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| Pristina (sq) Prishtinë/Prishtina (sr) Приштина/Priština |
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Siège de la MINUK
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| Administration | ||
| Pays | ||
| District | Priština | |
| Code postal | 10000 | |
| Maire | Isa Mustafa | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 652 m | |
| Superficie | 86 000 ha = 860 km2 | |
| Démographie | ||
| Population | 206 000 hab. (2008 (est.)) | |
| Densité | 239,5 hab./km2 | |
| Localisation | ||
| Internet | ||
| Site de la ville | http://kk.rks-gov.net/prishtina/ | |
Pristina (en albanais : Prishtinë, Prishtina, en serbe Приштина, Priština) est la capitale et la plus grande ville du Kosovo. En 2009, sa population est estimée à 200 000 habitants[1].
Sommaire |
La ville de Pristina est située près des monts Goljak et à quelques kilomètres au nord des monts Šar et du lac de Badovac. Elle se trouve à proximité de deux villes, Obiliq et Fushë Kosovë. En raison de l'urbanisation, elle s'étend désormais jusqu'à cette dernière.
Dans les années 1950, les deux affluents de l'Ibar qui traversaient la ville, la Vellucha, qui descend des collines de Germia à l'Est et la Pristina, qui coule à l'ouest de la vieille ville, ont été recouverts respectivement dans les années 1950 et à la fin des années 1970, ce qui les a rattachés au réseau d'égouts de la ville. Pristina est donc une ville sans cours d'eau.
Elle est alimentée en eau potable grâce au réservoir de Gračanka.
Durant l'Antiquité romaine, prospérait Ulpiana, à l'emplacement de Lipljan, à 15 km au sud de la ville actuelle. Elle fut par la suite détruite puis reconstruite par l'Empereur Justinien Ier.
Après la chute de l'Empire romain, Ulpiana fut délaissée pour le site actuel, plus proche des grands axes commerciaux. Priština se développa rapidement et devint un grand carrefour des Balkans[2].
Le choix de Pristina comme capitale par le roi de Serbie Milutin (1282-1321) et par ses successeurs des dynasties Nemanjić et Branković renforça davantage l'importance de la ville. Mais cette apogée fut de courte durée, la ville étant occupée brièvement par les Ottomans en 1389 (bataille de Kosovo Polje), puis définitivement conquise en 1454.
La longue période ottomane transforma largement la ville par les influences architecturales et sociales turques : afin de marquer son autorité, le sultan Mehmed II ordonne la construction de la mosquée impériale. Ainsi, la plupart des habitants se convertirent à l'islam, tant des Albanais que des Slaves.
Pristina vit paraître en 1685 le premier ouvrage en albanais, Cuneus Profetarum (Le Groupe des Prophètes), de Pjetër Bogdani.
Après un réveil nationaliste houleux, marqué par la création de la Ligue de Prizren en 1878, le Kosovo est inclus dans la toute nouvelle Albanie, indépendante.[réf. nécessaire]
Avant 1939, la ville était composée d'une population variée et peuplée majoritairement d'Albanais et de Serbes. Mais la politique de nettoyage ethnique mis en place par la Serbie força les Albanais à s'installer en Turquie, remplaçant là-bas des communautés grecques ou arméniennes. Ainsi, la population albanaise déclinait fortement.[réf. nécessaire]
Mais la Seconde Guerre mondiale vit la tendance s'inverser. Alors que les Serbes quittaient la ville, des Albanais arrivaient en masse des campagnes environnantes.
Après avoir fait partie, durant la guerre, de l'Albanie italienne, Priština devint en 1974 la capitale de la Région socialiste autonome du Kosovo.
La population de la ville augmenta sans discontinuer pendant la seconde moitié du XXe siècle. Alors qu'en 1953, la ville comptait 24 000 habitants, elle en compte aujourd'hui 206 000. La population albanaise représente aujourd'hui plus de 70% de la population totale.
Malgré la croissance démographique, Pristina connut un fort déclin durant cette période, et cela jusqu'à nos jours. La crise économique puis politique accentua le mécontement de la population et le nationalisme.
Une sortie de crise s'esquissa vaguement lorsque le Gouvernement de Tito autorisa la création d'une université indépendante de celle de Belgrade et permit l'utilisation du drapeau albanais.
En mars 1981, les mécontements se firent à nouveau sentir et des protestations étudiantes eurent des répercussions dans tout le Kosovo. Le pouvoir yougoslave répliqua par la mise en place d'un état d'urgence et d'une police spéciale.
Suite au fort durcissement de la politique anti-albanaise de Slobodan Milošević dès 1990, les ouvriers et les bureaucrates kosovars furent largement licenciés et 22 500 étudiants sur les 23 000 que comptait l'université de Pristina furent renvoyés.[réf. nécessaire]
En réponse, des militants albanais fondèrent avec l'écrivain Ibrahim Rugova la Ligue démocratique du Kosovo, qui créa un gouvernement kosovar parallèle avec ses propres instances, ses donateurs et ses actions (éducation des enfants albanais, notamment).
En 1996, alors que la guerre entre l'Armée de libération du Kosovo et les forces yougoslaves est déclarée, la ville est bombardée à plusieurs reprises et des quartiers entiers sont détruits. Une partie de la population albanaise est contrainte par l'armée de s'exiler à la frontière macédonienne, de nombreuses autres personnes sont contraintes à l'exil, fuyant par tous les moyens. La guerre connaît son sommet de violence en 1999, alors qu'elle est placée en état d'urgence depuis trois ans.
Huit ans après la guerre, la ville ne s'est toujours pas relevée[3].
Le territoire de la commune/ville de Prishtinë/Pristina les localités suivantes[4],[5] :
Le premier nom est en albanais, le second en serbe.
Lors du recencensement de 1981, la ville comptait 108 083 habitants et 155 499 lors du recensement de 1991. La population estimée en 2008 est de 206 686 habitants[6]. Fin 2003, l'Union européenne estimait la population de Pristina à 165 844 habitants[7]. L'OSCE estime la population à 550 000 habitants[8]. L'European Stability Initiative conteste cette dernière estimation en se basant sur le nombre d'enfants scolarisés et le nombre d'électeurs : la population en 2008 serait de 220 000 habitants[8]. Ces estimations sont très larges. Les conditions (guerre, émigration des Serbes[9], immigration) n'ont pas permis d'avoir un recensement depuis 1991. Le gouvernement kosovar a lancé un recensement pour 2009[10].
Malgré les guerres et l'aspect anarchique et gris de la ville, Pristina conserve quelques monuments intéressants.
Le bâtiment de l'OSCE en 2010
Le boulevard Mère Térésa
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