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Protestantisme

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Sobriété : le petit temple de Waldersbach, l'ancienne paroisse du pasteur Oberlin.

Le protestantisme ou christianisme protestant regroupe l'ensemble des courants religieux chrétiens issus du catholicisme qui prennent naissance en Europe lors de la Réforme sous l'impulsion de théologiens tels que Jan Hus, Martin Luther, Ulrich Zwingli ou Jean Calvin. Le terme lui-même est utilisé pour la première fois en 1529, quand les seigneurs et les villes qui suivaient la doctrine de Luther se déclarent contre les décisions prises par la diète impériale à Spire à majorité catholique.

Les protestants français, d'abord appelés « luthériens Â» au début par leurs adversaires, seront ensuite nommés par dérision « huguenots Â», puis « religionnaires Â»[1].

Aujourd'hui, on dénombre près de 800 millions de protestants dans le monde.

Sommaire

[modifier] Origine du terme « chrétien protestant Â»

Le 31 octobre 1517, les étudiants du moine et docteur en théologie Martin Luther réagissent à la campagne d'indulgences lancée par l'un des plus hauts dignitaires de l'Empire, Albert de Hohenzollern, prince-électeur et archevêque de Mayence : ils affichent sur la porte de l'église de Wittenberg et adresse à l'intention de celui qui fut le dernier grand maître de l'ordre Teutonique une lettre rédigée par Martin Luther constituée de 95 thèses, à la fois constat des dérives de l'Église, critique virulente des abus et solutions. Parmi les thèses, l'accès de tous à la Bible sans discrimination sociale et l'égalité entre les hommes ont un fort écho dans la population majoritairement paysanne, à tel point qu'elle provoque au printemps 1525 la Bauernkrieg (guerre des paysans) dans le Saint-Empire romain germanique.

Afin de mettre un terme rapide à cette explosion de violence contre la classe dirigeante, les princes se réunissent lors de la première diète de Spire, en 1526. Ils conviennent du décret de l'état d'urgence et décident que chaque prince choisit le culte à pratiquer dans son État, les opposants étant contraints de fuir vers un autre État favorable à leur foi. Cette confessionnalisation est déjà initiée à la fin de 1526 par Jean de Saxe qui institutionnalisa le luthéranisme.

Cependant, absent de cette assemblée formée par ses électeurs, Charles Quint demeure hostile à ces dispositions. Accusé par le Saint-Siège de soutenir Luther, Charles Quint décide d'endiguer la propagation des thèses luthériennes. Il convoque donc en 1529, avec son frère Ferdinand Ier, une seconde diète de Spire lors de laquelle il révoque toutes les concessions faites par les princes aux paysans. Ainsi, il réinstaure le culte catholique et la messe en latin. Ces derniers réagissent immédiatement sous la conduite de Jean de Saxe en émettant une protestation. Les princes signataires sont appelés « protestants Â».

« C'est un peu une tradition chez nous, les protestants en général, bien que la plupart des gens ignorent l'origine du mot « protestant Â» et pensent que cela provient du mot « protester Â». En réalité cela signifie en latin « affirmer Â». Une déclaration de la première profession de foi protestante qui a donné le nom à notre confession est « Protestati sumus Â» c'est-à-dire « nous affirmons que Â» et non « nous protestons contre Â». Ce n'est pas du tout pareil. C'est positif. Â»

— Théodore Monod, Terre et Ciel

[modifier] La pensée protestante

Les protestants hésitent à parler de « doctrine Â» ou de religion. Ils préfèrent « convictions Â», « engagements Â» ou « valeurs Â». La fédération des protestants publie simplement : « ÃŠtre protestant Â»[2]. C'est que les protestants préfèrent toujours préserver un espace de discussion et d'échange entre les fidèles, particulièrement pour l'expression de leur foi, même la plus fondamentale.

[modifier] Les Six Grands Principes

Toutes sensibilités confondues, les protestants partagent ces points fondamentaux (les deux premiers concernent le salut) :

L'homme ne peut pas mériter son salut auprès de Dieu, mais Dieu le lui offre gratuitement par amour. Ce qui rend l'homme capable d'aimer lui aussi. Ainsi, la valeur d'une personne ne dépend que de l'amour de Dieu, et non de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social.
  • Sola fide (« Seule la foi compte Â»)
Ce don se fait à l'occasion d'une rencontre personnelle avec Dieu, en Jésus-Christ (solo Christo, par Christ seul). C'est cela la foi, non une doctrine ou une œuvre humaine. D'une personne à l'autre, elle peut surgir brusquement ou être le fruit d'un cheminement. Chacun la vit de manière particulière, comme sa réponse à la déclaration d'amour de Dieu.
Considérée comme porteuse de la parole de Dieu, la Bible est à la fois la seule autorité théologique et le seul guide, en dernière instance, pour la foi et la vie. Elle est éclairée par la prédication de ministres appelés par l'Église et formés par elle (mais le Saint-Esprit peut appeler d'autres prédicateurs que seulement ceux-ci). À travers les témoignages humains qu'elle transmet, elle dessine des principes de vie à partir desquels s'exerce la responsabilité personnelle de chacun.
Il n'y a que Dieu qui soit sacré, divin ou absolu. Ainsi, aucune entreprise humaine ne peut prétendre avoir un caractère absolu, intangible ou universel, y compris la théologie. De plus, partant du principe que Dieu a donné la liberté aux hommes, les protestants sont généralement favorables à un système social qui respecte la pluralité et les libertés.
Les institutions ecclésiastiques sont des réalités humaines. Elles sont secondes. « Elles peuvent se tromper Â», disait Luther. Ainsi, les Églises doivent sans cesse porter un regard critique sur leur propre fonctionnement et leur propre doctrine, à partir de la Bible. En revanche, les chrétiens catholiques pensent qu'il faut être guidé par l'Eglise de façon claire. La certitude peut aller dans certains cas jusqu'au dogme (vérité que l'on ne peut renier), prononcée par un concile, ou par le Pape en vertu de l'«Infaillibilité Pontificale».
Principe, que Luther considère comme central, de la Réforme protestante[3], selon lequel chaque baptisé est « prophète, prêtre et roi Â» sous la seule seigneurie du Christ. Ce concept anéantit les principes de hiérarchie au sein de l'Église. Chaque baptisé a une place de valeur identique, y compris les ministres (dont les pasteurs font partie). Issus d'études de théologie et reconnus par l'Église, ils sont au service de la communauté pour l'annonce de la Parole de Dieu (prédication et sacrements) et les missions particulières qui en découlent. Les femmes ont accès aux ministères de certaines églises protestantes, cela a évolué en fonction des pays et des époques.

[modifier] Les Rites Protestants

Comme de nombreuses religions, le protestantisme possède des rites :

  • La religion ne repose que sur les Écrits sacrés : la Bible est uniquement constituée de l’Ancien et du Nouveau Testament, hors écrits apocryphes.
  • Les pratiques sont assez comparables à celles de l’Église catholique (prières, lecture de la Bible, le culte dominical et la participation à l’Eucharistie la Sainte-Cène).
  • Les protestants participent aux fêtes de Noël, aux Rameaux, au Vendredi Saint, à Pâques, à l’Ascension et à la Pentecôte.
  • Le Baptême avec la Sainte-Cène sont les deux seuls sacrements chez les protestants. Le baptême est unique et a lieu à l’enfance ou à l’âge adulte, selon les dénominations.
  • Les protestants ne pratiquent généralement pas le signe de croix, lui reprochant souvent d'être une forme de superstition.
  • À la mort, le protestant croit à la vie éternelle après un passage auprès de Dieu.
  • Le culte des funérailles est destiné à l’accompagnement de la famille et des amis, il est centré sur l'annonce de l’Évangile : promesse de résurrection. Le défunt est enterré simplement, avec respect : lecture d’un verset de la Bible et prières.
  • Les autopsies, les prélèvements d’organes ainsi que la crémation sont autorisés par la doctrine.

[modifier] Les différences avec l'Église catholique

Il existe de très nombreuses différences entre le culte protestant et le culte catholique. Les différences principales sont :

  • Les protestants se référent quasi-essentiellement à la Bible (sola scriptura).
  • Les protestants ne reconnaissent pas l'autorité du Pape. Il existe donc une multitude de communautés protestantes non affiliées les unes aux autres.
  • Il n’y a que deux sacrements (le baptême et l’eucharistie) chez les protestants contre sept chez les catholiques (le baptême, l'eucharistie, la confirmation, la réconciliation, le mariage, l'ordination et l'onction des malades). Les protestants n’ont notamment pas de sacrement de réconciliation (le dialogue avec un prêtre). Pour eux, il suffit de confesser ses péchés directement à Dieu.
  • La plupart des protestants ne croient pas à la présence réelle de Jésus lors de la Cène mais plutôt à une présence symbolique, le pain et le vin peuvent aussi être pris « en souvenir de Â». Il n'y a pas transsubstantiation.
  • Les concepts de purgatoire (lieu de souffrance auquel on accède après la mort pour se racheter et se purifier de ses péchés avant d'accéder au paradis), canonisation (pratique catholique, mais aussi orthodoxe, par laquelle un homme ou une femme est reconnu comme Saint ou Sainte), excommunication (pratique par laquelle le Pape exclut quelqu'un de l'Eglise et de fait l'empêche pour un temps ou définitivement d'accéder au Salut) et d'indulgence (à l'époque il y avait possibilité pour un catholique de verser une somme d'argent au Pape en échange du pardon de ses péchés, aujourd'hui c'est surtout le pardon donné par le Pape pour les grandes fêtes, par exemple l'Indugence Plénière de Noël, ou dans d'autres occasions) n'existent tout simplement pas.
  • Les protestants ne donnent pas une place particulière à Marie. Certains ne croient pas à son Immaculée Conception, qui n'est pas un dogme du Protestantisme. Néanmoins, Marie fait partie des témoins privilégiés au même titre que les disciples du Christ.
  • Les protestants ne font pas appel à des intercesseurs comme Marie et les Saints dans leurs prières.

[modifier] De nombreuses Églises et mouvements

Au XXIe siècle, l'héritage protestant se vit à travers de nombreux mouvements, car le principe même du protestantisme se veut réformateur en permanence afin d'éradiquer le poids éventuel de la tradition. Ainsi, on dénombre une multitude de mouvements, souvent proches.

[modifier] Les Églises protestantes présentes en France

Les Églises protestantes en France, pour certaines rassemblées dans la Fédération protestante de France, présentent plusieurs confessions.

[modifier] Les Églises historiques : luthériennes et réformées

  • Les Églises luthéro-réformées d'Alsace-Moselle se sont unies en 2007 au sein de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine. Les Églises luthéro-réformées du reste de la France sont en cours de fusion au sein de ce qui se nommera l'Église protestante unie de France.
  • Les Églises luthéro-réformées représentent 2/3 des protestants de France.

[modifier] Les Églises évangéliques

La France compte de nombreuses Églises évangéliques (voir Protestantisme évangélique ou évangélisme), elles représentent 1/3 des protestants du pays. La plupart de ces églises évangéliques sont rassemblées au sein du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et plusieurs sont également membres de la Fédération protestante de France (FPF). Elles se composent d'églises baptistes, adventistes, méthodistes, darbystes, pentecôtistes... Plusieurs de ces églises sont de types charismatiques tandis que d'autres sont plutôt évangéliques classiques ou traditionnelles. Les Églises ou unions d'Églises membres du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) ont prévu de fusionner en son sein pour plus de visibilité en 2010.

[modifier] Les Églises pentecôtistes

Le Pentecôtisme est un courant évangélique de type charismatique né de mouvements de Réveil particuliers qui se sont manifestés au début du 20e siècle, aux États-Unis sous l’impulsion du pasteur Charles Parham et de William J. Seymour. La particularité théologique des pentecôtistes est de penser que le Saint Esprit est donné au croyant lors d’une expérience particulière, distincte du baptême d’eau traditionnel : la baptême du Saint Esprit . Celui-ci confère au croyant des dons particuliers comme le parler en langue, la prophétie ou la guérison divine. Les Églises pentecôtistes se font les témoins de l’Évangile aux quatre angles « : Jésus sauve, baptise, guérit, revient Â». Par ailleurs, elles se situent dans la tradition protestante évangélique et baptiste et se référent aux grands principes de la Réforme : salut par la grâce, autorité de la Bible seule, sacerdoce universel. Les plus importantes Églises pentecôtistes en France, sont les Assemblées de Dieu et l'Église de Dieu en France.

[modifier] Églises historiques multitudinistes

Dès le début, elles sont organisées en plusieurs Églises en fonction des courants théologiques ou des circonstances historiques. Elles s'adressent dans le même mouvement à leurs membres et à la société (d'où le terme « multitude Â»). Il s'agit[4] :

[modifier] Églises de professants et de confessants

En plus des luthériens, des réformés et des anglicans, la Réforme a connu très tôt un quatrième courant, non « magistériel Â», accusé par les autres de mettre à côté ou au-dessus de la Bible une illumination intérieure considérée comme subjective, et nommé par eux « illuminés Â» ((de) Schwärmer) ou « Anabaptistes Â» (parce que, ne reconnaissant qu'un baptême d'adultes, ils « rebaptisaient Â» ceux qui l'avaient été, enfants, ailleurs). Les tenants de cette Réforme radicale affirmaient, eux, que cette illumination intérieure était l'Å“uvre du Saint-Esprit.

Sont les héritiers directs de la partie pacifiste de ce courant, les Assemblées mennonites, dont les Amishes font partie. S'y rattachent spirituellement les Baptistes et autres groupes apparentés issus à diverses époques de l'anglicanisme, avec souvent une mise en valeur de la piété face au « monde Â».

Dans les siècles suivants, d'autres mouvements ont vu le jour à partir de « réveils Â» spirituels du XIXe siècle. Le principal, issu de la prédication de John Wesley, est le méthodisme. Conjuguant retour à la Bible, à la prière et à l'engagement social, il est le précurseur de mouvements socio-évangéliques tels l'Armée du salut, fondée par William Booth en Angleterre, à la fin du 19ème siècle. Refusant la prédestination, confessant la responsabilité de l'individu dans sa propre foi, il est aussi la source du pentecôtisme, né d'un Réveil plus récent.

D'autres Églises indépendantes, privilégiant un aspect ou un autre de la foi ou de la pratique chrétienne, existent aussi : les Darbystes et autres « Assemblées de frères Â», les Adventistes du septième jour, etc.

« Ã‰glises évangéliques Â» est le terme générique qui regroupe toutes ces dénominations. La plupart du temps, hormis dans le méthodisme classique, ce sont des « Ã‰glises de professants ou de confessants Â» et non « de multitude Â» : elles demandent un engagement et une profession de foi personnels à leurs membres et quelques unes, de ce fait, ne baptisent que des adultes ou jeunes adultes (elles sont « baptistes Â»). Certaines rebaptisent les chrétiens venus d'autres Églises, car elles pensent que le baptême d'enfants n'est pas valide.

Ce terme s'applique aussi aux courants fondamentalistes d'origine nord-américaine.

Dans leur ensemble, ces courants représentent au moins le quart du protestantisme français actuel, soit 1% de la population française[5].

Les Témoins de Jéhovah qui ne croient pas en la Trinité ne se revendiquent pas du protestantisme historique. Leur mouvement est né fin du XIXe siècle aux États-Unis et n'a aucun lien avec le protestantisme.

[modifier] Aujourd'hui en France

[modifier] Vie Quotidienne

[modifier] Les Femmes

Dès ses débuts, la Réforme est pour les femmes, l'occasion d'une réévaluation de leur rôle dans la famille, puis dans la société. A partir du 16e siècle, les femmes peuvent avoir, selon la Reforme, un accès à l’éducation. Elles doivent apprendre à lire pour pouvoir étudier la Bible et ainsi, élever chrétiennement leurs enfants. Les femmes protestantes se révèlent alors plus instruites que les femmes catholiques. Leur savoir les prépare à leur rôle de mère et d’épouse. Ce siècle est également marqué par l’ouverture d’écoles pour filles dans les grandes villes protestantes (Nîmes, La Rochelle…) du royaume de France. Mais le pouvoir reste aux mains des hommes, les femmes doivent rester de simples ménagères. On compte de nombreuses femmes célèbres à cette époque, essayant de faire bouger les dogmes :

  • Marguerite d’Angoulême : sÅ“ur de François 1er, elle anima la vie intellectuelle de la cour, fonction principalement détenue auparavant par les hommes.
  • Renée de France : Fille de Louis XII, elle protégea Calvin de l’Église Catholique qui veut sa mort.
  • Marie Durand : Enfermée pendant 38 ans dans la Tour de Constance car elle refusait de renoncer au protestantisme.

Dès le 19e siècle, elles montrent de plus en plus leur désir de prendre des responsabilités au sein de la société. Elle manifeste ce désir notamment avec la publication de la Voix des Femmes, un quotidien féministe qui réclamait l’égalité homme-femme en politique. Le 20e siècle est marqué par la création de nombreuses associations, mettant ainsi en évidence la capacité des femmes à s’investir dans la société française. On peut alors citer l’Union Chrétienne des Jeunes Filles (UCJF) chargée de soutenir moralement les jeunes filles venues des provinces pour trouver du travail ; ou encore la Fédération Chrétienne des Eclaireuses, pionnière dans le scoutisme. Mais il faudra attendre 1960 pour que les femmes soient autorisées à devenir pasteurs à l’égal des hommes. On notera cependant la particularité de l'Armée du Salut qui, dès sa fondation, considéra qu'une femme peut enseigner, à l'égal des hommes (voir plus bas)

[modifier] Vie économique

Si les activités de négoce et de banques sont des activités anodines, il n’empêche que lorsqu’elles ont été engagées par des protestants, elles ont porté la trace dans la durée. Ce fait tient à une certaine conception du travail et aussi à des alliances réfléchies entre les familles protestantes, lesquelles permettaient de consolider et de diversifier l’activité. De nombreuses entreprises, toujours en activité aujourd’hui, ont été créées par des protestants et demeurent de véritables réussites, comme par exemple :

  • la Banque Mallet : créée en 1713 par Isaac Mallet, elle fonda la Banque de France et finança de nombreux projets architecturaux durant la rénovation de Paris (Opéra…). Aujourd’hui, la banque s’appelle la Schlumberger.
  • la manufacture de Jouy-en-Josas : créée en 1762 par Christophe Oberkampf, on y imprime la célèbre Toile de Jouy, toujours utilisée en décoration de nos jours. L'histoire des indiennes de coton en Europe montre dès 1700 une floraison d'usines dans la région de Genève, par une multitude de réfugiés protestants ayant fui la révocation de l'Edit de Nantes. Ces usines ont ensuite essaimé dans toute la Suisse protestante puis en Alsace et enfin en Angleterre.
  • Peugeot : firme automobile créée en 1891 par Armand Peugeot (encore administrée par ses descendants de nos jours), elle contribua à l’amélioration des conditions sociales des ouvriers (les 10 heures hebdomadaires…). Aujourd’hui, elle appartient au groupe PSA (Peugeot et Citroën).
  • Les usines de Dietrich : fondé au 18e siècle, De Dietrich est aujourd’hui l’un des leaders dans la vente de produits électroménagers.

[modifier] L'Armée du salut

Article détaillé : Armée du salut.

L'Armée du Salut naît en pleine révolution industrielle, à la fin du 19e siècle. Elle est créée, en 1878, par le pasteur anglais William Booth, scandalisé par le spectacle des foules ouvrières qui s'entassent dans les quartiers pauvres de l'Est londonien (East End). Pour lui, le changement ne s'opère pas au niveau des masses mais en chaque individu (contrairement à l’idéologie de Karl Marx). Le progrès social, politique et économique doit découler d'une profonde transformation intérieure de l'homme, réconcilié avec lui-même par la puissance de l'Évangile. Mais William Booth sait qu'avant de parler à quelqu'un de religion, il faut pouvoir lui proposer des conditions de vie décentes sur terre. C'est l'origine de la devise devenue populaire : "Soup, soap, salvation" (Soupe, savon, salut).

En 1881, l'Armée du Salut s'implante à Paris avec Catherine Booth. Aidée de deux camarades de son âge, elle s'installe en plein quartier populaire de Belleville-Ménilmontant. L'Évangélisation est accompagnée d'un grand travail social : hôtelleries populaires, maisons pour jeunes filles en danger. De nombreux postes de l'Armée du Salut sont créés dans toute la France. Même si l'Armée du Salut est présente en France depuis 1881, sa structure a évolué. L'Armée du Salut des débuts crée l'Association des Å’uvres Françaises de Bienfaisance de l'Armée du Salut, reconnue d'utilité publique en 1931. Après avoir été interdite sous l'Occupation, l'AOFBAS renaît. Depuis le 11 avril 2000, l'Armée du Salut est scindée en deux ; la Congrégation Armée du Salut (branche historique en charge du culte) et la Fondation Armée du Salut (branche sociale, respectueuse des valeurs chrétiennes)

  • La Congrégation de l'Armée du Salut, dont la devise est "Avec Dieu, avec l'autre, avec soi", porte les valeurs de l'Armée du Salut. Elle dispose aujourd'hui de 25 postes d'évangélisation dans toute la France et anime une aumônerie dans nombre d'établissements de la Fondation.
  • La Fondation de l'Armée du Salut, dont la devise est "Secourir, accompagner, reconstruire", emploie 2000 salariés et compte 50 établissements d'action sociale en France. Elle est habilitée à recevoir legs et donations. Elle intervient notamment en période de grands froids pour secourir les sans-abri et recueille des fonds en cas de catastrophes naturelles ou de guerre dans le monde.

[modifier] Aujourd'hui

Le protestantisme arrive en troisième position en France, après le catholicisme et l'islam. Aujourd’hui, on dénombre entre 1,8 et 2,4 millions de fidèles en France dont 1,1 millions appartenants aux Églises reconnues par la Fédération Protestante de France (FPF) et la Fédération Evangélique de France (FEF). On trouve en France des églises luthériennes, des églises réformées, des églises évangéliques (dont des pentecôtistes). Il existe aussi quelques paroisses anglicanes à l'attention des anglo-saxons résidant en France.

Les protestants représentent environ 2% de la population française contre 1.5% en 1995. 25% des protestants français sont évangéliques, 26% sont membres des Églises réformées et 19% sont luthériens. 40% des protestants ont moins de 30 ans. Ils sont en majorité progressistes en matière sociale (97% défendent l’utilisation d’un préservatif) et hétérogènes en politique. 78% sont pour la laïcité. 25% des pasteurs français sont des femmes.

Le protestantisme est inégalement réparti dans les régions. Il est principalement implanté en Alsace (notamment à cause du fait que pendant les guerres de religions, l’Alsace était allemande) et le Languedoc. Dans d’autres régions (Bretagne, Centre), le protestantisme est très disséminé alors que dans la reste de la France, il est surtout présent dans les grandes villes.

La Fédération protestante de France (FPF) a été créée le 25 octobre 1905 comme une union d’Églises destinée à « défendre les intérêts protestants Â» dans le contexte de la séparation de l’Église et de l’État. Elle fédère aujourd’hui 17 Églises et unions d’Églises. Les annuaires protestants recensent 690 paroisses luthériennes et réformées (luthéro-réformées) ainsi que 2100 communautés évangéliques actives en France.

[modifier] Histoire

  • 1483 : Naissance de Martin Luther (Allemagne)
  • 1509 : Naissance de Jean Calvin (France)
  • 1517 : Martin Luther publie Les 95 Thèses dénonçant les travers de l’Église catholique comme la vente des indulgences, et affirme que la Bible doit être la seule autorité sur laquelle repose la foi.
  • 1521 : Excommunication de Luther. Il est protégé par le Duc Frédéric de Saxe.
  • 1529 : Le Luthéranisme devient religion d’État en Suède, puis au Danemark en 1536.
  • 1536 : Calvin publie en latin l’Institution de la religion chrétienne
  • 1545 : Le concile de Trente réaffirme les dogmes et la discipline de l’Église Catholique. Il se termine en 1563.
  • Mai 1559 : Première assemblée nationale des Églises réformées de France.
  • 1er mars 1562 : Des protestants sont massacrés à Wassy par le duc de Guise, ce qui marque le début des guerres de Religion.
  • 8 guerres de religion (1562-1598) : La France connaît au XVIe siècle une fracture religieuse : la grande majorité du pays reste fidèle au catholicisme, tandis qu'une importante minorité rejoint la Réforme. Le principe de la coexistence de deux confessions dans le Royaume se révèle inapplicable. La guerre ne peut être évitée, signe de l'échec de la tolérance civile. Huit guerres vont se succéder sur une durée de 36 ans, entrecoupées de périodes de paix fragiles.
  • 18 août 1572 : Mariage d’Henri de Navarre et de Marguerite de Valois à Paris.
  • 23-24 août 1572 : Massacre de la Saint Barthélemy à Paris : un Conseil royal se réunit, au cours duquel il est décidé d'éliminer les principaux chefs huguenots. Coligny et d'autres gentilshommes protestants sont assassinés tant au Louvre qu'en ville. Cette exécution d'un nombre limité de chefs huguenots est suivie d'une tuerie sauvage qui va durer jusqu'au 29 août et fait dans Paris 4000 victimes. Le massacre s'étend alors à la province où l'on dénombre 10.000 tués. Le massacre marque le début de la quatrième guerre de religion.
  • 25 juillet 1593 : Henri IV se convertit au catholicisme, ce qui lui permet d'accéder enfin au trône de France auquel il prétendait depuis 1589. C’est à propos de cette cérémonie qu’il aurait prononcé la célèbre phrase : « Paris vaut bien une messe Â»
  • 30 avril 1598 : Henri IV signe l’Edit de Nantes qui reconnaît la liberté de culte aux protestants. La promulgation de cet édit met fin aux guerres de religion qui ont ravagé la France au XVIe siècle, et constitue une amnistie mettant un terme à la guerre civile. Le royaume de France est alors le seul État où deux religions coexistent officiellement.
  • 14 mai 1610 : Assassinat d’Henri IV par François Ravaillac, un catholique fanatique en désaccord avec les réformes religieuses du Roi.
  • 18 octobre 1685 : Louis XIV signe l'Edit de Fontainebleau révoquant l’Edit de Nantes. Le protestantisme est interdit dans le royaume de France. S’en suivit alors la période du Désert, période de persécutions des protestants pendant plus d’un siècle.
  • 7 novembre 1787 : Louis XVI rend aux protestants une existence légale par l’Edit de Tolérance qui leur donne un état-civil.
  • 26 août 1789 : Adoption de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) qui promulgue la liberté de culte.
  • 8 avril 1802 : Napoléon Bonaparte par la loi du 18 germinal an X rétablit officiellement et organise définitivement le culte protestant.
  • 25 octobre 1905 : création de la Fédération protestante de France. Le président actuel est Claude Baty (2007- )
  • 9 décembre 1905 : Aristide Briand, député socialiste, fait voter la loi sur la séparation des Églises et de l’État. Les protestants sont en grande majorité favorables à celle-ci, contrairement aux catholiques beaucoup plus hostiles à cette réforme. Ceci marque cependant l’achèvement d’un affrontement violent qui a duré presque vingt-cinq ans et qui a opposé deux visions de la France : la France catholique royaliste et la France républicaine et laïque.
  • 1997 : Jean-Paul II en visite en France déclare officiellement qu'il regrette qu'en 1572 que « des chrétiens (aient) accompli des actes que l'Évangile réprouve Â».
  • 1998 : Commémoration du quatrième centenaire de l'Edit de Nantes.
  • 2009 : Protestants en fête : 9500 personnes au Zénith de Strasbourg.

[modifier] Les personnalités du protestantisme

Cette section contient une liste de pasteurs, de théologiens et de personnalités impliquées dans la pensée protestante.

[modifier] Personnalités protestantes françaises

[modifier] Fêtes et rassemblements

Dans les Églises historiques européennes, en plus des fêtes chrétiennes (référées à Jésus-Christ selon la Bible), on célèbre parfois :

[modifier] Notes et références

  1. ↑ Il s'agit de l'abréviation de « ceux de la Religion prétendue réformée Â», appellation officielle du protestantisme dans les actes royaux. Voir la discussion de Jean-Louis Guez de Balzac dans le Socrate Chrestien, 10e discours (1623) sur la meilleure façon de nommer les protestants.
  2. ↑ Être protestant
  3. ↑ Voir pages 350-51 l'article « Priesthood of All Believers Â», L. Siegele-Wenschkewitz in The encyclopedia of Christianity, Eerdmans Publishing, 2005
  4. ↑ Liste des Églises protestantes
  5. ↑ Selon le dernier sondage La Croix - Réforme d'avril 2006 sur les « proches du protestantisme Â»

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Emile G. Léonard, Histoire générale du Protestantisme, Paris, PUF, 1964.
  • Jean-Paul Willaime et Jean Baubérot, ABC du protestantisme, Genève, Labor et Fides, 1990.
  • Jean-Paul Willaime, Protestantisme, Le Cerf, Collection«  Histoire des Religions Â», 2007.
  • Encyclopédie du protestantisme, sous la dir. de Pierre Gisel et Lucie Kaennel, Paris / Genève, PUF / Labor et Fides, 2006 (2e édition).
  • Jean Baubérot, Histoire du Protestantisme, PUF (« Que sais-je ? Â»), 1998 (5e édition).
  • Encyclopédie du protestantisme : Hubert Bost, Jean Baubérot «  Protestantisme Â» [lire en ligne]
  • Arnaud de Lassus, Connaissance élémentaire du Protestantisme, Action Familiale et Scolaire, 31 rue Rennequin 75017 Paris, mars 2004. (tel que compris par les catholiques intégralistes)
  • Laurent Gagnebin et Raphaël Picon, Le Protestantisme, la foi insoumise, Paris, Flammarion (Champs, no 591), 2005.
  • Geoffroy de Turckheim, Comprendre le protestantisme, Paris, Eyrolles (Pratique), 2006.
  • Yves Bizeul, L'identité protestante, Paris, Méridiens Klincksieck, 1991.
  • Henri Dubief et Jacques Poujol, La France protestante, Histoire et lieux de mémoire, Max Chaleil éditeur, Montpellier, 1992, rééd. 2006, 450 p.
  • KRUMENACKER (Yves). Les Protestants du Poitou au XVIIIe siècle (1681-1789). Éditions Honoré Champion, 1997. 528 p., rel. 978-2-85203-742-7
  • LE LIVRE DES DÉLIBERATIONS DE L’ÉGLISE RÉFORMÉE DE L’ALBENC (1606-1682). Édition du manuscrit conservé à la bibliothèque d’Étude et d’Information. Fonds dauphinois. Établie par F. Francillon. Éditions Honoré Champion, 1998. 352 p., rel. 978-2-85203-741-0.
  • ÉDIFIER OU INSTRUIRE ? Les Avatars de la liturgie réformée du XVIe au XVIIIe siècle. Textes recueillis par Maria-Cristina Pitassi. Éditions Honoré Champion, 2000. 146 p., rel. 978-2-7453-0220-5.
  • BOISSON (Didier). Les Protestants de l’ancien colloque du Berry, de la Révocation de l’Édit de Nantes à la fin de l’Ancien Régime (1679-1789), ou l’inégale résistance de minorités religieuses. Éditions Honoré Champion, 2000. 800 p., rel. 978-2-7453-0238-0.
  • YARDENI (Myriam). Repenser l’histoire : aspects de l’historiographie huguenote des guerres de religion à la Révolution française. Éditions Honoré Champion, 2000. 224 p., rel. 978-2-7453-0240-3.
  • LA DIASPORA DES HUGUENOTS. Les réfugiés protestants de France et leur dispersion dans le monde (XVIe-XVIIIe siècles). Préface de P. Joutard, conclusion de C. Bordes-Benayoun. Textes réunis par Eckart Birnstiel avec la collaboration de Chrystel Bernat. Éditions Honoré Champion, 2001. 208 p., rel. 978-2-7453-0425-4.
  • WEISS (Charles) Histoire des Réfugiés Huguenots
  • BOST (Hubert). Ces Messieurs de la R.P.R. Histoires et écritures de huguenots, XVIIe-XVIIIe siècles. Éditions Honoré Champion, 2001. 416 p., rel. 978-2-7453-0503-9.
  • LA VIE INTELLECTUELLE AUX REFUGES PROTESTANTS. Tome I. Actes de la Table ronde de Münster du 25 juillet 1995, réunis par Jens Häseler et Antony McKenna. Éditions Honoré Champion, 1999. 368 p. rel. 978-2-7453-0008-9.
  • LA VIE INTELLECTUELLE AUX REFUGES PROTESTANTS. Tome II. Huguenots traducteurs. Actes de la Table ronde de Dublin, juillet 1999, édités par Jens Häseler et Antony McKenna. Éditions Honoré Champion, 2002. 192 p., rel. 978-2-7453-0530-5.
  • KRUMENACKER (Yves). Des Protestants au Siècle des lumières. Le modèle lyonnais. Éditions Honoré Champion, 2002. 368 p., rel. 978-2-7453-0533-6.
  • YARDENI (Myriam). Le Refuge huguenot : assimilation et culture. Éditions Honoré Champion, 2002. 240 p., rel. 978-2-7453-0537-4.
  • ROSEN-PREST (Viviane). L’Historiographie des Huguenots en Prusse au temps des Lumières. Éditions Honoré Champion, 2002. 832 p., rel. 978-2-7453-0587-9.
  • ROME (Catherine). Les Bourgeois protestants de Montauban au XVIIe siècle. Une élite urbaine face à une monarchie autoritaire. Éditions Honoré Champion, 2002. 592 p., rel. 978-2-7453-0595-4.
  • GUILLEMENOT-EHRMANTRAUT (D). L’Église réformée de langue française à Mannheim de 1652 à 1689. Éditions Honoré Champion, 2003. 512 p., rel. 978-2-7453-0723-1.
  • REFUGE ET DÉSERT. L’évolution théologique des huguenots de la Révocation à la Révolution française. Actes du colloque du Centre d’étude du XVIIIe siècle, Montpellier, 18-20 janvier 2001. Édité par Hubert Bost et Claude Lauriol. Éditions Honoré Champion,

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  • SCHEIDECKER (Marc) et GAYOT (Gérard). Les protestants de Sedan au XVIIIe siècle. Le peuple et les manufacturiers. Éditions Honoré Champion, 2003. 302 p., 16 pl. ill. n/b. rel. 978-2-7453-0834-4.
  • BORELLO (Céline). Les Protestants de Provence au XVIIe siècle. Préface de M. Vovelle. Éditions Honoré Champion, 2004. 560 p., rel. 978-2-7453-0883-2.
  • MINERBI BELGRADO (Anna). L’avènement du passé. La Réforme et l’histoire. Éditions Honoré Champion, 2004. 352 p., rel. 978-2-7453-0934-1.
  • RAMBEAUD (Pascal). De La Rochelle vers l’Aunis. L’histoire des réformés et de leurs Églises dans une province française au XVIe siècle. Éditions Honoré Champion, 2003. 608 p., rel. 978-2-7453-0910-5.
  • MENTZER (Raymond). La Construction de l’identité réformée aux XVIe et XVIIe siècles : le rôle des consistoires. Éditions Honoré Champion, 2006. 322 p., rel. 978-2-7453-1210-5.
  • LE CONSISTOIRE DE L’ÉGLISE WALLONNE DE ROTTERDAM, 1681-1706. Édition annotée des Actes avec une présentation historique par Hubert Bost. Éditions Honoré Champion, 2008. 448 p., rel. 978-2-7453-1623-3.
  • YARDENI (Myriam). Huguenots et juifs. Éditions Honoré Champion, 2008. 224 p., rel. 978-2-7453-1639-4.
  • LES HUGUENOTS DANS LES ÃŽLES BRITANNIQUES DE LA RENAISSANCE AU LUMIÈRES. Écrits religieux et représentations. Textes réunis par Anne Dunan-Page et Marie-Christine Munoz-Teulié. Éditions Honoré Champion, 2008. 272 p., rel. 978-2-7453-1675-2.
  • LE DICTIONNAIRE DES PASTEURS DANS LA FRANCE DU XVIIIe SIÈCLE. Sous la direction de Yves Krumenacker. Éditions Honoré Champion, 2008. 464 p., rel. 978-2-7453-1683-7.
  • BOISSON (Didier). Consciences en liberté ? Itinéraires d’ecclésiastiques convertis au protestantisme (1631-1760). Éditions Honoré Champion, 2009. rel. 978-2-7453-1773-5
  • BAUBEROT (Jean). Histoire du Protestantisme.Puf, 2007

[modifier] Périodiques

  • « La population française n’a plus de couleur politique majoritaire Â». Le Monde, 21 octobre 2005, numéro 18892, p. 8.
  • « La situation des religions monothéistes Â». Cahiers Français, septembre 2007, numéro 340, p. 72-94.
  • « La vitalité du protestantisme français Â». Sciences Humaines, juillet 2006, numéro 173.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Églises protestantes

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