scores de plus en plus élevés lors des différents scrutins. C'est d'ailleurs lui qui a remporté les dernières élections législatives de novembre 2011, et cette victoire a fait de son leader, Abdelilah Benkirane, le nouveau chef de gouvernement.
Les résultats définitifs des élections du 25 novembre 2011 ont été annoncés le soir du 27 novembre 2011 par le ministre de l'Intérieur Taib Cherkaoui[3], le taux de participation a enregistré une légère hausse, s'établissant à 45,40 % alors que celui-ci s'était constamment réduit depuis les législatives de 1984 (67 % en 1984, 62 % en 1993, 58 % en 1997, 50 % en 2002 et 37 % en 2007).
| Rang | Parti | % | Sièges | Évolution (Législatives 2007) |
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|---|---|---|---|---|---|
| 1e | Parti de la justice et du développement (PJD) | 27,08 % | 107 | ||
| 2e | Parti de l'Istiqlal (PI) | 15,19 % | 60 | ||
| 3e | Rassemblement national des indépendants (RNI) | 13,16 % | 52 | ||
| 4e | Parti authenticité et modernité (PAM) | 11,90 % | 47 | ||
| 5e | Union socialiste des forces populaires (USFP) | 9.87 % | 39 | ||
| 6e | Mouvement populaire (MP) | 8,10 % | 32 | ||
| 7e | Union constitutionnelle (UC) | 5,82 % | 23 | ||
| 8e | Parti du progrès et du socialisme (PPS) | 4,55 % | 18 | ||
| 9e | Parti travailliste (PT) | 1 % | 4 | ||
| 10e | Parti du renouveau et de l'équité (PRE) | 0,50 % | 2 | ||
| 10e | Mouvement démocratique et social (MDS) | 0,50 % | 2 | ||
| 10e | Parti de l'environnement et du développement durable (PEDD) | 0,50 % | 2 | ||
| 10e | Parti Al Ahd Ad Dimocrati (AHD) | 0,50 % | 2 | ||
| 14e | Front des forces démocratiques (FFD) | 0,25 % | 1 | ||
| 14e | Parti de l'action (PA) | 0,25 % | 1 | ||
| 14e | Parti unité et démocratie (PUD) | 0,25 % | 1 | ||
| 14e | Parti de la liberté et de la justice sociale (PLJS) | 0,25 % | 1 | ||
| 14e | Parti de la gauche verte (PGV) | 0,25 % | 1 | ||
| -- | Total (taux de participation 45,40 %) | 100 % | 395 | -- |
Il est détenu par la cour suprême, dont les juges sont nommés par le roi. Le gouvernement de Youssoufi a tenté de mettre en application un programme de réformes pour développer une plus grande indépendance et impartialité de celle-ci.
Le cabinet est composé du roi Mohammed VI et de ses conseillers.
Depuis que Hassan II a tourné le dos, entre autres, au "Groupe de Casablanca, la "diplomatie" makhzenienne a adopté le sacro-saint dogme de non ingérance dans les affaires intérieures des autres états, en espérant la réciprocité naturellement ... »
La carte ci dessus montre les pays où se trouvent les ambassades et/ou consulats du Maroc. À noter que les ambassades du Maroc au Venezuela et en Iran sont fermées pour des malentendus entre ces deux pays et le royaume chérifien.
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