| Rodez | |||
|---|---|---|---|
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Midi-Pyrénées | ||
| Département | Aveyron (préfecture) | ||
| Arrondissement | Rodez (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de trois cantons : Rodez-Est Rodez-Ouest Rodez-Nord |
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| Code commune | 12202 | ||
| Code postal | 12000 | ||
| Maire Mandat en cours |
Christian Teyssèdre 2008 - 2014 |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Grand Rodez (58 755 habitants) | ||
| Site web | www.mairie-rodez.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 24 358 hab. (2009[1]) | ||
| Densité | 2 179 hab./km2 | ||
| Aire urbaine | 69 200 habitants hab. () | ||
| Gentilé | Ruthénois(e) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 500 m — maxi. 640 m | ||
| Superficie | 11,18 km2 | ||
Rodez est une commune française du sud-ouest située dans le midi de la France, au nord-est de Toulouse. Elle est la préfecture du département de l'Aveyron en Midi-Pyrénées, ancienne capitale du Rouergue[2] et siège de l'Archevêché.
Rodez est la commune la plus peuplée du département de l'Aveyron. La commune compte une population de 24 540 habitants[3],[4]. Elle est le siège de la Communauté d'agglomération du Grand Rodez regroupant près de 59 000 personnes. Son aire urbaine concentre 70 000 habitants. La population de Rodez augmente petit à petit, au fil des années[5],[6] sans encore retrouver son niveau maximal atteint en 1975. Rodez s'affirme d'un point de vue économique et touristique au centre d'un triangle formée au sud-ouest par Toulouse, Préfecture de Région située à 130 kilomètres du piton ruthénois, au sud-est par Montpellier à 180 kilomètres et au nord par Clermont-Ferrand cependant plus éloigné, situé à 260 kilomètres.
Ses habitants sont appelés les Ruthénois.[7] Ce nom vient de la peuplade gauloise, les Rutènes.
Ville siège de la première circonscription de l'Aveyron et du Conseil général de l'Aveyron, depuis le 30 septembre 2011, le piton ruthénois est classé parmi les « grands sites » de Midi-Pyrénées[8] et, une commission de pilotage prépare la candidature de Rodez au label Villes et pays d'art et d'histoire ainsi qu'au Patrimoine mondial de l'UNESCO[9],[10].
Rodez est une cité deux fois millénaire : son existence remonterait au Ve siècle av. J.‑C., lorsqu'une peuplade celtique d'Europe centrale, les Rutènes, s’arrêtèrent dans le Massif central méridional pour fonder l'un de ces oppida caractéristiques de la civilisation gauloise[11]. La Cathédrale Notre-Dame de Rodez, remarquable pour son clocher, domine l'agglomération du haut de son piton.
Rodez et son agglomération concentre un large panel d'entreprises par l'équipement automobile avec le groupe Bosch, par la recherche de pointe sur les OGM et la distribution de semences pour l'agriculture avec le siège national du groupe RAGT au sein du groupement Biogemma, par l'aéronautique avec la Sofop, la santé avec son ensemble hospitalier, par l'informatique avec le groupe Sopra ou encore l'industrie agro-alimentaire etc... Cet ensemble de dynamiques place l'agglomération de Rodez à la seconde place de croissance économique de Midi-Pyrénées[12] après sa capitale régionale, Toulouse. Ces entreprises constituent l'un des maillons clés de la « Mecanic valley »[13].
L'origine du nom de Rodez remonte à l'Antiquité, sous l'occupation romaine. La cité était alors nommée Segodunum, le lieu fortifié, du gaulois « sego » fort et « dunum » forteresse[14]. Au Bas-Empire, la ville sera baptisée la Civitas Rutenorum, la ville des Rutènes. Puis, elle devint Ruteni et finalement Rodez. Rodez se prononce Rodess. On trouve l'explication de cette prononciation locale en regardant l'orthographe de la ville en occitan : Rodès (qui se prononce Roudéss). Rodez a été graphié avec un z final à la place du s pour maintenir le e fermé de l'occitan et éviter qu'il ne devienne muet[14].
En Occitan-Languedocien, cette commune est nommée Rodés.
L'écrivain américain Raymond Elias Feist a donné le nom de Rodez à l'une des villes du monde fantastique de Midkémia.
Située entre les vallées et hauts plateaux des Grands Causses et les collines humides du Ségala, la commune se situe à une altitude moyenne de 570 mètres[15] (minimum 500 mètres - maximum 640 mètres). Son territoire est situé dans le sud-ouest du Massif central. Sa position géographique fait de la commune de Rodez, un territoire se situant au cœur du triangle formée par Toulouse - Clermont-Ferrand - Montpellier. Les communes limitrophes le plus proches de Rodez sont Le Monastère, Olemps, Sainte-Radegonde, Onet-le-Château et Luc-la-Primaube. Le pays ruthénois s'organise autour de l'agglomération de Rodez représentant 85 500 habitants[16]. La ville chef-lieu de la commune est perchée sur une butte dominant à 120 mètres la rivière Aveyron, organisée autour d'une cathédrale (Cathédrale Notre-Dame de Rodez). Enfin, cette ville et son agglomération se situe au pied de la RN88, l'axe Toulouse-Lyon, outil indispensable à son développement économique et touristique.
Distances à vol d'oiseau entre Rodez et les grandes villes françaises :
Le territoire de Rodez est un condensé d'une diversité géologique, à cheval sur le socle ancien du Ségala, les Rougiers caractéristique de maintes vallées voisines, et les calcaires et marnes des Causses et vallées. L’emplacement de la ville, dans un méandre de l’Aveyron, est le modèle d’un grand nombre de sites défensifs très précocement urbanisés du Rouergue, et de leurs relations avec leur environnement, tirant profit de la complémentarité économique des terroirs. Son architecture reflète, dans la variété des matériaux qu’elle met en œuvre et des appareillages qu’ils autorisent, la diversité de leurs origines, pourtant voisines. La sismicité de la ville se situe sur une échelle de 2/5, autrement dit à un niveau faible[17].
La ville est traversée, en contrebas, par l'Aveyron, lieu de pêche important ou de balades grâce aux espaces verts que propose le quartier de Layoule, et par le ruisseau de l'Auterne.
Le climat de Rodez fait partie de l'étage supra-méditerranéen. Sous l'influence d'un climat semi-continental en hiver, et méditerranéen en été, Rodez reste une ville froide par rapport aux autres villes du midi de la France. Les hivers y sont vifs tout comme les étés souvent très chauds et ensoleillés, dignes des villes du pourtour méditerranéen. En période hivernale, Rodez connait des épisodes neigeux assez ponctuels du fait de sa faible altitude (550 mètres environ) au contraire d'autres villes du nord du département, plus proches du plateau de l'Aubrac et donc plus élevées.
Avec près de 2 200 heures/an de soleil et 302 jours de soleil par an, Rodez est une des villes les plus ensoleillées de France[18] .
| Ville | Ensoleillement |
Pluie |
Neige |
Orage |
Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 | 14 | 22 | 40 |
| Rodez[19],[20] | 2 200[21] | 770 | 16 | 22 | 22 |
| Paris | 1 630 | 642 | 15 | 19 | 13 |
| Nice | 2 668 | 767 | 1 | 31 | 1 |
| Strasbourg | 1 633 | 610 | 30 | 29 | 65 |
| Brest | 1 492 | 1 109 | 9 | 11 | 74 |
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 3,0 | 4,0 | 6,4 | 8,5 | 12,6 | 16,2 | 18,8 | 18,9 | 15,4 | 11,9 | 7,6 | 4,00 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,0 | 7,0 | 11 | 13 | 17 | 22 | 26 | 26 | 20 | 15 | 9,0 | 7,0 |
Établies selon les données de Météo-France à la station de Millau Soulobres, à partir de 1965[22].
| Température la plus basse | -17,5 °C |
| Jour le plus froid | 16 janvier 1985 |
| Année la plus froide | 1980 |
| Température la plus élevée | 37,5 °C |
| Jour le plus chaud | 30 juillet 1983 et 16 août 1987 |
| Année la plus chaude | 1997 |
| Hauteur maximale de pluie en 24 h | 115 mm |
| Hauteur maximale de neige en 24 h | 1,50 m |
| Jour le plus pluvieux | 26 septembre 1992 |
| Année la plus sèche | 1967 |
| Année la plus pluvieuse | 1969 |
Le 28 janvier 2006, Rodez à connu un important épisode neigeux. Un mètre de neige poudreuse et très adhérente s'est abattu sur l'agglomération, paralysant pendant plusieurs jours l'économie et la vie du Piton[23].
Rodez se développe de jour en jour et affirme sa place prépondérante en Midi-Pyrénées depuis les années 2000. Cette ville joue un rôle de complémentarité avec les principales agglomérations de la région à savoir Toulouse, Albi et Castres avec lesquelles elles tiennent des liens de collaborations. De plus l'agglomération est au centre d'un vaste réseau de communication vers les autres villes de son département, de sa région, de son pays et est ouverte sur l'international dans un contexte de développement et désenclavement pour une économie et un tourisme prospère.
Rodez se situe au pied de la RN88 (axe reliant Toulouse à Lyon), transformée dans le secteur de Rodez en boulevard urbain (doublement des voies, nombreuses bretelles d'entrées et de sorties, vitesse limitée entre 70 et 110 km/h) pour permettre la fluidité du trafic représentant 35 000[24] véhicules par jour. Des boucles de comptage y sont enfouis pour évaluer le trafic et le retranscrire par des cartes de trafic en temps réel[25]. La portion de cette route nationale, déclaré priorité nationale en 1993 entre Rodez et Albi est actuellement en cours de requalification avec le doublement des voies, après des décennies d'études et ce depuis le 18 octobre 2010, date du lancement officiel de ce vaste chantier.
À la fin de l'année 2015, la totalité du trajet entre Rodez et Toulouse sera alors en 2x2 voies (c'est déjà le cas entre Albi et Toulouse), réduisant ainsi considérablement le temps de trajet entre le piton ruthénois et Toulouse. À noter que cet axe est un des plus importants de Midi-Pyrénées en termes de trafic[26].
Cependant, un grand projet visait à réaliser un grand contournement de l'agglomération de Rodez pour désengorger le trafic de la RN88. Celui ci n'est plus d'actualité depuis l'annonce, par le Préfet de la Région en octobre 2011, que ce projet n'a pas été retenu dans le schéma national des infrastructures terrestres (SNIT), voté par le Parlement[27],[28]. D'autres solutions seront donc étudiées.
| Ville | Temps de parcours |
|---|---|
| Toulouse par RN88 à 130 km | 1 heure 40
En 2015 → 1 heure 15 par l'A68 (autoroute en construction) |
| Montpellier et premières plages à 160 km | 2 heures |
| Clermont-Ferrand à 275 km | 2 heures 50 |
| Paris à 680 km | 7 heures |
| Bordeaux à 385 km | 3 heures 50 |
| Marseille à 322 km | 3 heures 15 |
| Lyon à 475 km | 5 heures |
Avec la RN88 qui est la plus importante artère de l'agglomération, Rodez est le point-central de plusieurs routes venant de son propre département ou de départements limitrophes :
Depuis le 3 janvier 2012, Agglobus est le nom du nouveau réseau de transport en remplacement d'Octobus desservant les communes de la Communauté d'agglomération du Grand Rodez, soit près de 60 000 habitants où le titre de transport en achat multiple n’excède pas 0,20€. Il permet de desservir Rodez-centre depuis les communes extérieures (et vice-versa) avant 08:00 grâce à une amplitude horaire permettant un fonctionnement du service entre 07h00 (05h00 pour certaines lignes) et 20h00. Ces lignes ont un cadencement régulier[29]. Ce réseau est complété par un service de soirée qui fonctionne du lundi au samedi, de 20h à 23h30, par un service de Transport à la Demande fonctionnera du lundi au samedi avec 2 allers-retours par jour et pour les personnes à mobilité réduite qui fonctionnera aux mêmes horaires que le réseau bus.
La topographie de Rodez rend difficile la création de voies spécialement réservés pour les autobus. De ce fait, le réseau Agglobus est équipé d'un système de priorisation aux feux tricolores comportant également une géolocalisation des bus. Ainsi de nombreux arrêts, notamment au centre-ville, sont équipés de panneaux d'affichage des temps d'attentes en temps réel[30],[31]
Rodez est le point central de nombreuses lignes de bus venant de son département ou des départements limitrophes. En effet, il existe actuellement 54 lignes de bus[32].
La gare de Rodez, se situant sur l'avenue du Maréchal Joffre, est la principale gare du département. Elle dessert Paris-Austerlitz (Lunéa), Toulouse-Matabiau (TER), Brive-la-Gaillarde (TER), Millau (TER et bus régional), Montpellier (bus avec chargement obligatoire en Gare de Millau) et d'autres gares du département ou départements limitrophes. De plus, il est à noter que de nombreuses autres grandes villes françaises peuvent être rejointes par le jeu des correspondances à Toulouse ou à Brive. Les lignes et infrastructures ferroviaires ont subi des rénovations de grande importance avec le changement intégral des rails, de la modernisation des installations techniques et des ouvrages d'art ainsi que de la mise en place de nouveaux systèmes de gestion du trafic. D'ici quelques années, le but recherché est de mettre Rodez à 1 h 45 de Toulouse et à 4 h 50 de Paris grâce notamment à la LGV Poitiers-Limoges[33],[34].
Le réseau ferroviaire ruthénois - et aveyronnais - fut intégré par le passé dans la Compagnie des Chemins de fer du Midi.
L'aéroport de Rodez-Marcillac est le 3e aéroport de la région Midi-Pyrénées après Toulouse et Tarbes et la principale plate-forme du sud du Massif central permettant de s'envoler grâce à des rotations directes vers :
L'aérogare a subi en 2009 un agrandissement avec la création de nouvelles salles d'embarquement, tandis que de nouvelles lignes sont en projets (Corse, augmentation du nombre de rotations vers Paris)[35].
Rodez dispose d'un centre de tri opérationnel depuis juillet 2009. Celui-ci reçoit près de 400 000 lettres chaque jour et en traite 14 par seconde. La totalité des lettres déposées depuis Rodez à destination de son agglomération ou de sa propre région sont redistribuées le lendemain matin[36]. Des coursiers, transporteurs nationaux et internationaux sont également présents à Rodez.
La ville dispose de trois agences postale[37] dont son bureau-central est situé au centre-ville, Place Foch, près de la Cathédrale. Les autres antennes sont situés au Faubourg ainsi dans le quartier de Bourran. De plus, les autres communes constituant l'agglomération du Grand Rodez disposent également de leurs bureaux de postes dont notamment le centre de tri de l'Aveyron situé sur la commune d'Onet-le-Château.
Rodez est une ville deux fois millénaire : son existence remonterait au Ve siècle av. J.‑C., lorsqu'une peuplade celtique d'Europe centrale, les Rutènes, s’arrêta au sud de l'Auvergne pour fonder l'un de ces oppida caractéristiques de la civilisation gauloise, celui de Segodunum[11]. De nombreux éléments de patrimoines témoignent de la romanisation de Segodunum.
Alors que le christianisme se répandait dans la foulée de l'action évangélisatrice de Saint Amans, la ville n'échappa pas aux troubles des temps barbares qui suivirent la chute de l'Empire romain.
Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths, les Francs, les armées des ducs d'Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures, qui l'investirent en 725 et mirent à bas l'église antique. Quelques années plus tard, ce seront les Anglais qui l'investiront lors de la guerre de Cent Ans. L'Histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs. Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d'Armagnac et de Rodez, finit par acquérir des privilèges régaliens : battre monnaie à la tour Martelenque, porter la couronne comtale et persister à reconnaître un temps l'antipape Benoit XIII et ses héritiers Bernard Garnier et Jean Carrier. Cela amena inévitablement l'affrontement avec le roi de France en 1443. Le Dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le comte Jean IV. Plus tard son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d'être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite[38].
Au début du XVIe siècle, Rodez fut marquée par l'évêque François d'Estaing (issu d'une des plus célèbres familles du Rouergue). Il termina les travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Lui ajoutant ce chef-d'œuvre architectural qu'est le clocher, culminant à 87 mètres, surmonté d'une Vierge. Les travaux furent achevés en quinze années de 1510 à 1526 et ce malgré la peste qui ravageait la ville[39].
Cette rivalité entre les deux pouvoirs a quelque peu desservi le développement de la cité ruthénoise. Malgré les témoignages que sont ses nombreux chefs-d'œuvre gothiques réalisés du XIIIe au XVIe siècle, la ville n'a pas vraiment connu de longues périodes de prospérité. En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attache la destinée du comté de Rodez à la Couronne. L'histoire de Rodez se calque alors sur celle de la France. Au long des XVIIe et XVIIIe siècles, Rodez devient une cité marchande prospère.
Rodez était divisée en 6 paroisses :
La Révolution ôtera à Villefranche-de-Rouergue, la vieille rivale de Rodez, son rôle de capitale administrative au profit de Rodez, qui devient préfecture et chef-lieu de district du nouveau département de l'Aveyron en raison de sa position centrale. Le patrimoine religieux de la ville n'est que partiellement dégradé.
En juin 1792, les scientifiques de l'époque se soucient de connaître la mesure exacte du mètre. Rodez va être un élément "central" pour accomplir cette mesure. En effet, Jean-Baptiste Joseph Delambre est chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesure celle entre Barcelone et Rodez. Ils devaient se retrouver à Rodez pour mettre en commun leurs mesures et déterminer la valeur du mètre. En 1793, à Montjouy à Barcelone, Méchain détecta une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique de la position des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêcha de réitérer ses mesures. Cet écart (qui n'était en fait pas dû à une erreur de manipulation mais à l'incertitude des instruments utilisés) le plonge dans un profond trouble et il met tout en œuvre pour éviter de devoir rendre compte de ses travaux à Paris. En 1799, il se résigne à se rendre à une conférence internationale qui salue son œuvre scientifique.
En 1798, est créée la Société centrale d'Agriculture de l'Aveyron.
Sous la Restauration, l'affaire Fualdès défraye la chronique judiciaire, donnant lieu à de très controversés procès et exécutions capitales. Rodez a reçu à cette occasion de nombreux journalistes qui décriront les mœurs ruthénoises sous un aspect très subjectif.
Le XIXe siècle connaît également un renouveau culturel. En 1836, est fondée sur l'initiative d'Hippolyte de Barrau, la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron. Les principaux notables du département s'investissent dans le vie culturelle de la province. La modernisation de Rodez s'effectue très lentement au cours du XIXe siècle. Peu à peu, Rodez évolue en affirmant et développant son rôle de chef-lieu du département de l'Aveyron à partir du XXIe siècle, créant sa propre économie et son indépendance, tout en restant en lien avec Toulouse. C'est ainsi qu'à partir de cette période, de nombreux équipements sont apparus tels que l'hôpital Jacques Puel, le développement de la plate forme aéroportuaire de Marcillac, la connexion de Rodez au très haut débit, l'esplanade du foirail avec son multiplexe de cinémas, son musée Pierre Soulages ou sa salle des fêtes[40].
À partir de 2005, le département de l'Aveyron poursuit son désenclavement routier. Aujourd'hui on constate :
En 2009, le réseau ferroviaire a subi des travaux avec le changement intégral des rails et la réfection des ouvrages d'art sur les lignes Rodez-Toulouse et Rodez-Paris. Enfin en 2010, l'aéroport de Rodez-Marcillac a connu une mutation avec l'agrandissement de son aérogare et l'ouverture de nouvelles destinations régulières.
La commune de Rodez est divisée en cinq grands quartiers[43] :
Rodez est une ville ancienne, dans laquelle la voirie devient de plus en plus étroite au fur et à mesure que l'on se rapproche du Vieux-Rodez. Étant une ancienne ville forteresse, ses vestiges sont préservés et distinct lorsqu'on les parcourent. son hyper-centre est étendu et est composé pour la majeure partie de maisons de l'époque typiques. Au fil des nombreuses rues et ruelles piétonnes entre les places du Bourg, de l'Olmet, de la Cité ou de la Madeleine, on y découvre les maisons d'Armagnac, de l'Annonciation, Canionale et de Benoît, le palais épiscopal, l'hôtel Delhoro ou encore le Musée Fenailles. Le centre historique de la ville - ou Vieux-Rodez - est principalement organisé autour des places du Bourg, de la Madeleine et de la Cité, et est aujourd'hui un lieu de vie accompagné de nombreuses enseignes commerciales. Sur ces places se tiennent les marchés ou foires. De la rue du Touat, la rue Neuve à la rue Marie, en passant par les places de l'Olmet, Saint Étienne, Emma Calvé, d'Estaing, Foch ou Charles de Gaulle, le passage des Maçons ou du Mazel, la rue du Bal, les rues de l'Embergue ou de Bonald, les rues piétonnes et commerciales sont très concentrées dans le vieux-centre[44]. Au delà, L'avenue Victor-Hugo reprend plus ou moins le style des Champs-Élysées : une avenue rectiligne longée d'arbres, aboutissant sur un carrefour central, la place d'Armes, permettant d'accéder notamment aux boulevards situés à la périphérie du centre-ville. En effet, la circulation générale s'effectue tout au tour des remparts (boulevard d'Estourmel, Belle Isle, Denys Puech, Flaugergues) encerclant le centre historique et desservant par des rues parallèles ce cœur historique.
Au delà, du centre historique, la ville s'est étendu au cours du XXe siècle afin de répondre aux exigences de développement économique comme peuvent en témoigner les différents quartiers et zones économiques. En effet, l'après-guerre a fait de Rodez la ville moyenne qui a le plus bâti au-delà de ses boulevards circulaires ainsi que le viaduc de Bourran a permis l'extension de la ville au-delà de la vallée de l'Auterne[Note 1].
La ville de Rodez fait partie des Grands Sites de Midi-Pyrénées. Elle poursuit son travail pour obtenir le label Ville d'Arts et d'Histoire et souhaite déposer sa candidature au patrimoine mondial de l'Unesco. Ainsi, le centre historique - et les aménagements en lien - ont pour but de répondre aux critères de ces institutions.
Le centre et la morphologie de Rodez fait ressortir de nombreux monuments et lieux historiques[45],[46]détaillés sous la forme d'une liste ci-contre [44].
Rodez dispose de nombreux logements locatifs. De plus, la moyenne des nouveaux logements est de quatre pièces. Son parc de logement reste assez jeune, 59 % des logements sont postérieurs à la Seconde Guerre mondiale. Malgré cela, l'urbanisme progresse de jour en jour et les habitations et autres locaux commerciaux augmentent de 23 % chaque année. En ce qui concerne le logement social et particulièrement la Loi SRU initiant un quota minimum de 20 % de logements sociaux pour les villes, Rodez était à 10 % en 2007, et stagne aux alentours des 12 % en 2011[47].
Les projets d’aménagements s'inscrivent dans le cadre du plan visant à améliorer le tourisme et le cadre de vie des habitants de Rodez.
Le Jardin public du Foirail et l'esplanade du Foirail vont être restructurés afin de créer un climat plus actif dans le centre-ville et développer une «cité du XXIe siècle»[48]. Cette esplanade laissera place à un grand parvis composés de diverses lumières d'ambiance et pourra accueillir certaines manifestations (concerts, diverses animations). Le jardin public situé à proximité gagnera 20% de surface en plus. La disposition des alignements d’allées et massifs sera reconsidérée pour prendre en compte le musée Soulages, l'avenue Victor Hugo sera également repensée. Chacun de ces équipements va contribuer à enrichir la promenade urbaine entre la cathédral, Combarel et le stade Paul-Lignon en passant par l'Avenue Victor Hugo, ceci dans la vocation de dynamiser le quartier d'un point de vue économique et culturel.
Le Musée Pierre Soulages, Musée de France est un édifice de 6 000 m2, dont la première pierre a été posé le 20 Octobre 2010 et abritera une collection de 500 de ses œuvres dont tout l’œuvre gravé (eaux-fortes, lithographies, sérigraphies), les travaux préparatoires aux vitraux de Conques, des peintures sur toile et sur papier (un ensemble unique, dont des gouaches, des encres et les Brous de noix), de la documentation, des livres, des photographies, des films, des correspondances. De plus, une salle d’expositions temporaires de 500 m2 accueillera des événements de portée nationale ou internationale[49]. Le musée intègrera un auditorium de 80 places et une bibliothèque contenant un fond documentaire important sur Soulages. Enfin, au cœur du musée sera intégré un espace de 500 mètres carré dédié à la cuisine de Sébastien et Michel Bras, grands cuisiniers français, dans le respect de l'œuvre de Pierre Soulages. L'ouverture de ce pôle culturel est programmé pour mi-juillet 2013.
Près des Haras et du stage Paul Lignon, la salle des fêtes de 2 800 m2 a été inaugurée le 7 janvier 2012 par son concepteur, Emmanuel Nebout et des représentants politiques[50]. D'une architecture futuriste et originale, elle marque la césure totale entre le centre historique et ce nouveau quartier. Elle aura la particularité d'offrir une vaste zone découverte et sa configuration lui permettra d'accueillir grâce à ses équipements (loges, vestiaires, scène, moyens audio-visuels, grand écran, scène) des salons, expositions, fêtes, manifestations d'associations, d'entreprises. À cette salle, en sera juxtaposée une autre (qui pourra être scindée en deux). Elle fera office de vestiaire ou de bar, voire de salle de réunion. Enfin, dans les étages, 3 salles de réunions sont disponibles. L'ensemble du bâtiment pourra entré en synergie et complémentarité avec la restructuration et l'agrandissement du stade Paul Lignon, et d'une manière plus large, avec le Multiplexe et le Musée.
Sur cette même esplanade, un multiplex comprenant 10 salles de cinéma réparties sur deux niveaux comprenant un ensemble de 1600 fauteuils et dont la plus grande salle contiendra 450 places assises sera livré mi-juillet 2013[51]. Un double accès (côté giratoire de l'Europe et avenue Victor Hugo) sera prévu. Un espace de restauration rapide ainsi qu'une brasserie de nuit seront intégrés dans l'enceinte du pôle cinématographique comprenant également deux autres commerces[52]. Ce complexe cinématographique avec des espaces d'animations et d'expositions aura la particularité d'offrir des diffusions entièrement en numérique, ce lieu pouvant servir de débats ou encore de congrès grâce aux moyens audio-visuels et de vidéo-conférence. Il est évoqué également la possibilité de retransmissions culturelles ou sportives à l'autre bout du monde.
Pour permettre à la population de profiter de ces équipements culturels et économique, ainsi que de détenir un moyen de stationnement pour les gens travaillant sur Rodez-centre, un parking entièrement souterrain de 400 places est en cours de construction. Édifié à 10 m de profondeur et sur deux niveaux, sous l'esplanade, il ouvrira en même temps que le Multiplexe.
L'ancien hôpital Combarel désormais démoli sera remplacé par des logements et d'espaces verts. Depuis le XIXe siècle, l’hôpital Combarel jouit d’une situation privilégiée au cœur de la ville et au centre de l’agglomération. L’achat de l’ancien hôpital par l’agglomération du Grand Rodez a pour but d’imposer le site comme un pôle d’activité de la ville, comme il l’était jadis. Une opération de reconversion va redessiner l’ensemble du quartier et lui permettre de devenir un véritable quartier à vivre, afin de redynamiser le cœur de l’agglomération du grand Rodez. Le quartier se voudra un lieu arboré et vert dans lequel on trouvera aussi bien des logements que des activités tertiaires. L'ensemble de 30 000 m2 sera ainsi mi-résidentiel et mi-institutionnel avec probablement l'implantation d'un nouvel hôtel. Ce secteur s'inscrit dans le cadre d'une construction répondant à des normes écologiques. Le projet est basé sur le maintien, sur le haut du plateau, de l’ensemble du quadrilatère et de la chapelle ainsi que de la mise en valeur de l’ancien couvent des Capucins[53].
En parallèle de la politique de labellisation au Patrimoine Mondial de l’Unesco, le centre ville de Rodez sera complètement rénové à partir de 2013. Outre l’entretien courant des anciens réseaux d’eau potable et d’assainissement en sous sol, les revêtement de surface de la place de la cité, de la rue Frayssinous, de la place Emma-Calvé, de la rue du Touat, de la rue Neuve, de la place de la Cité, du Boulevard Gambetta et de la rue Louis-Blanc vont être entièrement rénovés. Ainsi, cette démarche entre dans une cohérence afin de renforcer le caractère piétonnier entre les différentes places et les rues du centre historique, afin de le délimiter de la circulation automobile. Le choix des matériaux et du mobilier urbain qui seront déployés seront en symphonie avec la cathédrale et les vestiges historiques de la cité[54]. De plus on trouve sur ce lieu l'îlot Bonald qui doit également subir une transformation en espace public[55],[56],[54].
Le projet de rénovation prévoit l’amélioration du confort autant pour la circulation automobile que pour l’ensemble des usagers de la place d'Armes. Le parvis de place sera étendu afin d’être plus accessible et plus facilement utilisable en termes d’animation. Elle deviendra à terme une grande place d'échanges, le point central de la ville de Rodez et donc de son département[57]. Elle sera complètement plane et pourra accueillir, elle aussi, diverses manifestations. Enfin, des passages à piétons seront dessinés de part et autre de la place afin d'y rejoindre les trottoirs adjacents. Et la circulation s’effectuera sur du bitume et non plus sur les « célèbres pavés ». Ces derniers seront réutilisés pour l’aménagement urbain[58].
Le quartier des affaires de Bourran, quant à lui, maillon pour la ville, situé entre l'aéroport et le centre-ville, est l'un des principaux pôles économiques de la cité. En effet, dans les années 1990, la construction du viaduc de Bourran - nommé également viaduc de l'Europe - permet la création de ce nouveau secteur favorisant l'implantation de nouvelles entreprises technologiques, de l'hôpital Jacques Puel et l'installation d'antennes des universités de Toulouse.
| Liste d'Union de la Gauche PS - PRG - PC - Verts - MRC
Tête de liste : Christian Teyssèdre |
Majorité - Maire : Christian Teyssèdre - 10 adjoints au maire - 5 conseillers municipaux délégués - 12 conseillers municipaux | 52,50 % |
|---|---|---|
| Liste Démocrate - Sociale - Européenne - Sans étiquette - Société civile - Rassemblement
Tête de liste : Jean-Louis Chauzy |
3 élus d'opposition : Jean-Louis Chauzy, Maïté Laur et Jean-Philippe Murat | 19,30 % |
| Liste UMP
Tête de liste : Régine Taussat |
2 élus d'opposition : Régine Taussat et Bernard Saules | 15,50 % |
| Liste Divers droite - MPF
Tête de liste : Frédéric Soulié |
2 élus d'opposition : Frédéric Soulié et Hélène Boulet | 12,70 % |
| OUI | NON |
|---|---|
| 56,40 % | 43,60 % |
Résultats des élections présidentielles de 2007 Candidats ayant obtenu un score égal ou supérieur 5 % des suffrages exprimés :
Résultats des élections présidentielles de 2002 Candidats ayant obtenu un score égal ou supérieur 5 % des suffrages exprimés :
Mairie de Rodez : son conseil municipal, construit en hémicycle et refait à neuf, comporte 35 sièges dont 28 sont occupés par la majorité d'union de la gauche, dont le chef de file est Christian Teyssèdre.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1983 | 2008 | Marc Censi | UDF puis UMP | Maire
|
| 2008 | en cours | Christian Teyssèdre | PS | Maire
|
Rodez est le chef-lieu de trois cantons :
| Les cantons de Rodez | ||
|---|---|---|
| Rodez-Est | Rodez-Nord | Rodez-Ouest |
| Autres cantons de l'Aveyron | ||
| Conseiller général | Canton | Code cantonal | Population | Communes | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Bernard Saules | Rodez-Est | 1228 | 14 500 hab. | 3 | ||
| Jean-Louis Roussel | Rodez-Nord | 1246 | 15 200 hab. | 3 | ||
| Nicole Laromiguière | Rodez-Ouest | 1245 | 21 600 hab. | 4 |
Bleu → Divers droite (Majorité départementale) Rose → Groupe Socialiste
La ville de Rodez est le siège du Conseil général de l'Aveyron (préfecture du département), du conseil de la communauté du Grand Rodez et de la Première circonscription de l'Aveyron. La municipalité dispose d'une caserne de sapeurs-pompiers, d'une police municipale, d'un SAMU, d'un Centre antipoison et d'une maison d'arrêt tandis que l'État administre la brigade de gendarmerie [59]. Enfin, toutes les administrations de l'État sont présentes (hôtel des impôts, banque de France, sécurité-sociale, la Caf etc...).
Pour les juridictions, elle possède un tribunal d'instance, un tribunal de grande instance doté des assises, d'un tribunal de commerce, d'un conseil des prud'hommes et d'un tribunal pour enfants[60].
Rodez est le chef lieu de la Communauté d'agglomération du Grand Rodez dont le siège est au 1 place Adrien Rozier. Créée en 1962 et d'abord constituée en district, elle est ensuite devenue communauté d'agglomération le 20 décembre 1999. Aujourd'hui, elle compte huit communes.
La commune, maillon important du sud du Massif central, est également proche d'autres villes situées au Sud-Ouest comme Toulouse ou Albi, ainsi que dans le centre et le nord du Massif central telles que Aurillac et Mende avec lesquelles elle forme le réseau de ville Estelle[61]. Enfin, on note l'existence de L'Espace urbain Rodez-Decazeville.
Au 1er janvier 2011, Rodez est jumelée avec :
Ingrid Betancourt est citoyenne d'honneur de la Ville de Rodez depuis le 28 mars 2008[63].
En 2008, Rodez comptait 24 540 habitants (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 348e rang au niveau national, alors qu'elle était au 342e en 1999, le 7e au niveau régional et là 1er au niveau départemental sur 304 communes[3]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Rodez depuis 1793.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[64], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[65].
Enfin, selon les statistiques de l'Insee, le département devrait gagner plusieurs dizaines de milliers d'habitants d'ici 2030. Compte tenu que l'étude cerne une migration de populations vers les pôles urbains, la population de Rodez augmentera par conséquence[66].
Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 25 550 habitants.

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (29,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,5 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
La commune est située dans l'Académie de Toulouse. La ville administre cinq écoles maternelles et six écoles élémentaires communales. Le département gère deux collèges et la région trois lycées[72].
Cette liste non exhaustive présente les principales manifestations culturelles et festivités de la ville de Rodez[74] :
| Printemps | En mai, a lieu la remise du prix Antonin-Artaud, écrivain et célèbre patient de l'ancien hôpital psychiatrique de Rodez
Nuit des musées |
|---|---|
| Été |
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| Automne |
|
| Hivers |
|
| Toute l'Année |
|
Enfin, Rodez a été récompensée par trois fleurs[79] du concours des villes et villages fleuris, la 1re ayant été décernée en 1996, et la 3e en 2007 ainsi que Rodez le label "Ville amie des enfants" par l'UNICEF.
Cet hôpital est le deuxième[80] plateau technique régional après le CHU de Purpan situé à Toulouse. Il est le siège du SAMU et SMUR de l'Aveyron, et possède près de 60 services médicaux et chirurgicaux. Spécialisé et ultra-spécialisé dans les disciplines de médecine, pédiatrie, néonatalogie, cancérologie et chirurgie, il détient des équipements médicaux de dernière génération.
Cette structure est en corrélation et en complémentarité avec l'hôpital Jacques Puel. Situé sur un site agréable de la commune d'Olemps, à 5 kilomètres de l'hôpital Jacques Puel, avec une très belle vue sur Rodez et sa cathédrale, l'établissement des Peyrières, spécialisé dans les consultations en gérontologie et gériatrie a fait l'objet d'importants travaux de rénovation pour améliorer le confort et le cadre de vie des résidents. La cuisine centrale hospitalière construite en 2006 au sous-sol de l'aile sud du bâtiment produit les repas du centre hospitalier dans sa totalité.
Il est doté de 40 lits de moyen séjour, soins de suite et de réadaptation qui permettent d'assurer un traitement ou une surveillance médicale à des malades requérant des soins continus, dans un but de réinsertion, de 135 lits de long séjour dont 55 chambres individuelles et 40 chambres doubles. L'Unité de Soins de Longue Durée (USLD) accueille des personnes n'ayant pas leur autonomie de vie et dont l'état nécessite une surveillance médicale constante. Ajoutons à cela, 40 lits de maison de retraite (EHPAD) dont 15 chambres individuelles et 12 chambres doubles.
La clinique Saint-Louis a subi entre 2007 et 2010 une restructuration. Aujourd'hui, il s'agit d'un vaste bâtiment se situant entre le Boulevard d'Estournel, la rue Cabrière et le no 22 de la rue Béteille. Les deux bâtiments communiquent par un souterrain et des tunnels en hauteur. Cette construction s'implante sur une parcelle longue de 40 mètres. Elle s'étale sur une superficie totale de 6 000 m2 et comprend trois niveaux et deux étages de parking. Cette clinique est dotée d'un laboratoire d'analyses médicales, d'une plate-forme radiologique dotée d'un IRM et d'un scanner. Chaque plateau s'étend sur 900 m2 et le dernier étage, avec ses 24 lits, est consacré aux soins postopératoires spécialisés en cardio-pneumologie[81]. 100 lits, toutes disciplines confondues, sont opérationnels dans cet établissement chirurgical. Les spécialités chirurgicales dispensées dans cette clinique sont[82] :
Cet hôpital est un établissement de psychiatrie. Il a remplacé l'asile départemental d'aliénés de Paraire à Rodez en 1838[83]. Il est situé à Cayssiols, sur la commune d'Olemps. Des antennes associés avec des spécialités médicales sont situées à différents endroits de la ville dont une à Bourran (remarquable pour son architecture).
La ville dispose de nombreux équipements sportifs. La plupart de ces équipements ont été réunis dans ce que l'on appelle le Vallon des Sports, au niveau de Pré Lamarque dans le quartier ouest. Ce Vallon des Sports est composé du gymnase-dojo, des salles de sports de l'amphithéâtre (escrime, handball, basket) et du centre aquatique Aquavallon. Le stade Paul-Lignon est situé non loin de ce Vallon.
De plus, nombreux complexes sportifs (stade Louis Polonia à Saint-Éloi, à La Roque, le Trauc, boulodrome, skate-park, etc...) présents sur l'agglomération. Tous ces aménagements ont pour but d'améliorer l'accueil des clubs sportifs de la ville, qu'ils soient fédérés en association comme le Stade Rodez Omnisports ou indépendants. L'ensemble des équipements ruthénois étant détaillés ci-contre[84].
Le domaine de Combelles est un haut lieu de l'équitation[85]
Plus de 70 clubs (R.A.F. (football), S.R.A. (rugby), R.O.C. (handball), escrime, etc...) en bénéficient régulièrement, sans compter les nombreuses compétitions locales, départementales, régionales et internationales qui s'y déroulent régulièrement[84]. Les clubs de basket Stade Rodez Aveyron Basket évoluant en Nationale masculine 3, de football Rodez Aveyron Football évoluant en CFA pour l'équipe masculine et en Division 1 pour l'équipe féminine, et de rugby Stade Rodez Aveyron évoluant en Fédérale 2, sont les principaux clubs de sports collectifs de la commune. Le Club Badminton de Rodez (CBR) organise chaque année un tournoi d'envergure nationale à l'amphithéâtre. Le Vélo Club Rodez, fondé en 1891, est le plus ancien club sportif de la ville[86].
Enfin, la ville de Rodez a accueilli le Jumping international de France en 2009, le Top 12 du SRA[87] en 2009, le championnat international de gymnastique aérobic en 2010, le Championnat du monde de basket-ball masculin des 17 ans et moins en 2010 et le Tour de France 2010.
Rodez est le siège du journal Centre Presse. Il fait partie du Groupe Les Journaux du Midi. Le groupe se situe dans de vastes locaux, avenue Victor Hugo, au pied de la Cathédrale de Rodez. En effet, il existe trois quotidiens concernant l'actualité locale et régionale étant édités chaque jour, à savoir le Centre Presse, La Dépêche du Midi et le Midi-Libre. De plus, un hebdomadaire ruthénois basé sur l'actualité de l'agglomération du Grand Rodez paraît sur le piton, à savoir Le Ruthénois[88]. Des mensuels sont édités par le Conseil général de l'Aveyron chaque mois relate l'actualité de l'institution, de même pour la ville de Rodez qui à son propre mensuel dénommé «Rodez, notre ville»[89]. Enfin, un trimestriel édité par la Région Midi-Pyrénées est distribué dans la boîte aux lettres de chaque ruthénois[90]. En ce qui concerne l'histoire de la presse ruthénoise, certains journaux ont disparu à savoir La Gazette du Rouergue (1832-1835), L'Écho de l'Aveyron et Le Peuple.
La ville dispose dans ses kiosques de la presse nationale et internationale. Pour faciliter le travail sur des articles de presses, la Médiathèque de Rodez contient de nombreuses archives, tout comme les Archives départementales ou encore la maison de la presse.
Hormis toutes les grandes stations nationales auxquelles la cité ruthénoise peut avoir accès, d'autres radios locales sont également disponibles telles que Totem dont le siège social est à la Primaube, Radio cent pour cent, Radio Menergy, CFM (107.9FM), qui a ses studios à Rodez. Enfin, Radio Temps (107 FM) est née au lycée Louis Querbes.
La commune dispose des chaînes de la Télévision Numérique Terrestre depuis le 1er juin 2008. De plus, une antenne de France 3 Sud, pour France 3 Quercy-Rouergue, siège à Bourran et permet ainsi de rapprocher l'actualité ruthénoise à la télévision[91]. Un studio de télévision y est installé afin de présenter les journaux télévisés Quercy-Rouergue Aveyron-Lot. Enfin, l'idée d'instaurer une chaîne continue dédiée à l'agglomération de Rodez est née[92]. Depuis le 8 novembre 2011, l'agglomération de Rodez diffuse les chaînes de télévision en numérique en remplacement de l'analogique[93].
Rodez dispose du très haut débit Internet grâce à la technique filaire et wifi ainsi qu'à la mise en service, en 2008, de plusieurs kilomètres de fibre optique couplé à des antennes-relais WIMAX et UMTS sur tout le Grand Rodez et notamment vers les zones d'échanges tel qu'à l'aéroport international, la gare, le quartier de Bourran, le centre-ville[94]. Le réseau est classé 3e et 4e génération (visioconférence, internet très haut débit). Ainsi, toutes ces technologies en constante évolution permettent le désenclavement numérique de la ville de Rodez. Les différents travaux de voiries, au centre ville - et plus particulièrement dans le cœur historique - ont permis de poser de nouvelles boucles internet de très haut débit entre 2011 et 2012.
La ville de Rodez, siège de l'évêché, fait partie de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption, qui comprend 6 relais : Cathédrale Notre-Dame de Rodez, Saint Amans, Gourgan, Le Monastère, La Mouline, le Sacré-Coeur.
François Fonlupt est l'évêque de Rodez depuis 2011.
Horaires des messes :
- Cathédrale : 8h30 (sauf veille des fêtes) - Sacré-Coeur : 18h30 (sauf les jeudis, où cette messe est remplacée par la messe à 18h à la chapelle de la résidence Jean XXIII)
- Sacré-Coeur : 18h30 - Sœurs Franciscaines:17h30
- Saint Amans : 9h00 - La Mouline : 11h00 - 2e et 4 ème dimanche - Gourgan : 9h45 - Cathédrale : 10h30 & 18h30 (horaire de juin à août : 19h30) - Sacré-Coeur : 10h30 - Le Monastère : 11h - 1er et 3e dimanche
Le temple protestant de Rodez (Église réformée de France) a été édifié en 1947, rue Louis Lacombe.
L'Église Réformée Evangélique de Rodez est implantée route de Séverac à Onet le Château.
La mosquée de Rodez, édifiée avenue de Bamberg entre 2000 et 2002, a été inaugurée en mai 2003.
Rodez accueille plusieurs loges maçonniques :
Rodez forme aujourd'hui le principal bassin d'emploi d'Aveyron avec des secteurs en forte expansion comme la santé, la formation, le commerce, l'agroalimentaire (laiterie, fromagerie, transformation de la viande), la filière bois-meuble, la mécanique, l'informatique, le tertiaire, les industries, l'aviation, la recherche.
Rodez est la deuxième économie de Midi-Pyrénées et la 13e de France, juste après la région parisienne. De plus c'est la 2e ville de province de plus de 20 000 habitants, la plus prospère en France en 2010 derrière Blagnac dans la banlieue Toulousaine. C'est la 28e ville de France où il y a le plus d'emplois et la 9e où il y a le plus "d'emplois sur place". Rodez est aussi la 91e ville de France en termes de jeunes entreprises viables par habitants (1 pour 116 hab.) et la 157e en termes de part des foyers imposés soit 58% (nettement supérieur à la moyenne nationale)[98].
Ce résultat peut s'expliquer par deux mécanismes. Premièrement, la diversité du tissu économique fait que les entreprises de Rodez touchent à des domaines nombreux et variés, et puis, d'autre part Rodez fut pendant de nombreuses années enclavés des grandes économies nationales sans moyen de communications compétents. Pour cela, elle s'est débrouillée par ses propres moyens à produire et construire son propre panel d'entreprises.
En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 678 €, ce qui plaçait Rodez au 10 042e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[99].
Selon les résultats du recensement de 2008[100], la population active (15-64 ans) de la commune compte 12 028 personnes, soit 72,6 %, ce taux est de 73,0 % au niveau départemental[101]. Les 15-64 ans représentent 6,0 % de chômeurs, 66,6 % de personnes ayant un emploi et 27,4 % d'inactifs. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : les retraités ou préretraités représentent 7,9 % de la population active, les scolarisés 12,7 %, les autres inactifs 6,8 %. Le taux de chômage de Rodez est un des plus bas de France. En effet, d'après l'Insee, il se situe à 5,2 % de la population active en 2011, juste après la technopole d'Orsay (4,9 %) située à 19 km de Paris[102]. Cependant, les demandeurs de RSA sont en légère augmentation. À noter qu'avant la crise économique de 2008, la ville enregistrait un taux de chômage voisin des 4,5 %. Cette consolidation s'explique d'une part par l'augmentation de 4,3 % du nombre d'actifs, dans la zone d'emploi entre 1990 et 2000[Note 2]. Enfin, il est à noter qu'à ce jour, certaines entreprises manquent de main d'œuvre, particulièrement en informatique[103].
Répartition des plus de 15 ans selon le secteur d'activité en France
| Agriculture | Industrie | Construction | Commerce | Services | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Rodez | 0,8 % | 8,5 % | 5,6 % | 44,2 % | 40,8 % | |
| Comparaison avec le département | 11,1 % | 15,4 % | 8,2 % | 34,9 % | 30,4 % | |
| Sources des données : INSEE[100],[101] | ||||||
Rodez est le siège de la Chambre du Commerce et de l'Industrie de l'Aveyron situé au centre-ville et dans le quartier de Bourran[104]. Le Grand Rodez est la deuxième économie de la région Midi-Pyrénées où l'on dénombre 2 700 entreprises sur le Grand Rodez et 1 500 sur Rodez intramuros. Enfin, on relève une augmentation de 14,5 % pour la création d'entreprises sur Rodez et sa région entre 2000 et 2006. Le taux de survie des entreprises est de 71,5 %, trois ans après leur ouverture[40]. Parmi les pôles majeurs, on trouve :
Au 1er janvier 2010, 490 entreprises ont été créées sur le territoire.
Répartition des établissements par domaines d'activité
| Ensemble | Industrie | Construction | Commerce et services divers | Secteur public | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'établissements | 3 026 | 171 | 207 | 2 143 | 505 | |
| % | 100 % | 5,7 % | 6,8 % | 70,8 % | 16,7 % | |
| Sources des données : INSEE[100] | ||||||
Répartition des créations d'entreprises par secteur d'activité en 2009
| Ensemble | Industrie | Construction | Commerce et services divers | Secteur public | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'établissements | 490 | 25 | 61 | 355 | 49 | |
| % | 100 % | 5,1 % | 12,4 % | 72,4 % | 10,0 % | |
| Sources des données : INSEE[100] | ||||||
Les pôles économiques présents sur Rodez et/ou sur son agglomération sont étroitement en liens avec le chef-lieu[106]. On trouve :
D'une superficie de 6730 m2 et ayant plusieurs configurations possibles (spectacles, sports, conférences, congrès, salons), cet équipement offre jusqu'à 3000 places assises pour un parking de 900 places et entre en complémentarité avec les autres équipements de l'agglomération dont le multiplex de 1600 places dans le centre-ville ou encore la salle d'expositions / salle des fêtes. Il ouvrira ses portes au premier trimestre de 2016[108] et se situera au bord de la nationale 88.
La ville est siège de l'agriculture aveyronaise grâce à sa chambre départementale d'agriculture[109]. Cependant, Rodez intramuros ne dispose pas ou peu d'exploitations agricoles (0,8 % de la répartition d'emplois). En revanche, elle concentre ce domaine dans la recherche, dont par exemple la RAGT ou encore le Lycée La Roque. Au-delà de la cité et de l'agglomération, l'activité agricole est présente. Lors de la session de 2011 du Congrès des jeunes agriculteurs se déroulant à Rodez[110], Bruno Le Maire, alors Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, ainsi que de la Ruralité et l'Aménagement, est venu clôturer ce congrès[111].
Rodez et son agglomération ont développé au cours du XXIe siècle le commerce local et les grandes enseignes nationales afin d'éviter "l'exode commercial" vers les grands pôles comme Toulouse ou Montpellier. Pour cela elle à développé les commerces dans son hypercentre[112] et sur les abords de la ville grâce notamment au pôle commercial du Comtal situé à Sébazac-Concourès.
Le marché de la ville se tient chaque mercredi et samedi matin ainsi que les vendredi après-midi[113]. Enfin, une grande foire est disponible chaque trimestre sur le piton ruthénois.
De par la situation géographique de Rodez, entre le Viaduc de Millau et Conques, mais également à proximité de grandes métropoles du midi telles que Toulouse et Montpellier, son passé historique vieux de 2 000 ans, son offre culturelle avec ses musées dont le futur Musée Soulages, le développement des transports routier, ferroviaire et aérien ou encore sa candidature pour le patrimoine mondial de l'Unesco concourt à une dynamique touristique positive de l'agglomération (300 000 touristes chaque année à la Cathédrale de Rodez[114]). Enfin, l'office de tourisme de Rodez effectue des visites guidés des monuments et lieux emblématiques de la cité[115]. Cependant, au-delà de la cité ruthénoise, les touristes sont également tournés vers les centres majeurs du département tels que les lacs du Lévézou, Conques, Laguiole au nord du département, le Viaduc de Millau, au sud assurant la jonction de l'A75 vers la Méditerranée ou encore les plus beaux villages de France qui placent le département de l'Aveyron au premier rang des départements français hébergeant les plus beaux villages[116]. Enfin, Rodez dispose de deux clips de promotion de la ville émis par le Grand-Rodez[117] et par le groupe des « Grands Sites de Midi-Pyrénées »[118].
La Maison Commune Emploi-Formation ouvrira ses portes à l’automne 2012. Cet espace de 4 000 m2 comptrendra le Pôle emploi et sa plateforme de service, la mission locale pour l’emploi des jeunes, le Centre inter-institutionnel de Bilan de Compétences personnelles et professionnelles (CIBC), le Centre d’Information et d’Orientation (inspection académique), le Bureau territorial Aveyron[Note 3], Cap Emploi[Note 4], l’AFIJ (jeunes diplômés) et l’antenne aveyronnaise de l’ADEFPAT[Note 5] qui est une structure régionale ayant pour mission de conforter les stratégies de développement territorial[120]
La plupart des édifices importants de la ville sont situés dans ce que l'on appelle le Vieux-Rodez.
Sur la ville, plusieurs édifices religieux sont présents :
De nombreux édifices, maisons, places, lieux de cultes, châteaux sont inscrits et protégés par l'État[126].
Rodez, siège de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, possède également une médiathèque riche en ouvrages anciens comme actuels. On y trouve par ailleurs la Maison des Jeunes et de la Culture et l'Amphithéâtre, qui regroupent scènes de spectacles, concerts d'artistes et clubs d'activités sportives et culturelles et offre 3000 places assises. On trouve également sur la place du Foirail le multiplexe de 10 salles de cinéma, entièrement en numérique, pouvant accueillir des cinéphiles, débats, conférences ou encore congrès représentant un total de 1 600 places (ouverture juillet 2013) dont sa plus grande salle fait 450 places[127]. A l'horizon de 2015, l'agglomération de Rodez comptera 13 salles de cinéma. La salle des fêtes de Rodez, inaugurée en Janvier 2012, offre un espace de 2200m2 dévoué aux animations, spectacles, concerts ou encore expositions. L'été, la ville propose de nombreuses animations et évènements festifs. Les trois musées et les nombreuses galeries d'Art attirent de nombreux touristes. Enfin côté jeunes, des associations d'étudiants du Grand Rodez sont présentes et, de plus, tout au long de l'année, de nombreux bars-restaurants et bars-discothèques présents sur la ville participent à l'animation du piton ruthénois (« terrasses en fêtes »[74], par exemple). La ville dispose d'un théâtre situé sur la commune d'Onet-le-Château.
Le Parc de loisirs de Combelles, situé sur la commune du Monastère, à quelques kilomètres du centre-ville est au cœur d’un parc de 120 hectares. C’est un lieu dédié aux activités de son centre équestre et de l’hébergement de son village-vacances. De plus, le parc de Vabre propose des activités pour les enfants avec des jeux de plein air. Rodez dispose d'un golf 18 trous situé plus exactement sur la commune d’Onet-le-Château. Layoule, situé au bord de la rivière l’Aveyron, propose un parcours aménagé pour les piétons ou pour les vélos. Il existe également un guide "Les Belles Balades de l’Aveyron"[128].
Rodez compte 3 musées :
En 2007, la fréquentation muséale de Rodez s'est élevée à 39 336 visites dont 27 527 gratuites contre 29 147 en 2003 dont 17 686 gratuites[131].
La cité de Rodés (en occitan) fut l'un des derniers hauts lieux de l'Occitanie, avec de nombreux trabadours qui y trouvèrent refuge et tentèrent d'y perpétuer la culture occitane. Aujourd'hui, l'Occitania et la lenga d'oc revivent grâce à l'Estivada de Rodez et la présence de nombreuses manifestations festives et culturelles, cette langue devenant au fil des ans, un véritable carrefour culturel des pays d'Oc au service du renouveau de la culture occitane.
Siège de l'Armée de Terre de l'Aveyron situé à Rodez, près de Bourran.
Les régiments dont le casernement fut à Rodez :
Éléments non endivisionnés :
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Malte-Brun, dans la France illustrée (1882), rapporte deux blasonnements différents :
Les roues (rodas) des armes parlantes de Rodez, ressemblent à des besants, d'où la confusion du blasonnement. Le chef de "France" (d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or) correspond à une augmentation concédée par le roi Henri IV en 1596, et donc n'est pas en contradiction avec le premier blasonnement, plus ancien (il faudrait d'ailleurs le dire « cousu »). La précision deux en chef et une en pointe pour la position des roues est inutile (c'est la position par défaut) et n'apporte donc pas de différence entre les deux blasonnements. Un blasonnement plus correct serait : « De gueules, à trois roues d'or ; au chef cousu d'azur, chargé de trois fleurs de lis aussi d'or » |
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Le logotype de Rodez est composé d'un petit dessin jaune représentant la branche du bas de la croix occitane -croix présente sur le drapeau de Midi-Pyrénées- et du nom Rodez en capitales rouges. La partie haute du logo, quant à elle, représente la cathédrale de Rodez perchée sur son "piton". Le slogan : « Rodez, un art de ville » est parfois ajouté au logo. |
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