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Le quotient intellectuel ou QI, est le résultat d'un test psychométrique qui, lorsqu'il est corrélé avec les autres éléments d'un examen psychologique, entend fournir une indication quantitative standardisée liée à l'intelligence abstraite. Le résultat du test fournit un simple indice sur la vivacité intellectuelle de l'enfant ou de l'adulte, que les parents ou éducateurs sont libres d'utiliser ou non[1]. Des psychologues ne fondant leurs consultations que sur la mesure du QI seraient en revanche désinvoltes, ce facteur ne constituant qu'un élément de la personnalité
Au cours de cette dernière décennie, de nombreuses corrélations relativement élevées ont été découvertes et décrites, par exemple avec le volume cranien [2] (corrélé à 0,4 avec le Q.I), avec le PIB national[3] (corrélé à 0,757 avec le Q.I moyen national) et même une corrélation supérieure à 0,8 pour la réussite nationale en mathématique et en science.[4]
La construction des tests de QI est totalement empirique : aucune théorie complète ne la sous-tend, et c'est pourquoi le résultat est considéré comme simplement indicatif de difficultés cognitives (éventuelles) de l'enfant ou la mesure d'un potentiel intellectuel, le résultat d'un test de QI n'est pas à prendre au pied de la lettre mais à interpréter. Généralement également, la sensibilité politique génère une réaction très contrastée aux tests de QI, la gauche y étant majoritairement hostile car cette notion s'oppose au mythe d'une égalité innée, la droite le voyant comme un des critères principaux de classification[réf. nécessaire] ; s'y greffe en outre la question polémique de l'inné et de l'acquis, c'est donc un sujet hautement sensible.
On distingue :
Les tests sont en effet étalonnés lors de leur conception pour que les résultats suivent une courbe à peu près en cloche, pour laquelle toutefois rien (hormis la question d'entropie maximale de la distribution ; voir inférence bayésienne) n'autorise à parler directement de courbe de Gauss.
En fait, si cette distribution était effectivement une courbe de Gauss, les sujets ayant un QI inférieur à 70 devraient représenter 2,5% de la population et les retards mentaux sévères (QI < 50) 0,23 %. Les études épidémiologiques démontrent que les retards mentaux sévères ont en fait une prévalence supérieure à 0,3 %. Ce phénomène est notamment dû à l'impact des retards mentaux d'origine génétique (retards mentaux liés au chromosome X).
L'étalonnage fixe par construction la moyenne (ou l'espérance), l'écart type et la distribution a priori associée à ces contraintes dans la méthodes bayésiennes (c'est-à -dire la seule n'introduisant pas d'information ajoutée) se trouve être la courbe de Gauss. C'est donc sur elle qu'on étalonne le test. Tous les tests fixent la moyenne à 100. L'écart-type est le plus souvent fixé à 15 (on parle alors de QI Standard), parfois à 16 ou même à 24 (Cattell).
« La moyenne du QI standard est fixée à 100 pour des raisons historiques. L'écart type à 15 est arbitraire, mais il correspond à un écart probable de 10, ce qui veut dire qu'entre un QI de 90 et de 110, il y a 50 % de la population. Pour les psychologues américains "un individu sur deux est normal", donc entre 90 et 110 se situe la zone de normalité. Cela crée bien sûr la confusion avec le QI Classique, où, entre 90 et 110 se situe la normalité, mais dans le cas du QI Classique, il s'agit de 10 % d'avance ou de 10 % de retard. Un QI classique de 90 à 110 et un QI standard de 90 à 110 ne signifient pas la même chose" » (A. Christodoulou)[réf. souhaitée].
On remarque qu'un QI normal ne répond pas du tout à la même définition qu'une acuité visuelle normale qui ne se mesure pas, elle, à la moyenne des acuités visuelles, mais bien à celle qui est quasi maximale (notée autrefois 10, puis aujourd'hui 12).
Le QI obtenu dépend bien évidemment du type de test utilisé : un QI de 115 dans un test par rang avec moyenne de 100 et écart type de 15 correspond à un QI de 124 dans un autre test par rang avec moyenne de 100 et écart type de 24. Par convention, quand aucune autre précision n’est apportée, le QI considéré est le QI Standard (M=100, SD=15). Tous ne respectent pas cette convention (Mensa impose pour cette raison des seuils différents selon que l'évaluation est en test de Stanford-Binet ou de Cattell).
Le test dépend d'une plus ou moins grande familiarité préalable avec les notions utilisées par le test ; c'est pourquoi il est bon lorsqu'on échoue à un test de le retenter quelques mois après. Comme pour le saut à la corde, l'entraînement permet de mieux approcher ses limites réelles, sans permettre - par définition même de ce qu'est une limite - de les dépasser.
Dans la pratique, si le QI constitue un indicateur, un repère valable de quelque chose, il lui manque les trois caractéristiques qui définissent un instrument de mesure dans le monde scientifique :
Cela ne supprime pas pour autant l'intérêt de ce type de tests, mais rappelle qu'ils n'ont pas dans leur état actuel le caractère précis de la mesure d'une température ou d'une longueur.
Les tests de QI ne font pas appel à des questions spécifiquement culturelles (comme des connaissances en histoire ou en géographie), mais il restent légèrement orientés culturellement dans la mesure où ils font appel à des connaissances en arithmétique, et parfois même de vocabulaire. Un ouvrage comme Le Quotient intellectuel de Michel Tort, étudie en détail les aspects de précision, justesse et fidélité des résultats, l'auteur les estimant tous trois insuffisants pour qu'on puisse parler de « mesure ».
« Je nomme intelligence ce que mesurent mes tests », aurait dit-on répondu, ironiquement peut-être, Alfred Binet, puis, dubitatif, Jean Piaget[réf. souhaitée]. Il n’y a pas actuellement consensus autour de la définition même d’intelligence, même du côté des extrêmes : on discute par exemple de l'intelligence des animaux. Si quelques individus semblent supérieurement intelligents, géniaux, on est sûr que la société ne repère pas tous les individus de ce type, qui ne sont donc pas si évidents à distinguer.
Si on veut décrire mathématiquement des degrés d'intelligence, il semble donc qu'on doive se contenter au mieux, d'un pré-ordre, et non d'une relation d'ordre total, en langage courant cela signifie :
Les tests de QI ne prétendent donner une image approximative que d'une partie de ce qu'on entend communément par « intelligence », partie qui serait plutôt une adaptation à certains codes de raisonnements logiques simples ou complexes. Des aptitudes plus difficiles à apprécier telles que la résolution rapide d’un problème logique donné, parfois déterminantes - comme l'opiniâtreté - dans la vie réelle, ne sont pas prises en compte dans ces tests, puisque chaque question doit être résolue en trente secondes en moyenne.
En restant à une approche étymologique, le moins loin d'une définition est la capacité à comprendre, quel que soit le domaine. On retrouve alors les notion d'intelligence de forme intuitive « opposée » à la forme analytique.
Un test est dit valide lorsqu’il mesure bien ce qu'il prétend mesurer. Dans le cas de l’intelligence, pour qu’un test soit invalide, il sera nécessaire (sans être suffisant) de démontrer que celui-ci ne mesure qu’une seule et unique dimension.
Jusqu'à présent, les méthodes utilisées pour mesurer le nombre de dimensions ne convenaient pas au traitement des données psychométriques. En effet, nous savons que l'analyse en composantes principales, tant prisée encore aujourd'hui, convient à des associations de type linéaire alors que la relation entre un score à un test et le QI est de type ogive normale.
Bien qu’il existe aujourd’hui des méthodes d’analyse qui répondent aux besoins spécifiques de la psychométrie (McDonald, 1967; Bock et al., 1988; Stout, 1987), il semble que les chercheurs soient peu enclins à remettre leurs pratiques en question. En effet, pour démontrer si oui ou non un test mesure bien le nombre de dimensions attendu, ceux-ci ont recours aux méthodes les moins fiables – et donc les plus sujettes à interprétation – dans plus de 80 % des publications (Fabrigar et al., 1999). Voilà , dans l’actuel, un portrait de la validité des tests psychométriques, et cela n’épargne pas la mesure du QI. Néanmoins, pour imparfaits qu'ils soient, ces tests permettent une approximation dans l'attente d'une batterie de tests cohérents.
À supposer que l'intelligence soit définie de façon consensuelle, il reste à savoir comment un test peut entendre la mesurer. C'est pourquoi on parle de batteries de tests, faisant appel à des techniques de tempérance, comme des évaluation du niveau de langage. L'expression, à l'aide d'un résultat chiffré de « l'intelligence » d'une personne, ne permet pas d'en appréhender de manière détaillée les différents aspects. C'est simplement une approximation.
Des individus particulièrement doués, voire géniaux, dans la discipline qui les passionne peuvent être très démunis dans d'autres domaines : vie courante, formalités administratives... ou tests : que l’on pense par exemple à Ampère, Chasles, (tous deux morts bien avant que Binet ne crée ses premiers tests), ou à Paul Erdős ou encore à cet archétype du distrait représenté par le savant Cosinus (personnage de bande dessinées parues elles aussi avant l'apparition des tests).
D'autre part, la plupart des tests pratiqués pour mesurer le QI ne tiennent volontairement pas compte de certains aspects de l'utilisation de l'esprit humain : culture générale alias mémoire à long terme, certains aspects de la psychologie.
Enfin, les résultats permettent de calculer les capacités du cerveau confrontés à une expérience de réflexion le jour où cette expérience a été menée.
Le quotient intellectuel constitue surtout un classement (d'adaptation à des types de raisonnements logiques, voire de cognition, prédéfinis) d’un individu par rapport à une population donnée, et ne renseigne QUE sur son écart par rapport à la norme. Il ne s'ensuit pas pour autant que cette information soit dénuée d'utilité (voir Effet Tetris).
Dans les pays où le taux de scolarisation augmente, l'augmentation des performances n’a pas lieu où on croit : l'effet Flynn est le nom qu’on donne à l'accroissement lent et régulier du résultat moyen à des tests de type Q.I. que l'on observe depuis 100 ans dans les pays industrialisés. Ce sont les tests les plus liés aux matières scolaires qui connaissent les plus faibles progressions. L'accroissement de la scolarité, et le niveau scolaire, jouent dans l'augmentation des scores aux tests culturels.
Philippe Dumas défend l'idée que l'exposition intensive des tout jeunes aux objets des TIC (Technologie de l'Information et de la Communication) serait un facteur-clé de l'effet Flynn.[6]
On peut aussi envisager, que la scolarisation croissante, et, donc l'acquisition de connaissances dans les disciplines fondamentales (mathématiques, raisonnement logique, français, langues vivantes) donne les clés d'une compréhension plus fine, plus générale, plus « culturelle ». Une bonne maîtrise des outils de base, offre une marge de progression plus importante dans des domaines connexes, et aussi, plus complexes.
Une étude d'Aden et Shayer datée de 2005[7] et portant sur 25 000 enfants scolarisés en Grande-Bretagne suggère au contraire une inversion pure et simple de l'effet Flynn, et une régression de trois ans d'âge mental des élèves britanniques entre 1975 et 2005. Cependant des études ultérieures démontrent que chaque pays a son rythme d'une part mais qu'également l'effet Flynn ne profit qu'aux moins doués, le King's College étant un établissement d'élite ne correspond pas à ce critère. Cependant la tendance d'une stagnation voire d'une légère régression de l'effet Flynn en occident est bel et bien établie, les causes en sont encore à l'étude d'autant que le phénomène n'est pas homogène.[8]
Pour Francis Heylighen, utiliser les appareils du quotidien, tels que les fours à micro-ondes (?) et les thermostats, exigerait un type plus « abstrait » de raisonnement. Une plus grande complexité de la vie (si cette complexité possède une logique au lieu d'être chaotique) est assurément susceptible de stimuler une plus grande complexité de l'esprit, là où une complexité chaotique peut le décourager : Socrate faisait cheminer ses élèves par petits pas, et obtenait ainsi des résultats plus réels qu'avec un simple bourrage de crâne.
L’utilisation croissante des ordinateurs dans l’éducation est-elle susceptible d’augmenter la connaissance générale, le raisonnement algorithmique et l’agilité intellectuelle, ou les freine-t-elle ? Si elle les augmente, est-ce au détriment de formes plus spatiales d'intelligence (géométrie). Ces questions restent en débat.
Prendre en compte les dimensions multiples de l’intelligence pourrait représenter une voie pour l’établissement de futurs tests visant à l’orientation, alors que le QI s'intéresse essentiellement soit à un potentiel, soit au contraire à des difficultés prévisibles pour un futur cursus.
En d'autre termes, la question réside moins dans le fait de savoir quel nom donner à ce que le QI mesure que de savoir à quelles capacités de réalisation sa valeur est corrélée.
Jusqu'à très récemment, l'avis était quasiment unanime, postulant un Q.I équivalent chez les hommes et les femmes. Cependant cette hypothèse se heurtait à un problème: la capacité crânienne masculine est en effet de 110 gramme plus importante, ceci même après un étalonnage pour prendre en compte les gabarits différents. La capacité crânienne étant positivement corrélée au Q.I (corrélation de 0,4 obtenue par des études en imagerie par résonance magnétique), il est donc paradoxal d'obtenir des Q.I équivalents pour les deux sexes.
Richard Lynn[9] à résolu ce problème en montrant que les filles sont en fait plus précoces, mais plafonnent plus tôt. A partir de l'âge de 16 ans les hommes commencent à montrer un très léger avantage, qui est de 5,1 points de Q.I à l'âge adulte. De nombreux auteurs postulant l'équivalence du Q.I entre les sexes se basaient effectivement sur des tests effectués par des enfants, chez qui la légère différence n'est pas encore présente. D'autres analyses sont depuis lors venues corroborer la thèse de Lynn et le très léger avantage cognitif masculin[10] notamment grâce à des mesures de temps de réactions, fréquemment employées en psychométrie, qui semblent être corrélées positivement avec le Q.I. Ces mesures donnent un très léger avantage masculin de 0,17 à 0,4 SD (standard deviation) pour la vitesse des temps de réaction. [11] On trouve également une légère différence d'écart-type, qui serait de 14,5 chez la femme et de 15,5 chez l'homme.
Il s'agit d'un point des plus épineux concernant l'étude de l'intelligence, tant il est certain que de très nombreux facteurs tant culturels que d'environnement viennent jouer un rôle. De très nombreuses hypothèses ont été faites pour expliquer ces différences, le consensus n'est pas encore obtenu même s'il parait de plus en plus évidement que des facteurs d'environnement et des facteurs génétiques interviennent conjointement. Une des dernières hypothèses évoque la possibilité d'un impact de la glaciation de Wurm sur l'intelligence de l'homo sapiens[12]. Il existerait une différence d'intelligence en fonction de l'origine ethniques des personnes mais il faut toujours garder à l'esprit que la différence à l'intérieur d'un groupe est plus importante que les différences entre les groupes. Richard Lynn aurait ainsi déterminé que le QI moyen des 9 grandes subdivisions génétiques[13] de l'espèce humaine serait compris entre 62 et 105.[14] [15]
| Subdivision | Q.I moyen |
|---|---|
| Européens | 100 (valeur étalon) |
| Asiatiques de l'est | 105 |
| Nord-africains et sud-asiatiques | 84 |
| Africains | 67 |
| Asiatiques du sud-est | 87 |
| Amérindiens | 86 |
| Peuples de l'Arctique | 91 |
| Aborigènes d'Australie | 62 |
| Habitants des îles du pacifique | 85 |
Concernant l'héritabilité du Q.I, la méta-analyse de Bouchard et McGue[16] reste l'une des plus réputée. Elle porte sur 111 études de ressemblance familiale. Des corrélation moyennes pondérées ont été obtenues pour chacun des liens de parenté.
| Corrélation du Q.I suivant le lien de parenté[17] | |
| Lien de parenté | Corrélation |
|---|---|
| Jumeaux vrais élevés ensemble | 0,85 à 0,86 |
| Jumeaux vrais élevés séparément | 0,74 |
| Frère et soeur élevés ensemble | 0,45 à 0,46 |
| Frère et soeur élevés séparément | 0,40 |
| Enfant et moyenne des parents | 0,50 |
| Enfant et parent célibataire vivant ensemble | 0,41 |
| Enfant et parent célibataire vivant séparés | 0,24 |
| Entre Mari et Femme | 0,33 Ă 0,45 |
| Cousin et cousine, élevés ensemble | 0,15 |
Une dizaine d'études indépendantes effectuées au Japon, en Europe et en Amérique ont toutes trouvé une corrélation positive entre la capacité crânienne et le quotient intellectuel, la moyenne étant de 0,4[18]
Il parait sensé de considérer une augmentation du volume crânien comme un facteur favorisant un gain intellectuel, les enfants voient leur boite crânienne augmenter au cour de leur jeunesse, ceci est concomitant du crescendo naturel de l'intelligence humaine, qui plafonne entre 15 et 16 ans. Des études ont également montré que les étudiants universitaires, qui ont en moyenne un Q.I d'un écart type au-dessus de la moyenne nationale, ont une capacité crânienne moyenne supérieure à la moyenne nationale[réf. nécessaire].
Dans le même ordre d'idée, il a pu être remarqué que les rats dont la capacité crânienne étaient significativement plus importante montraient une intelligence supérieure à la moyenne, retrouvant notamment plus rapidement leur chemin dans un labyrinthe[19].
« M. Watson (voir behaviorisme) estime qu’il n’y a nul besoin de mesurer par des tests l’intelligence d’un homme, puisque selon la définition qu’il en donne cette intelligence est très précisément indiquée par son revenu. » (Essais sceptiques)[réf. insuffisante]. Russell s'empresse d'ajouter dans le même paragraphe qu'il ne partage pas cet avis.
Le QI doit être mesuré par un psychologue professionnel dans le cadre d'un examen psychologique qui comporte une réflexion et des analyses qui vont au-delà de simples chiffres. L'analyse clinique d'un test de Wechsler est un élément primordial, notamment pour apprécier les dysharmonies cognitives. On n'utilise pas ou rarement qu'un seul test comme celui du QI, on y adjoint d'autres tests qui, mis en concordance avec le QI, donnent une appréciation plus complète et globale de la personnalité de l'enfant, de l'adolescent ou de l'adulte. Bien utilisé et travaillé, c'est un instrument précieux. Hors contexte, il perd de sa pertinence et devient un banal test comme on en consulte particulièrement en été, dans les magazines lus pendant les vacances. Les conditions du test sont extrêmement importantes, les tests effectués sur des personnes trop stressée(si ce n'est pas leur état habituel), dépressives, traumatisées ou ayant une hygiène de vie trop mauvaise ne sont pas nécessairement représentatifs de leur potentiel intellectuel réel. Ainsi, pour les enfants, vaut-il mieux préparer le test par quelques séances préalables de prise de contact et de mise en confiance.
Lorsque le QI est considéré comme mesure suprême de l'intelligence (et non comme la mesure de l'adaptation à des codes de raisonnements logiques prédéfinis, ce qu'il est réellement), son utilisation peut induire le classement des individus en « bons » et « inaptes », de façon plus ou moins nuancée et donc plus ou moins socialement acceptable.
Le QI a parfois été instrumentalisé pour étayer des propositions élitistes, eugénistes (positives ou négatives ; certaines[réf. nécessaire] personnes ont été soumises à un programme de stérilisations contraintes suite à de mauvais résultats à un test de QI) ou racistes et cela bien que la définition du QI ne fasse nulle part l'hypothèse que celui-ci, chiffre établi à un instant donné, soit inné ni définitif.
Le livre très controversé The Bell Curve, ressuscite une ancienne thèse de racisme scientifique, en soulignant une différence statistique d'« intelligence » entre Étatsuniens leucodermes et mélanodermes (blancs et noirs) en fonction de tests de QI. Selon cette étude (fondée sur des critères ethniques, admis aux États-Unis) les asiatiques seraient plus intelligents que les blancs, eux mêmes plus intelligents que les hispaniques ; les noirs étant les moins intelligents. L'ouvrage ne met toutefois pas l'accent sur les corrélations socio-culturelles comme variables explicatives. La plus évidente est qu'il s'agit, non d'ethnies dispersées aux quatre coins du Globe, mais de citoyens américains traités différemment, selon justement leur phénotype et leur appartenance sociale (Par exemple, le taux de mortalité à la naissance des enfants noirs américains est supérieur ou égal aux taux de mortalité rencontrés dans le Tiers-Monde[réf. nécessaire], sans que l'on étudie si ce même taux de mortalité de Noirs américains est inférieur à la moyenne d'Américains blancs); même si les défenseurs du livre ont soutenu qu'en contrôlant la catégorie socio-économique, on trouvait les mêmes différences de QI[20].
Un livre similaire, IQ and the Wealth of Nations de Richard Lynn, fut plus controversé encore : il attribuait à la population israélienne un QI moyen de 94.
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